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Les forces israéliennes tuent un Palestinien soupçonné d’avoir tiré sur des Israéliens

Les forces israéliennes ont abattu mercredi un Palestinien soupçonné d’avoir participé à une attaque contre des civils, à la suite de laquelle un bébé israélien mis au monde prématurément était décédé, provoquant une vive émotion.

Le suspect, identifié comme Salah Omar Barghoutzi, 29 ans, a été tué alors qu’il tentait de s’échapper lors d’un raid dans un village de Cisjordanie, a indiqué dans un communiqué le service de sécurité intérieure israélien Shin Bet.

Un nombre indéterminé de personnes ont été arrêtées.

L’annonce du Shin Bet survient quelques heures après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ait promis de traduire en justice les responsables de l’attaque.

« Nous avons perdu il y a quelques heures un nouveau né. Nous trouverons les meurtriers et nous les jugerons », avait déclaré Benjamin Netanyahu à des journalistes étrangers.

Sept personnes, dont une femme enceinte avaient été blessées dimanche par des coups de feu tirés depuis une voiture palestinienne contre des civils à une station de bus près de la colonie israélienne d’Ofra, en Cisjordanie occupée.

Lundi, l’hôpital avait indiqué que les médecins avaient mis au monde le bébé par césarienne – la mère n’était enceinte que de 30 semaines – et que son état s’était détérioré.

Plus tôt dans la journée de mercredi, l’hôpital Shaare Zedek à Jérusalem a fait part du décès du bébé.

« Avec une grande tristesse, nous annonçons la mort de l’enfant (…) après l’attaque, malgré les efforts pour sauver ce bébé prématuré », avait indiqué l’hôpital dans un communiqué.

Le bébé a été aussitôt enterré sur le mont des Oliviers à Jérusalem.


Blessée grièvement, la mère âgée de 21 ans est dans un état stable, selon l’hôpital. La vie des autres blessés n’est pas non plus en danger.

– Attaque « ignoble » –

« Ce décès fend le coeur », a écrit sur Twitter l’envoyé des Etats-Unis pour le Moyen-Orient Jason Greenblatt, en qualifiant l’attaque « d’ignoble ».

La Cisjordanie a été, comme Israël, le théâtre à partir d’octobre 2015 et pendant des mois d’une vague d’attaques anti-israéliennes commises le plus souvent au couteau par de jeunes Palestiniens isolés, mais aussi perpétrées dans certains cas à la voiture bélier et, dans une moindre mesure, à l’arme à feu. Les violences ont notablement diminué d’intensité, mais persistent de manière sporadique.

Entre la Cisjordanie occupée depuis plus de cinquante ans par Israël et Jérusalem-Est annexée par l’Etat hébreu, plus de 600.000 colons israéliens mènent une coexistence souvent conflictuelle avec trois millions de Palestiniens. La colonisation israélienne dans les territoires palestiniens occupés est illégale au regard du droit international.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, autre territoire palestinien, a salué la « résistance » contre Israël après l’attaque de dimanche.

Mardi, un Palestinien a été tué par des tirs des forces israéliennes près de Hébron en Cisjordanie, au cours de ce que la police israélienne a présenté comme une attaque à la voiture bélier.

Après l’attaque de dimanche, M. Netanyahu avait assuré que les assaillants cherchaient à pousser les Israéliens à partir, mais qu’il poursuivrait la colonisation.

« Nous allons leur montrer qu’ils ne nous chasseront pas de notre terre et qu’ils se heurteront à une muraille », a-t-il dit. « Tant que je serai Premier ministre d’Israël, pas un seul juif ne sera chassé de chez lui. Non seulement ils ne seront pas chassés de leurs maisons, mais ils en construiront de nouvelles ».

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