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Cameroun : la Conférence anglophone reprogrammée du 11 au 12 juillet

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Une déclaration de manifestation publique, relative à l’organisation de la Conférence générale des Anglophones (All Anglophone Conference-ACC), prévue les 11 et 12 juillet 2019, a été déposée auprès de l’autorité préfectorale de Bamenda, chef-lieu de la circonscription citée, a appris APA, jeudi, de source officielle.Destinée à explorer les voies de sortie de la crise sécessionniste dans les régions camerounaises du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, cette manifestation qui a connu deux renvois  est placée sous les auspices de l’imam de la mosquée centrale de Bamenda, de son collègue de la mosquée centrale de Buea (Sud-Ouest) et du rapporteur de l’Assemblée presbytérienne du Cameroun.

Selon la demande d’autorisation signée du cardinal Christian Tumi, ces assises ambitionnent de réunir, dans la cathédrale de la ville, les forces vives des 13 départements que comptent ces régions, en vue d’adopter des propositions à transmettre au président Paul Biya.

Initialement prévu le 19 octobre, puis du 21 au 22 novembre 2018, ledit conclave, non seulement n’a jamais eu l’autorisation de manifestation publique de l’autorité préfectorale, mais elle suscite la méfiance du pouvoir de Yaoundé, qui soupçonne ses organisateurs d’avoir un «agenda caché».

En début mai dernier, l’organisation non gouvernementale International Crisis Group évaluait à 1 850 le nombre de morts (civils, militaires et miliciens) après 20 mois d’affrontements dans les régions anglophones du pays, avec à la clé 530 000 déplacés internes et 35 000 réfugiés au Nigeria voisin.


Il y a trois semaines, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute avait, au cours d’une descente sur le théâtre des affrontements sur instructions du président Paul Biya mais fort également de ses échanges avec les populations locales, les leaders traditionnels et religieux, les élites ainsi que des anonymes, annoncé la tenue d’un «dialogue inclusif» dont les contours n’ont pas encore été précisés.

Entre-temps, et pendant que la communauté internationale multiplie les pressions sur les deux camps, le régime, par la bouche du ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, s’exprimant en début de semaine devant le corps diplomatique, a déclaré que «la situation qui prévaut dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, bien que préoccupante au plan intérieur, n’est pas de nature à menacer la paix et la sécurité internationales».

Demandant aux partenaires d’accompagner le pays dans la voie de l’apaisement, de la préservation de son unité et de son intégrité territoriale à travers, notamment, l’assèchement des sources de financement des sécessionnistes, il a affirmé que «le Cameroun reste un État de droit, un État indépendant et un État qui est jaloux de sa souveraineté».

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