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Politique, économie et sport au menu des quotidiens marocains

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L’action gouvernementale, la problématique du contrôle des prix des carburants et les erreurs d’arbitrage lors de la finale aller entre le WAC et l’Espérance de Tunis, sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce lundi.+Aujourd’hui le Maroc+, qui aborde la question du contrôle des prix des carburants, relève que le ministre en charge de cet épineux dossier a passé des mois et des mois à tourner autour du pot sans être capable de trancher et surtout de reconnaître une erreur originelle commise au moment de la réforme de la compensation, ou plutôt sa suppression.

Ce qui est étonnant c’est que la question posée aujourd’hui devait l’être au moment de la prise de décision. Mais connaissant la tendance de certains politiciens à préférer plus le show et le populisme, ils ne pouvaient pas rater une si belle opportunité à la veille du rendez-vous électoral de 2016, constate-t-il.

Aujourd’hui, c’est exactement la même logique électoraliste qui prévaut encore en dépit de la gravité de la situation : à commencer par le ministre en charge du dossier lui-même, personne dans son parti n’a encore osé et n’osera dire la vérité aux Marocains, à savoir que la décision sur la compensation a été techniquement très mal préparée et mise en œuvre car ce qui primait à l’époque pour certains du même bord, c’était d’en tirer un profit électoral maximal, relève-t-il.

+L’Economiste+ revient sur l’action du gouvernement. Pour la publication, le chef du gouvernement doit expliquer pourquoi il n’a pas réussi à inverser la principale courbe de son mandat: celle des résultats.

Alors que le style énergique mais aussi provocateur, de Benkirane a conduit à un mandat brouillon et à une ambiance tendue au sein de la majorité, la normalité de son successeur nourrit désormais d’inquiétantes interrogations sur la capacité à faire. Courtois, discret, abordable, El Otmani aura fait de cette normalité un marqueur de sa gestion. Il aurait même pu le tourner à son avantage, mobiliser à son compte ces traits de caractère en évitant les prises d’otages idéologiques et en se concentrant sur les choix pragmatiques, soutient-il.

A l’issue de 24 mois au pouvoir, trop de dossiers sont restés en jachère. Pour ne citer que quelques exemples la réforme de l’éducation bloque sur la question des langues alors que le chef de gouvernement et son équipe n’arrivent pas non plus à rassurer le monde de l’entreprise, c’est-à-dire ceux qui investissent et créent de l’emploi, estime-t-il.

Au registre sportif, +Al Massae+ écrit que le héros de la rencontre du vendredi dernier en finale aller de la Ligue des champions s’appelle Gehad Grisha. L’arbitre égyptien, qui a officié lors du match ayant opposé le Wydad de Casablanca et l’Espérance de Tunis, a sorti l’une des pires prestations de la compétition, rajoutant de la tension dans cette finale explosive.


Dans le détail, Grisha a ouvert la liste des fautes avec un carton jaune imaginaire à l’encontre d’Achraf Dari qui va priver ce dernier d’une participation au match retour. Mais le pire est à venir, analyse le quotidien.

Alors que le Wydad est mené 1-0 et que la première phase touche à sa fin, Ayoub El Amloud se joue de la défense adverse et place le ballon au fond de la cage du gardien tunisien. Sous la pression des joueurs de l’EST, Grisha décide de recourir à la VAR.

A la stupéfaction totale des joueurs du Wydad, il invalide le but d’El Amloud sous prétexte que le ballon a touché la main d’Ismail Haddad. De l’avis unanime des experts, la «faute» de Haddad est totalement imaginaire et le but est valide.

Ce vendredi, le Wydad n’était pas au bout de ses surprises. L’attaquant Michel Babatunde profite d’un cafouillage dans la surface du gardien et envoie le ballon au filet, mais sa frappe est contrée par un défenseur de l’Espérance qui a utilisé sa main pour couper la trajectoire au ballon.

Tout le Complexe Moulay Abdellah retient son souffle pendant cinq longues minutes durant lesquelles l’arbitre égyptien a revu l’action à plusieurs reprises. Mais au final, c’est le coup d’éclat, puisque Grisha décide qu’il n’y a pas penalty.

Au bout du compte, Grisha a brandi 7 cartons jaunes, un carton rouge concédé par Brahim Nekkach, et provoqué l’un des plus gros scandales d’arbitrage de l’histoire de la Champions League africaine.



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