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Aux attaques des opposants, Macky Sall préfère répondre par son bilan

Le président sortant Macky Sall est apparu, entre jeudi et vendredi, durant sa campagne à l’est du pays, avec deux visages, d’abord avec une attitude peu joviale comme pas depuis le début de la tournée et qui a coïncidé au retour mouvementé de son prédécesseur dans le pays et un autre plus relâché avec lequel il a énuméré ses réalisations durant son septennat, comme réponse à ses adversaires.Jeudi soir, le chef d’Etat sortant, vêtu d’un ensemble grand-boubou marron, est arrivé peu avant 20h à Goudiry, un département de la région de Tambacounda, en compagnie de son ex-Premier ministre Aminata Touré, en trouvant sur place des militants et sympathisants qui l’attendaient depuis l’après-midi.

Pendant que les responsables locaux étaient en train de vanter ses réalisations tout en exprimant les doléances de Goudiry, Macky Sall tenant une tablette échangeait beaucoup avec Aminata Touré, assise à côté de lui et qui manipulait elle-aussi sur son téléphone portable. A ce moment précis, l’ex-président Abdoulaye Wade était déjà arrivé à Dakar, accueilli en grande pompe par ses sympathisants et thuriféraires avant de tenir des déclarations provocatrices et incendiaires à l’endroit du régime de son ex-protégé et successeur.

En se disant par exemple « très ému d’atterrir dans mon aéroport » de Diass, le nonagénaire a appelé ensuite les citoyens à « brûler leur carte d’électeur » vu que, pour lui, le scrutin est joué d’avance et qu’il ferait de tout son possible pour empêcher sa tenue.

Attendu par les confrères pour réagir sur ces propos, Macky Sall a esquivé. Peu loquace, le visage un peu lourd, il s’est contenté de parler à cette foule sur la nécessité et l’intérêt qu’il y a pour Goudiry de voter massivement pour lui le 24 février prochain, jour du premier tour de la présidentielle.

Dans cette adresse, certains confrères ont décelé une « colère » feinte du président sortant et dont la source serait les déclarations de Wade, qui occupent depuis ce temps l’actualité à Dakar et dans certaines villes du pays.

A Kédougou, la CMU vantée

Par ailleurs, hier vendredi lors du meeting régional organisé à Kédougou, il s’est exprimé avec entrain. Tiré sur quatre épingles, un chapeau sur la tête, le candidat sortant ne fera toujours pas d’allusion à Wade, mais a opposé son bilan social à ses pourfendeurs, notamment la mise en place de la couverture maladie universelle depuis 2012.

Avec ce programme, il soutient avoir permis la gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5ans, la prise en charge médicale des personnes de troisième âge de plus de 60 ans, la gratuité de la dialyse et de la césarienne pour les femmes.


Sur la politique d’inclusion sociale, « j’ai réussi à baisser les prix des denrées de première nécessité, concernant le riz, le lait, le sucre, l’huile, le gaz, le pétrole, l’essence, le gasoil, la baisse sur les prix des loyers, l’augmentation des bourses des étudiants, l’augmentation des salaires pour les travailleurs, l’augmentation de l’âge de la retraite et l’augmentation des pensions de retraite qui sont passées à 47% », a-t-il souligné, ajoutant avoir également haussé la pension minimale jusqu’à « 36.243 FCFA qui correspond au SMIC ancien, le SMIC lui-même augmenté jusqu’à 55.000 FCFA ».

« Voilà la réalité du travail que je vous propose », a lancé Macky Sall à Kédougou, une région située à plus de 200 km de Tambacounda.

Alors, a refermé le candidat sortant, « si vous voulez que nous continuons à garder les bourses pour les familles démunies, si vous voulez que les enfants soient traités gratuitement, si vous voulez que le PUDC continue à travers les villages du Sénégal, si vous voulez que Promovilles continue à travers les villes du Sénégal, alors mobilisez tous comme vous l’avez fait et comme cette union que j’ai vue derrière moi à Kédougou pour que au soir du 24 février, la politique du Plan Sénégal émergent soit plébiscité, pour que le Sénégal continue dans sa voie de l’émergence, pour que le Sénégal ne régresse pas devant des politiques hasardeuses qui n’ont aucune consistance, qui sont juste un amalgame et un condensé d’intentions qui ne permettront pas à notre pays d’atteindre ses objectifs d’émergence ».

La campagne électorale s’achève le 22 février prochain, l’avant-veille de la présidentielle où Macky Sall va clôturer la sienne à Dakar, la capitale.

Mais avant cela, il entame ce samedi une tournée dans les localités du sud, en Casamance, après l’étape qui l’a mené avec sa caravane à l’est du pays.

Madické Niang, Issa Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko sont les challengers de Macky Sall pour cette présidentielle qui marque la fin de son septennat avec l’objectif de reconquérir le fauteuil présidentiel pour un quinquennat conformément à la réforme constitutionnelle du 20 mars 2016.

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