Lancement officiel du projet ‘Feed the Future Sénégal Yiriwaa’ à Zinguichor

Mercredi, Sidi Guissé Diongue, Adjoint au gouverneur de Ziguinchor chargé des Affaires administratives, a inauguré le projet « Feed the Future Sénégal Yiriwaa ». Cette initiative, portée par l’organisation DÉCLIC, vise à donner aux jeunes les moyens de relever les défis liés à l’emploi et à l’insertion, avec un financement de trois millions de dollars de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) sur une période de quatre ans, selon l’Agence de Presse Sénégalaise (APS).

La première phase du projet se concentre sur vingt-sept communes de la Casamance, avec une ambition d’impacter un total de 50 collectivités territoriales d’ici 2027. L’Adjoint au gouverneur a souligné l’importance du projet en déclarant que celui-ci « va promouvoir le leadership des jeunes pour leur permettre de relever les défis liés à l’emploi et à l’insertion. Il va également permettre aux jeunes de contribuer activement aux défis économiques, sociaux et environnementaux de la région de Ziguinchor. »

Initié en 2016, le projet « Feed the Future Sénégal Yiriwaa » a pour objectif de renforcer les jeunes en leur fournissant les outils nécessaires pour participer positivement au développement de leur communauté, a expliqué la coordinatrice Aby Diallo. Elle a souligné que le projet va accroître l’engagement des jeunes dans leurs localités, ajoutant : « L’objectif du projet, c’est de mettre en place des structures où les jeunes peuvent être capacités et avoir un coaching qui leur permet de pouvoir avoir cette confiance et attaquer les défis auxquels ils sont liés dans leurs communautés. » Le projet se présente comme une lueur d’espoir pour l’avenir des jeunes dans la région de Ziguinchor.

Karim Wade dit adieu à la France : Un rebondissement époustouflant dans sa course présidentielle

Mardi 16 janvier 2024, Karim Meissa Wade a secoué le monde politique en renonçant officiellement à sa nationalité française. Les détails de cette surprenante décision sont révélés dans le Journal Officiel de la République française, dans un décret signé par le Premier Ministre Gabriel Attal.

La question se pose : Thierno Alassane Sall avait-il vu juste en persistant sur la double nationalité de Karim Wade? Le dernier décret du ministère de l’Intérieur, daté du même jour, ne semble pas contredire les affirmations de Sall, surtout compte tenu du dossier de Wade déjà entre les mains du Conseil Constitutionnel, accompagné de sa déclaration sur l’honneur.

Tandis que le Conseil Constitutionnel examine les 21 candidats retenus, un rebondissement saisissant intervient concernant la nationalité française très controversée de Karim Wade. Le Journal Officiel français confirme que Wade a formellement renoncé à sa nationalité française. « Est libéré de son allégeance à l’égard de la France, Karim, Meissa, né le 01/09/1968 à Paris 15° (75015), LIB, 2023X 026226, dép. 99, Dt. 053/2. »

La question demeure : pourquoi Karim Wade a-t-il fait sa déclaration sur l’honneur avant même que cette décision ne soit rendue publique? Une interrogation légitime, surtout au vu de l’envergure politique de l’homme en question.

On peut également se demander comment Karim Wade, affirmant avoir fourni des preuves antérieures de sa renonciation à la nationalité française, peut finalement être déchu de cette nationalité contestée ce mardi 16 janvier 2024. D’ailleurs, c’est hier que Wade-fils a annoncé avoir déposé des preuves démontrant qu’il avait renoncé à cette nationalité.

Maintenant, le Conseil Constitutionnel détient la clé. Quel regard portera la juridiction sur le dossier du candidat qui a déjà fait sa déclaration sur l’honneur? Avec la réclamation persistante de Thierno Alassane Sall sur la nationalité française de Karim Wade, l’impact de ce décret du ministère de l’Intérieur français sur la décision finale du Conseil Constitutionnel reste à être dévoilé. L’avenir politique de Karim Wade semble plus incertain que jamais.

Aissata Tall Sall prend la présidence de l’OHADA et annonce des initiatives majeures

Après l’année 2008, le Sénégal retrouve le leadership au sein de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) pour une durée d’un an. La garde des Sceaux et ministre de la justice du Sénégal, Aissata Tall Sall, dirigera cette organisation regroupant 17 pays africains, dont le Sénégal est membre fondateur.

L’objectif principal de Mme Sall en tant que présidente du Conseil des ministres de l’OHADA sera de concrétiser la volonté des pères fondateurs d’établir une communauté économique africaine au sein de ses États membres. Dans son discours, elle s’est engagée à renforcer la coopération, l’intégration et l’harmonisation du droit des affaires en vue de garantir une sécurité juridique et judiciaire pour les investisseurs et les entreprises dans les États membres de l’organisation.

Madame la ministre a salué le travail remarquable de la République démocratique du Congo (RDC) pendant son mandat, représentée par Madame Kiese. Elle a également promis de finaliser certains actes initiés par la présidente sortante, notamment la conclusion d’un acte uniforme majeur sur le droit international privé en cours d’élaboration au sein de l’OHADA.

Parmi les initiatives annoncées, la présidente a souligné la tenue prochaine de la conférence des chefs d’État de l’OHADA, une réunion qui n’avait pas eu lieu depuis une décennie. La réforme de la cour commune de justice et d’arbitrage de l’organisation, ainsi que la redéfinition du statut de son personnel, seront également des priorités à aborder selon Madame Sall.

Rappelons que l’OHADA a été créée le 17 octobre 1993 à Port-Louis, capitale de l’île Maurice, dans le but d’harmoniser le droit des affaires en Afrique et d’assurer une sécurité juridique et judiciaire aux investisseurs et aux entreprises au sein de ses États membres.

« Sénégal-Gambie : Victoire des Lions, l’enthousiasme s’installe timidement »

Malgré la performance triomphante des Lions de la Teranga face à la Gambie lors de leur premier match à la Coupe d’Afrique, le calme règne dans les rues de la capitale sénégalaise.

La sobriété a marqué les célébrations de la victoire des Lions, qui ont remporté le match 3-0 contre la gambie en Côte d’Ivoire. Cependant, la réaction de la population ne semble pas encore être à son comble. Les artères de la capitale sont restées désertes, et peu d’indices dans la rue témoignent de la victoire de l’équipe nationale. Même dans les transports en commun (Tata), certains ont eu du mal à obtenir le score de la rencontre.

Les drapeaux du pays ont tardé à flotter dans les coins et recoins du pays, et l’effervescence habituelle n’a pas encore atteint son apogée. Certains citoyens estiment qu’il faut avancer avec prudence, conscient que la compétition est rude, comme l’exprime Saliou Sow, habitant de Grand Dakar : « Nous sommes en compétition. Et la première journée de la CAN a montré qu’il n’y a plus de petites équipes. Nous sommes de tout cœur avec nos Lions et nous allons les pousser à la victoire pour le sacre. »

Cependant, dans les marchés tels que Grand Dakar et Hlm, une ambiance plus animée se fait sentir. Des petits groupes se forment devant les écrans pour suivre le match, dans une atmosphère conviviale où chacun encourage son équipe. La victoire, marquée par les buts de Guèye et Camara, suscite un certain optimisme parmi les vendeurs de maillots. Bien que la demande reste modérée pour le moment, ils espèrent une augmentation des ventes à mesure que la compétition avance.

Alors que certains commencent à préparer les rues de Dakar pour le deuxième match, avec l’installation de drapeaux et de décors aux couleurs du pays, l’enthousiasme semble prendre timidement sa place, avec l’espoir que les succès à venir feront monter en flèche l’engouement populaire pour les Lions de la Teranga.

Macky Sall préside la journée nationale de l’équité au CICAD de Diamniadio

Le président Macky Sall a pris part à la Journée nationale de l’équité au Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD), dans le département de Rufisque. Sous le thème « L’équité sociale et territoriale au cœur du Plan Sénégal émergent (PSE) », l’événement a été marqué par l’accueil de la ministre du Développement communautaire, de la Solidarité nationale et de l’Équité sociale et territoriale, Thérèse Faye Diouf, ainsi que de nombreux membres du gouvernement, officiels, et élus territoriaux.

Le chef de l’État a souligné l’importance des politiques d’équité territoriale et de justice sociale, affirmant que celles-ci resteront toujours au centre de ses préoccupations. Il a exprimé son souhait que chaque citoyen sénégalais puisse bénéficier du bien-être, de la dignité et de la décence offerts par une nation solidaire, unie et indivisible.

L’événement a rassemblé des délégations de toutes les régions du Sénégal, ainsi que des représentants d’organisations et d’institutions internationales. L’objectif de la journée était de vulgariser les résultats des projets et programmes d’équité, mettant en avant la pertinence et la justesse des politiques volontaristes de l’État du Sénégal en matière de réduction des disparités territoriales et sociales.

Candidats exclus : Recours collectif à l’UE, plaintes contre le conseil constitutionnel et appel à la transparence électorale

Les candidats recalés pour l’élection présidentielle du 25 février 2024 ont convergé ce lundi vers le siège de l’Union européenne pour dénoncer les « irrégularités » du processus de parrainage. Un front uni se dessine parmi les 43 candidats, décidés à travailler ensemble pour mobiliser les citoyens sénégalais et rétablir leurs droits bafoués. Avant d’entreprendre cette mobilisation, ils annoncent leur intention de déposer une plainte collective contre le Conseil constitutionnel.

Aminata Touré, l’une des candidates recalées, a exprimé la volonté du groupe de 43 candidats de faire entendre leur voix auprès de l’Union européenne, qualifiée de « partenaire du Sénégal ». Elle a dénoncé les « contrôles frauduleux » du parrainage qui ont conduit à des exclusions injustes. Bien que n’attendant pas de solution immédiate de l’UE, elle souligne son rôle dans le financement du fichier électoral, résultat d’un consensus entre tous les acteurs politiques.

Aminata Touré dénonce le processus électoral comme étant fallacieux, soulignant un objectif clair de « liquider certains candidats ». Elle annonce des recours individuels et une plainte collective contre les pratiques douteuses du Conseil constitutionnel, mentionnant la calcification de documents et l’éviction injuste de parrains des clés de certains candidats. Elle insiste sur l’importance de rectifier le fichier électoral pour assurer des élections transparentes et inclusives.

Bougane Gueye Dany, un autre candidat recalé, rejoint le chœur des voix protestataires. Il souligne la nécessité de dénoncer l’existence de plus de deux fichiers au Sénégal, exprimant la préoccupation de l’installation du chaos par le président Macky Sall. Il annonce une plainte collective contre l’informaticien du Conseil constitutionnel et des réclamations individuelles.

Les candidats excluent également de faire appel aux familles religieuses pour les informer des enjeux de cet « hold-up » électoral et des risques de tensions post-électorales. Leur appel résonne comme une demande urgente de transparence électorale et de respect des droits politiques des Sénégalais.

Thierno Alassane Sall défie Karim Wade : Un Recours explosif au conseil constitutionnel

Thierno Alassane Sall, candidat à la présidentielle de 2024 et leader de la République des valeurs (Rv), ne mâche pas ses mots. Parmi les 21 candidats en lice, il annonce une action déterminée : un recours devant le Conseil constitutionnel, prévu pour ce mardi, visant à contester la candidature de Karim Wade. Les motivations ? Des allégations selon lesquelles le candidat du Parti démocratique sénégalais (Pds) détiendrait toujours la nationalité française, inscrit sur le fichier électoral français.

S’appuyant sur l’article L.127 du code électoral, Thierno Alassane Sall souligne l’importance de l’exclusivité de la nationalité sénégalaise pour les candidats à la présidence. Il insiste sur la nécessité de garantir l’indépendance du président de la République vis-à-vis de toute puissance étrangère.

Le leader de la République des valeurs souligne que la Constitution vise à assurer que le président du Sénégal soit libre de l’autorité formelle d’aucun autre chef d’État étranger. Il évoque également la précaution contre les conflits d’intérêts, considérée comme un principe élémentaire dans toute entité sérieuse.

Se questionnant sur la situation de Karim Wade, Thierno Alassane Sall s’interroge sur la légitimité d’élire un président potentiel qui violerait la Constitution. Il souligne que confier la présidence à quelqu’un ayant enfreint la loi fondamentale compromettrait la confiance du peuple envers ses dirigeants et institutions.

Le candidat à la présidentielle de 2024 exprime ses inquiétudes quant à la possible double nationalité de Karim Wade, qualifiant cette situation de « déchéance morale et compromission politique ». Pour Thierno Alassane Sall, c’est un combat de principes, rappelant son opposition au troisième mandat de Macky Sall.

En annonçant son recours au Conseil constitutionnel, Thierno Alassane Sall affirme agir au nom de la Constitution et du peuple, fidèle aux valeurs qu’il a toujours défendues. Cette action s’inscrit dans son engagement pour le respect des dispositions de la charte fondamentale.

Le Sénégal imparable : Victoire convaincante 3-0 contre la Gambie en ouverture de la CAN 2024

Les Lions de la Teranga ont confirmé leur statut de favori dans la Coupe d’Afrique des nations 2024 en Côte d’Ivoire en écrasant la Gambie 3-0 lors de leur premier match du groupe C. Le capitaine Kalidou Koulibaly avait promis une performance sérieuse, et l’équipe a répondu avec brio.

Sous le soleil de Yamoussoukro, les Sénégalais ont affiché une stratégie solide en utilisant un schéma tactique en 4-3-3, avec un trident offensif composé de Mané, H. Diallo et Sarr. Les premiers buts ont été marqués par Papa Gueye, après une belle passe de Sadio Mané à la 4e minute, suivi de deux réalisations d’Amine Camara.

Malgré une réaction de la Gambie avec un coup franc de Musa Barrow, les Lions ont maintenu leur emprise sur le jeu. La rencontre a été marquée par la domination sénégalaise et la détermination affichée par l’équipe, assurant ainsi un début réussi dans cette compétition majeure.

Inauguration réussie du Bus Rapid Transit (BRT) par le Président Macky Sall à Dakar

Le Président de la République du Sénégal, Macky Sall, a officiellement inauguré le Bus Rapid Transit (BRT) dimanche à Guédiawaye, une initiative destinée à transporter quotidiennement 300 000 passagers dans la région de Dakar. Accompagné du ministre des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Faye, et d’autres membres du gouvernement, le président a coupé le ruban à la gare de Guédiawaye, marquant ainsi le lancement de ce projet électrique très attendu.

Conçu pour améliorer la mobilité dans la région, le BRT de Dakar comprend 23 stations, toutes alimentées à l’énergie solaire. L’ingénieur polytechnicien Khadim Niang, responsable du projet, a souligné que le BRT contribuera significativement à la réduction des émissions de gaz carbonique, estimant à 1,8 million de tonnes sur trente ans.

Le coût total du projet s’élève à 419 milliards de francs CFA, avec une contribution majoritaire de l’État et de ses partenaires. L’infrastructure comprend 121 bus articulés climatisés, équipés de ports USB et du wifi, créant ainsi un millier d’emplois, dont 35 % sont réservés aux femmes.

Le président Sall a exprimé sa confiance en remettant le BRT entre les mains des populations de Dakar, soulignant que celles-ci seront les meilleures gardiennes de cette infrastructure moderne. Il a également annoncé le déploiement d’une Compagnie spéciale de la Police pour garantir la sécurité des bus, des infrastructures et des équipements, ainsi que la fluidité du trafic. Avec cette nouvelle acquisition, le président Sall concrétise sa promesse de doter la capitale d’un système de transport multimodal moderne et écologique.

Réforme majeure du Code du travail et de la sécurité sociale, succès des négociations salariales, et défis liés à l’emploi des jeunes et au relèvement de l’âge de la retraite

Samba Sy, le Ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les institutions, a présidé hier l’ouverture d’un atelier crucial à Saly-Portudal. L’événement visait à examiner les rapports annuels de performance de 2023 et à partager les plans d’action annuels de 2024 pour divers programmes. Au cœur de cette réunion, le ministre a mis en lumière deux chantiers de grande envergure : la réforme du Code du travail et celle du Code de la sécurité sociale.

Dans son allocution, Samba Sy a souligné l’importance de cette rencontre pour faire le point sur les progrès accomplis, identifier les zones de résistance, envisager des projections pour l’année en cours et évaluer la situation des jeunes dans le contexte de la gestion de l’emploi.

Le Ministre du Travail a également tenu à saluer le travail exemplaire de ses collaborateurs, soulignant qu’ils ont réussi à résoudre des dossiers complexes avec dévouement et discrétion. Il a mis en avant les réussites des négociations salariales, notamment la récente augmentation des salaires des travailleurs du secteur privé.

Samba Sy a fait part de la nécessité de réformer les Codes du travail et de la sécurité sociale, soulignant que ces textes datent de plusieurs décennies et ne sont plus adaptés aux nouvelles réalités du monde du travail, telles que le télétravail. Il a insisté sur la nécessité d’ajuster la législation pour faire face à ces évolutions et rester compétitif sur la scène internationale.

En évoquant les défis actuels, le ministre a mentionné la gestion des travailleurs de l’informel et a souligné l’importance de trouver des moyens de les protéger. Il a noté des avancées significatives dans la marche vers la réforme des codes du travail et de la sécurité sociale.

Par ailleurs, Samba Sy a abordé la question délicate de l’emploi des jeunes et du relèvement de l’âge de la retraite. Il a souligné la complexité de la gestion sociale, où les demandes contradictoires des jeunes en quête d’opportunités et des seniors souhaitant prolonger leur carrière s’entremêlent. Le ministre a appelé à trouver des solutions de compromis pour répondre à ces revendications divergentes.

En conclusion, cet atelier a permis de mettre en avant les réalisations notables du ministère, tout en mettant en lumière les défis à relever dans un contexte économique et social complexe. Samba Sy se montre confiant dans la capacité du ministère à optimiser ses ressources pour répondre aux besoins croissants du monde du travail.