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L’Afrique de l’ouest et du centre ont des stratégies efficaces d’éradication de la poliomyélite (laboratoire)

L’Afrique de l’ouest et du centre disposent de stratégies efficaces d’éradication de la poliomyélite, ont annoncé, mercredi à Yaoundé via une vidéoconférence, les laboratoires Sanofi Pasteur à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre cette maladie.Placée sur le thème : «L’effort mondial d’éradication de la polio : est-il temps d’y mettre fin ?» cette rencontre virtuelle, entre spécialistes, officiels et hommes des médias a permis de conclure que la polio est sur le point d’être définitivement éradiquée, mais que de nouveaux défis restent à relever.

En Afrique, par exemple, le rapport 2018 des centres américains de contrôle des maladies fait état d’une série d’épidémies de cas de poliomyélite d’origine vaccinale en République démocratique du Congo et en Somalie.

Depuis le début de l’année 2016, précise Sanofi Pasteur, qui produit la plupart des vaccins inactivés utilisés dans le monde et est impliqué dans la recherche, le développement et le déploiement de vaccins, 27 cas ont été déclarés en Afghanistan, au Nigeria et au Pakistan où la circulation du virus sauvage n’a jamais cessé.

Même si elle a été réduite dans le monde à plus de 90%, quatre nouveaux cas de poliomyélite ont été rapportés au Nigeria cet été, dans des territoires difficiles d’accès près du lac Tchad, les premiers de tout le continent africain depuis l’été 2014.

D’où, selon les spécialistes, la nécessité de poursuivre l’administration continue du vaccin aux populations cibles, pour s’assurer de neutraliser la propagation du virus à l’origine de plusieurs cas de paralysie irréversible des enfants à travers le monde.


Il apparaît néanmoins un enjeu important, en rapport avec les capacités dans la durée pour une maladie en déclin pour les investisseurs, les fabricants de vaccins devant, par exemple, rassurer les bailleurs de fonds sur la production pour tous les pays demandeurs.

Au Cameroun, et selon Paulin Kouam, chef de district de santé de Malentouen (Ouest), le dernier cas de poliovirus sauvage dans le pays date de juillet 2014, mais, si la maladie peut être considérée comme vaincue, la lutte, elle, doit se poursuivre afin de clore définitivement ce chapitre en 2021 avec la planification et la transmission des acquis.

Le pays n’est plus exportateur de poliovirus sauvage, affirme-t-il, et aujourd’hui l’effort est concentré sur les campagnes de vaccination de masse, qui se déroulent deux fois par an pour s’ajouter au programme de vaccination de routine, de manière individuelle et collective, concernant les enfants de moins d’un an.

Le Cameroun, tient à préciser Paulin Kouam, enregistre toutefois un phénomène de migrations en provenance du Nigeria et de la République centrafricaine, toute chose qui oblige à une stratégie collective d’éradication.

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