Coupe du monde 2018 : le Sénégal quitte la compétition, fauché par les cartons jaunes

Battus lors de leur dernier match de poule par la Colombie (0-1),  les Lions de la Teranga sont éliminés  de la Coupe du monde 2018 pour une histoire de cartons.

Avant le coup d’envoi du match contre le Sénégal avait besoin d’un point pour se qualifier pour les huitième de finale de la Coupe du monde 2018 qui se dispute actuellement en Russie (14 juin – 15 juillet).

Mais les Lions n’ont pas pu faire l’essentiel face à une équipe de Colombie,  ambitieuse. Ces Colombiens qui avaient besoin d’une victoire pour rester dans la compétition n’ont pas failli comme les Lions.

Des Lions ont pourtant malmenés les Cafeteros avant de sombrer à un quart d’heure de la fin du match sur un coup de tête piquée de Mina (74e).

Un penalty accordé au Sénégal… puis annulé

À la 17e minute, l’arbitre du match, Milorad Mazic, a indiqué le point de penalty pour une faute (supposée) de Sanchez sur Mané, lancé par Baldé dans la surface.

Après avoir eu recours à l’assistance vidéo et visionné les ralentis, il s’est finalement ravisé, considérant que le défenseur de Tottenham avait taclé le ballon avant d’emporter son adversaire dans sa chute.

La défaite des Lions profite au Japon, battu par la Pologne dans l’autre rencontre du groupe (1-0), qui se qualifie au nombre de cartons jaunes (quatre contre six).

Il n’y aura pas d’équipe africaine en 8es.

Aliou Cissé : ’’pas de calcul à faire contre la Colombie’’

L’équipe nationale de football du Sénégal, opposée à celle de la Colombie jeudi à Samara, en match comptant pour la 3e journée des phases de groupe du Mondial 2018, ne fera pas de calcul et va viser la victoire, assure le sélectionneur des Lions, Aliou Cissé.

« Il n y a pas de calcul à faire. Demain, on entre sur le terrain avec la consigne claire de jouer pour gagner », a répondu le sélectionneur sénégalais en conférence de presse, en réponse à la question de savoir s’il va jouer la Colombie pour obtenir un match nul.

Un nul suffit au Sénégal, premier ex-aequo de la poule H avec le Japon (4 points), pour se qualifier pour les huitièmes de finale du Mondial, alors que son adversaire du jour, la Colombie, doit gagner ou faire match nul en comptant éventuellement sur un résultat négatif du Japon pour passer au prochain tour.

L’entraîneur dit s’attendre à « un match disputé » face aux Colombiens qui selon lui « ont un jeu fait d’impact dans les duels’’, sans compter qu’ils disposent également d’une « belle équipe techniquement ».

« Nous savons que c’est un match difficile qui nous attend », mais « on va entrer sur le terrain avec l’intime conviction de nous qualifier », a assuré Cissé, ajoutant ne se focaliser « sur aucun joueur colombien en particulier’’, misant plutôt sur « l’engagement » de ses joueurs.

Le sélectionneur des Lions affirme bien connaître l’équipe de la Colombie qu’il a joué en 2014 en amical et pense que ses joueurs « sont dans le bon tempo ».

L’équipe nationale du Sénégal, arrivée à Samara ce mercredi aux environs de midi (heure locale), s’est entraînée sur le terrain annexe du stade devant abriter le match contre la Colombie, suite à une injonction de la Fifa demandant que la pelouse soit préservée.

Mondial-2018: Idrissa Gueye, moteur… et buteur du Sénégal

Bien plus qu’un porteur d’eau, le récupérateur Idrissa Gana Gueye s’est fait buteur: une progression lors du Mondial-2018 saluée par Rudi Garcia, qui a lancé à Lille ce joueur formé aux Diambars, avant le décisif Colombie-Sénégal, jeudi à Samara (16h00).

« +Idri+ quand il va au duel, il ressort toujours avec le ballon », résume dans un sourire l’entraîneur de l’Olympique de Marseille pour l’AFP, qui a réalisé le doublé Coupe-Championnat de France 2011 pour la première saison pro du N.5 du Sénégal, alors âgé de 21 ans.

Le milieu des « Lions de la Teranga », désormais âgé de 28 ans, « a toujours eu des qualités athlétiques exceptionnelles, poursuit Garcia, il couvre beaucoup de terrain, toujours en mouvement et très actif à la récupération. Il a un peu de Ngolo Kanté, mais dans un mode un petit peu différent, plus dur au duel ». Averti contre la Pologne, il devra se contrôler.

« Coach Garcia » regrettait juste que « Gana » ne se serve pas plus de sa lourde frappe, « une des plus grosses frappes des joueurs que j’ai eus ».

Mais au fil de son ascension, Idrissa Gueye a pris confiance et ose désormais le dépassement de fonction. « Je pense qu’il peut être un peu plus offensif, entre guillemets, puisque ce n’est pas vraiment son rôle, mais comme il l’a fait contre le Japon », rappelle Garcia.

– « Confiance en lui » –

L’ancien entraîneur du Losc (2008-2013) a suivi toute la progression du gamin des Diambars, cette école de football qui a formé aussi Kara Mbodji, Pape Alioune Ndiaye et Saliou Ciss, également défenseurs des couleurs du Sénégal en Russie.

« La confiance en lui, sur ce que je le vois faire à la Coupe du monde, il l’a, juge Garcia, consultant pour TF1. Son passage en Angleterre et sa grosse première saison à Everton lui ont permis de l’acquérir ».

Après une bonne première saison personnelle à Aston Villa (2015-2016), mais qui n’a pas empêché la relégation du club de Birmingham, Idrissa Gueye s’est épanoui à Everton, où il a prolongé jusqu’en 2022.

Le récupérateur en chef d’Aliou Cissé « a beaucoup progressé tactiquement et dans la construction du jeu, salue Garcia. Il est capable de faire du +box to box+, il a un gros volume de jeu, il a disputé deux suite à Everton deux grosses saisons, même si cette année c’était moins bien pour son club ».

Quelle métamorphose pour le gamin de 17 ans que Jean-Michel Vandamme, patron du centre de formation de Lille et virtuel directeur sportif, avait ramené en même temps que Pape Souaré, dont la carrière faillit être brisée par un accident de voiture en septembre 2016.

– Meilleurs tacleurs –

Gueye, « c’est un timide, il était très respectueux », se souvient Garcia. Dans le Losc du doublé, il réussira à jouer onze matches et la finale de la Coupe de France victorieuse contre le Paris SG (1-0). « Le trio du milieu, c’était Rio Mavuba, Florent Balmont et Yohan Cabaye », une redoutable concurrence, donc, explique le coach.

Il poursuivra son ascension en Premier League, où il figure toujours aux classements des meilleurs tacleurs et du nombre de ballons récupérés.

En 2016, il arrive à Everton dans les bagages de Steve Walsh, l’ex-stratège du recrutement de Leicester, tout frais champion surprise. Quand The Times a demandé au nouveau recruteur comment attirer le nouveau Ngolo Kanté, il a répondu: « Je l’ai déjà trouvé ».

La comparaison le poursuit, mais briller au Mondial permet à Gueye de se faire un nom. « C’est un vrai bonheur de le voir réussir », s’enthousiasme Garcia.

Et cela ne lui monte pas la tête. Il avait invité à Moscou, pour le match contre la Pologne, la famille qu’il avait accueilli à son arrivée dans le Nord, a-t-on appris dans l’entourage de la sélection sénégalaise.

« Malgré sa notoriété, il restera toujours Gana, le super mec respectueux, honnête, qui rend la monnaie, qui sait d’où il vient », résume Garcia. Et il sait où il va: vers les 8e de finale de la Coupe du monde, pour la deuxième fois en deux éditions pour le Sénégal.

Mondial-2018: éliminée, l’Allemagne entre colère et consternation

« Au revoir! », « c’est mérité! », « incroyable »: les supporters allemands oscillaient entre colère et consternation mercredi après l’élimination piteuse du Mondial-2018 de la Mannschaft tenante du titre, défaite par la Corée du Sud (2-0).

Réunis par milliers sur la plus grande Fan zone d’Allemagne sous la porte de Brandebourg à Berlin, les supporters n’ont pas mâché leurs mots après la sortie de route inattendue de leur équipe.

« Ce qu’on a vu, ce n’est pas des champions du monde. Ils ne se sont même pas battus: ils ont joué comme des cochons! », s’exclame Oliver Fischer, un ingénieur de 27 ans portant le maillot national.

« Notre élimination est totalement méritée: nous n’avions aucune +gnaque+, pas de courage, pas d’idée! », ajoute-t-il.

Un peu plus loin, Laura Kabinsky, une étudiante de 20 ans parée du même maillot, celui des vainqueurs du Mondial-2014 au Brésil, garde le sourire et de la distance: « Nous étions trop lents, on ne mérite pas d’aller plus loin », dit-elle même si elle pense déjà à l’avenir: « On verra si on sera meilleur dans deux ans lors de l’Euro ».

Jusqu’à la fin pourtant, les fans ont voulu y croire alors que l’Allemagne n’avait besoin que d’un but pour se qualifier pour la phase finale.

Mais l’ouverture du score de Kim Young-gwon à la 90e+2 a fait l’effet d’un coup de massue: un silence de plomb s’est alors installé sur cette place d’habitude très vivante.

Trois minutes plus tard, le second but coréen, marqué dans des cages désertées par Manuel Neuer qui avait essayé d’apporter un soutien en attaque, a même été ironiquement applaudi.

– ‘Sans voix’ –

Ne restait plus alors qu’aux supporters à sauter sur les applaudisseurs en plastique noir-blanc-doré offerts à l’entrée pour les faire éclater.

La colère était également de mise du côté des commentateurs, sévères à l’égard des champions du monde en titre.

« Le maillot semble peser un million de tonnes sur les épaules des joueurs », estime l’ancien gardien de but Oliver Kahn sur la chaîne de télévision publique ZDF.

« Si tu ne gagnes pas ce match, tu n’as rien à perdre non plus en 8e de finale! Tu n’y as même pas ta place! C’est fini », a twitté l’ancien milieu de terrain de la Mannschaft Mario Basler.

Quant au compte officiel de l’équipe nationale, il est resté « sans voix ».

Le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, a pour sa part exprimé sa déception sur le même réseau social: « ce n’est pas notre Coupe du monde – que c’est triste! ».

– ‘Fiasco’ –

Les médias en ligne étaient beaucoup plus virulents, parlant de « honte historique ».

« Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du Monde, l’équipe nationale d’Allemagne échoue dans les phases de groupes », souligne Der Spiegel.

« Notre cauchemar de la Coupe du Monde est devenu réalité », s’exclame de son côté le journal populaire Bild. Et en plus « nous sommes derniers du groupe ».

Pour le commentateur de la chaîne publique ZDF, Béla Réthy, c’est « un choc pour le football allemand » probablement lourd de conséquences. Il se demande en particulier si le sélectionneur Joachim Löw va conserver son poste.

Face à ce « fiasco », Kicker demandait déjà à « tout remettre à plat », en commençant notamment avec la question de l’avenir du sélectionneur: « On continue avec Löw? Guère envisageable », écrit la Bible du football allemand sur son site.

L’intéressé n’a pas voulu se précipiter après la rencontre, laissant cependant la porte ouverte à un départ: « Il est trop tôt pour moi pour répondre, il faut quelques heures pour y voir clair, la déception est très profonde en moi… On va devoir mener des discussions demain, on verra comment ça continue ».

Alassane Ndour appelle les Lions à lever la tête

L’ancien arrière droit des Lions, Alassane Ndour, ne désespère pas après le nul concédé contre le Japon (2-2), invitant les Lions à lever la tête et chercher la qualification au second tour.

’’Nous avons notre destin en mains, il est clair que contre le Japon, ce n’était pas le résultat attendu et il y a à redire sur le contenu de la rencontre mais on n’est pas éliminé’’, a retenu l’ancien défenseur ou milieu de terrain, quart de finaliste de la coupe du monde 2002.

’’Nous sommes à la tête du groupe, retenons cela et au coup d’envoi du match, c’est le Sénégal qui est qualifié’’, a rappelé l’ancien international, appelant les joueurs à refuser de baisser la tête.

’’Nous avons vu que pour la coupe du monde, il faut être à 200 pour cent et ces garçons qui ont gagné contre la Pologne sont capables de le refaire contre la Colombie », a-t-il insisté.

Victorieux contre la Pologne (2-1), le Sénégal a été accroché par le Japon (2-2) après avoir mené deux fois au score.

Ce match nul ne doit pas installer le doute dans la tête des joueurs même si le contenu est à revoir, a reconnu l’ancien joueur de l’AS Saint-Etienne présent en Russie pour suivre la coupe du monde 2018 (14 juin au 15 juillet).

« Encore une fois, il faut voir ce qui a manqué aux Lions et essayer d’apporter les correctifs nécessaires pour avancer », a-t-il par ailleurs ajouté.

Avec quatre points au compteur, le Sénégal obtiendra sa qualification au second tour en cas de résultat positif contre la Colombie, ce jeudi pour la dernière journée du premier tour.

L’autre match du groupe opposera la Pologne déjà éliminée avec deux défaites au compteur au Japon (quatre points).

Coupe du monde 2018 : jeudi, le Sénégal aura besoin d’au moins un nul face à la Colombie

Le Sénégal et la Colombie, opposés, ce jeudi, lors de la dernière journée dans le groupe H, ont déjà fait matchs nuls (2-2), en amical chez les seniors et lors de la coupe du monde junior (1-1), avec des protagonistes encore présents dans les effectifs actuels.

En match de préparation à la coupe du monde 2014, la Colombie avait fait match nul lors d’une rencontre organisée le 30 mai 2014 à Buenos Aires (Argentine) contre une sélection A’ du Sénégal.

Aliou Cissé qui s’occupait de la sélection olympique avait été appelé pour conduire cette équipe composée de joueurs expatriés et de locaux.

Les Lions qui avaient voyagé dans « des conditions extrêmement difficiles », selon les protagonistes de l’époque, avaient réussi à revernir avec un nul 2-2.

Les buts sénégalais étaient marqués par Moussa Konaté et Cheikh Ndoye, tous les deux présents dans le groupe de Cissé à Russie 2018.

Saliou Ciss, présent dans le groupe, obligé de déclarer forfait, avait aussi joué cette rencontre amicale où la Colombie avait mené au score grâce à des buts de T. Gutierrez et de Carlos Bacca.

Dans cette équipe colombienne conduite par José Pékermann, certains sont présents en Russie : Santiago Arias, Abel Aguilar, José Quintéro, Carlos Sanchez, Carlos Bacca.

David Ospina, Juan Cuadrado et James Rodriguez, présents dans le groupe, n’avaient pas pris part à la rencontre.

En 2015, à la coupe du monde des moins de 20 ans, le Sénégal et la Colombie avaient également fait match nul 1-1, Mohamed Thiam avait marqué pour les Juniors sénégalais.

De ces deux sélections juniors, seuls Moussa Wagué (Eupen, Belgique) et Davindson Sanchez (Tottenham, Angleterre) sont présents au mondial russe.

Coupe du monde – Les Lions croient en leur destin

Malgré un match nul (2-2) contre le Japon lors de la deuxième journée des phases de poule du Mondial 2018, ce dimanche à Ekaterinbourg (Russie), les joueurs du Sénégal ont affiché la sérénité en zone mixte, estimant qu’ils ont toujours une carte à jouer pour la qualification.

Kalidou Koulibaly, vice-capitaine a qualifié d’ »un peu decevant » le résultat du match tout en soulignant : « c’est un bon point de pris et nous avons toujours notre destin en main ».

Avec ce match nul, le Sénégal cumule désormais quatre points dans cette poule ex aecquo avec le Japon et occupera la première place quel que soit le résultat du match Pologne-Colombie.

Comme s’ils se sont passés le mot, les autres joueurs qui ont accepté l’exercice des interviews en zone mixte ont abondé dans le même sens.

Sadio Mané, désigné homme du match par la FIFA estime qu’ »il faut maintenant se contenter de ce point et préparer le prochain match qui est important pour passer au prochain tour ».

Même le remplaçant Gassama soutient que le Sénégal « doit jouer le match contre la Colombie pour le gagner et ne pas faire de calcul et donner le meilleur de lui même ». « Si un point nous permet de nous qualifier il faudra se battre pour l’obtenir » a-t-il ajouté.

« On est dans une bonne posture, parce qu’on est venu dans cette coupe du monde pour sortir du premier tour » a fait noter le défenseur Kalildou Koulibaly pour qui « le simple fait de jouer un match de coupe du monde est une motivation » quel que soit l’adversaire.

Mondial-2018: au Sénégal, le nul contre le Japon ne douche pas les espoirs des supporters

De Dakar à Saint-Louis, les fans des « Lions de la Teranga » promettent de continuer à se mobiliser pour soutenir la bande à Sadio Mané, toujours en course pour les 8e de finale du Mondial-2018, malgré le match nul concédé contre le Japon (2-2) dimanche à Ekaterinbourg.

« C’était un très beau match, on a mené au score deux fois. Le match nul fait partie de la dure loi du foot », se console, juste après le coup de sifflet final, Ismaël Thiam, un étudiant en russe de 22 ans venu supporter les hommes du sélectionneur Aliou Cissé dans la fan zone installée sur la place de l’Obélisque, dans un quartier populaire de Dakar.

A Saint-Louis, 250 km plus au nord, François Gaye, se veut également positif: « Il y a lieu de remarquer que le Sénégal n’a pas perdu et que l’on peut se mobiliser pour soutenir les Lions afin que l’équipe nationale réussisse une prouesse contre la Colombie », lors de la troisième journée, jeudi 28 juin.

Après la victoire contre la Pologne (2-1) en début de semaine, les supporters des Lions affichaient leur optimisme au moment d’affronter les « Samouraïs bleus ». Les alentours de l’obélisque, lieu traditionnel de rassemblements, étaient envahis dès le début de l’après-midi par des milliers de fans portant les maillots de l’équipe nationale.

Au son des vuvuzelas et de tambours, au milieu de drapeaux vert-jaune-rouge, Pape Mane, un tailleur de 36 ans, se voulait serein. « On est toujours confiants. Le Sénégal va battre le Japon 2-0. On a de très bons joueurs », disait-il.

Le début du match lui a donné raison. Dès la 11e minute, le capitaine sénégalais et attaquant vedette de Liverpool, Sadio Mané, poussait le ballon avec un brin de chance dans le but de Kawashima. La foule rugit de bonheur, chante et danse…

Mais cela ne dure qu’un quart d’heure. Le temps pour Inui de ramener les deux équipes à égalité (34e).

– ‘Trop contents’ –

La mi-temps est sifflée sur ce score de parité. « Je suis très concentré, et je suis surpris. Je pensais que nous allions gagner 2-0, ou pourquoi pas 5-0 », confie, un sourire aux lèvres malgré tout, Abou Aziz Ndiaye, un étudiant de 21 ans.

La seconde mi-temps est tendue. Les deux équipes font jeu égal. Jusqu’à la 71e, quand Moussa Wagué redonne l’avantage au Sénégal. Au pied de l’obélisque, nouvelle explosion de joie. Les chants de victoire retentissent, les bouteilles d’eau sont projetées en l’air, la foule exulte.

« On est trop contents de participer à cette Coupe du Monde, et surtout de voir notre pays gagner ! On souhaite que ça continue ainsi ! », s’enthousiasme alors Mami Gueye, 27 ans, une actrice venue avec une copine.

Le vrai coup de froid tombe six minutes plus tard. Nouvelle égalisation du Japon, par Honda. Et les 10 dernières minutes n’y changeront rien, la qualification ne sera pas pour aujourd’hui.

« Je me sens hyper stressé, parce que le Japon était vraiment l’adversaire contre qui gagner. La Colombie est une équipe très forte », s’inquiète Assan Badiane, 23 ans, étudiant à l’Ecole supérieure polytechnique de Dakar. D’autres relativisent. « Le foot c’est d’abord du fun », lance Babacar Ndiaye, un jeune informaticien, avant de repartir, écharpe à la main, toujours « confiant ».

Mondial 2018/ Groupe E : le Brésil lance sa compétition en battant le Costa Rica (2-0)

Pour sa deuxième sortie au mondial russe, le Brésil a lancé sa compétition après sa victoire, vendredi, à Petersburg, sur le Costa Rica (2-0) dans le groupe E.Héroïques pendant 90 minutes, les Costa Ricains, épuisés par l’énorme débauche d’énergie, sont tombés dans le temps additionnel devant le Brésil qui a haussé son niveau de jeu en deuxième période. Tout le contraire d’une première mi-temps terne, sans éclat.

Les six minutes du temps additionnel accordées par l’arbitre ont été longues pour le Costa Rica qui craque une fois sur  une remise de Firmino, Gabriel Jésus rate son contrôle qui échoit sur son partenaire Philippe Couthino qui, d’un pointu, glisse la balle entre les jambes de Navas, le gardien Costa Ricain (1-0, 90è+1). C’est la délivrance.

Le Brésil appuie sur le pion. Le Costa Rica termine le match presqu’à genoux ! Douglas Costas récupère un ballon dans la surface adversaire et sert  un caviar à Neymar, qui ne rate pas l’occasion d’ouvrir son compteur buts en marquant du pied gauche dans les buts vides (90è+7, 2-0).

Le Brésil sans être flamboyant tient sa victoire, après le nul face à la Suisse (1-1) et reste en vie dans la compétition.

Pologne-Sénégal: des supporters sénégalais s’illustrent en nettoyant le stade après le match

Après les matchs de ce 19 juin, des supporters sénégalais et japonais se sont illustrés en restant dans les tribunes après le coup de sifflet final pour ramasser les déchets.

Ce mardi 19 juin, en battant la Pologne, le Sénégal est devenu le premier pays africain à remporter un match dans ce Mondial 2018. Dans les tribunes, les supporters sénégalais ont fêté cette victoire comme il se doit. Mais au coup de sifflet, plutôt que de descendre faire la fête dans les rues de Moscou, quelques dizaines de supporters et supportrices sénégalais se sont illustrés restant dans le stade pour ramasser les déchets laissés par d’autres spectateurs.

Relayée sur les réseaux sociaux, le geste de ces supporters n’est pas passé inaperçu et a été salué par des internautes du monde entier. Moins de 24 heures après sa publication, la vidéo a déjà été vue plus de 6 millions de fois.

Coupe du monde 2018: Rabat crie sa déception après l’élimination du Maroc

Des clameurs de déception mêlant une certaine fierté contenue ont retenti mercredi à Rabat au coup de sifflet final du match du Mondial-2018 entre le Maroc et le Portugal (0-1), qui entérine l’élimination prématurée des Lions de l’Atlas après 20 ans de disette.

« La chance nous a manqué, nous sommes tristes », enrage Wael, un jeune de 27 ans qui avait endossé le maillot rouge de l’équipe nationale pour assister au match à « l’Uzine », un espace culturel du vieux quartier de l’Océan, équipé d’un écran géant.

« Nous avons très bien joué, nous sommes fiers de notre équipe, on a perdu mais on domine le Portugal », renchérit Salima, 30 ans, en tenue complète de parfaite supportrice: maillot, drapeau sur le visage, drapeau à la main.

« On n’a pas eu de chance, nous méritions de gagner », assure pour sa part Kenza, 25 ans, avec son tee-shirt et son drapeau aux couleurs du pays peint sur le visage.

« Nous n’avions pas de chance nous sommes tombés dans le groupe le plus difficile », analyse enfin Mourad, 25 ans.

Cette satanée absence de chance, encore et toujours alors que le rouge a envahi pour l’évènement les rues de la capitale marocaine.

Tout au long de la rencontre, cris de joie, d’espoir ou de déception, applaudissements et sifflets ont résonné dans un centre-ville déserté par les piétons et les voitures. Les chauffeurs de taxis et les rares commerçants privés d’images restant collés à leur radio.

Dès la 4e minute, l’ouverture du score de la tête de Cristiano Ronaldo avait suscité à la fois désespoir et admiration. Ensuite, la moindre petite occasion d’égaliser a provoqué d’innombrables clameurs.

A l’Uzine, tout avait même commencé dans une ambiance de stade, avec des chants, des danses et de la musique.

Vendredi, la déception avait été immense quand le Maroc avait été défait par l’Iran tout au bout du temps additionnel (1-0).

Pour le Maroc, la coupe est pleine. Assurément, ce n’est pas le retour que le pays, plus vu à ce niveau depuis le Mondial-1998, attendait.

Mondial 2018 : Le Maroc s’incline devant le Portugal (0-1) et sort par la petite porte

L’équipe marocaine de football s’est inclinée, mercredi après-midi à Moscou, devant son homologue du Portugal (1-0) dans un match comptant pour les phases de poules de la Coupe du monde, Russie 2018.Malgré une brillante prestation, les Lions de l’Atlas ont été surpris dès l’entame du match par un but signé la star mondiale, Christiano Ronaldo à la 4ème minute du jeu. La risposte marocaine ne se fait pas tarder. Le onze national a pu créer une multitude d’occasions qui n’ont pas été concrétisées  tantôt par précipitions des joueurs tantôt par malchance.

De retour des vestiaires, la domination marocaine s’est accentuée avec notamment des passes latérales du brillant Nordin Amrabat ou de Hakim Ziyach. Ce dernier a failli inscrire le but d’égalisation mais son tir a été malencontreusement dévié par un défenseur portugais. Les minutes passent est la pression augmente de la part des Marocains qui ont été frappés par la malédiction de ne pas scorer.

Score final : victoire des portugais, qui ont engrangé les trois points du match totalisant ainsi 4 points après leur nul face à l’Espagne (3-3), alors que les Lions de l’Atlas sont éliminés prématurément après deux défaites.

L’aventure des Marocains s’arrête ainsi à ce stade comme c’était le cas de l’Egypte. L’espoir des Africains est porté désormais sur le Sénégal, le Nigeria et la Tunisie.

Mondial-2018: une star de la BBC accusée de « racisme » après un tweet sur les Sénégalais

« Raciste », « imbécile », « enfoiré »: Alan Sugar, un présentateur star de la BBC, affrontait mercredi un déluge de critiques après avoir publié un tweet assimilant les joueurs de l’équipe de foot du Sénégal à des vendeurs à la sauvette sur une plage de Marbella.

« Je reconnais certains de ces gars de la plage de Marbella. Des gars débrouillards », a-t-il écrit dans ce tweet, accompagné d’un montage photo montrant l’équipe du Sénégal à côté de sacs à main et lunettes de soleil vendues sur un drap faisant fortement penser à des produits contrefaits.

Sitôt publié, le message du présentateur de l’émission « The Apprentice », qui consiste à choisir le candidat idéal pour entrer dans son entreprise, a suscité des réactions enflammées sur les réseaux sociaux.

« Un tweet choquant, ignoble », a dénoncé la journaliste de la BBC Babita Sharma.

« C’est particulièrement raciste », a estimé pour sa part l’actrice Kelechi Okafor. Le tweet d’Alan Sugar, insiste-t-elle, est construit sur les stéréotypes racistes voulant que « 1) tous les Noirs se ressemblent 2) sont pauvres 3) ne peuvent pas s’élever socialement ».

Alors que la polémique enflait, l’intéressé a supprimé son tweet et accusé ses détracteurs de manquer d’humour.

« Je viens de lire la réaction à mon tweet amusant sur les types sur la plage de Marbella… Il semble qu’il a été mal interprété et jugé offensant par quelques personnes », a-t-il tweeté, avant de présenter finalement ses excuses dans un autre message.

Alan Sugar, un homme d’affaires qui avait notamment fondé la marque informatique Amstrad, n’en est pas à son premier scandale: rebondissant sur des accusations d’antisémitisme au sein du Labour, il avait posté en début d’année un autre montage photo plaçant côte à côte Hitler et le chef des travaillistes, Jeremy Corbyn.

Coupe du monde 2018 : Mbaye Niang élu homme du match face à la Pologne

Mbaye Niang a été élu homme du match lors de la première rencontre des Lions face à la Pologne (2-1) dans le groupe H de la Coupe du monde 2018.

L’attaquant du Milan AC a marqué le deuxième but face à la Pologne pour déclencher le succès des Lions.

Mbaye Niang, a été déterminant dans le succès du Sénégal qui offre à l’Afrique son premier succès dans ce Mondial-2018.

Coupe du monde 2018: le Sénégal bat la Pologne (2-1)

Le Sénégal a battu la Pologne (2-1), mardi à Moscou, et offert à l’Afrique son premier succès du Mondial-2018, après les défaites du Maroc, de la Tunisie, de l’Egypte et du Nigeria.

Thiago Cionek (37) contre son camp et Mbaye Niang (60) ont marqué les deux buts des Lions de la Teranga, qui prennent la première place du groupe H aux côtés du Japon, vainqueur de la Colombie (2-1) dans l’après-midi.

Grzegorz Krychowiak a réduit le score en fin de match (86).

Coupe du monde 2018: sur les traces du Sénégalais Sadio Mané, gamin timide de Casamance

Lorsque le jeune Sadio Mané a débarqué à Dakar, effacé et emprunté, en provenance de sa lointaine Casamance, nul ne se doutait qu’il deviendrait en quelques années le principal argument offensif de la sélection sénégalaise et de Liverpool.

C’est en 2009, à Mbour, à 80 km au sud-est de la capitale, qu’un détecteur de talents local repère l’adolescent, monté de sa région agricole et forestière de l’extrême sud du pays pour jouer les « navétanes », des championnats de football de quartier.

Très rapidement, il est aiguillé vers la pépinière de Génération Foot, un club de Dakar toujours à la recherche de jeunes pousses.

« On avait programmé des tests à l’Ecole de police », où le club effectuait alors ses sélections, raconte Abdou Diatta, recruteur vétéran de Génération Foot.

En le voyant pour la première fois, « personnellement je ne pensais pas que celui-là ferait quelque chose ici parce qu’il est venu timide, confie Abdou Diatta. C’est comme s’il n’avait pas envie d’aller jouer ».

Mais Sadio Mané a rapidement dissipé cette impression, partagée par l’entraîneur de l’époque, l’ancien milieu de terrain international sénégalais Jules Boucher.

« Quand j’ai vu son toucher de balle, je me suis dit, vraiment ça c’est un bon joueur », précise Abdou Diatta. Après deux jours de tests, « j’ai dit à Jules Boucher: celui-là, on le prend direct », ajoute-t-il.

– « Retourner en Casamance » –

Pour l’entraîneur, la cause était entendue au bout de 15 minutes à observer ce jeune « sympathique » et « bien éduqué », « qui ne venait pas avec de grands moyens ». « J’avais vu en lui des qualités de joueur de haut niveau, des qualités de vitesse, de dribble, de percussion, d’enchaînements », explique Jules Boucher.

« C’est un garçon qui a toujours faim », souligne-t-il, louant son « mental d’acier ».

Mais Abdou Diatta se souvient de s’être interrogé sur les capacités de Sadio Mané qui restait souvent à l’écart de ses coéquipiers, à fondre son talent individuel dans le collectif.

« Un jour je suis venu vers lui, j’ai dit: +Sadio, tu es un footballeur. Quand tu viens, mets-toi dans le groupe, avec le groupe, ensemble, toute l’équipe+ », indique-t-il.

« Je lui ai dit: +Si tu continues à faire ta timidité comme ça, tu risques de retourner en Casamance, parce que le football c’est pas comme ça. Il faut rentrer dans le groupe+ », poursuit Abdou Diatta.

Les conseils ont porté, puisqu’au bout d’une semaine, il chahutait avec les autres joueurs, et même, « il était plus bandit que les autres », s’amuse le recruteur.

– « Très reconnaissant » –

Placé par Jules Boucher sur le côté de l’attaque –comme aujourd’hui à Liverpool– il fait merveille et contribue à l’accession du club en deuxième division sénégalaise au terme de la saison 2010-2011.

Sadio Mané n’évoluera pas longtemps dans le championnat national, puisqu’il rejoint aussitôt le FC Metz (France), lié par un accord de partenariat à Génération Foot.

Là, son irrésistible ascension se ralentit, avec très peu de matchs joués, avant de repartir de plus belle à la suite de son transfert à Salzbourg (Autriche) en 2012 et de sa participation aux Jeux olympiques de Londres la même année.

Ses difficultés d’adaptation initiales en Europe s’expliquent par un problème physique apparu en fin de championnat au Sénégal, affirme le président de Génération Foot, Mady Touré. « Arrivé à Metz, il a caché sa blessure parce qu’il voulait tellement réussir », dit-il, évoquant une pubalgie.

Pour ses anciens formateurs, malgré ce parcours, Sadio Mané n’oublie pas d’où il vient.

« C’est un garçon très reconnaissant. Il m’appelle, il me demande des nouvelles de ma famille », témoigne Jules Boucher.

Lors de la finale de la Ligue des champions le 26 mai, l’attaquant de Liverpool a offert 300 maillots des Reds à son village natal de Bambali, où les siens ont pu voir l’enfant du pays inscrire l’unique but de son équipe, insuffisant pour terrasser le Real Madrid.

Classement Fifa: Le Sénégal stagne toujours à la 2ème place

Le classement mensuel de la FIFA a été publié le 07 Juin dernier le Sénégal garde sa même place au niveau continental.

A une semaine du coup d’envoi de la Coupe du monde 2018, la Fifa a publié son classement du mois de juin. Le Sénégal a gagné une place et se retrouve 27e au niveau mondial. La Tunisie rétrograde de 7 places, mais reste toujours la première équipe africaine. Malgré ses deux matches nuls contre l’Ouzbékistan (0-0) et la Bosnie (1-1) en mars dernier, le Sénégal a réalisé un bond d’une place. L’équipe qui pointait à la 28e place en mars dernier, se retrouve avec le classement publié hier à la 27e place. Le Sénégal est moins bien loti que ses deux prochains adversaires à la Coupe du monde, Pologne et la Colombie, respectivement 8e et 16e, tandis que le Japon occupe la 61e place du classement.

La première nation africaine reste la Tunisie qui a pourtant réalisé une très mauvaise opération. Malgré ses matches nuls contre la Turquie et le Portugal, les Aigles de Carthage ont perdu 7 places et rétrogradent à la 21e position. Les autres mondialistes africains, le Maroc, l’Egypte et le Nigeria sont respectivement 41e, 45e et 48e. Au niveau africain, la Rd Congo est classée troisième. Le Ghana arrive en sixième position et le Cameroun est huitième. Le Burkina Faso et le Mali figurent aussi sur le top 10.

Au niveau mondial, l’Allemagne mène toujours la course en tête. Elle est suivie du Brésil, de la Belgique, du Portugal et de l’Argentine.

 

 

Coupe du monde 2018 : Henryk Kasperczak ne croit pas aux Lions

L’ancien sélectionneur des Lions (2006-2008), Henryk Kasperczak, ne comprend pas l’intérêt que Sadio Mané et Cie suscitent dans son pays, la Pologne, premier adversaire de l’équipe d’Aliou Cissé en Coupe du monde.

« Il n’y a absolument rien à craindre, je ne comprends pas du tout pourquoi les médias polonais font tant de bruit autour du Sénégal », manque-t-il de s’étrangler dans un magazine polonais.

Le technicien franco-polonais semble dire qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat, surtout qu’avec les sélections africaines les pratiques occultes prennent le dessus sur le travail technico-tactique.

« Les sorciers ou marabouts, qui recommandent des rituels étranges, y jouent un rôle important », signale celui qui a dirigé, en plus du Sénégal, le Mali, la Tunisie, la Côte d’Ivoire et le Maroc.

« Une des pratiques occultes dans les pays africains consiste à brûler des poulets vivants. De la cendre qui en résulte, les sorciers font de la pommade avec laquelle les joueurs s’enduisent les genoux et les chevilles pour éviter les blessures », révèle Kasperczak.

L’ancien coach des Lions de poursuivre : « Une fois un marabout a égorgé un mouton, recueilli son sang et l’a donné à mes joueurs. Ils ne l’ont pas bu, mais la nuit avant le match, ils sont allés au stade avec le sang recueilli, ont creusé un trou devant le but et l’ont versé avant de refermer le trou. Ils étaient convaincus qu’ils allaient marquer des buts en faisant cela. »

Le technicien franco-polonais signale que personne n’a le pouvoir de convaincre les équipes africaines de renoncer à ces pratiques. Et pour cause. « Elles sont convaincues que cela fonctionne », avance l’ancien patron de la Tanière.

Henryk Kasperczak a dirigé les Lions de 2006 à 2008. Il a abandonné son équipe en pleine Can-2008 en démissionnant après un nul (2-2, Tunisie) et une défaite (1-3, Angola). La sélection sera reprise par son adjoint de l’époque, Lamine Ndiaye. Qui obtiendra un nul (1-1) contre l’Afrique du Sud, pour le troisième match de groupe. Le Sénégal était déjà éliminé au premier tour.

« Nous voulons écrire notre propre histoire » (Cheikhou Kouyaté)

L’objectif principal des joueurs de l’équipe nationale du Sénégal de football à la prochaine coupe de football prévue en Russie, du 14 juin au 16 juillet 2018, c’est d’écrire leur propre histoire et de faire en sorte que les Sénégalais soient fiers de leur prestation, a indiqué mardi leur capitaine, Cheikhou Kouyaté.

’’Notre objectif principal, c’est de faire en sorte que tout le monde soit fier de nous. Pour cela, il nous faut travailler dur et de croire en nous, afin d’écrire notre propre histoire’’, a notamment déclaré Cheikhou Kouyaté au terme de leur premier galop d’entrainement à Saly-Portudal (Mbour, ouest) où une séance de décrassage leur a été servie.

Le public était venu très nombreux pour leurs joueurs, au niveau des installations de l’Institut Diambars.

Pour le premier jour de leur regroupement dont la première partie se passe sur la Petite Côte, seuls sept jours ont répondu présents. Il s’agit de Cheikh Ndoye, Salif Sané, Mame Birame Diouf, Alfred Ndiaye, Pape Alioune Ndiaye, Idrissa Gana Guèye et Cheikhou Kouyaté

« Le moral est bon et là, on est en train d’attendre le reste du groupe. Depuis une semaine on n’a rien fait mais aujourd’hui on a démarré la mise en jour, parce qu’il faut bien se préparer. D’ici deux jours tout le monde sera là », a dit Kouyaté, selon qui la longueur des différents championnats auxquels ses coéquipiers et lui évoluent n’a aucun impact sur leur forme actuelle.

« On ne sent pas la fatigue mais, même si on va à la Coupe du monde avec un seul pied, on a tous les moyens pour être en forme avant notre premier match. Parce que le mondial, c’est une compétition qui a lieu tous les quatre ans et ce n’est pas donné à tout le monde d’y prendre part. Puisqu’on a la chance d’y participer, on va bien se préparer pour faire plaisir au peuple sénégalais », a-t-il promis.

« On va prendre match par match, mais le plus important, c’est d’être prêt le jour-j. On va aussi essayer de ne pas perdre le rythme, parce que si tu perds le rythme en allant à cette compétition, c’est perdu d’avance. Donc on va tout pour également être prêt dans la tête », a martelé le milieu de terrain de l’équipe nationale de football du Sénégal qui demande au peuple sénégalais de se mobiliser et de « prier pour nous ainsi, on va essayer de gagner quelque chose en Russie ».

Cheikhou Kouyaté est, par ailleurs, persuadé que la qualification de Liverpool en finale de la Ligue des champions prévue le 26 mai prochain ne peut qu’être une source de motivation pour eux, car pouvant contribuer à leur bonne performance lors du prochain mondial.

« C’est un frère qui va jouer et dans la tanière, il y a des supporters du Real Madrid, mais pour cette finale, tout le monde supporte Liverpool parce qu’on a envie que Sadio (Mané) gagne ce trophée et, s’il plait à Dieu, il le fera et ça va nous pousser à gagner la Coupe du monde », a déclaré le capitaine de l’équipe nationale de football.

Sénégal : début du paiement des primes de qualification au Mondial

La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a débuté le paiement des primes de qualification aux joueurs et au staff de l’équipe nationale qui ont participé aux éliminatoires de la Coupe du monde de football, selon son président, Me Augustin Senghor.

« En ce qui concerne les primes de qualification, nous sommes en train de les payer. La fédération, suite à un accord avec l’Etat, prend en charge ce paiement avec les recettes de la Coupe du monde. Nous avons reçu une avance d’un milliard FCFA. Les primes de qualification sont de l’ordre de 30 millions par joueur au prorata du nombre de matchs joués. Il y a aussi les encadreurs, les membres de la délégation fédérale. Globalement le budget alloué aux paiements des primes de qualification va tourner autour d’un voire 1,2 milliard FCFA », a informé récemment Me Augustin Senghor.

Le patron de l’instance dirigeante du football sénégalais était l’invité de l’émission Galaxie Sports de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS, publique).

« Nous veillons, jour après jour, à ce que tout se passe bien. Pour les équipements, tout est fin prêt. Puma a déjà envoyé un lot d’équipements que nous allons réceptionner cette semaine. Le reste de la dotation en équipements sera acheminé à Vittel (France). Sur le plan médical, nous avons effectué des commandes selon nos besoins », a-t-il indiqué.

Il a souligné que les réservations d’hôtel sont déjà faites et que l’Etat est en train de procéder au virement bancaire pour le séjour de Vittel.

« Pour l’hôtel de Kaluga, a précisé le président de la Fsf, camp de base du Sénégal en Russie et les autres hôtels devant accueillir les Lions, la fédération a déjà avancé les fonds pour sécuriser ces réceptifs car nous voulons éviter des couacs. Tout se déroule bien actuellement mais il faut quand même rester vigilants et ne négliger aucun détail ».

Pour motiver davantage les Lions, l’Etat du Sénégal a décidé de « doubler les primes de participation ». « L’Etat va s’acquitter des primes de participation au plus tard en début juin pour que nos joueurs ne pensent qu’à leurs objectifs », a commenté Me Augustin Senghor, par ailleurs maire de Gorée.

La délégation officielle telle que arrêtée par la FIFA est de 50 personnes. Ce sont les 23 joueurs, les membres du staff technique et médical, l’intendance.

« Certains postes seront certainement doublés voire triplés notamment dans le domaine médical où nous risquons d’y aller avec deux médecins. L’entraîneur a aussi souhaité qu’un autre ostéopathe, un autre kiné en plus d’un vidéo-analyste intègrent la délégation », a révélé Me Augustin Senghor.

Le Mondial de football se joue du 14 juin au 15 juillet 2018. Le Sénégal, logé dans la poule H, fera son entrée en lice face à la Pologne, le 19 juin sur la pelouse du Spartak Moscou.