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Baisse des plaintes judiciaires dans le domaine de la traite des personnes en Côte d’Ivoire

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Les plaintes judiciaires dans le domaine de la traite des personnes ont baissé en Côte d’Ivoire passant de 308 plaintes en 2017 à 191 en 2018, a appris APA mardi de source officielle dans la capitale économique ivoirienne.Selon le capitaine Djè N’Goran Jérôme de la sous-direction de la lutte contre la traite des enfants et la délinquance juvénile de la direction  de la police criminelle,  qui présentait les statistiques des activités sur la traite des personnes en Côte d’Ivoire, 191 plaintes ont été enregistrées en 2018 avec  87 cas traités et 79 personnes déférées. En 2017, par contre, souligne-t-il, 308 plaintes portant sur des cas de traite des êtres humains avaient été enregistrées dans le pays avec 107 cas traités et 37 personnes  déférées.

M. Djè a fait cette présentation à la faveur de la journée mondiale contre la traite des êtres humains célébrée chaque année le 30 juillet. En Côte d’Ivoire, cette Journée a été officiellement célébrée à Yopougon (Ouest d’Abidjan) à l’initiative du ministère ivoirien de la solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté en collaboration avec des ONG et des partenaires techniques et financiers.

Enumérant dans les détails les différentes infractions portant sur la traite des personnes dans le pays en 2018, M. Djè a souligné que concernant le viol, 14 plaintes ont été enregistrées (dont 09 résolues), 16 personnes identifiées dont 04 déférées pour 16 victimes.

 Quant à la traite, l’exploitation et le travail des enfants, 15 plaintes (toutes résolues) ont été enregistrées, 15 personnes identifiées et 15 personnes déférées. S’agissant des détournements de mineurs et enlèvements d’enfants, 25 plaintes ont été enregistrées ( dont 06 résolues), 26 personnes identifiées et 06 personnes déférées.


Depuis 2016, selon des données de l’Union africaine (UA), l’on estime à trois millions d’adultes et un demi-million d’enfants victimes du travail forcé, du trafic des personnes et de l’esclavage moderne.

A en croire l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), tous les Etats sont affectés par la traite des êtres humains, soit en tant que pays d’origine, soit de transit ou soit de destination des victimes.

L’ONUDC indique par ailleurs, que la grande majorité des victimes de la traite des personnes sont utilisées à des fins d’exploitation sexuelle et 35% des victimes de travail forcé sont des femmes.



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