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La SNSM, 8.000 bénévoles dédiés au sauvetage en mer

Née en 1967, la SNSM, dont trois membres ont péri vendredi au large des Sables d’Olonnes en portant secours à un bateau de pêche, rassemble quelque 8.000 bénévoles du sauvetage en mer formés au secourisme.

En 2017, 9.000 personnes ont été secourues par les sauveteurs de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), selon l’association née de la fusion de la Société centrale de sauvetage des naufragés (SCSN), proche de l’Etat, et des Hospitaliers sauveteurs bretons, institution de sauvetage et « société de bienfaisance ».

C’est la seule organisation agréée dédiée au sauvetage en mer en France. Elle intervient sous la coordination des Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS). Un numéro d’alerte, le 196, permet de joindre directement les CROSS depuis un téléphone.

La SNSM dispose de 180 vedettes de sauvetage (coque bleue), 41 canots tout temps (coque verte), 32 bateaux semi-rigides, sans compter ses canots pneumatiques et jet-ski.

Quelque 3.350 sauveteurs embarqués bénévoles interviennent en cas de détresse ou d’incident en mer jusqu’à 20 milles nautiques de la côte à partir des 218 stations de sauvetage de la SNSM (187 permanentes et 31 saisonnières), selon l’association qui emploie environ 70 salariés.

Chacune des stations permanentes est dirigée par un président, secondé par un trésorier et par le patron titulaire responsable du recrutement et de la formation de son équipage, composé de 10 à 40 bénévoles opérationnels.


Sur les plages, parallèlement aux maîtres-nageurs employés par les mairies pendant la saison estivale, quelque 1.400 nageurs sauveteurs bénévoles de la SNSM interviennent dans les zones de baignade aménagées jusqu’à 300 mètres des côtes.

« Le sauvetage de la vie humaine en mer est obligatoire et gratuit », rappelle l’association, qui fonctionne à 80% grâce aux dons privés, et à laquelle le gouvernement avait annoncé en 2018 un relèvement de ses subventions à six millions d’euros par an de 2018 à 2020, soit le double du montant versé en moyenne les années précédentes.

La fiscalité des futures éoliennes marines, prévues pour 2021, alimentera les financements de la SNSM à hauteur de deux millions d’euros, avait-il précisé.

« L’augmentation des ressources privées de l’association n’en reste pas moins indispensables pour garantir la pérennité du modèle associatif et bénévole », soulignait alors le gouvernement.



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