Sénégal : Sonko passe le relais à Al Aminou Lô, dans l’attente du nouveau gouvernement

La transition à la Primature sénégalaise est désormais officielle. La cérémonie de passation de service entre l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko et son successeur Ahmadou Al Aminou Lô s’est déroulée vendredi 29 mai 2026 à Dakar, marquant une nouvelle phase dans la recomposition de l’exécutif voulue par le président de la République.

 

Nommé à la tête du gouvernement le 25 mai dernier, quelques jours après le départ d’Ousmane Sonko, Ahmadou Al Aminou Lô prend ses fonctions dans un contexte marqué par d’importants défis économiques, sociaux et institutionnels. À 60 ans, l’économiste est désormais chargé de conduire l’action gouvernementale alors que les attentes restent fortes au sein de l’opinion publique.

Malgré son installation officielle, la composition de la future équipe gouvernementale demeure inconnue. Le chef de l’État n’a pas encore dévoilé les ministres appelés à accompagner le nouveau Premier ministre, alimentant de nombreuses spéculations sur les choix à venir et les éventuels réaménagements au sein de l’exécutif.

Les observateurs scrutent désormais les arbitrages présidentiels qui détermineront l’architecture du prochain gouvernement ainsi que les personnalités qui y feront leur entrée ou leur retour. Dans l’intervalle, Ahmadou Al Aminou Lô s’attelle à la prise en main des principaux dossiers de l’État. Lors de la cérémonie de passation, il a confié son émotion en retrouvant une institution qu’il connaît bien.

« Je reviens dans un lieu qui ne m’est pas étranger. C’est un retour au pays natal », a-t-il déclaré devant les autorités et les collaborateurs de la Primature.

De son côté, Ousmane Sonko, récemment élu à la présidence de l’Assemblée nationale après avoir retrouvé son siège de député, a assuré le nouveau chef du gouvernement du soutien de l’institution parlementaire. Selon lui, l’Assemblée nationale accompagnera l’action du gouvernement chaque fois que celle-ci servira les intérêts du pays. Il a rappelé que les relations entre les deux institutions reposent sur la complémentarité plutôt que sur l’opposition.

« Le Premier ministre est un interlocuteur quotidien de l’Assemblée nationale. Nous serons à ses côtés chaque fois que cela sera nécessaire pour l’intérêt du Sénégal », a-t-il affirmé.

Le nouveau président de l’Assemblée nationale a également insisté sur l’importance de cette transmission de responsabilités, qu’il considère comme une illustration du fonctionnement normal des institutions républicaines.

Revenant sur les deux années passées à la tête du gouvernement, Ousmane Sonko a reconnu la difficulté de la fonction. Il a décrit une mission particulièrement exigeante, marquée par de lourdes responsabilités, tout en saluant le travail accompli par ses collaborateurs durant son passage à la Primature.

Cette passation de service intervient alors que l’opinion attend désormais l’annonce du nouveau gouvernement, étape décisive pour la mise en œuvre des orientations politiques du président Bassirou Diomaye Faye et de son nouveau Premier ministre.

Mondial 2026 : Diomaye Faye remet officiellement le drapeau national aux Lions du Sénégal

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement remis mardi à Dakar le drapeau national aux Lions du Sénégal avant leur départ pour la Coupe du monde 2026 prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

La cérémonie s’est tenue au Palais de la République en présence des joueurs, du staff technique et des autorités sportives. À cette occasion, le chef de l’État a adressé un message de motivation à la sélection dirigée par Pape Thiaw, appelant les Lions à nourrir de grandes ambitions pour cette compétition mondiale.

« Vous n’allez pas à cette Coupe du monde pour faire de la figuration », a notamment déclaré le président sénégalais devant l’équipe nationale.

Le Sénégal évoluera dans le groupe I aux côtés de la France, de la Norvège et de l’Irak. Les Lions entameront leur parcours le 16 juin 2026 face à la France au stade de New York, avant d’affronter la Norvège le 23 juin puis l’Irak le 26 juin. La FIFA a par ailleurs indiqué que le camp de base du Sénégal sera installé à l’Université Rutgers, dans la région de New York–New Jersey, durant la phase de groupes.

Cette édition 2026 marquera la quatrième participation du Sénégal à une Coupe du monde après celles de 2002, 2018 et 2022. Les Lions tenteront de rééditer l’exploit historique de 2002, lorsque la sélection sénégalaise avait atteint les quarts de finale du tournoi.

L’Afrique sera représentée par dix nations lors de ce Mondial élargi à 48 équipes. Outre le Sénégal, les pays qualifiés sont le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte, la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Afrique du Sud, la République démocratique du Congo et le Cap-Vert, qui disputera sa première Coupe du monde.

La compétition se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026 en Amérique du Nord et constituera la première édition de l’histoire organisée avec 48 sélections nationales.

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye limoge Ousmane Sonko sur fond de tensions au sommet de l’État

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a mis fin, vendredi soir, aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko, marquant une rupture politique majeure entre les deux hommes arrivés ensemble au pouvoir en avril 2024 à la faveur d’une forte mobilisation populaire.

 

L’annonce a été faite à la télévision nationale par Oumar Samba Ba, secrétaire général de la présidence, qui a lu une déclaration officielle indiquant que le chef de l’État avait également mis fin aux fonctions de l’ensemble des ministres et secrétaires d’État du gouvernement. Les membres du gouvernement sortant ont été chargés d’assurer la gestion des affaires courantes en attendant la formation d’une nouvelle équipe.

Aucune information n’a toutefois été donnée sur l’identité d’un futur Premier ministre :

Cette décision intervient après plusieurs mois de tensions croissantes entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, ancien opposant emblématique au régime de Macky Sall et figure centrale du parti PASTEF.

Empêché de se présenter à l’élection présidentielle de 2024 après une condamnation judiciaire ayant entraîné la perte de ses droits civiques, Ousmane Sonko avait désigné Bassirou Diomaye Faye comme candidat de substitution. Les deux hommes avaient alors mené campagne autour du slogan « Diomaye Moy Sonko », devenu un symbole du mouvement porté par une partie importante de la jeunesse sénégalaise.

Peu après l’annonce de son éviction, Ousmane Sonko a réagi sur les réseaux sociaux en déclarant qu’il dormirait « le cœur léger » à son domicile situé dans le quartier dakarois de Keur Gorgui. Dans la soirée, plusieurs centaines de ses partisans se sont rassemblés devant sa résidence pour lui témoigner leur soutien.

Quelques heures auparavant, l’ancien chef du gouvernement avait prononcé à l’Assemblée nationale un discours critique envers ce qu’il qualifiait de pression occidentale sur certaines questions sociétales, notamment l’homosexualité, quelques semaines après le durcissement de la législation sénégalaise sur ce sujet.

Les désaccords entre les deux dirigeants étaient devenus de plus en plus visibles ces derniers mois. Début mai, Bassirou Diomaye Faye avait publiquement dénoncé une « personnalisation excessive » autour de son Premier ministre, affirmant que celui-ci ne resterait en poste qu’aussi longtemps qu’il bénéficierait de sa confiance.

Cette rupture survient alors que le PASTEF conserve une large majorité à l’Assemblée nationale depuis les élections législatives de novembre 2024 :

Sur le plan politique, le Parlement avait récemment adopté une réforme du code électoral ouvrant la voie à une éventuelle candidature de Ousmane Sonko à l’élection présidentielle de 2029. Cette réforme, promulguée par Bassirou Diomaye Faye, avait été vivement critiquée par l’opposition.

Depuis leur arrivée au pouvoir, les autorités sénégalaises doivent également faire face à une situation économique difficile. Le pays hérite d’un niveau d’endettement particulièrement élevé, estimé par le Fonds monétaire international à plus de 130 % du PIB. Le gouvernement actuel accuse l’ancienne administration de Macky Sall d’avoir dissimulé l’ampleur réelle des déséquilibres budgétaires, une situation qui a conduit à la suspension d’un programme d’aide du FMI.

Cédéao : le Sénégal en bonne position pour assurer la présidence tournante

Le Sénégal pourrait bientôt accéder à la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), alors que le mandat du président sierra-léonais Julius Maada Bio arrive prochainement à son terme.

L’information a été annoncée vendredi par Cheikh Niang, ministre sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, lors de la séance des questions d’actualité à l’Assemblée nationale. Selon lui, Dakar dispose de « fortes chances » d’assurer la présidence tournante de l’organisation régionale pour l’année à venir.

Le chef de la diplomatie sénégalaise a indiqué que cette éventuelle responsabilité permettrait au Sénégal de renforcer son implication dans plusieurs dossiers régionaux majeurs, notamment la crise malienne et les efforts de mobilisation du soutien international en faveur du Mali.

Cette perspective intervient alors que le Sénégal a déjà renforcé son influence au sein de l’organisation ouest-africaine. En décembre 2025, lors de la 68e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement tenue à Abuja, le pays avait obtenu la présidence de la Commission de la Cédéao pour le mandat 2026-2030, une première dans son histoire.

Le Sénégal doit ainsi succéder au diplomate gambien Omar Alieu Touray à la tête de l’organe exécutif de l’institution régionale. À l’époque, les autorités sénégalaises avaient attribué ce succès aux orientations diplomatiques impulsées par le président Bassirou Diomaye Faye.

Si Dakar obtenait également la présidence tournante de la Conférence des chefs d’État, le Sénégal cumulerait alors la direction politique et exécutive de la Cédéao. Bassirou Diomaye Faye succéderait dans ce cas à Julius Maada Bio, désigné président en exercice lors du 67e sommet de l’organisation tenu le 22 juin 2025.

Une telle configuration placerait le Sénégal au cœur des principaux enjeux sous-régionaux, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires au Sahel, les tensions persistantes avec les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — ainsi que les interrogations croissantes autour de l’avenir et de l’autorité de l’organisation régionale.

Mondial 2026 : Pape Thiaw dévoile une liste de 28 Lions avec peu de surprises

Le sélectionneur de l’équipe Sénégalaise de football mise sur la continuité avant le départ pour les États-Unis.

Le sélectionneur du Équipe du Sénégal de football, Pape Thiaw, a dévoilé ce jeudi 21 mai la liste des 28 joueurs retenus pour la préparation du Coupe du monde de la FIFA 2026. Deux éléments devront toutefois quitter le groupe après les rencontres amicales, conformément au règlement de la FIFA qui limite les effectifs définitifs à 26 joueurs.

Pour cette échéance mondiale, le technicien sénégalais a privilégié la continuité en s’appuyant sur l’ossature habituelle des Lions. La principale surprise de cette sélection reste l’absence du défenseur Malang Sarr. Auteur d’une saison convaincante avec le RC Lens et candidat déclaré à une place en sélection, il ne figure finalement pas dans le groupe retenu.

Ce choix illustre la volonté du staff technique de maintenir l’équilibre défensif d’un collectif où la concurrence reste particulièrement forte en charnière centrale.

Voici la liste des joueurs convoqués :

Gardiens

  • Édouard Mendy
  • Mory Diaw
  • Yehvann Diouf

Défenseurs

  • Krépin Diatta
  • Antoine Mendy
  • Kalidou Koulibaly
  • El Hadji Malick Diouf
  • Mamadou Sarr
  • Moussa Niakhaté
  • Moustapha Mbow
  • Abdoulaye Seck
  • Ismaïl Jakobs
  • Ilay Camara

Milieux

  • Idrissa Gana Gueye
  • Pape Gueye
  • Lamine Camara
  • Habib Diarra
  • Pathé Ciss
  • Pape Matar Sarr
  • Bara Sapoko Ndiaye

Attaquants

  • Sadio Mané
  • Ismaïla Sarr
  • Iliman Ndiaye
  • Assane Diao
  • Ibrahim Mbaye
  • Nicolas Jackson
  • Bamba Dieng
  • Chérif Ndiaye

Sénégal : les douanes saisissent 3,5 kg de haschich à Karang

Les douanes sénégalaises ont annoncé la saisie de 3,5 kilos de haschich lors d’un contrôle effectué sur un véhicule de transport en commun à Karang, dans le centre du pays. Un homme d’une trentaine d’années a été interpellé.

 

Les services des douanes sénégalaises ont procédé à une importante saisie de drogue à Karang, dans le centre du Sénégal. L’opération a permis la découverte de 3,5 kilos de haschich ainsi que l’arrestation du présumé détenteur de la marchandise illicite. Dans un communiqué, l’administration douanière précise que cette intervention a été menée mardi par les agents de la brigade commerciale des Douanes de Karang, relevant de la subdivision des douanes de Fatick.

Selon les services douaniers, la drogue était dissimulée dans un véhicule de transport en commun contrôlé lors d’une opération de vérification ciblée. Au total, les agents ont saisi 10 plaquettes et 26 sachets de haschich pour un poids global estimé à 3,5 kilogrammes. Les douanes expliquent que le véhicule avait été identifié sur la base de renseignements jugés fiables et d’indices considérés comme probants.

Les soupçons se sont confirmés après un contrôle approfondi du véhicule effectué par les agents sur le terrain. Le présumé propriétaire de la drogue a ensuite été identifié puis interpellé. Selon la Division de la communication et des relations de la Direction générale des douanes, il s’agit d’un ressortissant sénégalais âgé d’une trentaine d’années.

Les autorités évaluent la valeur marchande de la drogue saisie à environ 17,5 millions de FCFA. Le suspect a été placé en garde à vue en attendant son déferrement devant le parquet du Tribunal de grande instance de Fatick.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des actions de lutte contre le trafic de stupéfiants menées par les services douaniers sénégalais sur les différents axes du pays.

Indice de perception de la démocratie 2026 : le Sénégal et le Ghana confirment leur statut de références démocratiques en Afrique

Le rapport intitulé « Democracy Perception Index 2026 » met en lumière des disparités importantes dans la perception de la démocratie en Afrique subsaharienne. L’étude révèle une fragilité globale de la confiance accordée aux institutions démocratiques, malgré des niveaux d’attente variables selon les pays.

 

L’un des principaux enseignements du rapport concerne la question de la transparence gouvernementale, régulièrement identifiée comme l’un des maillons faibles des systèmes politiques de la région. De nombreux citoyens interrogés estiment que les institutions publiques peinent encore à garantir une gestion suffisamment ouverte et responsable.

Le document souligne également une évolution des priorités sécuritaires sur le continent. Dans plusieurs pays, notamment en Éthiopie et en Namibie, un soutien croissant est observé en faveur de l’augmentation des budgets de défense. Cette tendance traduit un climat sécuritaire perçu comme de plus en plus instable.

En Afrique de l’Ouest, le Ghana se distingue comme la référence régionale en matière de perception démocratique. Le pays figure parmi les dix premiers au niveau mondial pour la confiance des citoyens dans la capacité des institutions à assurer une transition pacifique du pouvoir.

Le Sénégal conserve également de bons indicateurs, se classant au troisième rang en Afrique subsaharienne en termes de perception de la performance démocratique. Le pays bénéficie aussi d’un niveau relativement élevé de confiance concernant le respect des normes et accords internationaux.

À l’opposé, le Nigeria apparaît parmi les États les moins optimistes au monde quant à l’évolution de sa trajectoire nationale. Cette perception négative reflète des inquiétudes persistantes sur la stabilité politique et la gouvernance.

Selon les données du rapport, l’Afrique de l’Ouest présente des trajectoires très contrastées. Le Bénin se maintient dans une position intermédiaire dite « neutre », tandis que plusieurs pays comme la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali et le Burkina Faso affichent des perceptions majoritairement négatives.

Le rapport nuance toutefois ce constat par des dynamiques plus spécifiques, notamment dans la région sahélienne. On y observe un soutien marqué de la population à l’augmentation des dépenses de défense ainsi qu’une opposition croissante à la présence de bases militaires étrangères.

Dans ce contexte, le Mali se distingue par une amélioration relative de son niveau d’optimisme national, malgré une compréhension du fonctionnement du système politique encore jugée faible à l’échelle internationale.

Sénégal : quatre projets de réformes institutionnelles finalisés

La Présidence sénégalaise annonce la finalisation de quatre textes majeurs pour réformer le système politique et renforcer la démocratie.

La Présidence de la République du Sénégal a annoncé l’achèvement de quatre avant-projets de lois issus des dialogues nationaux inclusifs de 2024 et 2025. Une étape importante dans la dynamique de réformes institutionnelles engagée par les autorités.

D’après le communiqué officiel, ces textes concernent plusieurs chantiers majeurs. Il s’agit notamment de la révision de la Constitution, de la réforme de la Cour constitutionnelle, de l’adoption d’un nouveau Code électoral avec la création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que de la réglementation des partis politiques. L’objectif affiché est de moderniser le système politique et de renforcer les fondements démocratiques.

Dans une logique de transparence, les avant-projets sont désormais mis à la disposition du public à travers une plateforme numérique dédiée. Les autorités invitent les citoyens, les acteurs politiques et la société civile à s’approprier ces réformes et à prendre part au débat public.

Dans son message, le président de la République Bassirou Diomaye Faye a salué l’implication des différentes parties prenantes, notamment les forces vives de la Nation, les facilitateurs des dialogues et les experts ayant assuré la mise en forme juridique des recommandations.

Il a également félicité le comité de relecture, mis en place sous l’impulsion du Premier ministre Ousmane Sonko, pour son travail dans la finalisation des textes. Selon la Présidence, ces réformes devraient contribuer à consolider l’État de droit, à favoriser une meilleure inclusion politique et à garantir davantage de transparence dans les processus électoraux.

Le Chef de l’État a, par ailleurs, réaffirmé son attachement au dialogue et à une approche inclusive des transformations en cours, estimant qu’elles sont essentielles pour une stabilité démocratique durable au Sénégal.

Sénégal : les avant-projets de réformes institutionnelles rendus publics

La Présidence sénégalaise publie plusieurs avant-projets de lois issus des dialogues nationaux, ouvrant une nouvelle phase de réformes politiques.

La Présidence de la République du Sénégal a annoncé la mise en ligne de plusieurs avant-projets de lois issus des dialogues nationaux organisés en 2024 et 2025. Ces textes portent sur des transformations majeures du système politique, notamment la révision de la Constitution et la refonte du dispositif électoral. Ils sont désormais accessibles au public à travers une plateforme numérique dédiée.

Selon les autorités, ces avant-projets sont le fruit d’un processus de concertation élargi. Ils traduisent les recommandations formulées lors des dialogues nationaux, ensuite structurées juridiquement par des comités d’experts et de représentants institutionnels.

Parmi les principales mesures envisagées figurent la création d’une Cour constitutionnelle indépendante et la mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante. La révision du Code électoral ainsi que la redéfinition du statut des partis politiques sont également prévues. Ces réformes s’inscrivent ainsi dans une volonté affichée de renforcer la transparence et l’équilibre des institutions.

Le Dialogue national sur le système politique, tenu en 2025 à Diamniadio, constitue le socle de ces propositions. Cette rencontre, qui s’est déroulée du 28 mai au 4 juin, a réuni plusieurs acteurs politiques et sociaux autour de discussions approfondies.

Selon le facilitateur général, Cheikh Gueye, les échanges ont permis d’aboutir à des consensus importants, notamment sur les réformes institutionnelles. Un accord de 94 % a également été enregistré sur les questions électorales. Plus de 15 000 contributions citoyennes ont été recueillies via la plateforme Jubbanti, traduisant une forte implication des populations dans ce processus.

À l’époque, le ministre de l’Intérieur, Jean-Baptiste Tine, avait salué la qualité des débats et évoqué plusieurs avancées, dont la création de la CENI et la dématérialisation du processus électoral. Il a depuis été remplacé par Bamba Cissé. La Présidence appelle désormais les citoyens, les acteurs politiques et la société civile à s’approprier ces textes. Elle invite à un débat ouvert et constructif en vue de leur mise en œuvre.

Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, réaffirme pour sa part son engagement en faveur d’un processus inclusif, estimant que ces réformes doivent consolider l’État de droit et renforcer la gouvernance démocratique.

Sénégal : démantèlement d’un réseau de trafic de migrants vers les Canaries

La police sénégalaise a interpellé neuf personnes impliquées dans un réseau de trafic de migrants par voie maritime, selon une opération menée par la DNLT.

 

La police nationale du Sénégal a annoncé, ce jeudi 23 avril 2026, le démantèlement d’un réseau de trafic de migrants opérant par voie maritime, avec neuf personnes déférées devant le parquet. L’opération a été menée par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées, une unité spécialisée de la police nationale chargée de lutter contre les réseaux de migration irrégulière. Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants, mise en danger de la vie d’autrui, escroquerie et usurpation d’identité.

Selon les autorités policières, l’enquête a été ouverte après l’interception, le 16 avril 2026, d’une pirogue transportant 132 migrants en direction des îles Canaries. Les passagers, originaires du Sénégal, de Gambie et de Guinée, ont été pris en charge après leur interception par la Marine nationale.

Les investigations ont permis d’identifier neuf individus comme membres de l’équipage. Huit d’entre eux ont reconnu leur participation à la manœuvre de l’embarcation, tout en affirmant avoir agi comme simples suppléants du capitaine.

Ils ont toutefois désigné un neuvième suspect comme principal organisateur du réseau, présenté comme recruteur et capitaine de la pirogue. Les sommes versées pour la traversée sont estimées entre 200 000 et 300 000 francs CFA par personne.

Le principal suspect, pour sa part, a rejeté les accusations, niant toute implication financière ou opérationnelle. Mais les enquêteurs affirment que des éléments techniques et numériques ont contredit sa version. Les traces de transactions financières, notamment via des services de mobile money, auraient permis de relier certains flux à des comptes ouverts sous de fausses identités, selon la police. L’analyse des déplacements du suspect a également révélé des entrées régulières sur le territoire sénégalais sans enregistrements de sorties officielles, laissant penser à un réseau organisé de convoyage maritime.

Les autorités indiquent que les investigations se poursuivent afin de démanteler l’ensemble de la filière et d’identifier d’éventuels complices.

Sénégal : plus de 6 milliards FCFA de faux billets saisis à Dakar

Les Douanes sénégalaises ont frappé un grand coup contre le faux monnayage. Une opération menée à Thiaroye Azur a permis la saisie d’une importante quantité de devises falsifiées.

Les services des Douanes sénégalaises ont mis la main sur une importante cargaison de faux billets étrangers, estimée à plus de 6 milliards de francs CFA, lors d’une opération conduite dans la banlieue de Dakar.

Selon un communiqué officiel, la Brigade mobile des Douanes de Pikine a mené l’intervention le 15 avril aux environs de 17 heures dans une auberge située à Thiaroye Azur. Sur place, un individu a été interpellé alors qu’il s’apprêtait à procéder au « lavage » de billets.

Au total, les agents ont saisi 35 000 coupures de devises étrangères, composées de 15 000 billets de 500 euros et de 20 000 billets de 100 dollars. L’ensemble représente une contrevaleur estimée à 6 milliards 24 millions de francs CFA.

D’après l’administration douanière, cette opération est le résultat de près de deux semaines de travail de renseignement, de surveillance et de filature, ayant permis d’identifier et de localiser le suspect.

L’homme arrêté, de nationalité sénégalaise, se présenterait comme guérisseur traditionnel. Les premières investigations indiquent qu’il serait impliqué dans un réseau criminel transfrontalier opérant entre le Sénégal et un pays voisin.

La Direction générale des Douanes souligne qu’il s’agit de la plus importante saisie de faux billets jamais réalisée par ses services dans le cadre de la lutte contre le faux monnayage.

Les autorités ont salué le professionnalisme des agents engagés dans cette opération et réaffirmé leur engagement à intensifier la lutte contre la criminalité économique et financière, notamment les réseaux de faussaires actifs dans la sous-région.

Sénégal : des discussions engagées pour suspendre la grève des transporteurs

Le gouvernement sénégalais annonce l’ouverture de discussions avec les transporteurs en grève, sous la supervision du Premier ministre Ousmane Sonko, pour trouver une issue à la crise.

 

Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a annoncé l’ouverture de discussions ce jeudi matin afin de parvenir à des mesures fortes susceptibles de mettre fin à la grève des transporteurs. Ces échanges se tiendront sous la supervision du Premier ministre Ousmane Sonko.

Dans une déclaration, le ministre a souligné que la situation actuelle appelle à un sens élevé de responsabilité de la part de tous les acteurs. Il a insisté sur la nécessité de concilier les libertés individuelles avec l’intérêt général, dans un contexte marqué par de fortes perturbations.

Yankhoba Diémé a également indiqué avoir tenu des échanges avec les ministres en charge de la Défense et de la Sécurité. Ces concertations visent à mieux encadrer le mouvement de grève et à prévenir tout risque de débordement.

Le membre du gouvernement assure que des mesures appropriées seront prises en collaboration avec les autorités compétentes, afin de garantir l’ordre public tout en maintenant le dialogue avec les transporteurs.

Dans cette dynamique, il prévoit de reprendre contact avec les grévistes dès ce jeudi, après la réunion avec le chef du gouvernement. L’objectif est de poursuivre les discussions déjà entamées, qui ont permis à une partie des syndicats de reprendre leurs activités.

La grève, lancée pour une durée initiale de 72 heures par la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal, a fortement impacté la mobilité dans plusieurs régions du pays. Toutefois, son effet est resté limité dans la capitale, grâce au maintien du service assuré par certains opérateurs.

Malgré ces discussions en cours, les syndicats ont décidé de prolonger leur mouvement pour 72 heures supplémentaires, de jeudi à samedi. Ils expliquent cette décision par l’absence de réponses jugées satisfaisantes à leurs revendications.

Classement FIFA : le Sénégal recule malgré ses performances mais reste 2e en Afrique

Le Sénégal perd deux places au classement FIFA après une décision de la Confédération africaine de football liée à la finale de la CAN, tout en conservant son rang sur le continent.

Le Sénégal enregistre un léger recul au dernier classement FIFA. Les Lions occupent désormais la 14ᵉ place mondiale, soit une perte de deux rangs, après la prise en compte d’une décision du comité d’appel de la Confédération africaine de football. Cette évolution intervient en attendant le verdict du Tribunal arbitral du sport.

Malgré ce repli, la sélection sénégalaise conserve sa deuxième position sur le continent africain. Une situation paradoxale pour une équipe qui s’était imposée sur le terrain lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations. Toutefois, une décision administrative liée à la finale a entraîné une révision de ses points, impactant directement son classement mondial.

Les hommes de Pape Thiaw avaient pourtant affiché un niveau solide lors de la dernière trêve internationale. Ils se sont illustrés avec deux succès convaincants face au Pérou (2-0) et à la Gambie (3-1), confirmant leur dynamique positive.

Sur le plan africain, le Sénégal reste derrière le Maroc, qui conserve sa place de leader du continent et occupe le 8ᵉ rang mondial. Les Lions gardent néanmoins une avance sur leurs poursuivants. Le Nigeria suit à la 26ᵉ place mondiale, tandis que l’Algérie se positionne au 28ᵉ rang. L’Égypte arrive juste derrière à la 29ᵉ place.

La Côte d’Ivoire progresse pour sa part à la 34ᵉ position mondiale, confirmant une dynamique ascendante. La Tunisie occupe le 44ᵉ rang, devant le Cameroun qui recule dans la hiérarchie.

Plus loin, la République démocratique du Congo gagne du terrain et se hisse à la 46ᵉ place. Le Mali suit à la 52ᵉ position. Certains pays qualifiés pour la prochaine Coupe du monde enregistrent également un recul, notamment le Cap-Vert et le Ghana.

Au niveau mondial, la hiérarchie reste dominée par la France. Elle devance l’Espagne, l’Argentine et l’Angleterre, qui complètent le quatuor de tête.

Sénégal : Diomaye Faye veut renforcer la protection des forêts

Le président sénégalais appelle à une réorganisation de l’exploitation forestière. Il insiste sur la lutte contre le trafic de bois et le renforcement du reboisement.

 

La préservation des ressources naturelles s’impose comme une priorité pour le Sénégal. Lors du Conseil des ministres, le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de réorganiser le secteur forestier. Il a appelé à une meilleure structuration de l’exploitation du bois, dans une logique de renforcement de la protection des forêts.

Dans le communiqué officiel, le chef de l’État demande d’accentuer la lutte contre les trafics de bois. Il appelle également à renforcer les actions de reboisement et de reforestation sur l’ensemble du territoire. L’objectif est de consolider la stratégie nationale de protection des forêts et de préserver la biodiversité. Le président souhaite aussi que de nouvelles forêts soient classées dans différentes zones éco-géographiques.

Le gouvernement est invité à élargir son champ d’intervention. Il doit aussi revoir à la hausse les objectifs assignés à l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande Muraille verte. Cette orientation vise à renforcer durablement la protection des forêts face aux pressions environnementales.

Le président a également demandé la mise en place d’une nouvelle politique de gestion des parcs nationaux. Cette réforme doit permettre un meilleur entretien des espaces naturels. Elle vise aussi à protéger la faune et la flore tout en améliorant l’attractivité touristique. Dans cette dynamique, le ministre de l’Environnement est appelé à accélérer la mise en œuvre du plan spécial dédié à la forêt classée de forêt classée de Mbao.

Pour le chef de l’État, la biodiversité représente un patrimoine national majeur. Sa préservation nécessite une politique rigoureuse d’encadrement et de valorisation. À travers ces orientations, les autorités entendent faire de la protection des forêts un pilier de leur action environnementale.

Sénégal : Sonko lance une offensive majeure pour l’emploi des jeunes

Face aux défis du chômage, le Premier ministre Ousmane Sonko place l’emploi au centre de l’action gouvernementale. Réformes structurelles, industrialisation et formation sont au cœur d’une stratégie ambitieuse.

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a fait de la question de l’emploi une priorité absolue lors du dernier Conseil des ministres, affichant une volonté claire : impulser des transformations profondes pour garantir aux populations un accès durable à des emplois décents.

Dans sa communication, le chef du gouvernement a indiqué que cette dynamique passera par la structuration de filières stratégiques, la relance des grands chantiers d’infrastructures, le déploiement d’agropoles et le renforcement du tissu industriel national. Ces leviers sont présentés comme essentiels pour stimuler la création d’emplois à grande échelle.

Pour soutenir cette ambition, plusieurs réformes d’envergure sont en préparation. Il s’agit notamment de l’adoption prochaine de la loi d’orientation sur l’emploi, de la refonte du Code du travail et du système de sécurité sociale, ainsi que du renforcement de la Convention nationale État-employeurs. Par ailleurs, les autorités envisagent une réorganisation des structures en charge de l’emploi afin d’en améliorer l’efficacité.

Le Premier ministre a également dressé un état des lieux sans concession du marché du travail. Parmi les défis majeurs figurent le décalage persistant entre formation et besoins du marché, la faible employabilité des jeunes, ainsi que les limites des dispositifs de financement et d’accompagnement.

À ces contraintes s’ajoutent certaines rigidités du cadre réglementaire, qui freinent encore le développement du marché de l’emploi.

Face à ces enjeux, Ousmane Sonko préconise une approche globale. Celle-ci repose sur un meilleur alignement entre formation et emploi, une mutualisation des moyens institutionnels et la mise en place d’une large coalition nationale dédiée à l’emploi.

Le gouvernement entend également encourager l’emploi local à travers le développement de pôles territoriaux et la promotion de projets à forte intensité de main-d’œuvre.

Dans cette dynamique, un processus participatif a été lancé pour élaborer une nouvelle politique nationale de l’emploi. Celle-ci prévoit notamment le renforcement des pôles emploi, la création de centres d’initiatives dans chaque département et l’installation de missions locales dédiées à l’emploi et à l’entrepreneuriat dans toutes les communes.

Pour le chef du gouvernement, l’emploi reste un levier central de stabilité économique et sociale. Il a ainsi rappelé que garantir un accès équitable à un travail décent constitue une condition essentielle pour le développement du pays.

CAN 2025 : le Sénégal réclame une enquête pour corruption après la décision de la CAF

Le gouvernement sénégalais dénonce une décision “injuste” de la CAF attribuant la CAN 2025 au Maroc. Il exige une enquête internationale pour soupçons de corruption.

 

Le Sénégal hausse le ton après la décision controversée de la Confédération africaine de football (CAF) concernant la Coupe d’Afrique des nations 2025. Dans un communiqué officiel, le gouvernement sénégalais a exprimé sa “vive consternation” après que le jury d’appel de la CAF a déclaré le Maroc vainqueur de la compétition au détriment des Lions de la Teranga.

Selon les autorités sénégalaises, cette décision repose sur une interprétation erronée du règlement. La CAF s’est appuyée sur les articles 82 et 84 pour déclarer le Sénégal forfait et attribuer une victoire 3-0 au Maroc. Pour Dakar, cette décision constitue une atteinte aux principes fondamentaux du sport.

Le gouvernement estime qu’elle viole l’équité, la loyauté et la vérité du terrain. Ainsi, la crise autour de la CAN 2025 CAF prend une tournure institutionnelle majeure. Face à cette situation, le Sénégal demande l’ouverture d’une enquête internationale indépendante.

L’objectif est de faire la lumière sur de possibles soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF. Les autorités dénoncent une décision “grossièrement illégale” et parlent d’une tentative de dépossession injustifiée. Elles affirment que la CAF met en danger sa crédibilité et la confiance des peuples africains.

Dans un premier temps, le jury disciplinaire de la CAF avait confirmé la victoire du Sénégal. Cependant, cette instance avait infligé des sanctions aux deux équipes après des incidents survenus en finale. Lors de ce match, les joueurs sénégalais avaient quitté temporairement le terrain. Ils protestaient contre un penalty jugé litigieux accordé au Maroc dans les dernières secondes. Après une interruption, ils étaient revenus jouer et avaient finalement remporté la rencontre en prolongation. La décision du jury d’appel annule donc ce premier verdict.

Le gouvernement sénégalais affirme qu’il utilisera tous les recours possibles. Cela inclut des actions devant des juridictions internationales pour rétablir le résultat sportif. Par ailleurs, Dakar a exprimé sa solidarité envers ses ressortissants détenus au Maroc après les incidents de la finale. Les autorités assurent suivre ce dossier de près. Malgré la crise, le Sénégal se dit déterminé à défendre les droits de son équipe nationale.

Le pays affirme vouloir préserver l’intégrité et l’honneur du football africain face à cette affaire liée à la CAN 2025 CAF 

Sénégal : les enseignants dans la rue, le gouvernement tente d’apaiser la crise

Le climat social reste tendu dans le secteur de l’éducation au Sénégal. Des syndicats d’enseignants ont organisé un sit-in à Dakar pour exiger le respect de leurs revendications, pendant que le gouvernement multiplie les initiatives pour désamorcer la crise.

 

Les quotidiens sénégalais reçus ce mardi reviennent largement sur les tensions persistantes dans le secteur de l’éducation, marquées par un sit-in d’enseignants à Dakar. Selon la presse, des centaines d’enseignants regroupés au sein du G7, principal collectif syndical du secteur, ont manifesté lundi devant l’inspection d’académie de Dakar pour interpeller les autorités sur leurs revendications.

Le quotidien L’As rapporte que les manifestants, reconnaissables à leurs brassards rouges, dénoncent des prélèvements jugés illégaux sur leurs salaires. Ils exigent également le respect des engagements pris par l’État dans le cadre des accords signés avec les organisations syndicales. De son côté, Sud Quotidien souligne que le gouvernement sénégalais tente d’activer plusieurs leviers pour contenir la crise sociale qui affecte le système éducatif depuis le début de l’année.

Dans cette dynamique, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana, a engagé des discussions avec les syndicats d’enseignants. Au cours de ces échanges, il a présenté des pistes de collaboration entre l’État et les organisations syndicales, notamment en matière d’accès au foncier et au logement, selon les informations rapportées par L’As.

Pour sa part, Le Quotidien indique que les autorités misent également sur le Pacte de stabilité sociale pour tenter de calmer le front social, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre gouvernement et syndicats. Le journal évoque un climat syndical agité, oscillant entre blocages dans le dialogue et avancées ponctuelles.

En dehors du secteur éducatif, la presse s’intéresse aussi à d’autres sujets d’actualité. WalfQuotidien aborde notamment les difficultés de l’opposition politique à s’unir, malgré un contexte jugé favorable. Le journal estime que les divergences internes freinent toute dynamique de rassemblement, alors même que le pays traverse une période marquée par des tensions sociales et des défis économiques. Dans le camp du pouvoir, un rendez-vous politique majeur est annoncé pour le 6 juin prochain avec la tenue du premier congrès du PASTEF-Les Patriotes.

Selon Yoor-Yoor, ce congrès, initié par le Premier ministre Ousmane Sonko, devrait marquer une étape importante dans la structuration du parti au pouvoir et dans la consolidation de son ancrage politique. Par ailleurs, Le Soleil met en lumière la nouvelle stratégie économique du pays à travers la politique industrielle et commerciale à l’horizon 2050.

Baptisée PICS 2050, cette feuille de route vise à impulser des réformes majeures, à développer des plateformes industrielles et à faire émerger des champions nationaux, avec pour objectif de bâtir une économie plus compétitive.

Sénégal : plus de 36 000 infractions enregistrées par la police en 2025

La Police nationale du Sénégal a rendu public son rapport annuel d’activités 2025. Le document fait état de plus de 36 000 infractions constatées et de plus de 20 000 personnes déférées devant la justice.

 

La Police nationale du Sénégal a présenté, jeudi 12 mars 2026, son rapport annuel d’activités portant sur l’année 2025. La cérémonie s’est tenue dans la salle de conférence de la Direction de la formation, sous la présidence du directeur général de la police, Mame Seydou Ndour. Le document a été exposé par le conseiller technique chargé de l’administration à la Direction générale de la police nationale, El Hadji Baïty Sene.

Le rapport met en avant une activité soutenue des services de sécurité sur l’ensemble du territoire. Au total, 36 515 infractions ont été enregistrées en 2025. Dans la même période, 20 308 personnes ont été déférées devant les parquets. Ces chiffres illustrent l’intensité des opérations menées par les forces de sécurité dans le cadre de la lutte contre la criminalité. Ces résultats confirment l’engagement des autorités dans la lutte contre la délinquance et le crime organisé, en particulier dans les grandes villes. Ils traduisent aussi l’importance des actions menées pour renforcer la sécurité.

Des recettes importantes issues des amendes routières

Le rapport évoque également l’action menée dans le domaine de la circulation routière. Les opérations de contrôle et de répression des infractions au code de la route ont généré des recettes importantes pour l’État. Selon la police, 1 415 111 000 francs CFA provenant des amendes forfaitaires ont été reversés au Trésor public au cours de l’année 2025. Ces résultats illustrent l’impact des dispositifs de contrôle routier dans le renforcement de la sécurité et la régulation de la circulation.

Des efforts sur la police de proximité

L’année 2025 a aussi été marquée par des avancées dans la stratégie de communication de l’institution. La Police nationale a notamment poursuivi le renforcement du concept de police de proximité, une approche visant à rapprocher les forces de sécurité des populations. Selon les responsables, cette stratégie doit contribuer à renforcer la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre, un élément jugé essentiel pour améliorer durablement la sécurité.

Une cérémonie marquée par une forte participation

La présentation du rapport a réuni plusieurs responsables sécuritaires et institutionnels. Parmi les personnalités présentes figuraient le directeur général adjoint de la police, des directeurs et chefs de services, ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité. Des représentants des Armées, de la Gendarmerie nationale, des Sapeurs-pompiers, des Douanes et de l’Administration pénitentiaire ont également pris part à la rencontre.

La cérémonie a aussi enregistré la présence de parlementaires, de membres du corps diplomatique et de partenaires internationaux, notamment de l’Union européenne, des États-Unis, de la Chine, de la France, de l’Espagne, de l’Italie et de la Turquie. Des représentants des médias ont également assisté à la présentation du rapport.

Cette rencontre a permis de dresser le bilan des actions menées par la police au cours de l’année écoulée et de définir les grandes orientations pour faire face aux défis sécuritaires attendus en 2026

Sénégal : un militaire tué lors d’une opération de l’armée près de la frontière gambienne

Un militaire sénégalais a perdu la vie et six autres ont été blessés jeudi lors d’un accrochage avec un groupe armé dans la région de Ziguinchor, au sud du Sénégal, selon l’armée.

 

Un militaire de l’armée du Sénégal a été tué et six autres blessés jeudi matin lors d’un affrontement entre un détachement militaire et un groupe d’individus armés dans le sud du pays. L’incident s’est produit dans la zone de Kadialock, au nord de Sindian, dans la région de Ziguinchor, non loin de la frontière avec la Gambie.

Selon un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des armées, l’accrochage est survenu dans le cadre d’une opération menée par la Zone militaire n°5 pour détruire des champs de chanvre indien. Le premier bilan fait état d’un soldat décédé et de six militaires blessés. Le communiqué précise également que plusieurs membres du groupe armé ont été neutralisés lors de cet accrochage.

Des opérations contre les cultures illicites

Cette intervention s’inscrit dans les opérations menées par l’armée pour lutter contre les activités illicites dans cette zone frontalière. Les forces armées sénégalaises poursuivent actuellement les opérations dans la région. L’objectif est de détruire les cultures illégales de chanvre indien, de traquer les bandes armées présentes dans la zone et de renforcer la sécurité Ziguinchor armée. Les autorités militaires indiquent également que ces actions visent à protéger les populations locales et à sécuriser leurs biens.

La zone concernée reste sous surveillance des forces engagées afin de prévenir toute nouvelle activité criminelle.

Sénégal : l’État rembourse 471 millions de dollars de dette et évite le défaut de paiement

Le Sénégal a remboursé une partie importante de sa dette extérieure avant l’échéance du 13 mars. Cette opération financière permet au pays d’éviter un défaut de paiement dans un contexte de fortes tensions autour de son niveau d’endettement.

 

L’État du Sénégal a procédé au remboursement de 471 millions de dollars, soit environ 270 milliards de francs CFA, au titre d’une partie du remboursement de sa dette, selon plusieurs médias internationaux.

D’après l’agence financière Bloomberg, ce paiement a été effectué avant l’échéance fixée au vendredi 13 mars 2026. Cette opération permet ainsi au pays d’éviter un défaut de paiement sur ses obligations internationales.

Selon la même source, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest a transféré environ 380 millions d’euros, soit près de 250 milliards de francs CFA, aux détenteurs d’obligations libellées en euros arrivant à échéance en 2028. En complément, un autre paiement de 33 millions de dollars, soit environ 19 milliards de francs CFA, a été effectué sur des obligations libellées en dollars qui arrivent à échéance en 2048.

Ces opérations s’inscrivent dans les engagements financiers pris par le Sénégal sur les marchés internationaux.

Un contexte de forte pression sur la dette

Ce remboursement de dette intervient dans un contexte marqué par des interrogations sur la situation financière du pays. Selon le Fonds monétaire international, le niveau d’endettement du Sénégal atteindrait 132 % du produit intérieur brut. Cette situation a suscité des inquiétudes parmi les partenaires financiers du pays.

Un audit mené en 2025 par les autorités sénégalaises a révélé ce que le gouvernement considère comme des irrégularités dans les données relatives à la dette publique. Les dirigeants actuels estiment que certaines informations publiées auparavant ne reflétaient pas la réalité de la situation financière.

Une polémique politique autour de la dette

Les autorités en place pointent la responsabilité des anciens dirigeants dans ces déclarations jugées inexactes. De son côté, l’ancien président Macky Sall rejette ces accusations. Dans ce contexte de tensions autour du remboursement de la dette du Sénégal , le Fonds monétaire international a décidé de suspendre un programme de prêt destiné au Sénégal.

Cette décision illustre les préoccupations des partenaires financiers concernant la transparence et la gestion de la dette publique. Malgré ces difficultés, le remboursement effectué avant l’échéance du 13 mars permet au pays d’éviter un défaut de paiement et de préserver sa crédibilité sur les marchés financiers.

 

Sénégal : une conférence des ambassadeurs annoncée en avril à Dakar

Le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé la tenue d’une conférence des ambassadeurs et consuls du Sénégal en avril 2026 afin de renforcer la cohérence et l’efficacité de la diplomatie nationale.

 

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé mercredi l’organisation d’une conférence ambassadeurs Sénégal les 18 et 19 avril 2026. L’annonce a été faite lors du Conseil des ministres du Sénégal, selon le communiqué officiel publié à l’issue de la réunion gouvernementale. Cette rencontre réunira l’ensemble des ambassadeurs, consuls généraux et consuls du Sénégal afin d’évaluer l’action diplomatique du pays et d’examiner les moyens d’adapter le dispositif diplomatique et consulaire aux nouvelles réalités internationales.

Selon les autorités, cette conférence ambassadeurs Sénégal vise à améliorer l’efficacité et la cohérence de la politique étrangère nationale. Le chef de l’État a rappelé à cette occasion que le Sénégal reste attaché aux principes de paix, de multilatéralisme et d’intégration africaine. Il a également insisté sur la nécessité de moderniser le réseau diplomatique et consulaire afin de renforcer la performance de la diplomatie sénégalaise.

La conférence ambassadeurs Sénégal devrait notamment permettre d’harmoniser les orientations de la politique étrangère du pays. Elle vise aussi à améliorer la coordination entre les représentations diplomatiques à l’étranger et l’administration centrale à Dakar. Les discussions devraient également permettre d’identifier de nouvelles priorités stratégiques en matière de coopération internationale, d’attractivité économique et de rayonnement du pays.

Par ailleurs, le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé l’organisation, les 20 et 21 avril 2026 à Dakar, de la 10ᵉ édition du Forum de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique. Organisé depuis dix ans dans la capitale sénégalaise, ce rendez-vous réunit régulièrement chefs d’État, responsables politiques, experts, chercheurs et représentants d’organisations internationales. Les échanges portent généralement sur les enjeux de sécurité et de stabilité sur le continent africain.

Selon le ministère des Affaires étrangères du Sénégal, cette édition marquera dix années de discussions consacrées à la recherche de solutions africaines face aux défis sécuritaires. Le thème retenu pour cette édition est : « L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ? ». Les débats porteront notamment sur la consolidation de la paix, la coopération régionale, la gouvernance sécuritaire ainsi que la lutte contre les menaces transnationales.

Les participants devraient également aborder la question du renforcement de la souveraineté stratégique du continent africain.

Guerre Iran Israël : Tel-Aviv évoque une question de survie

L’ambassadeur d’Israël au Sénégal a défendu à Dakar l’offensive menée fin février contre l’Iran. Selon lui, cette opération militaire vise à protéger Israël et pourrait contribuer à stabiliser le Moyen-Orient.

 

L’ambassadeur Israëlien au Sénégal, Yuval Wak, a défendu mardi à Dakar l’offensive lancée le 28 février dernier par Israël et les États-Unis contre Iran. Pour le diplomate, la guerre Iran Israël s’inscrit dans une logique de survie pour l’État hébreu.

Selon lui, cette guerre Iran Israël ne vise pas la population iranienne. Il estime que le futur de l’Iran doit rester entre les mains de son peuple, même si plusieurs voix à travers le monde souhaitent un changement de régime à Téhéran.

Le diplomate s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée en ligne avec le colonel Olivier Rafowicz, porte-parole francophone de l’armée israélienne. Des journalistes du Sénégal, du Cameroun, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire ont participé à cet échange.

Pour Yuval Wak, l’offensive conjointe menée par Washington et Tel-Aviv vise avant tout à empêcher ce qu’il qualifie d’agressions du régime iranien contre les pays voisins.

Le 28 février 2026, les armées américaine et israélienne ont lancé une série de frappes aériennes contre des cibles iraniennes. Plusieurs responsables militaires et politiques auraient été tués, dont le guide suprême Ali Khamenei.

L’ambassadeur israélien affirme que cette guerre Iran Israël pourrait ouvrir la voie à une stabilité durable dans la région. Selon lui, neutraliser les programmes nucléaire et balistique de l’Iran constitue un enjeu majeur pour la sécurité régionale.

Il accuse le régime iranien de poursuivre depuis plusieurs décennies une stratégie hostile envers Israël. D’après lui, Téhéran a développé son programme nucléaire et renforcé ses capacités de missiles tout en soutenant des groupes armés dans plusieurs pays du Moyen-Orient.

De son côté, le colonel Olivier Rafowicz a également évoqué une « question de survie » pour expliquer l’opération militaire baptisée « Rugissement du Lion ».

L’officier israélien a rappelé que depuis la Révolution iranienne de 1979, l’Iran affirme vouloir la disparition de l’État d’Israël.

Selon lui, Israël agit avant tout pour assurer sa sécurité. Il affirme que son pays utilisera tous les moyens nécessaires pour empêcher que l’Iran représente à nouveau une menace stratégique.

« Nous avons attaqué parce que nous voulons vivre », a-t-il déclaré, estimant que chaque État a le droit de se défendre et de garantir sa sécurité.

Les autorités israéliennes préviennent également que les opérations militaires pourraient durer aussi longtemps que nécessaire. Israël, assure le colonel Rafowicz, n’impose aucune limite de temps à ses actions sécuritaires.

Tel-Aviv espère enfin que cette situation permettra au peuple iranien de se libérer du régime en place depuis plusieurs décennies.

Sénégal : Ousmane Sonko engage une réforme majeure du secteur parapublic

Le gouvernement sénégalais accélère la réforme de l’administration publique. Dix-neuf structures parapubliques vont être supprimées afin de réduire les dépenses de l’État et renforcer l’efficacité de l’action publique.

Le gouvernement sénégalais a engagé une nouvelle étape dans la réforme de l’État. À l’issue du Conseil des ministres du 4 mars 2026, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté un vaste programme de rationalisation du secteur parapublic Sénégal.

L’objectif est clairement affiché : réduire le train de vie de l’État, supprimer les doublons administratifs et améliorer la performance des structures publiques.

Une radiographie critique du secteur parapublic

Ce programme repose sur les travaux d’un groupe chargé d’évaluer l’organisation et le fonctionnement des organismes parapublics. L’analyse menée par cette équipe a révélé plusieurs dysfonctionnements, notamment des chevauchements de missions, des redondances institutionnelles et un coût jugé élevé par rapport aux résultats obtenus.

Au terme de cette évaluation, les autorités ont décidé de supprimer 19 structures publiques et de repositionner 10 autres afin de mieux définir leurs responsabilités.

Au total, ces entités regroupent 982 agents. Elles mobilisent également des ressources importantes, avec un budget cumulé estimé à 28 milliards de francs CFA, une masse salariale de 9,2 milliards de francs CFA et une dette globale évaluée à 2,6 milliards de francs CFA.

Cette restructuration marque une étape importante dans la réorganisation du secteur parapublic Sénégal, considéré par l’exécutif comme un levier clé pour moderniser l’administration.

55 milliards de FCFA d’économies attendues

Le gouvernement espère réaliser une économie nette de 55 milliards de francs CFA sur les trois prochaines années grâce à cette réforme.

Au-delà de l’aspect financier, les autorités souhaitent envoyer un signal fort aux partenaires économiques et aux institutions financières. Le Sénégal entend renforcer la crédibilité de sa gestion budgétaire et améliorer la transparence dans l’utilisation des ressources publiques.

Dans un contexte marqué par des pressions sur les finances publiques et des exigences croissantes en matière de discipline budgétaire, cette rationalisation du secteur parapublic Sénégal vise également à dégager de nouvelles marges de manœuvre pour financer les priorités nationales.

Les économies réalisées pourraient notamment soutenir les investissements dans les infrastructures, les services sociaux et les projets structurants pour l’économie.

Une administration plus efficace et plus lisible

La disparition de plusieurs structures devrait aussi permettre de simplifier l’organisation administrative. En réduisant le nombre d’organismes publics, l’État espère limiter les dépenses de fonctionnement et clarifier la chaîne de décision.

Moins d’entités signifie également moins de conseils d’administration, moins de charges opérationnelles et une gouvernance jugée plus cohérente.

Toutefois, le gouvernement insiste sur la dimension sociale de cette réforme. Des mécanismes d’accompagnement sont prévus pour les agents concernés. L’exécutif envisage notamment un redéploiement du personnel vers des structures jugées stratégiques afin de préserver les compétences et d’éviter des ruptures professionnelles brutales.

Vers un État plus stratège

Au-delà des économies budgétaires, cette réforme traduit une volonté plus large de transformation de l’administration.

L’ambition des autorités est de passer d’un État dispersé à un État stratège, capable de piloter efficacement les politiques publiques.

Dans cette perspective, le repositionnement de dix structures publiques doit permettre de renforcer leur impact et de clarifier leurs missions.

Le gouvernement affirme vouloir rompre avec certaines pratiques du passé marquées par la multiplication d’agences et d’organismes publics, parfois créés sans réelle cohérence stratégique.

Cette orientation s’inscrit dans les engagements pris devant les députés le 22 février 2025, visant à instaurer une gouvernance publique fondée sur la performance, la transparence et la responsabilité.

La réforme devrait ainsi conduire à la fusion de certaines agences et à la suppression d’autres, jugées redondantes ou insuffisamment efficaces.

Si sa mise en œuvre sera observée avec attention, ce plan de rationalisation pourrait marquer un tournant dans la maîtrise du train de vie de l’État et dans la modernisation de l’administration sénégalaise.

L’enjeu sera désormais de transformer cette ambition politique en résultats tangibles pour l’économie et pour les citoyens.

Basket féminin : les Lionnes lancent leur préparation pour la Coupe du monde 2026

L’équipe nationale féminine de basketball du Sénégal entame, ce mardi en soirée, sa préparation en direction des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, prévues du 11 au 17 mars à San Juan.

 

À la tête de la sélection, le nouveau coach Cheikh Sarr a convoqué un groupe de 18 joueuses. Il a toutefois choisi de se passer de trois éléments expérimentés ayant pris part à l’Afrobasket 2025 : Cierra Dillard, Madjiguène Sène et Bigué Sarr.

En revanche, deux joueuses évoluant sur le plan local, Ramatoutlaye Sy et Codou Diop, ont été intégrées au groupe. Elles participent au stage de préparation prévu au Stadium Marius Ndiaye, à Dakar.

Logées dans le groupe B du tournoi qualificatif, les Lionnes auront fort à faire face à des adversaires de haut niveau. Elles affronteront notamment la Nouvelle-Zélande, Porto Rico, les États-Unis, l’Espagne et l’Italie.

L’objectif reste clair : décrocher une qualification pour la phase finale de la Coupe du monde féminine FIBA 2026, qui se déroulera à Berlin.

Pour y parvenir, les équipes engagées devront terminer parmi les trois premières de chacun des quatre tournois qualificatifs. La compétition se jouera sous le format “round-robin”, où chaque sélection disputera cinq rencontres.

Dans le tournoi impliquant l’Allemagne, seules les deux meilleures équipes obtiendront leur ticket, aux côtés du pays hôte et d’un vainqueur continental.

Au total, onze places restent à pourvoir pour ce rendez-vous mondial qui réunira 16 nations. L’Allemagne, en tant que pays organisateur, ainsi que les vainqueurs des Coupes continentales FIBA 2025 – l’Australie, la Belgique, le Nigeria et les États-Unis – sont déjà qualifiés, mais prendront part aux tournois de qualification.

Basket mondial 2027 : le Sénégal domine la RDC et rassure à moitié

Solides en première période, les Lions du Sénégal ont maîtrisé la RD Congo (75-56) avant de baisser en régime. Une victoire importante, mais des fragilités persistent à l’approche de la suite des éliminatoires.

 

L’équipe nationale masculine de basketball du Sénégal s’est largement imposée face à la RD Congo (75-56), lors de la troisième et dernière journée de la deuxième fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde 2027 au Qatar.

Grâce à ce succès, les Lions terminent à la deuxième place du groupe B avec cinq points, derrière la Côte d’Ivoire, auteur d’un sans-faute en trois sorties.

Le Sénégal a toutefois montré deux visages dans cette rencontre. Dès l’entame, les hommes de Ngagne DeSagana Diop imposent leur rythme. Plus agressifs en défense, ils corrigent l’un de leurs principaux points faibles depuis le début des qualifications.

Sous le panier, Ibou Dianko Badji s’impose comme un véritable rempart. Avec ses 2,13 mètres, il intercepte, contre et dissuade. Les Congolais peinent à exister dans la raquette.

Offensivement, les Lions déroulent. Brancou Badio prend le jeu à son compte. Le meneur enchaîne les passes décisives et réussit des tirs primés spectaculaires. À ses côtés, Jean-Jacques Boissy et Gora Camara apportent intensité et justesse.

Malgré l’engagement physique des Congolais, le Sénégal remporte logiquement le premier quart-temps (23-16), avant de creuser l’écart dans le deuxième acte. Solides en défense, les Lions limitent leurs adversaires à seulement 10 points, tout en déroulant en attaque.

À la pause, l’écart est conséquent : 49-26.

Le retour des vestiaires est moins convaincant. Le Sénégal met du temps à retrouver son efficacité offensive. Il faut attendre un tir à trois points de Boissy pour débloquer le compteur.

Dans la foulée, Brancou Badio enflamme la salle avec un dunk à une main, symbole d’un sursaut spectaculaire. Mais cette embellie reste de courte durée. Les Lions retombent dans leurs travers, avec une baisse d’intensité et quelques imprécisions.

Malgré cela, ils conservent une avance confortable à la fin du troisième quart-temps (60-38), même si la période est légèrement à l’avantage des Congolais.

Le dernier quart-temps confirme les limites sénégalaises. Plus agressive, la RD Congo gêne la circulation de balle et impose un défi physique. Le Sénégal devient maladroit et moins rigoureux en défense.

Les Lions n’inscrivent que 15 points contre 18 encaissés. Une fin de match peu rassurante, malgré l’écart.

Heureusement, un tir au buzzer à trois points de Brancou Badio, meilleur marqueur avec 20 points, permet de conclure sur une note positive.

Au classement, le Sénégal termine deuxième avec cinq points, derrière la Côte d’Ivoire (6 points). La RD Congo occupe la troisième place avec quatre points, tandis que Madagascar ferme la marche avec trois unités.

Dans le groupe D, disputé à Alexandrie en Égypte, le Mali domine avec six points, devant l’Angola (5 points). L’Égypte et l’Ouganda suivent.

Ces rencontres s’inscrivent dans le premier tour des qualifications africaines pour la Coupe du monde FIBA 2027, qui regroupe seize nations.

Les groupes A et C avaient lancé la compétition en novembre 2025 à Radès, en Tunisie.

À l’issue de ce premier tour, douze équipes seront réparties en deux groupes de six. Les résultats entre équipes qualifiées seront conservés. Chaque sélection disputera ensuite six nouveaux matchs.

Les deux premiers de chaque groupe, ainsi que le meilleur troisième, se qualifieront pour la phase finale.

Au total, cinq nations africaines représenteront le continent lors du Mondial prévu au Qatar, qui réunira 32 équipes.

Le Sénégal vise une sixième participation à une phase finale, après 1978, 1998, 2006, 2014 et 2019.

La prochaine fenêtre internationale est programmée du 2 au 5 juillet 2026.

Sénégal : fausses informations persistantes autour de l’arabe et de l’enseignement islamique

Au Sénégal, de fausses informations liées à la langue arabe et à l’enseignement religieux musulman continuent de circuler sur les réseaux sociaux. Ces rumeurs, régulièrement relancées, entretiennent la confusion autour de décisions pourtant inexistantes des autorités.

 

Des publications trompeuses relatives à la langue arabe et à l’enseignement religieux musulman au Sénégal circulent de manière récurrente sur les réseaux sociaux, tant à l’intérieur du pays que dans plusieurs États ouest-africains.

Diffusées de façon périodique, ces contenus remettent en avant des affirmations infondées. Depuis avril 2024, ils entretiennent un climat de confusion autour des politiques éducatives et religieuses.

La dernière rumeur en date, sans aucun fondement, prête aux autorités sénégalaises la volonté d’introduire le Coran comme matière « centrale » dans les écoles publiques. Apparues à partir du 24 février, ces publications s’accompagnent de visuels associant un exemplaire du Coran à l’image du président Bassirou Diomaye Faye, dans le but de crédibiliser ces allégations.

Une page Facebook dénommée “Islam Religion de droiture” affirme, à tort, que le gouvernement aurait décidé d’intégrer l’enseignement du Coran comme discipline fondamentale dans le système éducatif, dans une logique de renforcement des valeurs culturelles. Dans la même veine, une autre rumeur largement relayée en avril 2024 attribuait au chef de l’État une volonté de faire de l’arabe la langue officielle du Sénégal, en remplacement du français.

Ces fausses informations ont connu une large diffusion, au Sénégal comme dans la sous-région, notamment via certaines plateformes se revendiquant du panafricanisme. La rumeur liée au changement de langue officielle a d’ailleurs refait surface à partir de décembre 2025.

Un cadre constitutionnel clair

Dans un éditorial publié le 1er février 2026, le journaliste Fadel Guèye, directeur de publication du média arabophone Réveil Dakar, est revenu sur ces infox récurrentes. Il indique que plusieurs journalistes étrangers ont sollicité des vérifications face à ces informations affirmant un changement de langue officielle.

Après un démenti formel, il rappelle que le choix des langues officielles relève de la Constitution. Un tel changement ne peut intervenir sans référendum, une procédure lourde et encadrée. Il souligne également que la création d’un département chargé des affaires religieuses vise plutôt à mieux intégrer les diplômés arabophones, longtemps marginalisés.

Si l’arabe occupe une place importante sur le plan socioculturel et religieux au Sénégal, aucun projet de modification du régime linguistique n’a été engagé. Le français demeure la langue officielle, conformément à la Constitution. Ces fausses informations s’apparentent ainsi à des tentatives de manipulation de l’opinion, dans un contexte régional marqué par des recompositions politiques et des discours souverainistes.

Ce qu’il faut savoir sur l’enseignement religieux

Le 17 avril 2024, le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé la création d’une Direction des affaires religieuses et de l’insertion des diplômés en langue arabe. Cette structure, officialisée en septembre 2024, est aujourd’hui devenue une Délégation générale.

Contrairement aux idées reçues, cette entité ne se limite pas à l’islam. Elle prend en compte l’ensemble des confessions, notamment le christianisme et les religions traditionnelles. Depuis sa création, aucune mesure n’a été adoptée visant à faire du Coran une matière obligatoire dans les écoles publiques.

Une évolution progressive du système éducatif

L’enseignement arabo-islamique au Sénégal s’inscrit dans une dynamique ancienne. Dès 1977, un département d’arabe a été introduit à l’École normale supérieure, aujourd’hui intégrée à la FASTEF. Cette évolution s’est poursuivie avec l’introduction de l’enseignement religieux à l’école élémentaire en 2002, puis avec l’instauration d’un baccalauréat unifié en 2013. D’autres initiatives ont renforcé cette dynamique, notamment la réouverture d’une section diplomatique à l’ENA en 2016 pour les diplômés arabophones.

Plus récemment, la création d’une Journée nationale des daaras en 2022 et la mise en place d’une structure dédiée aux diplômés arabophones en 2024 témoignent d’une volonté d’intégration progressive. En parallèle, certaines innovations ont été introduites, comme la traduction de communications officielles en arabe et en wolof. La FASTEF a également ouvert, en 2023, une filière dédiée à l’enseignement de l’arabe et de l’éducation religieuse pour les nouveaux bacheliers.

Enfin, la réforme la plus récente du système éducatif reste l’introduction de l’anglais dès le primaire, marquant une diversification linguistique.

Face à la multiplication des fausses informations sur l’arabe Sénégal, la vigilance reste essentielle. La vérification des sources demeure un réflexe indispensable pour éviter la propagation de contenus trompeurs

Sénégal : un emprunt obligataire de 200 milliards FCFA pour lancer 2026

Dakar ouvre sa première levée de fonds de l’année sur le marché financier régional, avec une émission obligataire destinée à soutenir ses priorités économiques et sociales.

Le Sénégal s’apprête à lancer, dès ce jeudi, son premier appel public à l’épargne de l’année 2026. Il s’agit d’une émission obligataire d’un montant de 200 milliards de francs CFA, selon une annonce du ministère des Finances et du Budget.

Dans un communiqué transmis à l’APS, l’administration précise que cette opération, structurée par la société de gestion et d’intermédiation Invictus Capital & Finance, s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie de gestion de la dette à moyen terme ainsi que dans le plan de financement de l’État pour l’exercice 2026.

La période de souscription, ouverte dans le cadre de cet appel public à l’épargne, s’étendra du 26 février au 19 mars 2026. Cette opération vise également à renforcer la profondeur du marché financier régional.

Les fonds qui seront mobilisés dans le cadre de cet appel public à l’épargne serviront à couvrir les besoins budgétaires de l’État pour l’année 2026. Ils permettront aussi de soutenir les priorités économiques et sociales définies dans l’Agenda national de transformation, conformément aux autorisations prévues par la loi de finances.

À travers cet appel public à l’épargne, les autorités sénégalaises comptent sur la mobilisation des citoyens, des investisseurs institutionnels et de leurs partenaires pour assurer le succès de cette levée de fonds, présentée comme un enjeu collectif.

Sécurité frontalière : la Guinée et le Sénégal renforcent leur coordination militaire à Labé

Face aux défis sécuritaires croissants, les armées de la Guinée et du Sénégal consolident leur coopération. Réunis à Labé, leurs responsables militaires ont harmonisé leurs stratégies pour mieux sécuriser la frontière commune.

Les commandants de région et de zone militaires de la Guinée et du Sénégal ont conclu, mardi à Labé, une rencontre de coordination centrée sur les enjeux sécuritaires transfrontaliers et le renforcement de la coopération entre les deux armées.

Réunis du 24 au 25 février au Bataillon de la portion centrale de Labé, dans le nord guinéen, les responsables militaires ont tenu une session de travail dédiée à la sécurité le long de la frontière commune, selon une information du ministère guinéen de la Défense.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de consolidation de la coopération militaire et sécuritaire entre les deux pays voisins, unis par des liens historiques et culturels forts.

Pendant deux jours, les discussions ont porté sur les principaux défis sécuritaires transfrontaliers, notamment la lutte contre la criminalité organisée, la gestion concertée des frontières, le partage de renseignements opérationnels ainsi que la préparation d’opérations conjointes. La coopération militaire Guinée Sénégal a ainsi été au cœur des échanges.

Les travaux ont permis d’aligner les approches stratégiques et de renforcer les mécanismes de collaboration entre les unités déployées dans les zones frontalières, consolidant davantage la coopération militaire Guinée Sénégal.

Au terme de la rencontre, les responsables militaires ont réaffirmé leur volonté commune d’agir ensemble pour garantir la stabilité, la paix et la sécurité le long de la frontière guinéo-sénégalaise. Cette dynamique confirme la solidité de la coopération militaire Guinée Sénégal.

La session s’est achevée dans une atmosphère de fraternité, marquée par des échanges de présents symboliques illustrant l’estime mutuelle et la qualité des relations entre les Forces armées des deux pays.

Commerce extérieur sénégalais : entre hausse des prix et signaux d’alerte

À la fin de 2025, le commerce extérieur du Sénégal oscille entre hausse conjoncturelle des prix et recul annuel, révélant des équilibres encore fragiles.

À la clôture de l’année 2025, le commerce extérieur du Sénégal présente une dynamique contrastée. D’un côté, les prix enregistrent une progression mensuelle aussi bien à l’importation qu’à l’exportation. De l’autre, les tendances annuelles affichent des évolutions opposées, illustrant la fragilité persistante des équilibres commerciaux.

Dans une note consacrée aux indices mensuels des valeurs unitaires (base 100 en 2014), l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) souligne une hausse de 1,2 % des prix à l’importation en décembre. Dans le même temps, les prix à l’exportation progressent de 1,5 % sur la période.

Cette augmentation mensuelle des prix à l’importation s’explique principalement par le renchérissement des produits minéraux, qui contribuent à hauteur de 1,7 point, ainsi que par la hausse des métaux communs (+0,3 point). Par ailleurs, les produits dits sous-jacents, moins sensibles aux fluctuations, affichent une progression de 1,7 %, traduisant une tendance structurelle plutôt qu’un simple effet conjoncturel.

À l’inverse, certains produits volatils enregistrent un recul. C’est notamment le cas des insecticides, en baisse de 0,8 %, ce qui atténue partiellement la tendance globale à la hausse.

Cependant, une analyse sur l’ensemble de l’année apporte un éclairage différent sur le commerce extérieur Sénégal. En comparaison avec décembre 2024, les prix à l’importation reculent de 3,3 %. Sur l’ensemble de l’année 2025, la baisse cumulée atteint 3,6 %, confirmant une tendance baissière malgré les hausses observées en fin d’année.

Ces évolutions contrastées mettent en évidence les déséquilibres persistants du commerce extérieur Sénégal, partagé entre tensions sur les prix à court terme et ajustements structurels sur une base annuelle.

Indemnité de logement : un rappel historique accordé à 16 000 agents de l’État

Longtemps réclamée par les syndicats, l’indemnité de logement devient une réalité pour près de 16 000 agents de l’État sénégalais. Le président Bassirou Diomaye Faye a décidé d’y adjoindre un rappel remontant à juin 2025, une mesure saluée par les partenaires sociaux.

 

Longtemps attendue par les agents concernés, l’indemnité de logement devient enfin effective pour près de 16 000 agents de l’État, fonctionnaires et non-fonctionnaires, jusque-là exclus de cet avantage. Rendue possible par la signature d’un décret en décembre dernier, cette mesure est largement interprétée comme un signal fort envoyé par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Dans un communiqué rendu public, le Collectif interministériel des agents de l’Administration sénégalaise (CIAAS) a exprimé sa satisfaction et sa reconnaissance à l’endroit des autorités étatiques. Le collectif estime que cette décision vient réparer une inégalité longtemps décriée au sein de l’Administration publique.

Mais au-delà de l’octroi de l’indemnité, c’est surtout la question du rappel qui a été saluée. Alors que le ministère de la Fonction publique envisageait initialement un paiement prenant effet à la date de signature du décret, le chef de l’État a finalement opté pour un rappel remontant à juin 2025. Une période correspondant à l’inscription de l’indemnité de logement dans la loi de finances rectificative, permettant ainsi aux bénéficiaires de percevoir plusieurs mois d’arriérés.

La décision a été officiellement portée à la connaissance de l’opinion par le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (CSA), Elimane Diouf, à l’issue de son audience avec le président de la République, le 29 janvier 2026. Une annonce accueillie avec une « immense satisfaction » par le CIAAS, qui y voit un acte fort en faveur de la justice sociale et du dialogue social.

Le collectif n’a pas manqué de saluer l’engagement de la CSA et de son secrétaire général, dont le plaidoyer constant a permis de maintenir cette revendication au cœur des priorités gouvernementales. Pour le CIAAS, cette avancée démontre l’efficacité du dialogue social lorsqu’il s’appuie sur une volonté politique affirmée.

Selon le collectif, cette décision présidentielle est susceptible de contribuer à l’apaisement durable du climat social au sein de l’Administration sénégalaise, pilier central de l’action publique et du développement socioéconomique. Il exhorte toutefois les autorités à assurer une mise en œuvre rapide et effective du paiement des rappels, afin que les 16 000 agents bénéficiaires en perçoivent concrètement les effets.