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L’opposition dévoile son plan de lutte contre le parrainage

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Saisine de la justice et intensification des manifestations et des actions multiformes. C’est la stratégie de l’opposition la plus représentative pour pousser le président Macky Sall à retirer sa fameuse loi sur le parrainage.

L’opposition radicale conteste toujours le ministre de l’Intérieur et la loi sur le parrainage, malgré sa participation, hier, à la rencontre entre la direction générale des élections et les coordonnateurs nationaux des candidats déclarés à l’élection présidentielle de février 2019. «Du point de vue formel, pour tenir compte de la loi électorale, le Frn avait instruit ses membres qui envisageraient de se présenter au scrutin du 24 février 2019 de désigner leur coordonnateur national. Et cette désignation ne vaut en aucune façon acceptation par les partis membres du Frn du système scandaleux et inacceptable de parrainage que le gouvernement a mis en place pour éliminer certains candidats dans le cadre du coup d’état électoral qu’il s’apprête à perpétrer pour tenter d’assurer un second mandat improbable au candidat Macky Sall», prévient la conférence des leaders de l’opposition.

Ainsi, au plan judiciaire, les partis de l’opposition regroupés autour du Frn vont déposer aujourd’hui, un recours pour l’annulation de l’arrêté du ministre de l’Intérieur pour notamment «l’illégalité» de l’existence de 2 modèles de fiche de collecte de parrainages et «l’illégalité» de l’absence de la mention signature sur la fiche numérique. «Sur l’arrêté du ministre, tout le monde est maintenant édifié sur ce qu’ils ont appelé le discriminant. Ils ont ajouté une chaine de 17 caractères numériques pour multiplier les erreurs de saisie et disqualifier les parrainages des candidats de l’opposition sachant que l’Apr dispose du fichier électoral avec l’ensemble de ses rubriques», affirment les leaders de l’opposition qui étaient en conférence de presse, hier, au siège de Bokk Gis Gis.

Mais le combat ne sera pas uniquement judiciaire. En effet, au plan politique, l’opposition a décidé de mener et d’intensifier des manifestations et des actions multiformes. Déjà, elle informe l’autorité administrative de l’organisation d’un sit-in devant le ministère de l’Intérieur pour le mardi 4 septembre pour exiger l’abandon des parrainages, l’accès pour l’opposition au fichier électoral et la mise en place d’une autorité indépendante pour organiser les élections. Un plan d’action est en train d’être finalisé et sera porté à la connaissance des Sénégalais.

L’opposition accuse le pouvoir d’être dans une dynamique de saboter le scrutin. «Le sabotage des élections a commencé avec cette convocation où l’objectif visé était non seulement de donner un nombre fictif de candidats pour justifier le parrainage mais aussi de ficher les vrais coordonnateurs nationaux pour essayer de les détourner plus tard», dénoncent les leaders de l’opposition.


Cette conférence de presse s’est tenue quelques heures seulement après la rencontre entre la direction des élections et les représentants des candidats. Et à en croire ces opposants, cette réunion a accouché d’une souris. «Du théâtre. Rien que du théâtre, comme nous l’avions imaginé», disent-ils.

Par ailleurs, l’opposition reproche au ministère de l’Intérieur d’avoir lancé les opérations de parrainage des candidats à l’élection présidentielle alors que dans le même temps, il oppose une fin de non recevoir à ses nombreuses requêtes pour disposer d’une copie du fichier électoral. Pourtant, d’après elle, il est de notoriété publique que l’Apr a mis depuis plusieurs mois le nouveau fichier électoral à la disposition de ses responsables qui l’ont exploité dans le cadre de la campagne de collecte des parrainages qu’ils ont commencée depuis longtemps en toute illégalité.

«Une fois de plus, le parti pris et les graves manœuvres frauduleuses démontrent que le ministre de l’Intérieur est définitivement disqualifié pour organiser les prochaines élections. Plus que jamais, nous, partis, membres du Frn, constatons, face à la catastrophe imminente que constitue l’élection présidentielle du 24 février, après des mois de manifestations de masse, après de multiples rencontres avec les autorités religieuses et diplomatiques, que le régime de Macky Sall reste sourd à nos revendications, et même à un dialogue sincère pour aller vers des élections sincères», pestent encore le Pds, Rewmi, Bokk Gis Gis, Act, Pastef, Tekki, etc.


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