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Le rhinocéros et sa protection au Kenya

Le rhinocéros, menacé d’extinction, est l’une des dernières espèces de mégafaune foulant encore le sol de notre planète, un groupe de géants incluant l’éléphant et l’hippopotame. Il regroupait également par le passé des otaries et des castors à la taille démesurée, ou encore le mammouth.

Dans leur milieu naturel, les rhinocéros ont peu de prédateurs, en raison de leur taille et de leur peau épaisse. Des dizaines de milliers d’entre eux peuplaient autrefois l’Europe et l’Asie.

Mais de prétendues vertus médicinales attribuées en Asie à leur corne ont alimenté depuis des décennies un braconnage implacable qui a largement décimé l’espèce, en plus de la destruction de leur habitat. Un kilo de corne de rhinocéros se négocie plusieurs dizaines de milliers de dollars au marché noir en Chine et au Vietnam.

L’Afrique ne compte plus désormais qu’entre 25.000 et 30.000 spécimens de rhinocéros blancs du sud et de rhinocéros noirs.

Le Kenya abrite la deuxième plus importante population de rhinocéros d’Afrique, après l’Afrique du Sud, avec notamment les deux dernières femelles du rhinocéros blancs du Nord – le dernier mâle est mort en mars.

En 1970, le pays comptait 20.000 rhinocéros noirs. Ce chiffre est descendu à 350 spécimens en 1983, mais est lentement remonté à 700 grâce aux efforts de conservation.

Le Kenya est un pionnier de l’approche dite du « sanctuaire », d’immenses enclos placés sous la surveillance de rangers équipés de caméras thermiques et de drones.


Malgré ses succès, cette approche a également ses limites, celle notamment de l’espace réservé aux rhinocéros face à une forte croissance démographique, ainsi que celle de la diversification du patrimoine génétique pour des populations de rhinocéros fonctionnant en vase-clos.

Les populations de rhinocéros noirs prospérant dans les parcs de Nakuru et Nairobi, le Service kényan de la faune (KWS) a décidé de déplacer plusieurs spécimens en juillet vers un nouveau sanctuaire dans le parc de Tsavo Est, financé par le WWF.

Plusieurs transferts de ce type avaient déjà été réalisés par le KWS, avec succès la plupart du temps, mais cette fois-ci, les 11 rhinocéros déplacés ont péri.

A titre de comparaison, neuf rhinocéros ont été tués par des braconniers au Kenya sur l’ensemble de l’année 2017.

Malgré la tragédie, les responsables kényans préfèrent mettre en exergue les succès obtenus dans la lutte contre le braconnage plutôt que de reconnaître des manquements dans le transfert mortel de juillet.

En Afrique du Sud, plus de 1.000 rhinocéros sont morts chaque année depuis cinq ans, selon les chiffres de l’organisation Save the Rhino.


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