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Le Train express régional atteint sa vitesse maximale de 160 km/h avant son prolongement jusqu’à l’Aéroport international Blaise-Diagne

Le Train express régional (TER) sénégalais franchit une nouvelle étape avant son entrée en exploitation commerciale sur son extension entre…

Le Train express régional (TER) sénégalais franchit une nouvelle étape avant son entrée en exploitation commerciale sur son extension entre Diamniadio et l’Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD). Les essais de montée en vitesse réalisés cette semaine sur ce nouveau tronçon se sont achevés avec succès, rapprochant le pays de la mise en service de cette infrastructure stratégique.

Porté par l’Apix et un consortium international, le projet a permis au matériel roulant d’atteindre, pour la première fois, sa vitesse nominale de 160 km/h lors des tests dynamiques effectués entre Diamniadio et l’aéroport de Diass.

Cette performance marque l’aboutissement de plusieurs mois de contrôles techniques consacrés notamment aux systèmes de signalisation, de télécommunication et de sécurité ferroviaire. Ces différentes vérifications ont permis de constituer les dossiers nécessaires aux procédures d’homologation avant le lancement des essais grandeur nature.

La progression des tests a suivi un calendrier précis. Le lundi 27 juillet, les premières circulations ont été réalisées à 30 km/h. Le lendemain, le train a atteint 60 km/h, avant de franchir successivement les paliers de 90 km/h puis 120 km/h le mercredi. La vitesse maximale de 160 km/h a finalement été validée jeudi 30 juillet.

Selon les équipes techniques du projet, aucune anomalie majeure n’a été enregistrée durant ces différentes phases, confirmant la fiabilité des infrastructures, des équipements embarqués et des dispositifs de contrôle.

Une décennie de travaux arrive à son terme

Pour Abdoul Aziz Samb, ingénieur en génie civil chargé du suivi des infrastructures à l’Apix, cette étape représente l’aboutissement de dix années de travail.

« C’est un projet sur lequel nous travaillons depuis 10 ans », a-t-il expliqué depuis le Centre des opérations ferroviaires (COF), où les paramètres techniques du réseau sont suivis en temps réel.

Après la première phase reliant Dakar à Diamniadio, inaugurée en décembre 2021, cette deuxième extension doit permettre de prolonger la desserte ferroviaire jusqu’à l’AIBD, principal hub aérien du Sénégal. Pour le responsable technique, la réussite des essais traduit le résultat d’une longue coordination entre ingénieurs, entreprises de construction, partenaires financiers et autorités publiques. « Derrière ces essais, il y a des milliers d’heures d’études, de travaux et de vérifications », a-t-il souligné.

Le projet bénéficie du soutien de plusieurs partenaires internationaux, notamment la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), l’Agence française de développement (AFD) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).

Place désormais à la marche à blanc

Avec la validation des essais de vitesse, le chantier entre dans sa dernière phase avant l’ouverture commerciale : la marche à blanc.

Cette étape consistera à faire circuler les trains sans passagers afin de tester les horaires, les procédures d’exploitation et la coordination des équipes dans des conditions proches de l’exploitation réelle. Selon les responsables du projet, cette période permettra également de finaliser la préparation du personnel avant la mise en service officielle.

À terme, l’extension du TER jusqu’à l’AIBD doit renforcer la mobilité entre Dakar, Diamniadio et la plateforme aéroportuaire, tout en consolidant l’ambition du Sénégal de disposer d’un réseau ferroviaire moderne capable d’accompagner son développement économique.

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