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L’élection du président de la Fecafoot passionne les journaux camerounais

Bien plus que les arènes politiques, sociales et économiques, c’est davantage l’assemblée générale élective du lendemain, à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), qui passionne les journaux du pays parus mardi.Ils sont «7 pour un fauteuil», qui mercredi iront à la conquête du trône fédéral et dont Émergence, au même titre que son confrère Cameroon Tribune, dressent le portrait avec comme têtes d’affiche l’ex-gardien de but Joseph Antoine Bell et le challenger Seidou Mbombo Njoya.

Le premier cité, qui bénéficie du soutien de ses anciens coéquipiers au sein de la sélection, les «Lions indomptables», a en face de lui un cadet qui s’active en coulisses pour faire triompher le second : l’ancien goléador Samuel Eto’o Fils qu’Émergence présente comme le véritable arbitre de ce combat de fauves.

Acteur de l’ombre, le rôle de Samuel Eto’o est dénoncé avec virulence par Joseph Antoine Bell dans Mutations ; lui qui affirme avoir reçu «des menaces» ainsi que l’ingérence du sociétaire de Qatar FC, qui l’a approche en vue d’obtenir son renoncement contre un poste de directeur technique national.

Quelques colonnes plus bas et c’est Roger Milla, consacré «joueur africain du 20ème siècle» par la Confédération africaine de football (CAF), qui fulmine lui aussi contre celui qu’il appelait jadis «mon fils» : «Je ne veux plus qu’il m’appelle mon père. J’ai fait passer un message à Samuel Eto’o, et j’espère qu’on le lui a transmis. Nous sommes sa famille, quel que soit ce qu’il deviendra demain. Même s’il est président de la République, on dira qu’il fait partie de la famille du football.»

«Roger Milla se fâche avec Eto’o», constate également Le Jour, regrettant la fin tumultueuse d’une histoire de famille qui jadis a donné lieu à de grandes déclarations d’affection.

«Mbombo Seidou Nchouwat Njoya : programmé pour gagner», affiche en grande manchette InfoMatin :association des clubs amateurs, clubs d’élite, candidats à la présidence du comité exécutif, consultants et analystes sportifs s’insurgent contre les manœuvres du Comité de normalisation visant à faire triompher le candidat de Samuel Eto’o.

Il s’agit d’une supercherie organisée par l’ancien capitaine des Lions indomptables, visant à préparer la victoire d’un candidat et qui, dénonce le journal à capitaux privés d’une assemblée, s’est attaché les services de celui qu’il a placé à la tête du Comité de normalisation, Dieudonné Happi, dont les actions pourraient réduire à néant 3 ans de restructuration de la Fecafoot.

La bataille s’annonce en tout cas rude, même si la rumeur donne favori un des candidats, souffle perfidement Cameroon Tribune, précisant que la fin du processus électoral marquera également la fin du Comité de normalisation dont le mandat expire le 16 décembre prochain.


A moins que, ajoute InfoMatin, les instances judiciaires du sport, déjà saisies, ne décident à la fin de tout annuler pour revenir à une autre normalisation.

De la justice, Cameroon Tribune en fait son principal titre au sujet de la réunion annuelle des chefs de cour d’appel et délégués régionaux de l’administration pénitentiaire, qui planche sur les abus en matière de garde à vue et de détention provisoire des citoyens.

Selon le quotidien à capitaux publics, ce conclave entend prémunir les magistrats contre un phénomène récurrent, et qui selon le code de procédure pénale peut conduire à l’indemnisation des victimes par l’État.

«Les résolutions des travaux sont très attendues, surtout en considération de la loi qui prévoit des indemnisations financières, susceptibles d’être prononcées au bénéfice des victimes par la commission d’indemnisation prévue à l’article 236 du code de procédure pénale, devant laquelle l’État sera justiciable avec possibilité d’une action récursoire», appuie InfoMatin.

Il y a comme un vent de justice sociale dans l’air, soupire Le Quotidien de l’Économie après avoir parcouru la Loi de finances 2019 qui prévoit, l’atténuation des dépenses des ménages à travers l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) des consommations mensuelles d’eau et d’électricité, à condition de ne pas dépassent pas 20 mètres cubes et 220 kilowatts.

Dans l’autre sens, Aurore Plus s’en prend à l’approche de développement de ceux qui gouvernent le pays et qui, tout en taxant toujours un peu plus les indigents, ne se refusent rien eux-mêmes : en 2018, les pauvres ont encore contribué à hauteur de 35,5 milliards FCFA de frais de carburant, 60 milliards FCFA de frais de bouche ou encore 42 milliards FCFA de primes diverses.

Exonération de la TVA d’un côté, et renchérissement des prix des produits brassicoles ou encore de la friperie, de l’autre, pour un résultat à somme nulle et un pays dont le nombre de pauvres, insiste le bihebdomadaire, a augmenté, passant d’environ 7,1 millions en 2007 à 8,1 millions en 2014 alors qu’une incidence de la pauvreté, inférieure à 32%, aurait pu permettre d’inverser la tendance.

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