Koulibaly absent pour les 8es : « Le maillot appartient à ces joueurs qui sont là »

CAN 2025 — L’image a marqué les esprits : Kalidou Koulibaly, le capitaine des Lions, quittant le terrain sur expulsion à la 71e minute du match contre le Bénin. Cette sanction le privera du crucial huitième de finale de la CAN 2025. Pourtant, dans la zone mixte, le leader sénégalais a affiché un calme olympien et une confiance absolue dans son groupe.

« C’est dommage d’avoir pris le carton rouge sur ce match-là », a concédé Koulibaly, reconnaissant la faute. Mais sa déception personnelle a vite laissé place à un message de foi inébranlable dans l’équipe.

Une confiance totale dans le collectif

« Je n’ai aucune peur », a-t-il assuré, balayant d’un revers de main toute inquiétude pour le prochain tour. Pour le capitaine, l’essence du collectif prime sur l’individu. « Vous savez, nous portons le maillot, mais ça n’appartient à personne sinon au peuple. Le maillot appartient à ces joueurs qui sont là. »

Son raisonnement est sans appel : le succès de l’équipe dépasse sa présence sur le terrain. « Je préfère que le Sénégal gagne et que je ne sois pas sur le terrain qu’autre chose. J’ai totalement confiance en ce groupe. Je sais qu’on est capable d’aller très loin. »

La relève prête à assurer

En l’absence de son pilier défensif, les Lions devront se réorganiser. Mamadou Sarr, entré en jeu à sa place face au Bénin, est le principal candidat pour prendre la relève dans l’axe de la défense, aux côtés de Moussa Niakhaté.

Le discours de Koulibaly, à la fois responsable et fédérateur, est typique de son leadership. En dédramatisant son absence et en plaçant la victoire collective au-dessus de tout, il désamorce la pression et envoie un signal fort : les Lions sont une équipe, pas une collection d’individus. Son challenge est désormais de guider ses coéquipiers depuis le banc, tandis que leur parcours en phase à élimination directe est sur le point de commencer pour de vrai.

Guinée-Bissau : la junte promet de rendre le pouvoir, mais sans date

Dakar, Sénégal — Une promesse, mais pas de calendrier. Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Niang, a révélé ce lundi que les autorités militaires de Guinée-Bissau ont pris l’engagement de rendre le pouvoir aux civils. Cette annonce, faite dans les colonnes du quotidien L’Observateur, reste cependant floue sur l’échéance précise d’un retour à l’ordre constitutionnel.

Selon le chef de la diplomatie sénégalaise, les militaires au pouvoir à Bissau depuis le coup d’État du 26 novembre 2025 se sont engagés à céder la place. « Ils ont pris l’engagement de rendre le pouvoir », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant l’absence de feuille de route claire.

Le rôle crucial de la prochaine mission de la Cédéao

Pour Cheikh Niang, la lumière viendra de la prochaine mission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) dans le pays. Cette délégation devra « édifier » la communauté internationale sur « les intentions réelles de la junte ».

Le ministre a exprimé l’espoir que cette mission permettra de clarifier les modalités et les délais du processus de transition. Il a plaidé pour une coopération pleine et entière des autorités bissau-guinéennes avec la Cédéao, afin de constituer une « équipe de transition crédible » capable de sortir le pays de la crise.

Le Sénégal en première ligne face au « risque de contagion »

Cheikh Niang a également défini le rôle actif que Dakar entend jouer. Le Sénégal doit, selon lui, « créer les conditions d’un retour rapide et ordonné à la normalité constitutionnelle » chez son voisin.

Cette implication s’explique par une inquiétude régionale majeure. Le ministre a mis en garde contre le « risque réel de contagion » que l’instabilité chronique dans le Sahel fait peser sur les pays côtiers, dont le Sénégal. La Guinée-Bissau, déjà fragilisée, pourrait être un nouveau maillon faible.

Face à cette menace, Cheikh Niang a appelé la Cédéao à renforcer ses mécanismes de prévention. Il a suggéré d’affiner les protocoles d’intervention, notamment militaires, pour les rendre « plus prévisibles et dissuasifs » et ainsi enrayer la spirale des coups d’État dans la région.

L’annonce d’un engagement à rendre le pouvoir marque un premier pas, mais le chemin vers la stabilité en Guinée-Bissau reste long et incertain. La pression de la Cédéao et des pays voisins comme le Sénégal sera déterminante pour concrétiser cette promesse.

Les Lions sereins mais vigilants avant l’échéance béninoise

Tanger, Maroc — À la veille du choc décisif contre le Bénin, l’ambiance dans le camp sénégalais est à la concentration sereine. Ce lundi à Tanger, le sélectionneur Pape Thiaw et le défenseur Moussa Niakhaté ont présenté une équipe déterminée à conserver sa première place du Groupe D, mais consciente des pièges qui l’attendent.

Le match, prévu mardi à 20h GMT au stade Ibn-Battuta, est capital pour les Lions. Une victoire leur assurerait la tête du groupe et un parcours théoriquement plus favorable en huitièmes de finale.

Pape Thiaw : « La clé, c’est l’humilité et la concentration »

Le technicien a décrit une préparation marquée par le « sérieux » et le « calme ». « À nous d’être plus tranchants et déterminés pour aller chercher cette victoire », a-t-il déclaré, reconnaissant que le dernier match contre la RDC avait révélé des lacunes à corriger.

« Le plus dur est de se procurer des occasions. Nous arrivons à en créer, mais il faut les concrétiser », a analysé Thiaw, évoquant un travail spécifique sur l’efficacité offensive. Il a cependant rassuré : « Si nous respectons nos plans de jeu, nous aurons toutes nos chances. »

Pour lui, la clé du succès réside dans l’état d’esprit : « La rencontre peut se jouer sur des détails. Pour rester ici à Tanger, nous devrons faire un bon match dans la possession et la transition. »

Niakhaté : « Le Bénin mérite le respect »

Le défenseur de l’Olympique Lyonnais, Moussa Niakhaté, a pour sa part insisté sur le respect dû à l’adversaire. « Le Bénin a fait un bon match contre la RDC et une belle rencontre contre le Botswana. À nous de jouer à notre niveau », a-t-il prévenu.

Il a identifié les défis tactiques : « Le Bénin sait bien jouer en bloc bas. Il faudra être rigoureux sur les attaques rapides et les coups de pied arrêtés. » La vigilance sera de mise pour contrer les contre-attaques, un point faible parfois exposé lorsque le Sénégal domine la possession.

Concernant le match nul concédé face à la RDC, Niakhaté y voit même un avertissement salutaire : « Ce résultat peut nous aider à aller loin dans la compétition. » Un rappel que dans cette CAN, aucune équipe n’est à sous-estimer.

Les Lions abordent donc cette ultime ligne droite de la phase de groupes avec une ambition claire : gagner pour garder le contrôle. Mais ils le font avec la prudence de ceux qui savent que la route vers le titre passe d’abord par le respect du présent.

SEN LIGUE PRO : une application pour le football sénégalais dans la poche

Dakar, Sénégal – Le football sénégalais prend un virage numérique. Ce 15 décembre 2025, la Ligue Sénégalaise de Football Professionnel (LSFP) présentera officiellement SEN LIGUE PRO, sa toute première application mobile dédiée au championnat.

Cet événement, qui se tiendra au siège de la LSFP devant la presse, n’est pas un simple lancement. C’est l’aboutissement d’une stratégie ambitieuse pour placer la Ligue Pro au cœur de l’ère digitale et dans la poche de chaque supporter.

Un outil complet pour une nouvelle expérience fan

SEN LIGUE PRO promet de révolutionner la façon dont les passionnés suivent le football local. L’application n’est pas conçue comme un simple fil d’actualités, mais comme une plateforme centrale. Ses fonctionnalités annoncées visent à combler toutes les attentes :

  • Suivi en direct : Les fans ne manqueront plus un seul but, grâce à des mises à jour instantanées et des notifications push pendant les matchs.

  • Statistiques détaillées : L’application offrira une plongée dans les chiffres du jeu, avec des données en temps réel sur les performances des joueurs et des équipes.

  • Contenus exclusifs : Interviews, coulisses des clubs, reportages vidéo… La LSFP entend créer un lien plus direct et plus riche avec son public.

  • Visibilité des clubs : Une interface moderne et une base de données centralisée donneront une vitrine numérique à chaque club et chaque joueur de l’élite.

Une stratégie claire de modernisation

En lançant SEN LIGUE PRO, la LSFP envoie un signal fort. Elle reconnaît que la passion pour le football passe désormais aussi par les écrans et les expériences numériques connectées. Cette initiative répond à une volonté affichée de moderniser l’écosystème entier du football professionnel sénégalais.

L’objectif est double : doper l’image d’un championnat en pleine croissance et, surtout, renforcer l’engagement des supporters. En leur offrant un accès simplifié, interactif et immersif à l’actualité du championnat, la LSFP espère fidéliser les fans et en attirer de nouveaux, notamment parmi les jeunes générations.

Le succès de cette application ne se mesurera pas seulement au nombre de téléchargements, mais à sa capacité à devenir le réflexe numérique de tout amateur de football au Sénégal. Le coup d’envoi sera donné le 15 décembre.

Le bras de fer judiciaire entre Dakar et Paris

Dakar, Sénégal — Le ton était ferme, la décision sans appel. Jeudi, devant les députés de l’Assemblée nationale, la ministre sénégalaise de la Justice, Yassine Fall, a annoncé un coup d’arrêt. Le Sénégal suspend désormais toutes les extraditions de ses ressortissants vers la France. Cette mesure de rétorsion répond à un refus catégorique de Paris : celui de lui renvoyer deux Sénégalais que Dakar réclame.

« Nous avons deux Sénégalais en France que ce pays n’a pas renvoyés », a déclaré la ministre, en pleine discussion du budget de son ministère. Elle pointe du doigt les dossiers du journaliste Madiambal Diagne et de l’homme d’affaires Doro Gaye. Malgré des demandes répétées et « toutes les justifications » fournies, la France bloque leur extradition.

Face à cette impasse, Dakar change de braquet. Yassine Fall pose un nouveau principe : la réciprocité.

Le bras de fer judiciaire s’engage

« Si ces personnes sont coupables d’un crime, nous les arrêtons. Nous ne les laissons pas libres, mais nous ne les renvoyons pas à la France tant que la réciprocité n’est pas respectée », a-t-elle martelé.

Cette annonce gèle immédiatement douze demandes d’extradition que la France a actuellement sur la table du Sénégal. Concrètement, Dakar retient désormais ses ressortissants réclamés par Paris, tant que cette dernière ne lui rendra pas les siens.

La décision crée une tension d’autant plus forte qu’elle survient après la signature d’une convention bilatérale. Les deux pays avaient pourtant scellé un accord d’extradition à Paris en septembre 2021, que la France a ratifié en juin 2023. Cet texte devait encadrer et faciliter la coopération judiciaire. La mesure sénégalaise révèle que, dans les faits, la confiance et l’équité font défaut.

Un test pour la relation bilatérale

En prenant cette position, le gouvernement sénégalais fait plus qu’exiger le retour de deux citoyens. Il interroge l’équilibre fondamental de sa relation judiciaire avec l’ancienne puissance coloniale. Le message est clair : le partenariat ne peut être à sens unique.

La balle est maintenant dans le camp de la France. Acceptera-t-elle de revoir sa position sur les dossiers Diagne et Gaye pour débloquer la coopération ? Ou laissera-t-elle ce différend envenimer une relation judiciaire cruciale pour les deux États ?

Pour l’instant, les cellules des prisons sénégalaises qui devaient se vider vers la France restent pleines. Chaque dossier attend, suspendu à la résolution de ce bras de fer qui dépasse les simples procédures pénales. Il touche à la souveraineté, au respect mutuel et à l’égalité de traitement entre nations partenaires.

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Le football ne s’arrête jamais

 

Premier League, Liga, Bundesliga et Ligue 1 : retrouve le résumé des matchs clés de la semaine.

 

13 décembre : Atlético Madrid – Valence

Ces deux équipes lanceront la série de matchs de samedi en Liga. Après 15 journées, l’Atlético Madrid compte deux fois plus de points que Valence et a remporté ses six dernières confrontations directes sur un score cumulé de 15-0. Parie sur une victoire des « Matelassiers » par deux buts d’écart ou avec un handicap de -1,5 (cote de 1,88). Crois-nous, tu ne le regretteras pas !

 

13 décembre : Chelsea – Everton

Imagine : Everton devance Liverpool au classement et vise une place en Ligue des champions ! Chelsea n’a pas gagné lors de ses trois derniers matchs de Premier League et est actuellement considéré comme le favori, notamment grâce à ses performances passées. Tente ta chance en pariant sur une victoire à l’extérieur ou un match nul (cote intéressante de 2,30).

 

14 décembre : Crystal Palace – Manchester City

Crystal Palace réalise la meilleure série de son histoire. Cette année, les Londoniens ont soulevé la FA Cup et la Supercoupe d’Angleterre et se positionnent à la quatrième place de la Premier League après 15 tours. Réfléchis-y à deux fois avant de parier sur une victoire de Manchester City (cote de 1,84). Cette saison, les Citizens en ont bavé de toutes les façons à l’extérieur, avec seulement 10 points engrangés sur 21 possibles.

 

14 décembre : Nottingham – Tottenham

Consulte les cotes des principaux résultats : V1 – 2,54, X – 3,32, V2 – 2,78. En l’absence de favori, le pari le plus judicieux est de miser sur ce que les deux équipes vont marquer (cote de 1,70) et d’espérer un but à chaque attaque.

 

14 décembre : Bayern Munich – Mayence

Le leader et la lanterne rouge de Bundesliga se retrouvent lors de l’avant-dernier match de la 14ᵉ journée. Le leader encaisse rarement des buts, tandis que l’outsider marque rarement. Parie sur Total moins de 0,5 pour Mayence (cote de 1,82).

 

14 décembre : Olympique Marseille – AS Monaco

La dernière journée de Ligue 1 se conclut traditionnellement par un match crucial, et cette fois-ci, place au derby du sud de la France. Marseille et Monaco affichent des résultats en dents de scie, mais ils enchaînent des séries de buts impressionnantes. Parie sur Total plus de 2,5 buts à une cote de 1,44 : après tout, ces rivaux historiques ont marqué au moins 3 buts lors de leurs 4 dernières confrontations.

 

NBA : Focus sur le leader de la Conférence Est

 

Ce match de décembre mérite toute ton attention.

 

13 décembre : Detroit Pistons – Atlanta Hawks

De manière inattendue, Detroit a su s’emparer de la tête du classement en Conférence Est, le statu quo que la troupe garde avec panache. Ne sois pas surpris ; parie sur une nouvelle victoire des locaux face à Atlanta, équipe du ventre mou du tableau.

 

NHL : le derby canadien de dimanche

Les duels entre les deux géants du hockey sont toujours passionnants.

 

14 décembre : Toronto Maple Leafs – Edmonton Oilers

Le 2 décembre, Toronto s’est offert une victoire étriquée 4-3 au stade d’Edmonton. L’avantage du terrain permettra-t-il aux Maple Leafs de réitérer cet exploit ?

 

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Dakar et Abou Dhabi scellent une alliance économique en 11 accords

Dakar, Sénégal — Ce mercredi, le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé une cérémonie au Building administratif Mamadou-Dia, marquant un tournant pour l’économie sénégalaise. En présence du ministre émirati du Commerce extérieur, Thani bin Ahmed Al Zeyoudi, ainsi que d’investisseurs émiratis et de dirigeants sénégalais, onze accords de partenariat ont été signés. Ces conventions couvrent les secteurs stratégiques du pays, de l’énergie aux infrastructures numériques.

Énergie, mines et santé : des partenariats clés

Dans le secteur énergétique, le Réseau gazier du Sénégal s’allie à Equiline Energies pour exploiter le gaz. Parallèlement, Senelec collabore avec Global South Utilities Power Investment pour construire une centrale photovoltaïque, confirmant la transition vers les énergies renouvelables.

Le domaine minier bénéficie également de partenariats. La Société des mines de fer du Sénégal oriental et la SOMISEN s’associent à Ressources Investment pour développer les infrastructures logistiques et les mines de fer. De plus, la SOMISEN prévoit la création d’un comptoir d’or et d’une unité de production d’engrais à base de phosphate local.

La santé n’est pas en reste. La Pharmacie nationale d’approvisionnement signe avec Exim Finance pour construire une usine de médicaments génériques au Sénégal, renforçant ainsi l’autonomie pharmaceutique du pays.

Agriculture, logement, numérique et investissement

D’autres conventions portent sur l’agriculture, avec le développement d’agropoles, le logement social et les infrastructures numériques. Un accord spécifique vise la digitalisation des finances publiques, un levier clé pour moderniser l’État et améliorer la transparence.

Pour le ministre des Finances, Cheikh Diba, ces partenariats sont essentiels. Ils permettront de renforcer les investissements directs étrangers et d’accélérer les projets prioritaires stratégiques. Au-delà de l’afflux de capitaux, ces accords incarnent la volonté du gouvernement Sonko de concrétiser sa vision de transformation économique. Cette dynamique pourrait redéfinir profondément le paysage économique sénégalais dans les années à venir.

Visite émiratie à Dakar : Sonko active l’agenda de transformation

Dakar, Sénégal — Ce 10 décembre 2025, la Primature a accueilli une délégation des Émirats Arabes Unis conduite par Dr Thani Bin Ahmed Al Zeyoudi, ministre du Commerce Extérieur. Ousmane Sonko a organisé cette rencontre comme une suite directe à son déplacement de septembre dernier aux Émirats. L’entretien marque donc la poursuite d’un dialogue stratégique, et non un simple contact protocolaire.

Selon les autorités, la visite s’inscrit dans le cadre d’une « visite de travail et d’amitié ». Derrière cette formule diplomatique, les enjeux sont bien économiques. Les deux parties veulent avancer sur les dossiers évoqués à Abu Dhabi, notamment ceux qui touchent aux priorités du gouvernement.

Les échanges ont porté sur les projets liés à l’Agenda national de Transformation. Ce choix n’est pas anodin. Il montre que les discussions ne concernent pas quelques accords isolés, mais des initiatives pensées pour accompagner la vision de transformation défendue par Sonko. Ainsi, l’entretien vise des partenariats dans plusieurs secteurs : infrastructures, énergie, agriculture et numérique.

La présence du ministre émirati du Commerce Extérieur confirme l’importance des sujets abordés. Les Émirats disposent de fonds souverains puissants et d’une solide expertise en développement urbain, en logistique et en investissements internationaux. Pour Dakar, ces atouts peuvent devenir un levier majeur d’accélération économique.

Même si les parties n’ont pas dévoilé le contenu détaillé des projets, la rencontre montre une volonté claire : passer des intentions aux réalisations. Le gouvernement veut transformer les discussions menées à Abu Dhabi en actions concrètes, alignées sur les priorités nationales.

En définitive, cette visite ouvre une nouvelle phase du partenariat entre le Sénégal et les Émirats. Au-delà des déclarations officielles, les deux pays cherchent à bâtir une coopération capable d’accompagner la transformation économique voulue par Dakar. Le Sénégal veut avancer vite, et les Émirats semblent prêts à l’accompagner dans cette dynamique.

Sénégal la clé de voûte financière pour l’énergie africaine

Dakar, Sénégal — Dans les couloirs lumineux du centre de conférences où se tenait le MSGBC Oil, Gas & Power 2025, l’annonce n’a pas fait de bruit. Pourtant, sa portée pourrait résonner dans les décennies à venir. Mardi, le Dr Omar Farouk Ibrahim, secrétaire général de l’Organisation des producteurs africains de pétrole (APPO), a dévoilé une décision discrète mais capitale : le Sénégal a approuvé sa contribution à la Banque africaine de l’énergie (BAE).

Cette contribution, promise avant la fin de l’année 2025, est bien plus qu’un simple virement. C’est le signal politique et financier qui manquait pour concrétiser une ambition ancienne : doter le continent de sa propre banque dédiée à l’énergie. « Ce versement nous rapproche de la mise en place de la Banque africaine de l’énergie », a déclaré le Dr Ibrahim, laissant entendre que le premier jeton était tombé sur l’échiquier énergétique africain.

La BAE n’est pas un projet modeste. Conçue avec un capital initial de 5 milliards de dollars, elle vise à atteindre le montant colossal de 120 milliards de dollars dans un délai de trois à cinq ans. Une ambition à la hauteur des besoins gigantesques du continent. Sa mission : financer des projets énergétiques africains, sans exclusive, des hydrocarbures aux énergies renouvelables. Née de la volonté conjointe de l’APPO et de la Banque africaine d’import-export, elle siégera à Abuja, au Nigeria, plaçant son cœur institutionnel dans un géant économique du continent.

Pour le Sénégal, ce geste est stratégique. Il intervient au moment même où le pays, hôte de la conférence, est en pleine transformation de son propre paysage énergétique. Avec d’importantes réserves de pétrole et de gaz naturel en cours de développement, Dakar ne se contente pas d’être un futur producteur. En s’engageant financièrement dans la BAE, il se positionne en acteur structurant de la gouvernance énergétique africaine.

L’annonce, glissée dans l’ouverture d’un grand rendez-vous industriel, a donc une double signification. C’est d’abord la preuve que la BAE passe de l’idée à la réalité, poussée par la volonté politique de ses membres fondateurs. C’est aussi, pour le Sénégal, l’affirmation d’une nouvelle posture : celle d’un pays qui, à l’aube de l’exploitation de ses ressources, investit déjà dans l’avenir énergétique commun du continent.

Le versement sénégalais n’est peut-être que le premier d’une longue série. Mais il dessine les contours d’une nouvelle ère : celle où l’Afrique commence à bâtir, avec ses propres instruments financiers, son indépendance énergétique.

Suspension de grève à l’UCAD : Un coup de pression se préparer

Dakar, Sénégal – L’air vibrait encore des slogans et des revendications. Mardi soir, un communiqué du Collectif des amicales de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) a annoncé la suspension de son mot d’ordre de grève. Cette décision lève partiellement le voile sur un bras de fer centré sur une somme précise : 515 000 F CFA par étudiant.

Tout avait commencé autour d’une question simple et vitale : le paiement des rappels de bourse. La grève est devenue la voix des étudiants face au silence prolongé des autorités.

Suspension conditionnelle : retrait des forces de l’ordre

Le communiqué du Collectif révèle une stratégie en deux temps. D’abord, il annonce la suspension de la grève et appelle à la reprise des cours dès ce jeudi. Mais cette suspension n’est pas une capitulation.

Le Collectif pose une condition sine qua non : le retrait des forces de l’ordre du campus. Tant qu’elles restent, la suspension n’est pas effective. C’est une ligne rouge, un signal clair que le retour au calme est négocié, et non imposé.

Deux scénarios pour le paiement des rappels

Ensuite, la bataille se déplace sur le terrain des chiffres et du calendrier. Deux options sont désormais sur la table :

  1. Versement en deux temps : 300 000 F CFA en février 2026, puis 215 000 F CFA en avril.

  2. Versement étalé : 300 000 F CFA en février, puis le reste en mensualités jusqu’en septembre 2026.

Ces scénarios visent à apaiser les tensions tout en respectant les contraintes financières des autorités universitaires.

Préparation d’une marche pacifique

Pour vendredi, le Collectif annonce le dépôt d’une demande d’autorisation pour une marche pacifique. Cette initiative transforme la suspension en simple répit. Les étudiants préparent ainsi une éventuelle mobilisation plus visible, hors campus, dans les rues de Dakar.

Le communiqué se termine par une réaffirmation de la détermination et de l’attachement du Collectif à la communauté universitaire. La suspension de la grève est une pause stratégique. Les étudiants ont posé leurs cartes : reprise des cours contre retrait des forces de l’ordre, et choix d’un calendrier de paiement.

Le calme revient sur le campus de l’UCAD, mais l’histoire n’est pas terminée. Elle se prépare à prendre un nouveau virage, peut-être sur les artères de Dakar.