International › APA

Sénégal : l’ambassadeur américain encourage l’entrepreneuriat des jeunes

Tulinabo Mushingi, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal a exhorté, vendredi à Dakar, la jeunesse sénégalaise à s’investir davantage dans l’entrepreneuriat afin de contribuer efficacement au développement du pays.« Il n’est pas facile de démarrer une affaire et beaucoup d’entrepreneurs vont peut-être échouer. Réussir dans l’entrepreneuriat, demande de la persévérance, de la détermination et un réseau », a déclaré Tulinabo Mushingi.

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal s’exprimait à une exposition sur l’entrepreneuriat organisée en collaboration avec l’Association des anciens boursiers sénégalais des programmes d’échanges du département d’État américain (Alumni).

Au cours de cette rencontre, le diplomate du pays de l’oncle Sam a admis que « les gouvernements ne peuvent pas créer tous les emplois dont les citoyens ont besoin ». Pour amoindrir le chômage, il a conseillé au gouvernement sénégalais de « ne pas avoir peur des jeunes et d’essayer de travailler avec eux pour leur donner l’espace nécessaire à l’innovation ».

Selon lui, c’est tout le sens de la décision des Etats-Unis qui, « depuis plusieurs années, misent sur la jeunesse africaine ». En effet, a-t-il souligné, dans la politique étrangère américaine en Afrique en général et au Sénégal en particulier, la jeunesse est l’un des principaux piliers.

Pour sa part, Abdoul Aziz Diop, conseiller spécial du président de la République a estimé que « l’Association sénégalaise des Alumni est sur la bonne voie », constatant que « les jeunes prennent de plus en plus de l’initiative et s’auto-emploient » et démontrent « leur capacité à assurer la relève ».

L’exposition de l’Association sénégalaise des Alumni a été organisée dans le cadre de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat et de l’éducation. D’après El Hadj Abou Guèye, le président de cette structure, cet évènement « a pour but de permettre au public de découvrir le travail extraordinaire de jeunes sénégalais ».

En outre, il a fait savoir que les membres de l’association « sont partis aux Etats-Unis pour renforcer leur connaissance en entrepreneuriat social, en leadership civique et en management public avec notamment le Mandela Washington Fellowship, mais sont revenus plus motivés dans leur pays afin d’être des acteurs du changement ».


Satisfait de la coopération avec les Etats-Unis, El Hadj Abou Guèye a indiqué que « les programmes d’échanges boostent le leadership des jeunes et leur confiance en soi. Depuis l’indépendance du Sénégal, plus de 1000 jeunes sénégalais en ont bénéficié ».

Créée en 2008, l’association des Alumni déroule actuellement une campagne citoyenne de sensibilisation pour le retrait des cartes d’électeurs et pour le vote qui s’appelle +Sama carte, sama kaddu+ (ma carte, ma voix en langue wolof). Ses membres prévoient de se rendre dans 5 zones, à savoir Dakar banlieue, Dakar, Saint-Louis (nord), Kaolack (centre) et Kédougou (est) pour mener des activités de sensibilisation.

L’exposition de l’Association des Alumni a vu la participation de nombreux entrepreneurs dont Yacine Koné, coordonnatrice du Groupement d’intérêt économique (GIE) Handi-Eco. Cette dame, en situation de handicap, est à la tête d’une structure de 15 personnes dont 2 hommes. Elle fait partie des bénéficiaires des programmes d’échanges entre le Sénégal et les Etats-Unis. « J’ai eu à recevoir une bourse américaine en 2013 pour montrer le savoir-faire des personnes handicapées dans le domaine de l’art », a-t-elle renseigné.

Pour mieux prendre en charge les personnes en situation de handicap, le Sénégal a voté une loi d’orientation sociale dont la mise en œuvre semble lente de l’avis de Yacine Koné. « Il n’y a que la carte d’égalité des chances. Il faut donc mettre en place un cadre favorable aux handicapés », a-t-elle suggéré.

Modou Fall, Directeur adjoint d’Expertises et Solutions International, est lui aussi un Alumni en business et entrepreneuriat. L’entreprise de ce polytechnicien s’active dans 3 domaines. « On est dans l’agro-business où nous faisons de l’intermédiation commerciale. On intervient aussi dans le développement durable avec certaines technologies comme les pavés écologiques faits à partir de déchets plastiques mélangés avec du sable. Nous faisons aussi des bio-charbons faits à base de déchets solides », a précisé M. Fall.



0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut