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La presse sénégalaise au rythme de la présidentielle

Les journaux sénégalais, reçus mercredi à APA, traitent de l’actualité politique largement dominée par la présidentielle du 24 février 2019.Le Quotidien informe que l’heure est à la formation des équipes de campagne. En effet, ce journal indique que « Macky Sall (Benno Bokk Yakaar) finalise un directoire large avec ses alliés. Ousmane Sonko (Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité, Pastef) devrait nommer un directeur de campagne. El Hadj Issa Sall (Parti de l’unité et du rassemblement, Pur) s’y met aujourd’hui et Madické Niang (Coalition Madické 2019) n’a pas encore statué sur le schéma ».

Le Quotidien en déduit que « les écuries s’échauffent ». Pour sa part, EnQuête estime que les discours va-t-en-guerre, les arrestations de jeunes opposants » constituent « un cocktail explosif ». Ce journal note que, « comme en 2012, l’opposition et le pouvoir promettent d’en découdre ».

Mais Elimane Haby Kane, le responsable du programme Bonne gouvernance de l’ONG Oxfam interviewé par EnQuête, dit avoir « confiance en cette capacité du peuple (sénégalais) à s’élever au-dessus de la classe politique égoïste ».

Constatant un « important dispositif sécuritaire dans la capitale sénégalaise », Le Témoin en conclut que « Dakar (est) en état de siège ». A en croire ce journal, « les Dakarois s’indignent du déploiement massif de policiers et de gendarmes » car le Sénégal n’est pas un « pays en état de guerre ».

Pour l’heure, L’Observateur rapporte que « (trois) jeunes khalifistes (partisans de Khalifa Ababacar Sall, ancien maire de Dakar et candidat recalé à la présidentielle) risquent l’instruction ». En effet, précise ce journal, ils ont été « arrêtés hier (mardi) par la Division des investigations criminelles (Dic) et placés en garde à vue (et) sont poursuivis pour association de malfaiteurs, violences et voies de fait, vol, destructions de biens appartenant à une société publique ».


Citant des sources policières, L’Observateur renseigne que « les trois individus sont les planificateurs et auteurs des actes de sabotage commis sur les bus de transport de la société publique Dakar Dem Dikk, à la suite de la proclamation de la liste provisoire des candidats à la présidentielle de février 2019 ».

Selon Me Khoureychi Bâ, avocat de l’un des mis en cause déclare, dont les propos sont relayés par L’Observateur, « ce sont des faits absolument surréalistes et fantaisistes ». C’est dans ce contexte tendu que « l’église sermonne la classe politique » dans Sud Quotidien.  Le clergé en appelle à « la vigilance (de la population) pour préserver la paix sociale ».

WalfQuotidien ajoute que « l’église prêche le calme et la sérénité ». Les évêques du Sénégal rappellent, dans ce journal, que « la paix est un don (de Dieu) que les hommes doivent accueillir, préserver et promouvoir à tout prix. Ce rappel se fait plus pressant en ces moments où notre Nation se prépare à l’élection présidentielle du 24 février 2019». 


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