Impact des plateformes pétrolières sur la pêche au Sénégal : Appel à une indemnisation équitable des pêcheurs

Le secrétaire général du syndicat national des pêcheurs du Sénégal, Moustapha Dieng, soulève plusieurs problématiques liées à la réduction de la zone de pêche due à l’installation de plateformes pétrolières. Avant l’avènement de ces structures, les pêcheurs jouissaient d’une liberté de navigation plus étendue en mer, ce qui favorisait leurs activités. Cependant, avec l’introduction des plateformes, leur accès aux zones de pêche est limité, notamment dans un rayon de 500 mètres autour de celles-ci. De plus, l’éclairage des plateformes attire les poissons environnants, créant une concentration de biodiversité qui rend les zones adjacentes moins attractives pour la pêche traditionnelle.

Une situation particulièrement préoccupante se présente à Saint-Louis et Sangomar, où les plateformes sont installées sur des récifs coralliens millénaires, jadis des lieux de résidence essentiels pour les poissons. Moustapha Dieng déplore le fait que ces récifs, comme « Diatara » à Saint-Louis, autrefois fréquentés par des milliers de pirogues de pêche, soient désormais interdits d’accès. Cette restriction entraîne des pertes économiques considérables pour les pêcheurs locaux, qui se voient privés de leurs zones de pêche traditionnelles.

Face à cette situation, le syndicat propose des solutions au président Bassirou Diomaye Faye. Il appelle à la mise en place d’une indemnisation équitable, impliquant l’État du Sénégal, les compagnies pétrolières et les pêcheurs eux-mêmes. L’objectif est de compenser les pertes subies par les pêcheurs directement impactés par la réduction de leurs zones de pêche, plutôt que d’indemniser seulement le secteur de la pêche dans son ensemble. Cette démarche tripartite vise à garantir une réponse juste et adaptée aux défis rencontrés par les communautés de pêcheurs face à l’exploitation pétrolière croissante.

L’initiative pour l’entente Mauritanie-Sénégalaise applaudit l’Élection de Bassirou Diomaye Faye à la Présidence du Sénégal

L’Initiative pour l’Entente Mauritanie-Sénégalaise adresse ses chaleureuses félicitations au président Bassirou Diomaye Faye pour son élection remarquable à la tête de la République sœur du Sénégal lors du scrutin présidentiel du 24 mars.

Dans un communiqué diffusé vendredi, l’organisation déclare : « L’Initiative pour l’Entente Mauritanie-Sénégalaise félicite Monsieur Bassirou Diomaye Faye pour son élection éclatante à la magistrature suprême de la République sœur du Sénégal ».

Elle souligne que cette élection témoigne une fois de plus de la robustesse de la démocratie sénégalaise, illustrée par une organisation électorale fiable et techniquement irréprochable.

Selon l’ISEMS, le Sénégal demeure un modèle et une source de fierté pour l’Afrique et le monde entier, aspirant à davantage de liberté et de transparence dans les processus démocratiques.

« L’ISEMS est convaincue que Monsieur Bassirou Diomaye Faye déploiera tous les efforts nécessaires pour renforcer les relations harmonieuses entre la République Islamique de Mauritanie et la République du Sénégal », précise la source.

Elle rappelle également que les peuples des deux nations entretiennent depuis toujours des relations exemplaires d’amitié, de fraternité et de bon voisinage, forgées à travers le temps et l’histoire.

Révélations sur des pratiques contestées à la RTS et dans les agences gouvernementales

Guy Marius Sagna a récemment mis en lumière des pratiques controversées à la Radiotélévision Sénégalaise (RTS), soulevant des questions sur l’intégrité des décisions prises par sa direction. Selon le député activiste, ces derniers temps, le directeur général de la RTS a procédé à une augmentation significative des salaires du personnel.

Plus précisément, il a été porté à l’attention du public que l’indemnité de responsabilité des directeurs de la RTS a été augmentée de 150 000 FCFA à 850 000 FCFA, tandis que celle des chefs de département est passée de 100 000 FCFA à 250 000 FCFA. Cette décision intervient après une suspension de plus de huit mois des salaires des travailleurs de la RTS, sous prétexte qu’ils seraient membres du parti PASTEF.

Simultanément, Guy Marius Sagna a souligné que le directeur de l’agence d’assistance à la sécurité de proximité a lancé le recrutement de 344 nouveaux employés en contrat à durée indéterminée (CDI) et agents de sécurité de proximité (ASP).

Ces actions suscitent des inquiétudes quant à une éventuelle volonté de rendre difficile le paiement des salaires dans les mois à venir, voire de favoriser le recrutement de proches ou de sympathisants politiques au sein de ces institutions. Le parlementaire interroge : « S’agit-il d’un plan délibéré visant à saboter les intérêts du peuple sénégalais ? »

Pour Guy Marius Sagna, il est clair que ces pratiques constituent une forme de sabotage. Il estime que le peuple sénégalais est victime d’une politique de la terre brûlée inacceptable, dont le but est de complexifier davantage la situation des citoyens et de rendre les solutions plus difficiles à atteindre.

En outre, Guy Marius Sagna a révélé que le directeur général de la RTS avait l’intention de signer un accord d’entreprise avec un seul syndicat, Synapp, en excluant l’intersyndicale Synpics-CNTS. Cette démarche soulève des questions quant à la légitimité et à la représentativité de cet accord.

Dans l’attente de l’installation du nouveau gouvernement présidé par Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le député a lancé un appel à tous les travailleurs des différents ministères et directions pour rester vigilants face à de telles pratiques contestables.

La Russie bloque la surveillance des sanctions de l’ONU contre la Corée du Nord

Le jeudi 28 mars, la Russie a opposé son veto à la dissolution du système de surveillance des sanctions de l’ONU contre la Corée du Nord et son programme nucléaire, déclenchant des réactions fortes de la part de la Corée du Sud, des États-Unis et de leurs alliés.

L’avenir du groupe d’experts de l’ONU sur les sanctions contre la Corée du Nord est désormais incertain. L’épisode survenu au Conseil de sécurité de l’ONU illustre les tensions croissantes et risque de priver les États membres d’un outil vital créé en 2009 pour éclairer les politiques vis-à-vis de la Corée du Nord et lutter contre ses tentatives d’évasion des sanctions.

Depuis 2006, la Corée du Nord est soumise à des sanctions de l’ONU liées à son programme nucléaire, renforcées à plusieurs reprises en 2016 et 2017. Cependant, depuis 2019, la Russie et la Chine, invoquant la situation humanitaire en Corée du Nord, réclament un assouplissement de ces sanctions, qui ne comportent pas de date d’expiration.

Malgré des reports de vote visant à permettre des négociations, la Russie a mis son veto au projet de résolution prolongeant d’un an le mandat du comité d’experts, jeudi dernier. Le texte a recueilli treize voix pour, la Chine s’abstenant.

Cet épisode est d’autant plus préoccupant que le premier des deux rapports annuels du comité d’experts, publié début mars dernier, pourrait être le dernier. Ce rapport avait pourtant mis en lumière le rôle des hackers du régime, le nombre de travailleurs nord-coréens à l’étranger, les violations des sanctions maritimes et des limites d’importation de pétrole, ainsi que les différentes méthodes utilisées par Pyongyang pour contourner les sanctions.

Le représentant permanent de la France auprès des Nations unies, Nicolas de Rivière, souligne l’importance de cet outil dans le contexte géopolitique actuel, mettant en garde contre les conséquences d’un affaiblissement de la surveillance des résolutions du Conseil de sécurité.

Le veto russe a été largement dénoncé par les États-Unis et leurs alliés, qui voient dans cette décision une collusion entre la Russie et la Corée du Nord. Ils dénoncent une manœuvre cynique qui compromet la paix et la sécurité mondiales. De son côté, la Corée du Sud a qualifié le veto russe d’« irresponsable ».

Pour justifier son veto, l’ambassadeur russe a affirmé que le comité servait les intérêts occidentaux et entravait la capacité du Conseil à réévaluer l’efficacité des sanctions dans le temps. Un argument contesté par l’ambassadeur français, qui souligne que le projet de résolution proposait un réexamen des sanctions d’ici avril 2025.

En conclusion, la Russie a bloqué un mécanisme crucial de surveillance des sanctions de l’ONU contre la Corée du Nord, suscitant des inquiétudes quant à l’avenir de la diplomatie internationale face à la prolifération nucléaire.

Prestation de serment du président élu Bassirou Diomaye Faye prévue pour mardi

Le président élu, Bassirou Diomaye Faye, prêtera serment au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio, à partir de 11 heures, ce mardi, selon une source officielle .

Cette cérémonie solennelle de prestation de serment sera suivie d’une passation de service avec le président sortant, Macky Sall, qui se déroulera au Palais de la République.

Bassirou Diomaye Diakhar Faye a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle avec 54,28 % des voix, selon les résultats officiels provisoires proclamés mercredi dernier.

Suite à sa victoire, le président élu a été reçu en audience par Macky Sall le jeudi. Au cours de cette rencontre, les deux hommes ont abordé les grands enjeux nationaux ainsi que les détails logistiques de la cérémonie de prestation de serment et de passation de pouvoir.

Notons également la présence d’Ousmane Sonko, leader des Patriotes Africains du Sénégal pour l’Éthique et la Fraternité (Pastef, parti dissous), au sein de cette audience, en tant que membre du parti du président élu.

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L’Union Africaine salue la victoire électorale au Sénégal et appelle à une démocratie prospère

Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a exprimé ses félicitations à Bassirou Diomaye Faye pour sa victoire dès le premier tour de l’élection présidentielle sénégalaise du 24 mars, lui souhaitant plein succès dans ses nouvelles fonctions.

Dans un communiqué, Moussa Faki Mahamat a salué chaleureusement l’élection de Bassirou Diomaye Faye en tant que président du Sénégal, proclamée officiellement. Il a souhaité au président élu plein succès dans sa noble mission visant à approfondir une démocratie apaisée, stable et tolérante, au service d’une prospérité inclusive et partagée.

Le président de l’Union africaine s’est réjoui de l’acceptation unanime des résultats électoraux par l’ensemble de la classe politique sénégalaise, considérant ce comportement comme un témoignage de l’enracinement profond des traditions démocratiques dans ce pays, un modèle en matière de démocratie en Afrique.

Moussa Faki Mahamat a également assuré à Bassirou Diomaye Faye de la pleine solidarité de l’Union africaine avec le peuple sénégalais, affirmant ainsi l’engagement de l’organisation envers le Sénégal dans cette nouvelle phase de son développement démocratique.

Renforcement de la coopération sécuritaire entre le Sénégal et la Gambie : Une alliance pour la paix et la stabilité régionales

Le Lieutenant-Colonel Ibrahima Coulibaly, chef de corps du deuxième bataillon d’infanterie gambien, a récemment souligné l’indivisibilité entre le Sénégal et la Gambie, affirmant qu’ils forment « un seul peuple indivisible ». Cette déclaration survient à la suite d’une rencontre de planification de patrouilles entre les armées sénégalaises et gambiennes, visant à sécuriser la frontière commune.

Depuis 2017, les chefs d’État-major des deux nations ont initié une coopération opérationnelle pour renforcer les liens entre les forces armées. Le Lieutenant-Colonel Coulibaly a insisté sur l’importance de cette collaboration étroite, soulignant que la sécurité d’un pays impacte directement celle de l’autre.

Pour garantir une exécution efficace, les chefs d’État-major des deux pays se réunissent périodiquement pour planifier les opérations, notamment des patrouilles mixtes le long des 192 kilomètres de frontière. Le Colonel Diouma Sow, commandant de la zone militaire numéro 3, a souligné l’objectif principal : améliorer la sécurité des zones frontalières et renforcer le lien entre les forces armées et les populations locales.

Les menaces sécuritaires, telles que les trafics illicites et les litiges fonciers, sont similaires des deux côtés de la frontière. Ainsi, lors de la récente rencontre, les deux parties ont identifié les zones vulnérables et défini des objectifs communs pour les patrouilles à venir.

Pour garantir l’efficacité de ces patrouilles mixtes, les armées s’appuieront sur les ressources existantes, notamment la Gendarmerie, les Eaux et Forêts, et la Police, démontrant ainsi une approche globale de la sécurité. Cette initiative, approuvée par les chefs d’État-major des armées, vise à assurer la paix et la stabilité régionales.

En résumé, cette coopération sécuritaire entre le Sénégal et la Gambie représente un exemple concret d’alliance pour la paix et la stabilité régionales, démontrant l’importance d’une collaboration étroite entre nations voisines pour faire face aux défis communs.

Mali: Les magistrats demandent une nouvelle transition à la Cour constitutionnelle

La Référence syndicale des magistrats (Refsyma) et l’Association malienne des procureurs et poursuivants (AMPP), membres de la coalition d’opposition Appel du 20 février, ont déposé une requête devant la Cour constitutionnelle malienne. Ils demandent que les autorités actuelles, toujours en poste malgré la fin officielle de la période de transition, soient reconnues comme n’ayant plus de mandat. Ils appellent à une nouvelle transition incluant toutes les composantes de la nation, y compris l’armée républicaine, en vue d’organiser des élections pour le retour à l’ordre constitutionnel.

Les magistrats invoquent la nécessité de préserver les acquis démocratiques et de mettre fin aux atteintes aux libertés publiques. Cette action s’inscrit dans la lignée des revendications exprimées par de nombreux partis politiques maliens ces derniers jours.

Cheick Mohamed Cherif Koné, président des deux organisations, a été démis de ses fonctions de premier avocat à la Cour suprême du Mali il y a deux ans et demi, puis radié de la magistrature l’été dernier, en raison de ses déclarations sur l’instrumentalisation de la justice malienne.

Bien que cette requête ait peu de chances d’aboutir, les autorités en place, qui n’ont pas communiqué sur la fin officielle de la période de transition, semblent déterminées à conserver le pouvoir.

Macky Sall rencontre son successeur Bassirou Diomaye Faye pour discuter de la passation de pouvoir

Le président sortant Macky Sall a reçu en audience Bassirou Diomaye Faye, son successeur élu à l’issue de l’élection présidentielle du 24 mars, a annoncé la présidence sénégalaise.

Lors de cette rencontre, les deux hommes ont abordé les grands dossiers de l’État ainsi que les détails de la cérémonie de prestation de serment et de passation de pouvoir, selon un message de la présidence partagé sur les réseaux sociaux.

Ousmane Sonko, leader des Patriotes africains du Sénégal pour l’éthique et la fraternité (Pastef, parti dissous), dont Bassirou Diomaye Faye est membre, a également pris part à cette audience.

Bassirou Diomaye Diakhar Faye a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle avec 54,28 % des voix, selon les résultats officiels provisoires proclamés mercredi.

Le collectif des licenciés de Dakarnave demande au président élu de revoir les contrats de concession

Le collectif des licenciés de Dakarnave, une entreprise spécialisée dans les réparations navales, a appelé le président élu, Bassirou Diomaye Faye, à revoir tous les contrats de concession au Sénégal, en particulier celui liant l’État du Sénégal à Lisnave, une entreprise portugaise chargée de la gestion de Dakarnave, un chantier naval basé à Dakar.

Cheikh Sylla, coordinateur du collectif, a souligné lors d’un point de presse à Dakar que cette demande fait suite à l’audit de 2020, où le président Macky Sall avait demandé un arrêt immédiat des contrats de concession. Le collectif soutient la position du député Guy Marius Sagna, qui a demandé la suspension du processus d’attribution de la concession des chantiers navals.

Le collectif demande également l’annulation de tout contrat de concession avec Dakarnave et encourage les nouvelles autorités à signer un contrat avec un nouveau repreneur qui propose de rétrocéder à l’État 42% du chiffre d’affaires de Dakarnave, une offre meilleure que celle de l’actuelle direction de l’entreprise.

Les licenciements des travailleurs de Dakarnave, regroupés au sein du collectif, remontent à 2021, suite à la création d’un autre syndicat au sein de l’entreprise.