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Sénégal : Moussa Bocar Thiam dénonce une procédure « sans base légale » devant la Haute Cour

L’ancien ministre de la Communication, Moussa Bocar Thiam, conteste vigoureusement sa mise en accusation devant la Haute Cour de justice…

L’ancien ministre de la Communication, Moussa Bocar Thiam, conteste vigoureusement sa mise en accusation devant la Haute Cour de justice du Sénégal, évoquant une procédure juridiquement infondée.

L’ancien ministre sénégalais de la Communication, Moussa Bocar Thiam, est monté au créneau après l’adoption, à l’unanimité, par la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains, de la résolution actant sa mise en accusation devant la Haute Cour de justice.

Mis en cause dans une affaire présumée de malversations financières en lien avec le Projet Parc de Technologie numérique, l’ex-membre du gouvernement rejette catégoriquement les faits qui lui sont reprochés. Dans un communiqué rendu public le lundi 23 février 2026, il dénonce une procédure qu’il qualifie de « poursuite sans base légale ».

Selon ses déclarations, il aurait découvert par voie de presse la volonté de l’Assemblée nationale de le traduire devant la juridiction compétente, alors même qu’aucun rapport émanant des organes de contrôle ne mettrait en cause sa gestion ministérielle.

L’ancien ministre affirme être, à ce jour, le seul membre du gouvernement poursuivi sans rapport préalable de la Cour des comptes, de l’Inspection générale d’État (IGE), de la CENTIF ou encore de l’Inspection générale des finances (IGF). À ses yeux, cette situation remet en cause la solidité juridique de la procédure engagée.

Poursuivant son argumentaire, il s’appuie sur une décision du Conseil constitutionnel du Sénégal, datée du 24 juillet 2025, qui aurait déclaré non conforme à la Constitution une disposition du règlement intérieur de l’Assemblée nationale relative à la Haute Cour de justice. Il estime ainsi que les députés ne disposeraient pas d’un fondement juridique valable pour saisir cette juridiction.

Par ailleurs, le maire de Ourossogui s’interroge sur la nature même des accusations portées contre lui. Il remet notamment en question la qualification de détournement de deniers publics dans une affaire impliquant, selon lui, des fonds privés et des travaux réceptionnés par les structures compétentes.

Avocat inscrit aux barreaux de Paris et du Sénégal, Moussa Bocar Thiam soutient qu’aucune mesure de privation de liberté ne pourrait être légalement prononcée en l’absence d’éléments probants dans ce dossier.

Face à la tournure des événements, il annonce avoir décidé de suspendre temporairement ses activités professionnelles au sein de son cabinet international basé dans le Golfe, afin de regagner le Sénégal et répondre aux accusations portées contre lui.

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