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La rentrée scolaire en ligne de mire des journaux camerounais

Plus que les habituelles joutes sociopolitiques, c’est davantage la rentrée scolaire, prévue en début de semaine prochaine sur fond de crise sécessionniste dans les zones anglophones, qui préoccupe les journaux camerounais parus lundi.Quotidien à capitaux publics, Cameroon Tribune sonne «la grande mobilisation» de la communauté éducative, décrite comme «en effervescence», notamment dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où, apprend-on, autorités administratives et élites s’impliquent fortement en vue de favoriser l’ouverture effective des classes après trois années blanches.

Il y a en effet ambiance dans les établissements scolaires et les surfaces commerciales, opine Le Financier d’Afrique. C’est le moment que choisissent les évêques des localités en proie à la guerre séparatiste qui, cités par The Post, lancent ce cri du cœur aux miliciens : «Permettez aux enfants de retourner à l’école. Nous ne voulons pas d’analphabètes.»

Leur message, soupire Mutations, a très peu de chances d’être entendu par les insurgés qui, selon Mutations,annoncent une période de blocage du 26 août au 16 septembre dans les régions du Nord-Ouest/Sud- Ouest. Le péril sur l’école dans cette partie du pays, rappelle Le Messager, se précise au lendemain de la condamnation, à perpétuité, de 10 leaders indépendantistes par le tribunal militaire de la capitale, Yaoundé, et ce alors que les armes continuent de crépiter sur le théâtre des opérations et que le dialogue inclusif, annoncé par le gouvernement, se fait attendre.

Depuis l’annonce de l’opération de blocus, relate Défis Actuels, les populations quittent en masse les villes anglophones pour s’enfuir vers l’intérieur du pays et plusieurs parents, qui espéraient que les cours allaient reprendre en septembre prochain, se disent déçus par la tournure qu’est en train de prendre la situation.


Les habitants des zones anglophones, prolonge L’Essentiel, affirment que des réactions des séparatistes sont à prévoir en guise de représailles à la décision de justice condamnant à vie les dirigeants de l’État virtuel dénommé «Ambazonie», mais déjà les forces de défense et de sécurité sont en alerte, car des prises d’otage risquent de se multiplier avec des attaques à main armée des lieux publics, en particulier les écoles.

Et déjà, témoigne Émergence, ce sont des milliers de personnes quittent le chef-lieu du Nord-Ouest, Bamenda. Cet exode, prolonge The Guardian Post, touche également des localités du Sud-Ouest à l’instar de Buea et Kumba. Calculette en main, La Voix du Centre pointe 4400 écoles fermées et 600.000 enfants privés d’éducation du fait de l’insécurité dans les régions anglophones, alors que le gouvernement avoue son incompétence à apporter une assistance humanitaire aux populations.


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