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Des étudiants ivoiriens formés via un flux vidéo haute définition par un chirurgien orthopédiste de renom

Le chirurgien orthopédiste de renom Stéphane Romano a assuré du 7 au 8 février 2019, à Abidjan, une formation à des étudiants sur l’orthopédie traumatologique avec des interventions chirurgicales visualisées via un flux vidéo haute définition appelé « Vitom 3 D ».Cet enseignement clinique a été initié par la Polyclinique Internationale Sainte Anne-Marie (Pisam), un établissement hospitalier de référence en Côte d’Ivoire, qui a invité le Dr Romano de l’Hôpital américain de Paris, dans le cadre  d’un partenariat entre les deux institutions hospitalières.

Le Dr Romano a partagé ses expériences avec des médecins spécialisés en orthopédie traumatologique et des étudiants de première à la cinquième année. Il s’est dit « impressionné » face à « l’enthousiasme incroyable des étudiants (chez qui) on sent une soif d’apprendre sans limite ».

Au cours des différentes séances, le Dr Romano a instruit les étudiants sur les techniques de chirurgie de la main. Ce spécialiste de la chirurgie des membres supérieurs (de l’épaule aux doigts) a discuté  avec les médecins du cursus de chirurgie orthopédique et de la main en Côte d’Ivoire et en France.

Après la phase théorique le matin avec les consultations des malades, le célèbre chirurgien orthopédiste, montre dans l’après-midi aux apprenants, les techniques pour une réparation réussie des déficits ou handicaps au niveau de la main.

Vendredi, au deuxième jour de ses consultations gratuites, il est intervenu sur un cas de fracture négligée qui a entraîné chez une patiente une raideur du doigt. L’opération chirurgicale a permis de libérer les tissus qui limitaient la flexion de l’articulation du doigt.

Le film de l’opération était projeté dans une salle annexe par le moyen du Vitom 3D, un équipement dont cette polyclinique de référence internationale est l’un des rares hôpitaux à disposer dans la sous-région ouest-africaine. 

M. Romano a eu à intervenir sur « deux cas de blessures anciennes et un  déficit de fonction de la main chez des femmes avec des problèmes très  importants de l’handicap fonctionnel et un cas de tumeur un peu rare de  la main » qu’il a opéré avec le Vitom 3D, un appareil de dernière  génération.  

Le Vitom permet d’opérer en « 3D » avec une image de profondeur et de très haute résolution. Toute l’équipe opératoire voit sur un écran le déroulé des actions du champ opératoire. Il donne en outre une plus grande précision chirurgicale.  


Sublimés, les étudiants en médecine, venus de différentes régions du pays, ont posé beaucoup de questions pendant l’intervention chirurgicale. « En médecine, il faut utiliser ce qui marche, mais pas toujours ce qui est logique », a-t-il conseillé.

 

 Dr Romano s’est félicité de cette formation de la PISAM à l’endroit  des « jeunes qui viennent des Centres hospitaliers universitaires, or la  clinique n’a pas en théorie vocation à faire la formation ». Une  expérience également promue par l’Hôpital américain de Paris.

S’exprimant sur la qualité de l’enseignement médical en Côte d’Ivoire, il a soulevé le problème de « déficits qu’il y a dans les hôpitaux publics » qui font que les étudiants et les chirurgiens « manquent d’instruments », ce qui ne leur permet pas d’appliquer tout de suite les choses apprises.

Le Président directeur général de la Pisam, Éric Djibo, s’est dit « très satisfait » de cette formation qui « va au-delà de la responsabilité sociétale » de la clinique qui depuis « 30 ans fait la formation » des étudiants et des praticiens des Centres hospitaliers universitaires. 

Le séjour du Dr Romano s’inscrit dans l’optique de favoriser des échanges et la mise à niveau de compétences périodiques du personnel soignant. C’est le deuxième ortho-training dirigé par ce dernier à la Pisam, après 2016. Toute chose qui vient consolider la mise en œuvre du projet Pisam 2.0.  

Dr Romano s’est proposé d’aller à Adzopé (sud ivoirien) pour faire une ou deux journées opératoires dans la ville, où on pratique la chirurgie de la lèpre. Son premier voyage tout seul, à 19 ans, était en Côte d’Ivoire, à l’époque de taxis brousse. En dépit de cela, il affirme avoir « traversé tout le pays ».  



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