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Le Parlement camerounais en session ordinaire vendredi

L’Assemblée nationale et le Sénat du Cameroun ont été convoqués vendredi prochain en vue de leur 3ème session ordinaire de l’année, avec pour point d’orgue la prestation de serment du chef de l’État, Paul Biya, réélu au terme du scrutin du 7 octobre dernier.De façon classique, cette session du Parlement est essentiellement consacrée à l’examen et au vote du budget de l’État pour l’année à venir.

En inauguration de ces travaux prévus pour durer un mois, il est attendu la présentation, par le Premier ministre devant les élus, du programme économique, financier, social et culturel du gouvernement pour l’exercice à venir.

Le président de la République a annoncé, en juin dernier à travers une circulaire au gouvernement et relative à la préparation de la Loi de finances, des «mesures fiscales nouvelles pour l’exercice 2019» dans un contexte marqué par le ralentissement de la croissance et le tassement des recettes pétrolières.

La nouvelle approche est ainsi appelée à participer à l’optimisation des ressources non pétrolières, tout en promouvant un environnement fiscal favorable au développement des affaires, et portera principalement sur la sécurisation de l’assiette fiscale à travers la rationalisation, la maîtrise et le renforcement des régimes fiscaux incitatifs.

Selon Paul Biya, les dispositions à prendre devront toutefois veiller à ne pas mettre en péril les potentialités et les acquis des entreprises en tant que vivier d’emplois, ni obérer leur pleine compétitivité, et auront par ailleurs vocation à soutenir la consommation des ménages qui sont autant de facteurs de croissance économique.


D’une manière générale, la politique budgétaire du Cameroun pour l’exercice 2019 s’inscrira dans le cadre de la poursuite de la consolidation budgétaire, en vue de permettre la réduction progressive du déficit budgétaire conformément au programme des réformes économiques et financières en cours, les efforts de mobilisation des recettes internes non pétrolières et de rationalisation des dépenses devant se poursuivre.

Le budget de l’État pour l’exercice 2019 sera ainsi élaboré sur la base d’hypothèses d’un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 4,5% dont 4,9 % pour le PIB non pétrolier, un taux d’inflation de 2%, un déficit budgétaire global de 2,0% du PIB et un déficit du compte courant de 1,7% du PIB.

Initialement voté en recettes et en dépenses à la somme de 4513,5 milliards FCFA, le budget 2018 de l’État camerounais a été rallongé de 176 milliards FCFA le 4 juin par ordonnance présidentielle.

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