Le Parlement sénégalais entre dans une nouvelle phase politique. Réuni ce dimanche 24 mai, le Bureau de l’Assemblée nationale a validé la demande de réintégration d’Ousmane Sonko, qui retrouve officiellement son mandat de député après son départ de la Primature.
Dans le même temps, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a présenté sa démission de la tête de l’institution parlementaire. Proche d’Ousmane Sonko et membre influent du Pastef, il conserve toutefois son siège de député. Sa démission a été officiellement constatée par le Bureau de l’Assemblée.
Cette séquence politique intervient seulement deux jours après le limogeage d’Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye, dans un contexte marqué par des tensions croissantes entre les deux anciens alliés arrivés ensemble au pouvoir en avril 2024.
À l’issue de la réunion du Bureau, la Conférence des présidents a fixé au mardi 26 mai l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale. Cette échéance pourrait ouvrir la voie à l’arrivée d’Ousmane Sonko au perchoir, alors que le Pastef dispose d’une très large majorité parlementaire avec 130 sièges sur 165.
Dans un message publié sur Facebook, El Malick Ndiaye a expliqué que sa décision relevait d’un « choix personnel » guidé par « l’intérêt supérieur de la Nation » et sa conception des institutions. Sans détailler davantage ses motivations, cette démission apparaît néanmoins comme un nouvel épisode majeur dans la recomposition du pouvoir sénégalais.
La nomination du futur président de l’Assemblée sera particulièrement suivie, car elle pourrait redessiner les équilibres politiques au sommet de l’État. Le président Bassirou Diomaye Faye doit désormais également désigner un nouveau Premier ministre, qui devra ensuite obtenir l’approbation des députés dans un délai maximal de trois mois.




