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Les grandes dates du Yémen depuis un siècle

Voici quelques grandes dates de l’histoire du Yémen alors que des pourparlers de paix doivent se tenir en Suède entre le gouvernement et les rebelles Houthis, sous l’égide de l’ONU.

– Yémen du Nord –

En 1918, après le démantèlement de l’empire ottoman, le nord du Yémen devient un royaume indépendant dirigé par des imams zaïdites (branche du chiisme).

En 1962, un coup d’Etat mené par des officiers nationalistes renverse l’imamat. La République du Yémen du Nord est proclamée.

Une guerre civile va durer jusqu’en 1970. L’Egypte de Nasser soutient le camp républicain, tandis que l’Arabie saoudite aide les troupes royalistes qui bénéficient aussi de l’appui discret du Royaume-Uni depuis sa colonie d’Aden (sud).

– Yémen du Sud –

En 1967, le Yémen du Sud devient indépendant des Britanniques, cinquante ans après l’indépendance du Yémen du Nord. C’est la naissance de la République démocratique et populaire du Yémen, prosoviétique.

– Unification –

En 1978, Ali Abdallah Saleh prend la tête du Yémen du Nord.

En 1979, une guerre ouverte oppose les deux Yémen après des incidents frontaliers.

En 1986, le Yémen du Sud est le théâtre de violents affrontements lors d’un coup d’Etat. Les Nordistes observent une stricte neutralité.

En 1990, le Nord et le Sud sont unifiés. Le général Saleh devient président de la République du Yémen, dont la capitale est Sanaa.

Quatre ans plus tard, des séparatistes du Sud lancent une rébellion. Le conflit militaire de mai-juillet 1994 entre le Nord et le Sud se solde par la victoire des troupes du général Saleh.

– Départ de Saleh –

En février 2012, après des mois de contestation populaire, le président Saleh cède officiellement le pouvoir à Abd Rabbo Mansour Hadi après 33 ans de règne. Il accepte, sous la pression des monarchies du Golfe, une transition prévoyant son départ en échange d’une immunité pour lui et ses proches.


– Rébellion des Houthis –

En 2014, les Houthis, s’estimant marginalisés, lancent une offensive depuis leur fief de Saada (nord). En septembre, les rebelles, alliés à des unités militaires restées fidèles à M. Saleh, entrent dans Sanaa.

En janvier 2015, ils s’emparent du palais présidentiel. Le président Hadi fuit Sanaa pour Aden, qu’il proclame capitale « provisoire ».

Les Houthis avancent vers le Sud et s’emparent d’Aden. Leur chef Abdel Malek al-Houthi justifie l’offensive par la lutte contre les extrémistes sunnites d’Al-Qaïda et du groupe Etat islamique (EI).

Le 26 mars 2015, une coalition militaire arabe menée par Ryad lance une opération pour contrer l’avancée des Houthis. Le président Hadi se réfugie dans la capitale saoudienne.

La guerre a fait quelque 10.000 morts, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mais des ONG estiment que le bilan réel des victimes est largement supérieur. Le Yémen est aujourd’hui menacé par une grande famine.

– Rupture dans les deux camps –

Du 28 au 30 janvier 2018, Aden est le théâtre de violents combats entre des forces séparatistes et des unités progouvernementales. Des séparatistes conquièrent la quasi-totalité de la ville et encerclent le palais présidentiel où est retranché le Premier ministre.

Des efforts de médiation de la coalition arabe aboutissent à la levée du siège du palais présidentiel, mais des forces de police et de sécurité fidèles aux séparatistes contrôlent le reste d’Aden.

Le camp rebelle avait aussi connu des divisions internes et des affrontements, lorsque les Houthis avaient assassiné en décembre 2017 leur ancien allié, Ali Abdallah Saleh.

– Hodeida, principal front de guerre –

Le 13 juin 2018, les forces progouvernementales, appuyées par les Emiratis et les Saoudiens, lancent une offensive pour reprendre Hodeida, port crucial pour l’aide humanitaire contrôlé depuis 2014 par les rebelles.

Après une pause durant l’été, l’offensive reprend en septembre. Dans la première quinzaine de novembre, les forces progouvernementales réussissent une percée, mais les combats sont particulièrement meurtriers et une nouvelle pause est marquée pour permettre la tenue de pourparlers de paix en Suède.

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