La Présidence sénégalaise publie plusieurs avant-projets de lois issus des dialogues nationaux, ouvrant une nouvelle phase de réformes politiques.
La Présidence de la République du Sénégal a annoncé la mise en ligne de plusieurs avant-projets de lois issus des dialogues nationaux organisés en 2024 et 2025. Ces textes portent sur des transformations majeures du système politique, notamment la révision de la Constitution et la refonte du dispositif électoral. Ils sont désormais accessibles au public à travers une plateforme numérique dédiée.
Selon les autorités, ces avant-projets sont le fruit d’un processus de concertation élargi. Ils traduisent les recommandations formulées lors des dialogues nationaux, ensuite structurées juridiquement par des comités d’experts et de représentants institutionnels.
Parmi les principales mesures envisagées figurent la création d’une Cour constitutionnelle indépendante et la mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante. La révision du Code électoral ainsi que la redéfinition du statut des partis politiques sont également prévues. Ces réformes s’inscrivent ainsi dans une volonté affichée de renforcer la transparence et l’équilibre des institutions.
Le Dialogue national sur le système politique, tenu en 2025 à Diamniadio, constitue le socle de ces propositions. Cette rencontre, qui s’est déroulée du 28 mai au 4 juin, a réuni plusieurs acteurs politiques et sociaux autour de discussions approfondies.
Selon le facilitateur général, Cheikh Gueye, les échanges ont permis d’aboutir à des consensus importants, notamment sur les réformes institutionnelles. Un accord de 94 % a également été enregistré sur les questions électorales. Plus de 15 000 contributions citoyennes ont été recueillies via la plateforme Jubbanti, traduisant une forte implication des populations dans ce processus.
À l’époque, le ministre de l’Intérieur, Jean-Baptiste Tine, avait salué la qualité des débats et évoqué plusieurs avancées, dont la création de la CENI et la dématérialisation du processus électoral. Il a depuis été remplacé par Bamba Cissé. La Présidence appelle désormais les citoyens, les acteurs politiques et la société civile à s’approprier ces textes. Elle invite à un débat ouvert et constructif en vue de leur mise en œuvre.
Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, réaffirme pour sa part son engagement en faveur d’un processus inclusif, estimant que ces réformes doivent consolider l’État de droit et renforcer la gouvernance démocratique.




