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Colombie: un ex-chef des Farc réclamé par les Etats-Unis se blesse en prison

L’un des chefs de l’ex-guérilla des Farc, Jesus Santrich, dont les Etats-Unis réclament l’extradition pour trafic de drogue, « s’est lui-même blessé légèrement » en prison, mais son état de santé est stable, a annoncé vendredi la direction des services pénitentiaires.

Détenu depuis avril 2018, Santrich s’est infligé des blessures aux bras, alors qu’il est en attente de sa libération ordonnée mercredi par la Juridiction spéciale de paix (JEP) chargée de juger les crimes les plus graves des acteurs du conflit armé, dont l’ex-rébellion des Farc désarmée après l’accord de paix de 2016 et transformée en parti politique.

L’ex-commandant guérillero âgé de 52 ans « s’est lui-même blessé légèrement », mais « il a été soigné par un médecin du centre pénitentiaire et il va bien, son état de santé est stable », a déclaré à la presse William Ruiz, directeur de l’Institut national pénitentiaire (INPEC).

Selon M. Ruiz, la cellule de Santrich, à la prison La Picota de Bogota, était sous la surveillance d’agents de sécurité.

Avant l’annonce de cet incident, des sympathisants du parti Force alternative révolutionnaire commune (Farc) avaient exigé sa libération et alerté sur son mauvais état de santé.


Le chef du parti, Rodrigo Londoño, a exprimé sa solidarité avec son ancien compagnon d’armes. « Nous continuerons à aller de l’avant contre vents et marées pour la défense de la paix et de l’accord. Nous sommes plus nombreux et plus forts les Colombiens qui rêvons d’un pays différent », a-t-il écrit sur Twitter.

Bien que les juges aient ordonné la remise en liberté immédiate de Santrich, ex-négociateur de l’accord de paix, la mesure n’a pas encore été mise en oeuvre sous la pression des Etats-Unis qui exigent son extradition.

La JEP s’est prononcée en faveur de Santrich, en expliquant ne pas avoir reçu des autorités américaines la preuve de l’implication de l’ancien chef guérillero dans un trafic de drogue après la signature de l’accord de paix.



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