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Sénégal: un projet de l’Université de Saint-Louis contre la violence juvénile

L’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB, nord), à travers le Carrefour d’études et de recherche-action pour la démocratie et le développement (CERADD), pilote un projet de recherche portant sur la violence chez les jeunes au Sénégal et au Burkina Faso pour l’endiguer, a constaté mercredi APA.« Ce projet a débuté il y a quelques mois. Il est exécuté par l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB). L’objet de cette recherche, c’est de mettre en lumière les facteurs de résilience à la violence chez les jeunes dans ces deux pays », a déclaré Babaly Sall, Coordonnateur du CERADD.

Cet enseignant-chercheur participait à un atelier dont le thème est « comprendre et surmonter l’exposition des jeunes à la violence, l’exclusion et l’injustice en Afrique ».

Dans le cadre de la prise en charge de cette problématique, le Centre de recherches pour le développement international du Canada (CRDI) a financé à hauteur de 5 millions de dollars canadiens (2, 1 milliards F CFA) le projet de recherche de l’UGB sur la violence chez les jeunes.

De l’avis de Ramata Molo Thioune, Spécialiste de programme principale du CRDI, cette action se justifie car « la sécurité est une problématique qui doit être placée au cœur du développement ».

L’UGB à travers le Carrefour d’études et de recherche-action pour la démocratie et le développement (CERADD), l’Institut pour la gouvernance et le développement du Burkina Faso (IGD), l’Université Bukavu de la République Démocratique du Congo, l’Institut africain de gestion urbaine (IAGU) et l’Institut d’études de sécurité (ISS) sont les différentes parties prenantes du projet de recherche.


Selon Oumar Cissé, Directeur exécutif de l’IAGU, 3 objectifs principaux, à savoir le partage des résultats des recherches, le dialogue inclusif et l’établissement d’une plateforme multisectorielle, sont poursuivis au cours de l’atelier organisé à mi-chemin dans le processus d’exécution du projet.

Pour expliquer le phénomène de la violence chez les jeunes, M. Cissé a indiqué que « de robustes études empiriques ont montré que l’exclusion dont les jeunes sont victimes, la marginalisation et la non implication dans la marche de la société sont entre autres des facteurs de la violence ».

Pour autant, a-t-il précisé, « certains jeunes ne versent jamais dans la violence car leur famille constitue un ressort ». Pour plus d’efficience dans l’action, Oumar Cissé a préconisé la mise en place d’un « pont entre la recherche et la prise de décisions ».

De son côté, Pape Khaly Niang, Directeur de l’Agence nationale d’assistance de la sécurité de proximité, convaincu qu’il faut connaître un phénomène pour le combattre, a fait remarquer que l’université joue un rôle important car on est aujourd’hui passé de la phase de la sécurité-action à la sécurité-science.



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