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Philippines: l’ancienne présidente Arroyo libérée des dernières charges à son encontre

La justice philippine a levé vendredi la dernière d’une longue série d’accusations à l’encontre de l’ancienne présidente Gloria Arroyo, couronnant une réhabilitation remarquable de l’ancienne et controversée dirigeante, alliée de l’actuel président Duterte.

Selon l’arrêt du tribunal de Manille, rendu vendredi, il n’y a pas assez de preuves pour soutenir les accusations selon lesquelles l’ancienne présidente Arroyo aurait conspiré avec des politiciens locaux afin de truquer en 2007 les élections de mi-mandat, en vue de favoriser ses alliés au Sénat.

« Devant l’échec de l’accusation à prouver la culpabilité de l’accusée au-delà de tout doute raisonnable et malgré de nombreuses opportunités, les charges de +sabotage électoral+ à l’encontre de Mme Arroyo sont abandonnées par la présente », indique la décision du tribunal.

L’ancienne présidente de 71 ans avait dirigé les Philippines de 2001 à 2010, mais son mandat avait été entaché d’allégations de corruption massive et de fraudes électorales.

En 2011, Gloria Arroyo avait finalement été emprisonnée pour « sabotage électoral », avant d’être aussi accusée en 2016 d’avoir volé 366 millions de pesos philippins (environ 6 millions d’euros) issus d’une loterie publique en faveur d’associations caritatives.


Benigno Aquino, un fervent opposant de Mme Arroyo, avait fait d’elle la cible principale de sa campagne anti-corruption, lorsqu’il avait été élu président en 2010.

La chance est revenue pour l’ancienne dirigeante lorsque son allié Rodrigo Duterte est à son tour élu président en 2016. Mme Arroyo constitue un soutien fidèle de l’actuel président, dont la campagne controversée contre les drogues, largement condamnée par les associations des droits humains, a coûté la vie à des milliers de personnes.

Gloria Arroyo a ainsi été autorisée en 2016 à être libérée sous caution concernant l’accusation de sabotage électoral. Elle a été effectivement relâchée plus tard dans l’année, lorsque la Cour Suprême des Philippines a abandonné les charges pour vol la concernant.

Malgré les controverses, l’ancienne dirigeante avait été élue membre du Congrès en 2010, en tant que députée de la province du Nord de Manille, d’où sa famille est originaire. Elle occupe toujours cette fonction et a été élue en juillet présidente de la Chambre des représentants, chambre basse du Congrès des Philippines.



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