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Lituanie : les principaux candidats à la magistrature suprême

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Le premier tour de l’élection présidentielle se tient dimanche en Lituanie. Voici les trois principaux candidats, tous pro-européens, à la succession de Dalia Grybauskaite qui a accompli deux mandats consécutifs.

– Simonyte : souvenirs d’austérité –

L’économiste Ingrida Simonyte s’est retrouvée sous les projecteurs quand elle a dû gérer les dures mesures d’austérité lors de la crise de 2009. L’économie a fléchi alors de près de 15%.

Ses coupes sombres dans les salaires des fonctionnaires et les retraites sont le sujet favori de ses détracteurs. Mais ses partisans soutiennent que ces décisions courageuses ont permis de retrouver la croissance un an plus tard sans dévaluer la monnaie nationale.

Après la défaite des conservateurs aux législatives de 2012, Simonyte a été gouverneure adjointe de la banque centre entre 2013 et 2016, avant de se faire élire députée en 2016.

Favorite des médias en raison de son sens de l’humour, elle soutient ouvertement les droits des gays et compte beaucoup de partisans parmi les jeunes citadins et les libéraux.

L’année dernière, elle a remporté les primaires du parti conservateur, devenant sa candidate, mais n’a jamais adhéré à cette formation.

Célibataire de 44 ans, elle parle couramment anglais, russe et polonais et a des notions de suédois. Amateure de rock et de hockey sur glace, elle aime aussi les livres, la marche nordique et le jardinage.

– Skvernelis : grand flic et Premier ministre –

Il est entré dans la police pour patrouiller sur la voie publique en 1998. Dix ans après, il était déjà commandant adjoint de la police nationale, avant d’en devenir chef suprême en 2011.

Ses réformes pour éliminer la corruption et améliorer la sécurité sur les routes lui ont gagné respect et popularité.

Il entre en politique en 2014 en quittant l’uniforme pour le complet-veston de ministre de l’Intérieur.


Ayant conduit l’Union des Verts et des Paysans à la victoire en 2016, il devient Premier ministre, sans adhérer formellement au parti.

Il se place dans l’opposition aux élites des affaires et de la politique et prône la fermeté pour combattre la corruption et la générosité sociale pour réduire la pauvreté, ce qui lui vaut une forte popularité dans les zones rurales et auprès des électeurs âgés.

Partisan du parler vrai, il a eu des échanges acerbes avec plusieurs hommes politiques. Pour ses critiques, sa querelle durable avec la présidente Dalia Grybauskaite, la personnalité politique la plus populaire du pays, et avec quelques journalistes, font douter de son sérieux, qualité nécessaire pour un chef de l’Etat.

Skvernelis, 48 ans, parle russe, polonais et un peu anglais. Il est marié, avec deux enfants, aime le basket, le sport national lituanien, et le jardinage.

– Nauseda : une voix modérée –

Gitanas Nauseda est novice en politique: il a fait carrière dans la banque commerciale, devenant récemment conseiller du président de la plus grande banque lituanienne.

Depuis dix ans, il s’est fait connaître du public comme un fin commentateur des questions économiques et financières, adoptant des positions modérées et équilibrées sur presque tous les problèmes.

A 54 ans, il ne bénéficie de l’appui d’aucune force politique importante et se positionne comme un homme de compromis tout en se réclamant du centre droit.

Pour ses sympathisants, dont l’ancien président Valdas Adamkus, Nauseda représente un nouveau visage et est un érudit qui pourrait apporter plus d’harmonie dans la vie politique. Ses ennemis le dépeignent comme un candidat irrésolu, au service des milieux d’affaires.

Il parle couramment anglais, allemand et russe. Marié, il a deux filles, il est collectionneur de livres rares et joueur d’échecs.

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