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Algérie: le FLN de Bouteflika resserre les rangs sur la sortie de crise

Le parti d’Abdelaziz Bouteflika, apparu divisé sur la façon de sortir l’Algérie de la crise née d’un mois de contestation, a resserré les rangs lundi soir, estimant que la proposition du président algérien était « la meilleure » et s’opposant à toute « vacance » au sommet.

Confronté à une contestation inédite en 20 ans de pouvoir, le président Bouteflika a renoncé à briguer un 5e mandat le 18 avril et reporté sine die la présidentielle, promettant de remettre ses pouvoirs à un successeur élu au terme d’une « Conférence nationale » chargée notamment d’élaborer une nouvelle Constitution.

L’opposition, la société civile et la rue ont unanimement rejeté ce plan, arguant qu’il permettait au chef de l’Etat de 82 ans de se maintenir au pouvoir sans élections, au-delà de l’expiration constitutionnelle de son mandat le 28 avril.

« La feuille de route (proposée par le chef de l’Etat) est la meilleure solution en ce moment », a déclaré tard lundi Hocine Khaldoun, porte-parole du Front de libération nationale (FLN), à l’issue d’une réunion de la direction du parti, selon des propos rapportés par l’agence officielle APS.

Il a appelé « l’ensemble des forces politiques à y adhérer ».


La veille, ce même Hocine Khaldoun avait publiquement jugé « inutile » cette Conférence nationale « unanimement rejetée », et proposé d’élire un nouveau chef de l’Etat dès « maintenant ».

Il avait toutefois été sèchement recadré par la direction du FLN, étalant au grand jour les dissensions au sein du camp présidentiel sur la marche à suivre face à la contestation.

M. Khaldoun a désormais appelé lundi soir « l’ensemble des forces politiques à adhérer » à la feuille de route proposée par M. Bouteflika et rejeté les solutions créant des « cas de vacance au sein des institutions », susceptibles de « conduire à l’anarchie ».

Plusieurs partis de l’opposition -marginalisée par la contestation- ont récemment proposé une sortie de crise sans M. Bouteflika, via une transition de six mois débutant dès l’expiration le 28 avril de l’actuel mandat du chef de l’Etat, dont les pouvoirs seraient confiés à une « instance présidentielle » collégiale, chargée d’organiser un scrutin « libre et transparent ».

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