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Madagascar: la bonne gouvernance, cheval de bataille d’Andry Rajoelina

Pressé d’en finir avec la corruption, le président de Madagascar Andry Rajoelina, a fait de la bonne gouvernance un de ses axes d’actions prioritaires pour les cinq prochaines années. Il a engagé de ce fait des réformes, en cours, pour instaurer un climat d’Affaires favorable aux investissements.Tolérance zéro et exemplarité des sanctions en matière de corruption: voilà la directive envoyée par Andry Rajoelina au gouvernement et à l’ensemble de l’administration, au début de son mandat. De fait, c’est une véritable guerre qu’il entend mener contre ce fléau qui concerne une grande partie de l’administration malgache depuis des décennies. 

« Tous ceux qui, corrupteurs ou corrompus, citoyens lambda ou hommes d’Affaires, proches du pouvoir ou opposants, franchiront la ligne rouge seront impitoyablement sanctionnés », avait-il d’ailleurs prévenu avec fermeté en tout début de mandat.

Dans le cadre de cette offensive, sont ciblés pêle-mêle les marchés fictifs, la corruption au sein des collectivités territoriales décentralisées, des services fonciers, de la justice, de la gendarmerie nationale, de la police nationale, de l’éducation nationale, de l’environnement, de la douane et des impôts.

A travers un vaste programme, le président de Madagascar Andry Rajoelina, veut assainir l’administration publique afin de la rendre plus compétitive, en réponse aux défis du pays. Ce qui devrait permettre, davantage, d’impulser la dynamique de développement. 

Vers une profonde réforme de la justice

Le gouvernement, qui lui a emboîté le pas, travaille sur de nouvelles mesures à adopter afin de renforcer et d’améliorer le cadre juridique et institutionnel de la lutte contre la corruption avec des gratifications pour les bons fonctionnaires et des sanctions exemplaires pour les récalcitrants.

Début novembre, Andry Rajoelina est allé d’un cran plus loin lors de la réunion des membres du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), dont il assure la présidence. À cette occasion, il a émis le souhait de réformer la justice en profondeur. « Un changement est nécessaire et doit être appliqué notamment au niveau de la mentalité et dans la façon de travailler », a-t-il martelé.


Les plaintes pour corruption à l’encontre de la police de l’air et des frontières étant récurrentes, le président s’est déplacé à l’Aéroport international d’Ivato début octobre. M. Andry Rajoelina est resté près d’une heure sur les lieux pour détailler le circuit auquel les passagers devraient se soumettre pour le contrôle et les formalités avant embarquement, appelant une nouvelle fois à la tolérance zéro en matière de corruption.

Arsenal anti-corruption

Le locataire d’Iavoloha en est convaincu: son combat en faveur de la bonne gouvernance permettra de créer un climat d’Affaires favorable aux investissements. Lors de son séjour à Sotchi en octobre lors du Sommet Russie-Afrique, il s’est attaché à souligner que l’Etat malgache met tout en œuvre pour y parvenir.

Cet objectif ainsi que la lutte contre la corruption ont également été au cœur de l’argumentation d’Andry Rajoelina lorsqu’il a reçu des représentants du Medef (Mouvement des entreprises de France) au Palais d’Etat à Iavoloha, début octobre. Il leur a envoyé un signal fort en détaillant les efforts fournis par l’État malgache en matière de sécurisation des investissements et de mise en place de cadres juridiques stables.

Des initiatives concernant la lutte contre la corruption sont entreprises avec la simplification des procédures administratives et la promotion de la transparence. Au vu du feu vert donné par la Banque mondiale début novembre pour la mise en œuvre du plan d’émergence de Madagascar, Andry Rajoelina a visiblement su convaincre.



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