Fuite d’épreuves au lycée Jules Sagna les enseignants brisent le silence et exigent des sanctions

Ziguinchor, 23 juin 2025. Réunis en assemblée ce lundi, 32 enseignants du lycée Jules Sagna ont pris publiquement position dans l’affaire de la fuite d’épreuves qui secoue leur établissement. Par la voix de Lamine Samb, professeur de philosophie et délégué au Conseil de gestion, ils ont fermement rejeté toute implication dans ce scandale.

« Nous ne sommes ni de près ni de loin impliqués dans ces pratiques. Dès que nous avons constaté les faits, nous avons alerté les autorités conformément à la circulaire de l’Inspection d’académie », a précisé M. Samb.

Un appel à la vérité et aux sanctions

Malgré la libération des élèves initialement mis en cause, les enseignants demandent que l’enquête aille jusqu’à son terme pour établir toutes les responsabilités. Ils exigent des sanctions exemplaires contre les véritables auteurs, estimant que seule une réponse ferme peut protéger l’intégrité du système éducatif.

Un climat de tension dénoncé

Les enseignants se disent profondément choqués par l’attitude de certains élèves. Après la libération de leurs camarades, ceux-ci seraient revenus dans l’établissement en proférant des insultes à l’encontre des professeurs, dans une ambiance de jubilation.

« Nous œuvrons à former des citoyens responsables. Ces comportements sont inacceptables », ont-ils dénoncé d’une seule voix.

Un appel aux autorités

Face à la gravité des faits, les enseignants du lycée Jules Sagna appellent à l’intervention urgente des autorités administratives, académiques et judiciaires. Ils demandent un retour à la sérénité, la restauration du respect entre élèves et professeurs, et la défense de l’éthique scolaire.

L’affaire de la fuite d’épreuves au lycée Jules Sagna dépasse désormais les murs de l’établissement et interpelle tout le système éducatif sénégalais.

Partenariat Sénégal Chine une alliance stratégique pour les joj dakar 2026

Hangzhou, 22 juin 2025 – En marge du Forum économique sino-sénégalais, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a visité le siège du géant du commerce numérique Alibaba, posant les bases d’un partenariat sénégal chine orienté vers la technologie et la jeunesse.

Accueilli par les responsables du groupe, M. Sonko a assisté à une démonstration des dernières innovations d’Alibaba. L’accent a été mis sur leur implication dans les Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, où Alibaba fournira une infrastructure numérique de pointe pour un événement moderne, fluide et inclusif.

« Alibaba n’est pas seulement un géant économique. C’est un modèle d’innovation. Ce partenariat permettra non seulement de garantir le succès des JOJ, mais aussi de préparer notre jeunesse aux métiers d’avenir », a déclaré le Premier ministre.

Une coopération pour l’avenir numérique

Le partenariat sénégal chine s’inscrit dans une stratégie nationale visant à intégrer la technologie dans les politiques éducatives et publiques. Ousmane Sonko voit dans cette alliance un levier pour transformer le Sénégal en hub technologique en Afrique de l’Ouest.

Il a également souligné la valeur pédagogique de cette coopération, notamment dans la formation des étudiants et jeunes professionnels sénégalais aux compétences numériques essentielles.

Une vision panafricaine ancrée dans l’innovation

Le Sénégal, à travers cette initiative, entend renforcer ses liens économiques avec la Chine tout en plaçant l’innovation au cœur de son développement. La visite chez Alibaba ne représente donc pas un simple échange diplomatique, mais un signal fort de la volonté sénégalaise d’entrer pleinement dans l’économie numérique mondiale.

Une étape vers Dakar 2026

Le gouvernement mise sur ce partenariat sénégal chine pour offrir une édition des JOJ 2026 marquée par la modernité technologique, tout en laissant un héritage durable en matière de compétences numériques et d’innovation.

Le Sénégal fait sa révolution numérique au Parlement

L’Assemblée nationale sénégalaise vient de franchir un cap historique en adoptant une nouvelle méthode de travail : le parlement numérique. À l’occasion de l’examen de la Loi de Finances Rectificative 2025, les députés ont remplacé les dossiers papier par des plateformes numériques sécurisées.

Moins de papier, plus d’impact

En six mois, cette innovation a permis d’économiser 1,3 tonne de papier. Chaque député dispose désormais d’un outil numérique personnel pour consulter, annoter et rechercher les documents budgétaires. Une avancée saluée pour son efficacité, son respect de l’environnement et sa contribution à la modernisation de l’institution.

Un gain de temps et d’inclusion

Grâce à la recherche par mot-clé, l’analyse des textes devient plus rapide. Et pour garantir une participation équitable, les députés non francophones sont accompagnés par des collaborateurs parlementaires. Le parlement numérique sénégalais devient ainsi un modèle d’inclusivité et de transparence.

Un modèle pour l’Afrique

Cette transition numérique, menée sous l’impulsion du président de l’Assemblée nationale El Malick Ndiaye, aligne le Sénégal sur les standards des grandes démocraties. Le pays rejoint ainsi le cercle des nations africaines pionnières dans la digitalisation parlementaire, ouvrant la voie à d’autres transformations institutionnelles sur le continent.

Abuja se positionne comme le nouvel épicentre économique de l’Afrique de l’Ouest

Ce vendredi 20 et samedi 21 juin 2025, Abuja devient le théâtre d’un sommet économique régional d’envergure. Porté par le Nigeria et non par la Cédéao, cet événement inédit marque une volonté claire de redéfinir les dynamiques commerciales et d’investissement dans la région. Le président Bola Ahmed Tinubu, hôte du sommet, concrétise ainsi la promesse faite en 2023 à Bissau : offrir à l’Afrique de l’Ouest une plateforme stratégique dédiée aux échanges régionaux.

Un sommet économique tourné vers l’intégration continentale

Aligné sur les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le sommet réunit chefs d’État, ministres, investisseurs privés et institutions de développement. Des délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger – bien que sortis de la Cédéao – ont également été conviées, marquant une dernière tentative de réconciliation régionale avant la fin du mandat de Tinubu à la tête de la conférence des chefs d’État de l’organisation, le 22 juin.

Abuja, nouveau hub pour les PME et startups africaines

Au-delà des tables rondes présidentielles et des panels d’experts, le cœur du sommet battra au rythme de centaines de PME et startups africaines. Objectif : favoriser les connexions locales et catalyser une nouvelle dynamique économique. Le ministre nigérian des Affaires étrangères, Yusuf Maitama Tuggar, affirme vouloir créer non pas un « Davos africain », mais une plateforme d’inspiration locale et panafricaine.

Avec ce sommet économique, Abuja s’affirme comme une capitale prête à porter une ambition africaine, en misant sur la collaboration, l’innovation et l’intégration régionale.

Contrat armement : un marché à 45 milliards FCFA sous enquête au Sénégal

Le contrat armement signé le 30 décembre 2021 sous la présidence de Macky Sall crée la polémique. Ce marché de 45,3 milliards de FCFA fait l’objet d’une enquête du parquet financier. Le procureur Alioune Abdoulaye Sylla a mandaté la Division des investigations criminelles (DIC) pour tirer l’affaire au clair.

Le bénéficiaire, Lavie Commercial Brokers-SUARL, n’existait que depuis six semaines à Dakar. Cette société était dirigée par David Benzaquen, proche du marchand d’armes israélien Gaby Peretz.

Dès les premières vérifications, des anomalies apparaissent. Le numéro de téléphone de Lavie renvoie à Aboubacar Hima, alias Petit Boubé, un courtier nigérien au cœur de plusieurs scandales similaires. Il aurait utilisé ses sociétés pour des opérations financières douteuses.

En effet, la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) signale plus de 3 milliards de FCFA transférés à l’étranger. En février 2023, des retraits en espèces de 420 millions n’ont reçu aucune justification.

Autre point choquant : l’État a versé 34 milliards de FCFA à Lavie avant toute livraison de matériel. La Centif soupçonne un système de pots-de-vin derrière ces flux massifs.

Aujourd’hui, les autorités veulent établir les responsabilités. Ce contrat armement, protégé par le secret défense, pourrait illustrer les dérives graves dans la gestion des marchés publics sensibles.

Coopération universitaire France Sénégal en pleine expansion

La coopération universitaire entre la France et le Sénégal continue de se renforcer. Elle atteint un nouveau sommet avec 17 000 étudiants sénégalais inscrits dans l’enseignement supérieur français. Ce chiffre impressionnant a été salué par Christine Fages, ambassadrice de France à Dakar, lors de l’Alumni Day célébré mercredi.

Selon elle, ce nombre reflète « la vitalité de la coopération éducative entre nos deux pays ». Elle a souligné que cette jeunesse représente « un pilier essentiel » de la relation bilatérale.

Visa facilité pour les alumni

L’ambassadrice a également mis en avant le visa de circulation facilité. Il est désormais accessible via une simple inscription sur la plateforme France Alumni. Ce dispositif permet d’accompagner les projets académiques et professionnels des anciens étudiants.

Partenariat scientifique de longue date

Dominique Masse, représentant par intérim de l’IRD, a rappelé l’impact scientifique de ce partenariat franco-sénégalais. Depuis plus de 50 ans, des centaines de chercheurs ont été formés dans les laboratoires de l’IRD.

Il a annoncé le lancement de Planète IRD+ le 30 juin. Cette plateforme connectera les anciens alumni autour de trois valeurs : excellence, solidarité, engagement durable.

Cartographie de la recherche au sénégal

De son côté, le Pr Hamidou Dathe a présenté la cartographie nationale de la recherche. Ce projet, lancé en 2022, recense les innovateurs pour structurer les priorités scientifiques du pays.

En conclusion, cette journée a illustré la force de la coopération universitaire France Sénégal. Elle ouvre de nouvelles perspectives dans les domaines de l’éducation, de la science et du développement durable.

Conseil des Ministres : cap sur les réformes

Le conseil des ministres  présidé par le Chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, s’est tenu au Palais de la République. À cette occasion, le Président est revenu sur sa tournée économique dans le nord du pays et a réaffirmé les priorités de son gouvernement.

Souveraineté alimentaire et développement agricole

Le Président a remercié les populations de Saint-Louis, Dagana et Podor pour leur mobilisation. Il a félicité les ministres et les services de l’État pour leurs efforts dans la mise en œuvre d’une politique agricole ambitieuse. Il a insisté sur la transformation de la vallée du fleuve Sénégal en pôle agricole national prioritaire.

Pour cela, il a appelé à renforcer les filières riz, tomate, oignon, pomme de terre, sucre et biocarburants. Il a aussi souligné la nécessité de mieux accompagner les producteurs, d’optimiser l’utilisation de l’eau, et d’encourager la mécanisation.

Réforme foncière et gouvernance territoriale

Au cœur de ce conseil des ministres , figurait également la réforme foncière. Le Chef de l’État a demandé l’accélération des concertations pour garantir l’accès sécurisé à la terre, aussi bien pour les exploitations familiales que pour l’agrobusiness. Il a exigé un meilleur suivi de la gestion foncière par l’État et la création d’un plan de communication national.

Modernisation de l’État et digitalisation

Le Président a aussi insisté sur la réforme de la fonction publique, l’évaluation des performances et la digitalisation des services publics. Il a rappelé l’importance de la gouvernance dans le secteur parapublic et a demandé des comptes sur la représentation des administrations dans les organes de décision.

Mobilité urbaine Dakar : 100 M$ pour révolutionner le transport

Le Sénégal franchit une étape clé dans la modernisation de sa mobilité urbaine à Dakar. La Banque mondiale, via l’Association internationale de développement (IDA), accorde un financement concessionnel de 100 millions de dollars (plus de 57 milliards FCFA). Ce soutien lance la première phase du Projet de mobilité urbaine durable à Dakar. L’objectif est de mettre en place un système de transport moderne, efficace et respectueux de l’environnement dans la capitale.

Le projet vise à connecter le réseau express régional (TER), le bus à haut niveau de service (BRT) et les lignes de bus classiques. Il restructure aussi le secteur informel du transport et améliore la gestion du trafic dans toute la région métropolitaine. Ainsi, près de 3,8 millions d’habitants bénéficieront de déplacements facilités.

Keiko Miwa, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, souligne que cette initiative soutient une croissance inclusive et durable. « Ce projet offrira à des milliers de travailleurs informels des emplois formels, mieux rémunérés et protégés. Il améliorera également la qualité du service pour les usagers. »

Mobilité urbaine Dakar : vers un transport moderne, inclusif et résilient

La modernisation de la mobilité urbaine à Dakar s’appuie sur plusieurs axes. Le projet restructure les lignes de bus prioritaires et forme les opérateurs informels. Il prévoit aussi le renouvellement du parc de véhicules pour garantir un service de qualité.

Le plan intègre des normes strictes de résilience climatique. Les infrastructures bénéficieront d’un drainage renforcé. Par ailleurs, des bus à faibles émissions circuleront sur les corridors stratégiques. Cette démarche s’inscrit dans la transition vers un développement urbain durable.

À plus long terme, le projet prépare l’extension du réseau vers les villes secondaires et les pôles économiques régionaux. Des études pour une deuxième ligne de BRT sont déjà en cours. Cette opération permettra de réduire les temps de trajet, d’améliorer la connectivité territoriale et de positionner le Sénégal en leader de la croissance verte en Afrique de l’Ouest.

Oumar Sow condamné pour avoir diffusé une fausse information

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a condamné, ce mercredi, Oumar Sow à six mois de prison, dont un mois ferme. Il devra aussi payer une amende de 200 000 francs CFA. L’ancien conseiller de Macky Sall a été reconnu coupable de diffusion de fausse nouvelle, un délit puni par le Code pénal sénégalais.

Le dossier fait suite à des propos qu’il a tenus dans une émission télévisée. Il y affirmait que le parquet avait ordonné le placement sous bracelet électronique d’Ismaïla Madior Fall, ancien ministre de la Justice. La justice a considéré ces déclarations comme fausses et trompeuses pour l’opinion publique.

Lors de l’audience du 4 juin, le procureur avait demandé un an de prison, dont six mois ferme. À la barre, Oumar Sow a tenté de se justifier.

« Je voulais saluer le procureur Ibrahima Ndoye pour son intégrité. En évoquant le parquet, je pensais en réalité au ministère. Mon lapsus a été sorti de son contexte, puis utilisé à des fins politiques », a-t-il expliqué.

Il a aussi dénoncé une manipulation médiatique. Selon lui, ses adversaires ont monté la vidéo pour le discréditer.

Le jugement rendu reste plus clément que les réquisitions. Il témoigne néanmoins de la fermeté de la justice sénégalaise face aux actes de désinformation, surtout quand ils visent les institutions publiques.

Khamenei défie Washington : « Toute attaque américaine entraînera des dommages irréparables »

Alors que le Moyen-Orient est en proie à une flambée de violence sans précédent, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a pris la parole ce mercredi 18 juin 2025 dans une allocution télévisée à la nation. Le message est clair : l’Iran ne se rendra pas et répondra par la force à toute nouvelle agression.

« L’Iran ne capitulera jamais »

Face aux récentes menaces américaines, notamment l’appel du président Donald Trump à une « reddition sans condition », Khamenei a tenu à afficher une posture de fermeté :

« Toute intervention militaire américaine entraînera des dommages irréparables. Le peuple iranien ne se rendra jamais sous la pression », a-t-il martelé.

Le guide suprême dénonce également l’attitude de l’Occident, qu’il accuse d’utiliser « un langage de menace » contre une nation qu’il décrit comme résistante, fière et prête au sacrifice.

Israël dans le viseur de Téhéran

Dans son allocution, l’ayatollah a également lancé une mise en garde directe à Israël, qu’il accuse d’avoir franchi la ligne rouge en attaquant des sites stratégiques iraniens :

« Israël a commis une grave erreur. Il en paiera le prix. Nous ne montrerons aucune pitié envers le régime sioniste. »

Cette déclaration intervient après que deux installations nucléaires iraniennes ont été frappées par des missiles israéliens, selon l’AIEA. En représailles, l’Iran a lancé un missile hypersonique, affirmant avoir visé des centres du renseignement israéliens.

Bilan humain lourd et internationalisation du conflit

Selon l’ONG Human Rights Activists, au moins 585 personnes ont perdu la vie en Iran, dont de nombreuses femmes et enfants, depuis le début du conflit. En Israël, les autorités annoncent 24 morts et des centaines de blessés.