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Ligue des champions: Lyon, armé pour le braquage à Barcelone ?

La « Remontada » est en vogue en Ligue des champions. Mais Lyon veut sa « sorpresa », sa « surprise » en espagnol: éliminer le Barça de Lionel Messi, dans son Camp Nou, mercredi en 8e de finale retour de Ligue des champions (21h00).

Pour ça, l’OL dispose de deux avantages: un score à l’aller (0-0) qui nourrit tous les espoirs, même les plus fous, et le retour du stratège Nabil Fekir, suspendu lors de la première manche.

Jean-Michel Aulas, le président lyonnais, a déjà son plan en tête. JMA est « convaincu » que c’est « par l’offensive » que son équipe « pourra troubler le Barça », comme il l’a dit dimanche dans Téléfoot.

Après Manchester United (battu 2-0 à l’aller, vainqueur 3-1 à Paris) et l’Ajax Amsterdam (battu 2-1 à l’aller, vainqueur 4-1 à Madrid au retour), un exploit de Lyon pimenterait encore la chronique d’une Ligue des champions 2018-19 déjà riche en sensations fortes.

Lyon a déjà renversé des montagnes par le passé: c’est le dernier club avant l’Ajax à avoir éliminé le Real dès les 8e de finale de la Ligue des champions (1-0, 1-1) en 2010, seule année où il franchi le cap des quarts de finale, contre Bordeaux, pour échouer en demi-finales face au Bayern (0-1, 0-3).

– « Les priver un peu du ballon » –

Ce qui fait dire à Aulas: « Dans l’idéal, il faut marquer un but assez tôt (…) Nabil peut marquer (…) Ensuite, il faut pouvoir résister comme on l’avait fait à Madrid en 8e de finale, on les avait éliminés à l’époque en marquant un but là-bas ». Et de conclure: « 1 à 1 serait un résultat magnifique ».

Avoir en face de soi un extra-terrestre, Lionel Messi, quintuple Ballon d’Or, est bien évidemment dans toutes les têtes lyonnaises. Mais pas de quoi déprimer les hommes de Bruno Genesio.

« Nous savons que Lionel Messi est un génie. Nous avons des ambitions, nous ne sommes pas favoris mais sommes capables de tout, donc nous verrons », confie ainsi le milieu Lucas Tousart au quotidien Le Progrès.

« Si nous parvenons à les priver un peu du ballon et montrer que l’on est présent dans les impacts, tout est possible », croit-il fermement.


Ernesto Valverde, entraîneur du FC Barcelone, ne fanfaronne pas: « Nous avons un match fondamental, son importance n’échappe à personne pour plusieurs raisons; l’identité de l’adversaire, la nature de la compétition… Et nous avons vu ce qui était arrivé dans les autres confrontations en huitièmes ».

– « Notre maître à jouer » –

Tousart, lui, n’a qu’un nom à la bouche: « Nabil est notre maître à jouer et tient un rôle important en dehors et sur le terrain et ça va changer pas mal de choses ».

Fekir a effectivement démontré cette saison sa faculté à répondre présent dans les grands rendez-vous, sur le terrain de Manchester City (2-1) ou celui du Shakhtar Donetsk (1-1), en Europe, ou contre le PSG (2-1) ou Saint-Etienne (2-1) en France.

Grâce à Fekir, mais aussi à son gardien Anthony Lopes qui reste de glace quand la température grimpe, l’OL peut se targuer d’être invaincu cette saison en Ligue des champions (1 victoire, six nuls).

Problème: à Strasbourg samedi (2-2) l’OL a sans doute perdu son défenseur central Marcelo, touché derrière une cuisse et sorti après seulement 17 minutes de jeu.

Le Brésilien fait néanmoins partie du groupe de 23 joueurs qui s’est envolé mardi matin pour Barcelone. Mais sa participation paraît improbable.

L’entraîneur Bruno Genesio devrait plutôt compter sur le Brésilien Fernando Marçal, rétabli d’une blessure similaire, pour le remplacer.

Le tout sera de savoir s’il optera pour une défense à trois – adoptée par les trois dernières équipes à avoir battu le Barça cette saison (Séville, Levante, Betis) – ou quatre têtes. Des têtes qui devront rester froides quand les premières vagues blaugranas vont déferler.



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