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Le Zimbabwe depuis la chute de Mugabe

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Rappel des développements au Zimbabwe depuis la démission il y a un an de l’ancien président Robert Mugabe, après 37 ans au pouvoir.

– Mugabe poussé vers la sortie

Le 21 novembre 2017, Robert Mugabe démissionne, lâché par l’armée et son parti, la Zanu-PF, après le limogeage du vice-président Emmerson Mnangagwa. Son départ après 37 ans de règne autoritaire suscite des scènes de liesse dans un pays ruiné.

– Mnangagwa prête serment

Le 24 novembre 2017, revenu d’un bref exil, Emmerson Mnangagwa prête serment pour terminer le mandat présidentiel. Il s’engage à relancer l’économie, combattre la corruption et réduire la pauvreté.

Le 30, il dévoile son gouvernement, recyclant la vieille garde au pouvoir depuis 1980.

Le 28 décembre, le général à la retraite Constantino Chiwenga, ancien chef de l’armée qui a dirigé le coup de force contre Robert Mugabe, est nommé vice-président.

Le 14 février 2018, l’opposant historique Morgan Tsvangirai, chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), décède d’un cancer, laissant un parti déchiré à quelques mois de la présidentielle. Nelson Chamisa lui succède.

– Attentat

Le 5 juin 2018, des milliers de partisans de l’opposition dénoncent à Harare les « intimidations » du régime et réclament un « audit » indépendant des listes électorales avant les élections générales du 30 juillet.

Le 23 juin, Emmerson Mnangagwa échappe à un attentat qui tue deux de ses gardes du corps lors d’une réunion électorale. Le président accuse les partisans de l’ex-Première dame Grace Mugabe.

– Premières élections post-Mugabe


Le 30 juillet, les Zimbabwéens se déplacent aux urnes, en nombre et dans le calme, lors des premières élections générales post-Mugabe.

Le lendemain, Nelson Chamisa, principal candidat d’opposition, revendique une victoire « éclatante ».

Le 1er août, après l’annonce de la victoire de la Zanu-PF aux législatives, la situation dégénère dans la capitale, où l’armée tire à balles réelles contre des manifestants criant à la fraude. Au moins six personnes sont tuées.

– Mnangagwa vainqueur, Chamisa conteste

Dans la nuit du 2 au 3 août, la commission électorale annonce l’élection d’Emmerson Mnangagwa avec 50,8% des suffrages. Nelson Chamisa dénonce des fraudes.

Le recours de l’opposition devant la Cour constitutionnelle est rejeté le 24 août. Emmerson Mnangagwa prête serment deux jours plus tard.

– Nouveau gouvernement

Le 7 septembre, Emmerson Mnangagwa présente un nouveau gouvernement largement remanié, pour « développer et moderniser » l’économie en faillite du pays.

Le ministre des Finances, l’économiste Mthuli Ncube, ex-patron de la Banque africaine de développement (BAD), annonce des suppressions d’emplois dans les services publics pour assainir les finances de l’Etat.

Le 11 octobre, la police interpelle plusieurs dirigeants syndicaux qui avaient appelé à une manifestation malgré l’interdiction des rassemblements dans la capitale où une épidémie de choléra a fait plusieurs dizaines de morts.

Le 7 novembre, deux anciens ministres de Mugabe comparaissent devant la justice pour corruption. En juin, le Parlement avait renoncé à entendre l’ancien président Mugabe sur la « disparition de milliards de dollars de revenus tirés de la vente de diamants », après qu’il eut ignoré trois convocations.



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