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Inondations au Tchad : déplacement en pirogue dans des quartiers de N’Djamena

Les grosses pluies du mois d’août et de début septembre ont mis certains quartiers périphériques de la capitale tchadienne, N’Djaména, dans une situation difficile. Ainsi, pour se déplacer, il faut absolument prendre la pirogue pour se retrouver de l’autre côté de la « terre ferme.Dame Rosine, la quarantaine entamée transportant ses marchandises, a pris la pirogue comme d’autres personnes pour traverser la marre qui coupe leur quartier des autres. « Depuis les grosses pluies du mois d’août, nous sommes contraints de se plier à cet exercice. Il faut prendre la pirogue sinon les eaux de la marre vous atteindront jusqu’à la poitrine », décrit-elle, dépitée.

« On n’a pas des mairies, ici au Tchad », s’emporte un jeune moto-taxi. Lui, il est obligé de laisser sa moto, très loin de chez lui à cause des eaux des pluies. « Ma moto est garée chez des parents dans un autre quartier et moi j’habite un autre quartier. Vous voyez le mal que cela fait. Mais, on n’a pas le choix, nous sommes chez nous au lieu d’être dans le loyer », se console-t-il, le jeune clandoman.

Dans ces quartiers périphériques naissant de la capitale tchadienne, la population, par endroit très concentrée, souffre chaque saison des pluies. Ces quartiers n’ont aucun plan d’urbanisation ni d’aménagement.

« Lorsque vous vivez dans des endroits où les rues ne sont pas tracées avec aucune canalisation vers les bassins de rétention d’eau, cela est inévitable qu’il y ait inondation dans ces lieux », confie un enseignant.

La pirogue, dit-il, « c’est nécessaire dans notre quartier ». C’est devenu un vrai business, lance un autre usager qui vient de fouiller dans la poche de son pantalon, remettant 50 fcfa au propriétaire de la pirogue.


Le piroguier souligne que, par jour, il peut terminer sa journée avec une importante somme d’argent sans vouloir donner le montant exact.

Les quartiers les plus touchés par les eaux des pluies sont la majorité dans les communes d’arrondissements du premier, septième, huitième, neuvième et dixième.

Des sources proches de ces mairies notent que ces communes n’ont pas des moyens financiers conséquents pour faire face à ces difficultés liées aux pluies. En plus, soulignent les mêmes sources, les quartiers périphériques étaient des anciens villages qui sont entrés dans le périmètre urbain sans aucun plan cadastral.


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