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« Le Sénégal n’est pas en situation d’insécurité alimentaire » (officiel)

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Le Sénégal ne peut pas être présenté comme un pays en situation d’insécurité alimentaire parce que cela voudrait dire qu’au moins 20% de sa population est incapable de satisfaire ses besoins alimentaires de base, alors que tel n’est pas le cas, a indiqué, vendredi soir à Dakar, le Secrétaire exécutif du Secrétariat exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire (SECNSA), Jean Pierre Senghor.S’exprimant à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, M. Senghor a toutefois reconnu que quatre départements du nord (Matam, Podor, Kanel et Ranérou) et deux de l’est (Tambacounda et Goudiry) du pays sont concernés par cette situation d’insécurité alimentaire.

Selon Jean Pierre Senghor, c’est au total 47 000 ménages, soit quelque 350 000 personnes qui sont frappées par l’insécurité alimentaire dans les six départements précités. Cela est notamment dû au déficit de la pluviométrie enregistré l’année dernière.

A ces 350 000 personnes, précise M. Senghor, s’ajoutent celles présentes dans des localités où 20% de la population n’est pas touché. Et au total, d’après lui, ce sont 750 000 personnes qui se retrouvent en difficulté alimentaire sur l’ensemble du territoire national.

Poursuivant, il a indiqué qu’un plan d’urgence de 11 milliards à déjà été validé par le gouvernement du Sénégal pour apporter de l’aide à ces 47 000 ménages mais également assister 380 000 unités de bétail. « On doit accompagner par des bons alimentaires, par de la distribution de vivres, par du transfert de cash pour permettre aux ménages-là de ne pas tomber en situation de crise » a-t-il ajouté.


Le Secrétaire exécutif du SECNSA a profité de la même occasion pour annoncer que l’État du Sénégal a mis en place un Programme national d’appui à la sécurité alimentaire et à la résilience (PNASAR) « pour sortir progressivement des plans d’urgence répétitifs et aider ces populations à pouvoir construire leur propre résilience ».

Le PNASAR devrait ainsi permettre, d’après M. Senghor, de renforcer la disponibilité des produits agro-alimentaire, faciliter leur accessibilité et promouvoir une utilisation saine de ces produits pour éviter « de fabriquer des malades de demain ».

En effet, le PNASAR, à travers les territoires résilients, va aider, dans sa première phase, 60 000 ménages à sortir de la vulnérabilité et d’ici cinq ans ce sont 90 000 ménages qui seront mis à l’abri de la vulnérabilité; des ménages qui seront capables de produire en quantité, de diversifier leur production et construire ainsi leur propre résilience.


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