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Sénégal : l’autonomisation des femmes au menu d’une conférence du PAM

Une conférence sur le genre, les marchés et les données s’est ouvert vendredi à Dakar avec comme principal objectif le renforcement de la réflexion sur l’accroissement de l’autonomisation des femmes en matière agricole, a indiqué au démarrage des travaux Simon Renk, conseiller au PAM, organisateur de la rencontre.« Le rôle de la femme est clé pour toutes les économies, notamment en Afrique. Ce que nous essayons de faire ici vise à mieux comprendre les différents rôles (des femmes) et comment nos programmes sur le point de vue alimentaire peuvent être renforcés pour accroitre la situation et l’autonomisation de la femme », a notamment dit Simon Renk, conseiller régional pour l’analyse des marchés du Programme alimentaire mondial (PAM)

D’une durée de deux jours, la conférence vise globalement à offrir une plate-forme aux acteurs de différents secteurs permettant de partager, discuter des résultats et des leçons apprises sur l’intégration du genre dans la sécurité alimentaire, la nutrition et surtout l’analyse de marché, renseigne un communiqué de presse conjoint du PAM et de ONU Femmes.

L’élaboration de politiques et de programmes en faveur des hommes, femmes, garçons et filles à potentiel pour la sécurité alimentaire et une plus grande résilience sera également discutée aux cours des travaux, ajoute le communiqué.

« Au Sahel, souligne le communiqué, les femmes représentent jusqu’à 75% de la main d’œuvre agricole tandis que les discriminations les limitent, entraînant des pertes de 120 milliards de dollars par an en Afrique de l’Ouest ».


Ce projet est « très important, parce qu’on a vu au Sénégal qu’on ne peut pas atteindre la sécurité alimentaire sans impliquer les femmes », a soutenu le chef du programme au sein du PAM, Wilfried Nkwambi, soulignant que « toutes les femmes des 14 régions du pays, en particulier les femmes rurales, sont concernées ».

Toutefois, « il ne s’agit pas de question de budget pour le moment », a précisé M. Nkwambi, indiquant qu’il est davantage question «de renforcer la capacité des femmes dans le domaine de l’agriculture pour qu’elles produisent mieux et avec de la qualité. Parce que si les produits ne sont pas de qualité, il est difficile d’acheter ».



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