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Grève de trois jours des transporteurs bissau-guinéens

La Fédération nationale des associations de conducteurs et de transporteurs de la Guinée-Bissau a décrété ce mardi une grève de trois jours qui a totalement paralysé le trafic routier habituellement effectué par les « taxis » et les cars urbains « toca-toca » dans la capitale bissau-guinéenne, a constaté APA.La paralysie susmentionnée « est une réalité », avec les services publics et le secteur privé qui fonctionnent à un rythme ralenti à cause du déficit de moyens de transport en commun, déclare Mamoudou Diallo, professeur dans une école de Bissau, interrogé par APA.

Pour lui, cette grève des transporteurs a une incidence importante sur l’accès aux principaux sites abritant les services publics du pays, à savoir le marché « Bandim » et le centre-ville « Praça » ainsi que le « Palais du Gouvernement » d’où sont logés la plupart des ministères et secrétaires d’État.

Ces édifices se trouvent, en effet, à une dizaine de kilomètres des habitations de certains fonctionnaires, dont les plus chanceux possèdent une voiture qui leur permet de rallier sans encombre leur lieu de travail.

La grève de la « Fédération des associations de conducteurs et de transporteurs de Guinée-Bissau » vise à contraindre le gouvernement à réduire les opérations STOP et les taxes qui sont imposées à leurs membres dans les rues, sans compter la demande de réhabilitation des routes du pays.


Selon nos sources contactées au niveau de toutes les régions du pays, les transporteurs ont suivi le mot d’ordre de la Fédération nationale des associations de conducteurs et de transporteurs de la Guinée-Bissau, vu qu’aucune voiture n’est sortie de la gare routière.

Parallèlement, ce ralentissement du réseau routier bissau-guinéen a impacté sur les flux vers la sous-région, vers le Sénégal notamment, la Gambie ou la Guinée-Conakry.

Par ailleurs, cette fédération des transporteurs bissau-guinéens a promis de soumettre dès vendredi prochain un nouveau préavis de grève de cinq jours au cas où le gouvernement ne satisfait pas ses revendications.



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