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Cameroun : vague de dénonciations des maltraitances subies par des militants de l’opposition

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Un collectif d’avocats, commis à la défense des leaders et militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC, opposition), a dénoncé la torture et autres traitements inhumains et dégradants subis par leurs clients et les autres personnes qui les accompagnent au secrétariat d’État à la Défense en charge de la gendarmerie.Dans un communiqué publié vendredi soir, ces praticiens du droit s’émeuvent de la situation préoccupante desdites personnes, arrêtées au lendemain des manifestations pacifiques de 26 janvier, du 1er et 8 juin à travers le pays, et dont la maltraitance s’est accentuée à la suite de la mutinerie survenue le 22 juillet à la prison centrale de Yaoundé, la capitale.

Selon le collectif, «au moins 23 de ses clients séjournent au Sed après avoir été sauvagement enlevés» de ce pénitencier. Un chiffre provisoire, dès lors que les avocats éprouvent toujours les plus grandes difficultés pour avoir l’identité et le nombre exact des personnes déportées au Sed à la suite du soulèvement des détenus.

Pour ces auxiliaires de justice, l’acharnement sur le MRC et ses militants, qui continuent de crier au «hold-up» du pouvoir lors de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, se poursuit, l’objectif avoué dès le 26 janvier dernier, avec l’arrestation massive des manifestants pacifiques, «étant d’éliminer ce parti de la scène politique».

Leur sortie intervient au lendemain de l’annonce, par la commission des droits de l’homme et des libertés de l’Ordre des avocats du Cameroun, de l’ouverture d’une enquête en vue de faire la lumière sur toutes les violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales qui auraient pu être commises sur les détenus, et adresser des recommandations à toutes les entités concernées.


Dans le même esprit, Amnesty International a demandé, vendredi par voie de communiqué, aux autorités camerounaises de diligenter une enquête indépendante sur les violents coups et les mauvais traitements auxquels 59 membres de l’opposition – dont six femmes – auraient été soumis durant leur interrogatoire au Sed.

Pour l’ONG de défense des droits de l’homme, qui demande par ailleurs leur libération immédiate et l’abandon toutes les charges retenues contre eux, près de 300 sympathisants du MRC et leur leader, Maurice Kamto, «n’auraient même jamais dû être arrêtés».



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