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Politique et faits sociaux en couverture des journaux camerounais

Les faits de société et la veillée d’armes pour les élections législatives et municipales du 9 février prochain, occupent une place de choix dans les journaux camerounais parus vendredi.Délaissant un champ politique bouillonnant en cette veille de double scrutin, Mutations consacre sa principale manchette à la séparation, réussie dans un hôpital français, de sœurs siamoises dont l’incroyable histoire tient le pays en haleine depuis quelques mois. gées d’un an, Bissie et Eyenga ont été séparées le 13 novembre dernier à l’Hôpital femme-mère-enfants des hospices civils à Lyon, renchérit son confrère à capitaux publics Cameroon Tribune.

Il a fallu sept heures et la collaboration d’une vingtaine d’experts, pour la réussite de cette séparation, s’extasie cette publication face à la prouesse médicale, rendue possible grâce à la solidarité de plusieurs structures en France et au Cameroun.

Si les sœurs siamoises peuvent désormais grandir dans la sérénité, Le Jour, lui, est allé recenser ce qu’il considère comme «les quartiers dangereux de la capitale», ces lieux où, à Yaoundé, des populations se sont installées dans des zones non constructibles, vivant en permanence sous la menace d’une catastrophe naturelle.

Pêle-mêle, la publication a dénombré des milieux marécageux, à flanc de montagne ou encore des reliefs à l’affleurement rocheux. Directeur de l’urbanisme à la Communauté urbaine, Marie Solange Mbang dénonce l’occupation anarchique et illégale des sols et des bas-fonds, dans une ville abritant désormais quelque 3,5 millions d’âmes. Et d’annoncer le déguerpissement imminent de 3000 maisons identifiées et à déguerpir à travers la cité.

À plus de 1000 kilomètres de Yaoundé, L’Œil du Sahel dresse le portrait d’un vénérable personnage à qui on donnerait le bon Dieu sans confession : Dalgo Mangalkra. Sauf que cet homme de 80 ans vient d’être pris dans les filets des forces de défense et de sécurité dans sa posture de preneur d’otages en chef contre rançons, à tête d’un gang de malfrats où trône également son propre fils.

Pour The Guardian Post, à cheval entre le social et la politique, le sujet phare de l’heure est l’introduction, par le gouvernement au Parlement, d’un projet de loi criminalisant l’apologie du tribalisme et la promotion de la haine entre communautés, dans un pays qui compte plus de 241 groupes ethniques. «Il était temps !» se réjouit Cameroon Tribune : «Tous les observateurs sont aujourd’hui unanimes pour dire que si l’expansion du tribalisme n’est pas stoppée et combattue vigoureusement, il suffira d’une étincelle pour que tout s’embrase.»


Le climat est également tendu au sein des partis politiques de l’opposition, semble répondre en écho Le Messager à propos de la constitution des dossiers de candidature pour les prochaines élections législatives et municipales : entre chantage, marchandage et arnaque, l’obtention des pièces s’avère un véritable chemin de croix pour les adversaires du Rassemblement démocratique du peuple camerounais.

Avant même les dossiers, temporise Cameroon Tribune, il faut déjà résoudre l’équation des investitures où «l’ombre d’une primaire ne plane pas» dans de nombreuses formations en lice alors que, rappelle le quotidien bilingue, la date limite de dépôt des dossiers est fixée au 25 novembre prochain.

«À la recherche des bons candidats», titre fort à propos L’Action, l’hebdomadaire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc, au pouvoir), qui pour sa part s’en remet à la circulaire attendue du président national, Paul Biya, quant à la procédure choisie pour leur investiture. Il s’agit d’«un choix cornélien» entre les primaires au nom de la démocratie, et les investitures au nom de la discipline du parti, reconnaît perfidement, dans les colonnes de Le Soir, Saint Eloi Bidoung, adjoint au maire de Yaoundé 6 et dignitaire du pouvoir.

Quelle que soit la formule choisie par les uns et les autres, The Post attire l’attention sur la situation chaotique qui continue de prévaloir dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où la guerre séparatiste continue de faire rage et où, manifestement, aucune élection ne peut être envisagée en l’état actuel de l’insécurité et des violences.


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