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Santé, économie et social au menu des quotidiens et hebdomadaires marocains

La communication officielle autour de la grippe, la problématique du chômage, les enjeux de la réforme du système éducatif et l’énergie solaire sont les principaux sujets traités par les quotidiens et hebdomadaires marocains parus ce samedi.+La Vie Eco+ commente la communication officielle sur la grippe H1N1, qui a fauché une dizaine de vies humaines. La grippe H1N1 ayant malheureusement déjà emporté des vies au Maroc, le discours « rassurant » des autorités « n’en est que plus inaudible, et seul le nombre des victimes ayant succombé au virus résonne et fait monter l’inquiétude », écrit l’hebdomadaire.

Des propos du gouvernement « aseptisés » et « dénués de toute compassion» rendent le discours officiel encore plus confus, estime-t-il.

«Quand on veut communiquer dans une situation officielle, il faut être clair, sincère et éviter d’infantiliser l’opinion publique. Autrement dit, reconnaître au Marocain le droit d’avoir peur, mettre du cœur dans le discours, montrer des gens qui travaillent pour contrer le danger», relève-t-il.

+Finances News Hebdo+ aborde la problématique du chômage au Maroc. La publication affirme que le taux de chômage national a, certes, diminué, passant de 10,2 à 9,8% entre 2017 et 2018, mais « une lecture plus approfondie des chiffres devrait pousser l’Exécutif à plus de retenue et à ne pas trop verser dans l’autosatisfaction. Car, sur le pont du chômage, errent encore 1.168.000 personnes qui n’arrivent pas à intégrer le marché du travail ».

De plus, sur les 112.000 postes d’emploi créés, les services s’accaparent 58%, soit 65.000 emplois, au moment où le secteur de l’industrie, y compris l’artisanat, n’en a créé que 13.000, relève-t-il.

Autre raison qui pousse à consommer la baisse du taux de chômage avec beaucoup de modération : les hausses les plus importantes du taux de chômage ont été enregistrées parmi les diplômés des facultés. A cela, s’ajoutent les carences de plus en plus criantes au niveau de la formation professionnelle, où le taux de chômage des détenteurs de ce type de diplôme est supérieur aussi bien à celui des diplômés de l’enseignement général qu’à celui de l’ensemble des diplômés âgés de15 ans et plus, constate-t-il.

+Al Bayane+, s’intéresse à l’énergie solaire, soulignant que’avec 35% de son énergie issus de sources renouvelables grâce à des sites comme la centrale solaire Noor Ouarzazate, le Maroc est sur la voie d’atteindre son objectif de porter à 42% la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique à l’horizon 2020.

Le Royaume, dont les combustibles fossiles importés couvraient jusqu’ici 97% de ses besoins énergétiques, souhaite diversifier ses sources énergétiques et devenir un leader mondial en matière des énergies renouvelables. En conséquence, le pays s’est fixé l’un des objectifs énergétiques les plus ambitieux au monde, celui de porter la part des sources renouvelables à 42% de son mix énergétique d’ici 2020, rappelle le quotidien.


Évoquant les enjeux de la réforme du système éducatif, +Challenge+ souligne l’urgence pour redonner à l’école son rôle d’apprentissage, d’ouverture sur le monde de l’emploi et sur l’environnement international, afin qu’elle retrouve sa vocation d’intégration et de promotion sociales.

La politique s’est érigée, chez nous, en facteur de blocage de toute évolution vers l’efficacité de l’action publique. Le mélange entre les concepts devant encadrer les moyens linguistiques dans l’opération éducative fait beaucoup de dégâts et fausse les débats, déplore l’éditorialiste, jugeant nécessaire que les législateurs « regardent un peu l’étendue des dégâts provoqués par l’inaction ».

+Le temps+ aborde la lutte contre le trafic de stupéfiants. Le journal constate que 1,34 million de comprimés de psychotropes (dont de l’«Ecstasy») ont été saisis en 2018 par la police dans différentes villes du pays et que plus de 3.500 suspects ont déférés devant la Justice à cause de ce trafic.

Publiquement et médiatiquement surexposés quand il s’agit de lutte contre la grande criminalité et le terrorisme, en collaboration avec la DGST, les services de la Sûreté Nationale « abattent un travail énorme mais parfois méconnu sur le front de la lutte contre les trafics de drogue », relève l’hebdomadaire.

+Libération+ rapporte que le Maroc et la Côte d’Ivoire ont signé un mémorandum d’entente dans le domaine de la réforme et de la modernisation de l’administration publique.

Le protocole signé vise le renforcement du partenariat maroco-ivoirien en matière de modernisation du service public de même qu’il entend asseoir un cadre de coopération entre les deux départements respectifs sur les sujets d’intérêt commun. Il porte ainsi sur la simplification et la dématérialisation des procédures administratives ainsi que l’interconnexion entre les administrations publiques à travers le développement des technologies de l’information et de la communication, indique le quotidien.



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