Contestation après le placement en détention du greffier Me Ngagne Demba

Me Ngagne Demba Touré, greffier de son état, a été placé sous mandat de dépôt jeudi par le Juge d’instruction du deuxième cabinet. Cette action a suscité une réaction immédiate du Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST), qui dénonce une procédure judiciaire réalisée en violation de la loi, notamment en raison du non-respect du privilège de juridiction des fonctions de greffier.

Dans un communiqué, le SYTJUST déclare que Me Touré n’a pas bénéficié du privilège de juridiction, ce qui constitue une grave atteinte à la dignité des fonctions de greffier et une déviation de l’exercice du pouvoir judiciaire.

Le syndicat en appelle à Madame le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, ainsi qu’à toutes les autorités judiciaires, pour qu’elles respectent les droits et privilèges de Me Touré et entreprennent les actions nécessaires pour rétablir la dignité des greffiers.

Enfin, le SYTJUST lance un appel à la mobilisation générale de tous les travailleurs de la justice pour défendre leurs intérêts matériels et moraux face à cette situation.

Les avocats des détenus politique réagissent aux propos du président Macky Sall

Lors de son face-à-face avec les journalistes hier, le président de la République du Sénégal a laissé entrevoir la possibilité de libérer certains détenus politiques, dont Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. En réaction à cette déclaration, les avocats de ce dernier se sont exprimés, accueillant favorablement cette nouvelle.

Me Moussa Sarr, coordonnateur du pool des avocats de Bassirou Diomaye Faye, a exprimé sa satisfaction face à cette perspective : « Si le pouvoir décide de libérer tous les détenus politiques, y compris mon client, je ne peux que m’en réjouir, en attendant que cette volonté politique se concrétise. Bassirou Diomaye Faye et les autres détenus politiques ont été arrêtés pour des raisons politiques, et c’est la politique qui doit les libérer. Je salue cette détente et cet apaisement qui vont dans l’intérêt de notre pays », a-t-il déclaré sur les ondes de la RFM.

Cependant, l’avocat a souligné qu’il n’avait pas reçu de mandat de son client pour déposer une demande de liberté provisoire. Il estime que l’État doit agir conformément à la loi pour la libération des détenus politiques : « Il appartient à l’État du Sénégal de prendre les mesures nécessaires pour faire libérer les détenus politiques, y compris Bassirou Diomaye Faye. Une telle demande de ma part serait superflue », a-t-il ajouté, insistant sur le rôle de l’État dans ce processus.

Côte d’Ivoire : Le président Alassane Ouattara accorde sa grâce à 51 prisonniers de la crise post-électorale

Le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, a accordé sa grâce à 51 prisonniers, hier jeudi, parmi lesquels des personnalités clés impliquées dans la crise post-électorale de 2010-2011 et des atteintes à la sûreté de l’État.

La décision présidentielle a été rendue publique par un communiqué du Conseil National de Sécurité (CNS), présidé par le président Mr Alassane Ouattara. Parmi les bénéficiaires de cette grâce présidentielle figurent des figures importantes de l’ancien régime, notamment le général Dogbo Blé Brunot, ancien chef de la garde Républicaine sous Laurent Gbagbo, et Koné Karamaté Souleymane, surnommé Soul To Soul, ancien directeur de protocole de Guillaume Soro.

Le général Dogbo Blé Brunot avait été condamné en 2012 à 15 ans de prison pour son implication dans l’assassinat du colonel-major Adama Dosso en 2012. Soul To Soul avait quant à lui écopé de 20 ans de prison pour tentative d’atteinte à la sûreté de l’État.

Cette décision intervient dans le cadre de l’engagement d’Alassane Ouattara à consolider la paix en Côte d’Ivoire. Elle est également perçue comme un geste de décrispation politique dans le pays, marqué par des années de tensions et de violences.

En outre, le président Ouattara a exprimé son souhait de voir ériger un mémorial en hommage aux victimes des crises passées en Côte d’Ivoire, dont la crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait plus de 3 000 morts. Cette décision s’inscrit dans un contexte d’apaisement politique, marqué par plusieurs élections tenues dans le calme.

Macky Sall lance les concertations sur l’avenir électoral du Sénégal

Le chef de l’État sénégalais, Macky Sall, a annoncé jeudi soir lors d’une conférence de presse que les concertations nationales sur le processus électoral débuteront lundi. Ces discussions, initiées par Macky Sall, se dérouleront sur une période de deux jours.

Le président a précisé que c’est à l’issue de ces concertations qu’il prendra un décret convoquant le corps électoral. Il a également rappelé que le 2 avril 2024 marquera la fin de son second mandat présidentiel.

Macky Sall a affirmé son intention de quitter ses fonctions à la fin de son mandat, tout en soulignant l’importance du dialogue pour déterminer les prochaines étapes. Il a également évoqué la possibilité d’une période de transition si le processus électoral actuel ne permet pas une passation de pouvoir fluide.

Le président a réagi aux réactions internationales de condamnation suite au report de l’élection présidentielle initialement prévue le 25 février, exprimant sa peine face à ces réactions qu’il considère injustifiées. Il a appelé au dialogue entre toutes les forces vives de la nation pour résoudre la crise actuelle et fixer une nouvelle date pour les élections.

Macky Sall a souligné son engagement en faveur de l’apaisement politique et social, notamment par la libération de détenus. Il a également insisté sur la nécessité pour le Sénégal de poursuivre sa trajectoire d’émergence au-delà des échéances électorales.

Enfin, le président a annoncé la tenue prochaine d’une concertation avec les forces vives de la nation pour déterminer la date de l’élection présidentielle et la continuité du pouvoir après l’expiration de son mandat.

Guy Marius Sagna met en garde contre tout coup d’État au Sénégal

Guy Marius Sagna a lancé un avertissement sévère ce jeudi 22 février 2024 lors de l’émission « Ndékily » sur Sud Fm, affirmant que tout coup d’État serait poursuivi comme complice de coup d’État et de haute trahison. Il a fermement déclaré que l’armée devrait rester dans les casernes et ne pas tenter de prendre le pouvoir.

Sagna a exprimé son opinion sur la fin du mandat présidentiel de Macky Sall le 2 avril, affirmant qu’il ne reconnaîtrait plus Sall comme le président de la République après cette date. Il a également critiqué les tentatives de dialogue entre Sall et Ousmane Sonko, soulignant que tout dialogue devrait se concentrer sur des questions cruciales telles que la pêche, l’agriculture et l’émigration irrégulière.

Concernant les accusations de corruption au sein du Conseil constitutionnel, Sagna a souligné que le président Sall devrait limoger tout membre soupçonné de corruption pour gagner la confiance du peuple sénégalais. Il conclut en affirmant que tout coup d’État ne réussirait pas et ne serait pas toléré.

L’OMS : Gaza devient une ‘zone de mort ‘ selon Tedros Adhanom Ghebreyesus

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a lancé une alarme concernant la détérioration continue de la situation sanitaire et humanitaire dans la bande de Gaza, la qualifiant de ‘zone de mort’. Lors d’une conférence de presse à Genève mercredi, il a décrit une situation inhumaine où les conditions se détériorent constamment.

Selon les propos rapportés par Onu info, le site d’information des Nations unies, Tedros Adhanom Ghebreyesus a déploré la destruction d’une grande partie de ce territoire palestinien, avec plus de 29 000 personnes décédées et un nombre indéterminé de disparus et de blessés.

Il a également souligné une augmentation significative de la malnutrition sévère depuis le début de la guerre le 7 octobre, passant de moins de 1% à plus de 15% dans certaines zones. Le directeur de l’OMS a exprimé son inquiétude quant à l’accès limité des agences humanitaires, telles que le Programme alimentaire mondial, au nord de la bande de Gaza, soulignant que les interruptions d’approvisionnement aggraverait encore la situation.

En raison du manque de sécurité pour le personnel humanitaire et les bénéficiaires, le PAM a suspendu ses livraisons d’aide dans le nord de l’enclave, rappelle l’OMS.

Macky Sall s’adresse à la population Sénégalaise ce jeudi soir

Le président sortant du Sénégal, Macky Sall, prendra la parole ce jeudi 22 février à partir de 19 heures. Lors de cet entretien en direct avec la RTS et d’autres médias du pays, il répondra aux questions de quatre journalistes pendant une heure.

Les attentes sont nombreuses quant aux annonces que pourrait faire le président Sall, notamment concernant la nouvelle date de la présidentielle, qui avait été reportée. Les Sénégalais, initialement appelés aux urnes ce dimanche, attendent avec impatience des clarifications sur le déroulement du scrutin, alors que le pays est plongé dans une profonde crise politique depuis l’annonce du report.

Ce report, qualifié de « coup d’État constitutionnel » par l’opposition, a suscité des manifestations et une commotion dans l’opinion, avec quatre morts. Malgré le veto du Conseil constitutionnel et les appels à l’organisation rapide du scrutin, les intentions précises du président Sall demeurent secrètes.

La décision du Conseil constitutionnel annulant le décret de report de la présidentielle a été saluée par le président Sall, qui s’est engagé à organiser l’élection « dans les meilleurs délais », en prenant en compte les recommandations des sept sages. Les consultations avec les acteurs politiques et la société civile sont en cours pour fixer une nouvelle date pour le scrutin.

Annonce de mesures pour la réconciliation et préparation de l’élection présidentielle au Sénégal

Lors du Conseil des ministres du 21 février 2024 , le chef de l’État du Sénégal a chargé la Garde des Sceaux de finaliser les projets de textes visant à concrétiser la volonté de réconciliation et de pardon , dans le respect de l’État de droit et pour consolider la paix 

Lors du Conseil des ministres du 21 février 2024, le chef de l’État sénégalais a chargé le Garde des Sceaux de finaliser les projets de textes visant à concrétiser la volonté de réconciliation et de pardon, dans le respect de l’État de droit et pour consolider la paix sociale durable. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de réconciliation nationale et d’apaisement de l’espace public, avec pour objectif de préserver la paix et la stabilité de la nation.

En parallèle, la ministre de la Justice a annoncé la libération provisoire de 344 personnes détenues à Dakar pour des actions liées à des activités politiques, avec 272 autres détenus devant bénéficier de cette mesure dans les prochains jours, également dans les régions.

Par ailleurs, le président Macky Sall a demandé au ministre de l’Intérieur et au ministre des Finances et du Budget de prendre toutes les dispositions nécessaires pour une bonne organisation de l’élection présidentielle, dont la date reste à déterminer après consultation des acteurs politiques, de la société civile et des forces vives de la nation.

Cette décision fait suite à l’annulation du décret présidentiel convoquant les électeurs pour le 25 février par le Conseil constitutionnel, ainsi que la remise en question par cette instance d’une loi votée par l’Assemblée nationale reportant l’élection au 15 décembre. Ces développements font suite aux tensions politiques provoquées par le rejet de la candidature de Karim Wade, leader du Parti démocratique sénégalais, par le Conseil constitutionnel.

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 21 février 2024

Le Conseil des ministres s’est tenu mercredi 21 février 2024 au Palais de la République, sous la présidence du Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Macky SALL.

 A l’entame de sa communication, le Président de la République a évoqué la décision n°1/C/2024 du 15 février 2024 du Conseil constitutionnel et la finalisation du processus électoral, en demandant au Ministre de l’Intérieur de prendre toutes les dispositions en relation avec le Ministre des Finances et du Budget, la Cena et les autorités administratives, pour une bonne organisation de l’élection présidentielle à une date qui sera fixée très prochainement, après les consultations avec les acteurs politiques, les responsables de la société civile et les représentants des forces vives de la Nation.

 Dans cette perspective, le Chef de l’Etat, en sa qualité de gardien de la Constitution et garant de l’Etat de droit, a lancé un appel à toutes les forces vives de la nation pour asseoir le rayonnement de notre démocratie, ainsi que la crédibilité de nos institutions et du processus électoral.

 Dans ce cadre, le Président de la République a également réaffirmé son engagement pour un processus inclusif de concertation et de dialogue afin de bâtir des consensus autour de la réconciliation nationale, de l’apaisement et de la pacification de l’espace public en vue de consolider la stabilité politique, économique et sociale.

 Dans ce contexte, le Chef de l’Etat a demandé au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice de finaliser les projets de textes pour matérialiser la volonté de réconciliation et de pardon dans le respect de l’Etat de droit et la consolidation de la paix sociale durable.

 Poursuivant sa communication, le Président de la République s’est réjoui de l’exemplarité des performances économiques du Sénégal, cité parmi les 20 pays à la croissance la plus forte du monde en 2024, avec un taux de croissance projeté à 8,2%, confirmées par le rapport « Performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique » publié le 16 février 2024, par la Banque Africaine de Développement.

 A cet égard, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre et au Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération de vulgariser ces résultats notables et encourageants de notre politique économique et sociale qui a comme socle le Plan Sénégal Emergent (PSE).

 Revenant sur l’évaluation des politiques de promotion des femmes et la célébration de la journée internationale des droits des femmes prévue ce 08 mars, le Président de la République a demandé au Gouvernement de saisir l’occasion, pour présenter le bilan exhaustif des réalisations et efforts consentis par l’Etat, depuis 2012, pour promouvoir les droits des femmes et assurer leur autonomisation économique à travers les différents mécanismes de protection, de formation, d’encadrement et de financement.

Le Chef de l’Etat a, en outre, demandé au Ministre chargé de la Femme d’accorder une attention particulière à la situation des femmes rurales pour assurer la mise en œuvre optimale de la stratégie globale d’accompagnement et de soutien qui leur est dédiée en intégrant les interventions des programmes d’inclusion comme le Programme d’Urgence de Développement communautaire (PUDC) et le Programme national de Bourse de Sécurité familiale (PNBSF).

Par ailleurs, le Président de la République a invité le Premier Ministre à tenir, avant la fin du mois de février 2024, un Conseil interministériel d’évaluation et de définition des priorités des politiques de promotion et de soutien aux femmes du Sénégal.

 Abordant l’état d’avancement des réformes du secteur de la santé et du développement de l’industrie pharmaceutique, le Chef de l’Etat a salué le saut qualitatif réalisé par notre système de santé, depuis une dizaine d’années, avec les efforts massifs et inédits consentis par l’Etat pour construire, équiper et doter en ressources humaines de qualité et en moyens logistiques adéquats, notamment des ambulances, les établissements de santé sur l’ensemble du territoire national.

 Dans ce cadre, le Président de la République a demandé au Ministre de la Santé et de l’Action sociale, d’engager sans délai, une vulgarisation adaptée des évolutions notables, dans tous ses compartiments, de notre système de santé.

Dans cet élan, le Chef de l’Etat a indiqué la nécessité d’un suivi spécifique de l’état de mise en œuvre des réformes du système sanitaire et souligné la résilience démontrée par notre système de santé depuis la pandémie de COVID-19 et la dynamique de transformation, avec le développement de la recherche et de l’industrie pharmaceutique, ainsi que la construction en cours d’infrastructures sanitaires de nouvelle génération avec notamment l’ex Hôpital Aristide le Dantec, l’Hôpital Seydi El Hadji Malick Sy de Tivaouane, l’Hôpital de Matam à Ourossogui, la Polyclinique de l’Hôpital principal de Dakar.

 Le Président de la République a aussi invité le Ministre chargé de la Santé à faire la situation et présenter les perspectives de l’industrie pharmaceutique au Sénégal, en intégrant dans ce processus l’évaluation du cadre juridique et des activités de régulation, de supervision et de contrôle de l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP) depuis sa création (en 2022).

 Sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat est revenu sur les sujets suivants :

  • le suivi des décisions présidentielles consacrées aux daara : en demandant au Gouvernement, au Ministre de l’Education notamment, de tenir avec les acteurs, d’ici début mars 2024, une revue de l’état d’application des décisions présidentielles prises pour asseoir la modernisation des Daara et l’épanouissement des acteurs concernés dans la vie économique et sociale nationale ;
  • le cheptel national, la sécurisation foncière et la modernisation des foirails : en demandant au Ministre de l’Elevage de faire le point sur les recensements dans le secteur de l’Elevage, l’évaluation et la répartition territoriale des ressources animales, ainsi que les résultats de la campagne nationale de vaccination. En outre, le Président de la République a exhorté le Ministre de l’Elevage et des productions animales, de finaliser avec le Ministre des Finances et du Budget, les acteurs territoriaux et les organisations d’éleveurs, le processus de modernisation et de sécurisation foncière des foirails établis sur l’étendue du territoire national. Enfin, le Chef de l’Etat a invité le Ministre de l’Elevage de faire la situation du Fonds de Stabulation (FONSTAB) et de son déploiement effectif vers les acteurs et projets identifiés, dans le cadre du renforcement de la lutte contre la transhumance.

Dans sa communication, le Premier Ministre est revenu sur le suivi de la coordination de l’activité gouvernementale en évoquant :

  • la rencontre avec les représentants des employeurs ;
  • le suivi des travaux du BRT ;
  • le suivi d’Air Sénégal.

Communiqué du Conseil des Ministres du 21 Février 2024

 

 AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

  • le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait un compte rendu de sa participation à la 37e session ordinaire du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine à Addis Abeba ;
  • le Ministre de l’Education nationale a fait une communication sur la situation pédagogique et sociale du sous-secteur ;
  • le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a fait une communication sur la situation pédagogique et sociale au sein des établissements publics d’enseignement supérieur ;
  • le Ministre de l’Agriculture, de l’Equipement rural et de la Souveraineté alimentaire a fait une communication sur le suivi de la campagne de commercialisation de l’arachide 2023/2024, la campagne de contre saison froide 2023/2024, les exportations de produits horticoles et le matériel agricole.

 

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

  • le projet de loi d’orientation relative à la Protection sociale ;

 

 AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris la décision suivante :

  • Monsieur Oumar Tidiane  Télémaque SOW, Titulaire d’un Master2 en Gestion des Ressources humaines, précédemment Chef du Bureau de la Formation professionnelle en Élevage, est nommé Inspecteur technique au Ministère de l’Elevage et des Productions animales, en remplacement du Dr Abdoulaye DIAWARA, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
  • Monsieur Mamadou DIAGNE, Docteur vétérinaire, précédemment Chef de service régional de l’Elevage et des Productions animales de Dakar, est nommé Directeur de l’Elevage au Ministère de l’Elevage et des Productions animales, en remplacement du Docteur Dame SOW, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Moussa DIENG, Expert Financier, précédemment Secrétaire permanent du Cadre national de concertation de la Microfinance, est nommé Directeur de la Microfinance et de l’inclusion financière au Ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire en remplacement de Monsieur Amadou Aliou SARR appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Khadim SYLLA, titulaire d’un Master 2 en Gestion des Projets, est nommé Directeur du Développement communautaire à la Direction générale du Développement communautaire et de la Promotion de l’Equité au Ministère du Développement communautaire, de la Solidarité nationale et de l’Équité sociale et territoriale, poste vacant ;
  • Monsieur Ousmane GUEYE, Économiste de la santé, précédemment Directeur du Centre hospitalier national de Pikine, est nommé Directeur de l’Hôpital général Idrissa POUYE de Grand Yoff, poste vacant ;
  • Madame Fatou DIOP, Administrateur des services de santé, précédemment Directeur de l’Etablissement public de Santé Thierno Mouhamadou Mansour BARRO de Mbour, est nommée Directeur du Centre hospitalier national de Pikine, en remplacement du Docteur Ousmane GUEYE, appelé à d’autres fonctions ;
  • Madame Aïda Babylas NDIAYE, Gestionnaire des programmes de santé, précédemment Directeur du Centre hospitalier régional de Tambacounda, est nommée Directeur de l’Etablissement public de Santé Thierno Mouhamadou Mansour BARRO de Mbour, en remplacement du Docteur Fatou DIOP, appelée à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Mamadou SYLLA, Cadre de gestion, précédemment Chef du Bureau Suivi à la Direction générale des Établissements de Santé, est nommé Directeur du Centre hospitalier régional de Tambacounda, en remplacement du Docteur Thérèse Aïda Babylasse NDIAYE, appelée à d’autres fonctions.

 

Fait à Dakar, le 21 février 2024 

Le Ministre  du Commerce, de la Consommation et des Petites et moyennes Entreprises, Porte-parole du Gouvernement

Abdou Karim FOFANA

Financement de 32 millions de francs CFA pour les artisans bijoutiers à Dakar

Cent quatre artisans bijoutiers de Dakar ont été financés à hauteur de près de trente-deux millions de francs CFA par la Délégation générale à l’entreprenariat rapide pour les femmes et les jeunes (DER/FJ). Cette initiative s’inscrit dans la politique visant à améliorer le secteur de la bijouterie au Sénégal.

La Déléguée générale de la DER, Mame Aby Séye, a précisé que ce financement est destiné aux bénéficiaires des groupements d’intérêt économique (GIE) Soukali Sunu Métier et Teug Table. Le GIE « Teug Table » recevra 18 800 000 francs CFA tandis que le GIE « Soukali Sounou Métier » bénéficiera de 11 800 000 francs CFA. Le remboursement du crédit se fera à un taux de 5% avec un différé de paiement de six mois.

Ce financement permettra aux bijoutiers d’acquérir des équipements de pointe et d’avoir un fonds de roulement pour développer leur activité. Les bénéficiaires ont également bénéficié d’une formation pour renforcer leurs compétences techniques, notamment dans le domaine du filigrane, grâce au fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3 FPT).

Mamadou Kassé, président du GIE Teug Table, a souligné que cet argent sera utilisé pour l’achat de matières premières et d’outils de travail, facilitant ainsi l’accès des bijoutiers des régions reculées aux produits nécessaires à leur activité. Son homologue, Baye Khally Thiam, président du GIE « Soukali Sunu Métier », a exprimé sa gratitude envers la DER et le 3 FPT au nom des bénéficiaires.