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Brésil: le colistier de Bolsonaro ne veut pas rester dans l’ombre

Le controversé général de réserve Hamilton Mourao, candidat d’extrême droite à la vice-présidence au Brésil sur le ticket du favori Jair Bolsonaro, a affirmé vouloir jouer un rôle clé auprès du chef de l’Etat en cas de victoire dimanche.

« Je me vois comme un proche conseiller du président au palais de Planalto (…), avec un bureau à côté du sien. Nous ne serons pas des figures distantes comme c’est arrivé par le passé », a-t-il déclaré dans un entretien publié vendredi par le quotidien O Globo.

Au Brésil, le vice-président remplace le chef de l’Etat en cas de décès ou de destitution. Ses bureaux sont habituellement situés dans un bâtiment annexe du Palais présidentiel de Planalto.

Les présidentiables choisissent souvent des colistiers issus d’autres partis, en vue de nouer des alliances, parfois contre nature, comme c’était le cas avec le ticket vainqueur des deux dernières élections.

Le président actuel Michel Temer (centre droit), qui a finalement accédé à la fonction suprême après la destitution de Dilma Rousseff (2011-2016), s’était plaint auparavant d’être un simple « vice-président décoratif », sans véritable rôle à jouer dans le gouvernement.

« Je peux m’occuper de la coordination de travaux interministériels. Il (Bolsonaro) peut me déléguer cette tâche. Par exemple pour des projets d’infrastructure ou des partenariats public-privé, des domaines que je maîtrise mieux », a souligné le général de 65 ans.


Hamilton Mourao a été propulsé sur le devant de la scène un mois avant le premier tour, Jair Bolsonaro ayant passé trois semaines à l’hôpital après un attentat à l’arme blanche qui a failli lui coûter la vie.

Mais le candidat à la vice-présidence avait été recadré à plusieurs reprises en raison de déclarations polémiques.

Il avait par exemple affirmé que le Brésil aurait besoin d’une nouvelle Constitution « pas forcément élaborée par des représentants du peuple ».

Le colistier de Jair Bolsonaro avait également déclaré que les familles monoparentales sans figure paternelle étaient des « fabriques à dégénérés qui ont tendance à grossir les rangs des narcotrafiquants ».

Ardent défenseur de la dictature militaire (1964-1985), comme son chef de file, il avait affirmé en février lors de son discours d’adieux à l’armée avoir pour « héros » Carlos Alberto Brilhante Ustra, ancien chef des services de renseignement et tortionnaire notoire pendant les années de plomb.



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