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Liège-Bastogne-Liège: trois expériences contrastées pour Alaphilippe

Julian Alaphilippe a connu des expériences contrastées dans Liège-Bastogne-Liège depuis ses débuts tonitruants en 2015. Trois participations, trois histoires différentes:

– 2015: la promesse –

A 22 ans, Alaphilippe découvre la Doyenne. Quatre jours plus tôt, il s’est révélé au grand public en prenant la deuxième place de la Flèche Wallonne au mur de Huy. Sur les hauteurs d’Ans, l’arrivée que la Doyenne va délaisser cette année, « Alaf » termine à la même place. Derrière le même homme, l’Espagnol Alejandro Valverde, qui règle un groupe d’une dizaine de coureurs.

« Je suis de nature impatiente mais il ne faut pas presser les choses. Je suis content d’atteindre ce niveau-là dès ma deuxième saison professionnelle », commente le Français qui est adoubé par un grand ancien: « Bernard Hinault m’a dit que j’étais fait du même bois que lui. Cela fait plaisir venant de quelqu’un comme lui, mais je ne vais pas m’enflammer ». Il en est encore au stade des promesses. Le passage de témoin n’est pas encore d’actualité.

– 2016: la désillusion –

Deuxième une nouvelle fois de la Flèche Wallonne, Alaphilippe fait part ouvertement de ses ambitions: « Je suis attendu, je le sais. Je viens ici pour gagner. L’an dernier, j’étais très heureux de faire deuxième même si j’étais frustré de passer à côté de la victoire. Cette fois, je serais déçu si je ne pouvais pas jouer la gagne. »


Mais rien ne se passe comme espéré dans une édition dont le final a été encore durci par l’ajout d’une montée pavée dans les 4 derniers kilomètres. Frigorifié, le coureur de Montluçon termine à une anonyme 23e place. « C’est la première fois, explique-t-il, que je roule sous la pluie, la neige, la grêle et une température aussi froide ».

– 2018: le jeu d’équipe –

Sur la lancée de sa première victoire à Huy, le Français est le grand favori de la Doyenne. Même s’il réfute l’étiquette: « Je suis parmi les favoris. Beaucoup de coureurs sont capables de dynamiter la course dans le final et pourquoi pas de gagner. Tout ne va pas se résumer au duel entre Valverde et moi comme à la Flèche Wallonne. »

La course donne raison au chef de file de l’équipe Quick-Step. C’est son compagnon de chambre, Bob Jungels, qui tire parti de la situation. Lancé en éclaireur à 20 kilomètres de l’arrivée, le Luxembourgeois s’adjuge la classique. Alaphilippe respecte le jeu d’équipe et règle le premier groupe de poursuite pour la 4e place.



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