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Le patronat camerounais pour un «débat sur l’État entrepreneur»

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Le président du Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam), Célestin Tawamba, estime qu’un «débat sur l’État entrepreneur doit avoir lieu» pour tirer des leçons et opérer de nouveaux choix pour l’économie du pays.Dans une tribune du Bulletin patronal, il explique qu’un tel débat nécessiterait une évaluation de la situation actuelle des entreprises d’État, un bilan des privatisations réalisées y compris celles ayant fait l’objet d’une renationalisation, ainsi qu’un réexamen du périmètre d’action de l’État en matière économique, que ce soit en tant que législateur qu’entrepreneur.

«Dans les deux cas, l’État, après les évolutions des années post-indépendance, et avec les crises économiques qui, depuis trois décennies, semblent s’installer durablement, l’État, à l’instar du secteur privé, doit, à notre sens, faire siens les concepts d’efficience et d’efficacité. Il y va de la satisfaction du besoin absolu qu’est la compétitivité de nos entreprises et de notre économie », dit-il.

Ce débat doit avoir lieu, insiste-t-il, du fait de l’insuffisance des moyens dont dispose l’État pour assumer un minimum acceptable de ses missions régaliennes (justice, armée, police, infrastructures physique, santé, éducation), du poids excessif des déficits des entreprises publiques et parapubliques dont le renflouement laisse peu de chances à l’engagement tant souhaité du processus de baisse de la fiscalité.


Pour le président du Gicam, l’État, surtout au moment même où l’économie est dangereusement secouée à la fois du fait de handicaps structurels peu combattus et, depuis trois années, d’une crise sécuritaire qui touche de manière différenciée 7 des 10 régions du pays, devrait abandonner certaines activités où son intervention se traduit par des inefficiences, pour se retourner vers des activités qui relèvent davantage de ses attributions que sont l’infrastructure, la santé, l’enseignement, la défense et la législation.

L’État doit donc, de son point de vue, pouvoir compter sur une administration moderne, prenant des décisions publiques rapides et efficaces, faisant corps avec les besoins des entreprises et de la société en général, et sujette elle aussi aux règles de la productivité et de l’efficacité, en même temps qu’il doit pouvoir compter sur un secteur privé assumant pleinement ses responsabilités en prenant définitivement, et avec efficacité, le relais de la production à travers la mise en œuvre de stratégies organisationnelles et d’investissement dans les secteurs productifs à forte valeur ajoutée.



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