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Sénégal : l’école sous tension et un ancien ministre dans le viseur de la justice

Au Sénégal, la crise entre syndicats d’enseignants et autorités s’intensifie, tandis que la procédure visant l’ex-ministre Moussa Bocar Thiam relance…

Au Sénégal, la crise entre syndicats d’enseignants et autorités s’intensifie, tandis que la procédure visant l’ex-ministre Moussa Bocar Thiam relance le débat judiciaire et politique.

SENEGAL-REVUE de PRESSE

Dakar, 27 février. La montée de la colère des syndicats d’enseignants, susceptible d’aboutir à une paralysie du système éducatif, et la procédure de mise en accusation de l’ancien ministre Me Moussa Bocar Thiam devant la Haute Cour de justice dominent l’actualité des quotidiens reçus ce vendredi.

Dans le secteur éducatif, Le Quotidien évoque un ‘’bras de fer désormais engagé’’. À l’issue d’une réunion du Bureau de coordination nationale élargie aux secrétaires généraux, le G20 a décidé de durcir son plan d’actions. En cause : des retenues importantes sur les salaires qui ont exacerbé les tensions, installant une véritable crise enseignants Sénégal.

‘’Ponctions des salaires : des enseignants en colère mais déterminés’’, titre Les Echos. Le journal rapporte que le G20 annonce une reprise prochaine du mouvement, tandis que le secrétaire général du Sudes dénonce des retenues jugées excessives, voire injustifiées.

Pour L’As, ‘’le système éducatif sénégalais se dirige vers une impasse avec la radicalisation des syndicats’’. La réduction des salaires a fortement irrité le G7, soutenu désormais par le G20, qui annonce des perturbations dans les semaines à venir, accentuant la crise enseignants Sénégal.

WalfQuotidien estime que la décision des autorités de ponctionner les salaires a touché un point sensible. Les enseignants s’organisent pour riposter et la situation pourrait impacter les élèves, pris au cœur de cette crise enseignants Sénégal qui se durcit.

Le journal souligne que les enseignants constituent une force sociale importante au Sénégal et disposent de leviers capables de peser sur l’action gouvernementale. Dans ce contexte, les élèves risquent d’être les premières victimes, privés de cours et susceptibles de manifester pour défendre leur droit à l’éducation.

Source A rapporte que le Mouvement national des enseignants patriotes (Monep), proche du parti Pastef, a exprimé son inquiétude face aux retenues salariales. Tout en reconnaissant l’application des textes, le mouvement alerte sur des cas où des enseignants non grévistes auraient également été affectés.

Dans un communiqué, le Monep se dit prêt à jouer un rôle de médiation afin de favoriser un consensus autour des réformes et des conditions de travail, dans un esprit de dialogue, de justice et de stabilité du système éducatif.

Sur un autre registre, Sud Quotidien indique que l’ancien ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Moussa Bocar Thiam, pourrait être traduit devant la Haute Cour de justice dès ce vendredi 27 février.

Le journal précise qu’après l’aval unanime de la Commission des Lois, les députés devront se prononcer sur sa mise en accusation dans l’affaire du fonds Force Covid-19.

En réaction, Moussa Bocar Thiam a saisi plusieurs juridictions, dont le Conseil constitutionnel, la Haute Cour de justice, le Procureur général et le président de la Cour d’appel, pour dénoncer ce qu’il considère comme une violation de la Constitution par l’Assemblée nationale.

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