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Sécurité, économie et administration au menu des quotidiens marocains

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Les quotidiens marocains parus ce vendredi traitent de nombreux sujets notamment le volet sécuritaire, les échanges commerciaux Maroc-Afrique et la libération des biens publics.+Al Ahdath Al Maghribia+ rapporte que les services du gouvernement ayant des relations avec la sécurité et le renseignement ont reçu des instructions pour intensifier les opérations de contrôle 24h/ 24 pour anticiper toute exploitation par les terroristes de la période de forte affluence dans les postes-frontières.

L’attention est particulièrement orientée vers le port de Tanger Med, Bab Sebta et l’aéroport Mohammed V d’où les terroristes essayeraient d’entrer sur le territoire national ou d’introduire des armes et des explosifs.

D’autant, ajoutent les mêmes sources, que de nombreuses tentatives d’introduction d’arme ou de passage de terroristes ont échoué grâce à la vigilance des services de sécurité aéroportuaires. L’utilisation de faux documents d’identité et de faux passeports est devenu la première préoccupation pour les services de renseignement notamment pendant la période estivale quand des milliers de MRE, de touristes et de voitures traversent la Méditerranée vers le Maroc.

+L’Economiste+  note que si le déficit commercial avec l’Europe culmine à 116 milliards de DH (1 euro = 10,7 DH) avec l’Europe, principal partenaire économique du Royaume, il affiche un excédent avec l’Afrique et ce pour la quatrième année consécutive.

« Les échanges ont atteint 41 milliards de DH en 2018 dont 22 milliards de DH d’exportations. Ces dernières ont augmenté de 29% en quatre ans alors que les importations ont baissé de 5% sur la période. Ce repli provient essentiellement des échanges avec les pays de l’UMA (-23%)». Le journal estime que la réorientation de la stratégie africaine du Maroc donne des résultats encourageants même s’il reste encore beaucoup à faire.

« Le retour du Maroc dans l’Union africaine et l’adhésion à la CEDEAO vont servir ce dessein. A la clé, il y aura une ouverture plus grande sur les marchés de l’Afrique subsaharienne et plus de facilité pour les entreprises marocaines d’y exporter». Elles pourront être aidées en cela par les banques et les compagnies d’assurances marocaines qui sont bien ancrées sur ces marchés.


Aujourd’hui, 38% des exportations vers l’Afrique sont les engrais, les boîtes de conserves et les poissons (frais, salés, séchés ou fumés). Le ciment y est aussi envoyé (plus de 500 millions de DH en 2018). «Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, l’Algérie ou encore le Nigéria sont parmi les principales destinations des produits marocains». Le Maroc lui se ravitaille principalement d’Egypte, d’Algérie et de Tunisie pour 14,7 milliards de DH en 2018, soit 78% du volume global des importations d’origine africaine. «Le Maroc achète essentiellement les hydrocarbures, les dattes et les huiles de pétrole et lubrifiants aux pays africains ».

+Assabah+  écrit en Une que d’après des sources au sein du ministère des Finances, il existerait actuellement plusieurs milliers d’hectares appartenant à l’Etat qui sont exploités illégalement par de tierces parties. C’est ce qui expliquerait le nombre important de procédures judiciaires entamées pour les récupérer. En tout, selon les données rapportées par le journal, il y a actuellement quelque 4.660 dossiers qui sont soumis à la justice pour un foncier total de plus de 400.000 hectares. La valeur de ces biens: 88 milliards de dirhams.

La même source ajoute que 62% de ces dossiers sont encore traités en première instance. Cependant, 29% sont soumis aux tribunaux d’appel tandis que 9% sont en cassation. Une fois abouties, ces procédures judiciaires devraient permettre à l’Etat de récupérer une grande partie des biens concernés, comme ce fut le cas l’année dernière. En effet, plus de 14.000 hectares ont été récupérés l’année dernière grâce aux procédures judiciaires enclenchés par les pouvoirs publics. Une grande partie de ces biens était exploitée par des personnes physiques.

Les sources du journal expliquent que la nécessité du recours à la justice pour la récupération de ce foncier est due à sa nature. Contrairement aux biens entrant dans le domaine public, ceux faisant partie du domaine privé de l’Etat ne peuvent en effet être récupérés qu’après l’épuisement de l’ensemble des procédures judiciaires possibles.



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