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Maduro nie qu’un de ses ministres soit lié au Hezbollah

Le président vénézuélien Nicolas Maduro est sorti vendredi en défense de son ministre Tareck El Aissami, pris pour cible selon lui par Washington et des « traîtres » de son gouvernement, qui le lient au mouvement chiite Hezbollah.

Lors d’un discours en public auquel assistait Tareck El Aissami, Nicolas Maduro a assuré que le gouvernement américain « passait son temps à s’en prendre » à son ministre de l’Industrie « car il est le fils d’un couple arabe (…), (et qu’il est) issu d’une famille en partie en Syrie et en partie au Liban ».

« Ils veulent le lier au Hezbollah. Je connais bien Tareck, je le connais très bien. Jamais de la vie il n’a eu un contact avec personne du Hezbollah », a déclaré le chef de l’Etat socialiste.

M. El Aissami, 44 ans, figure depuis février 2017 sur la liste des trafiquants de drogue de Washington, principal soutien de l’opposant vénézuélien Juan Guaido.

En février, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait affirmé que le Hezbollah, soutenu par l’Iran et considéré comme une organisation « terroriste » par les Etats-Unis, était actif au Venezuela.


Des propos confirmés fin juin par l’ancien chef du renseignement du Venezuela, le général Cristopher Figuera, parti en Colombie après un soulèvement raté contre Nicolas Maduro.

M. Figuera avait affirmé dans un entretien au quotidien Washington Post que des cellules du Hezbollah opéraient dans plusieurs régions du pays et y levaient des fonds.

« Tous les jours, le Département d’Etat et les traîtres partis là-bas (aux Etats-Unis) pour se mettre au service de l’empire gringo, attaquent (Tareck El Aissami) car c’est un homme courageux, qui n’a pas de prix, un vrai patriote et un révolutionnaire », a insisté M. Maduro.



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