Sénégal : un député alerte le gouvernement sur des menaces visant des ressortissants guinéens

Le député Mbaye Dione interpelle le gouvernement sur des menaces circulant sur les réseaux sociaux contre des ressortissants guinéens vivant au Sénégal. À travers une question écrite adressée au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique ainsi qu’au ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, le parlementaire appelle les autorités à agir rapidement afin de prévenir tout risque de violence.

Selon les informations rapportées par le journal Source A, Mbaye Dione dénonce la diffusion de plusieurs vidéos virales montrant des individus présentés comme des « militants se réclamant nationalistes et fervents soutiens du parti au titre éponyme ». Dans ces contenus, ces personnes appelleraient à s’en prendre à des membres de la communauté peule de nationalité guinéenne établis au Sénégal.

Toujours d’après Source A, le député affirme que les auteurs de ces vidéos auraient annoncé leur intention de passer à l’acte le 15 juillet 2026, évoquant leur volonté de « nettoyer » l’espace public des ressortissants de la République de Guinée.

Face à ces appels, Mbaye Dione exhorte les autorités compétentes à réagir sans délai. Il demande notamment une mobilisation des services de cybersécurité afin d’identifier les auteurs de ces publications et d’engager les procédures prévues contre ceux qu’il qualifie d’« entrepreneurs de la haine ».

Pour le parlementaire, une intervention rapide permettrait de contenir toute escalade susceptible de mettre en danger des ressortissants africains vivant sur le territoire sénégalais. Il met également en garde contre le risque de voir se reproduire des scènes de violences xénophobes comparables à celles enregistrées par le passé en Afrique du Sud.

À travers cette initiative, Mbaye Dione appelle enfin le gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité des ressortissants guinéens, préserver la cohésion sociale et protéger la tradition d’hospitalité qui caractérise le Sénégal, selon les informations rapportées par Source A.

Sénégal : les importations de sucre reprennent dès le 15 juillet

Après sept mois de suspension, le Sénégal s’apprête à rouvrir son marché aux importations de sucre. Le ministère de l’Industrie et du Commerce a annoncé que les autorisations d’importation reprendront à compter du mercredi 15 juillet 2026, une décision destinée à garantir l’approvisionnement du pays à l’approche des grandes fêtes religieuses.

Dans un communiqué, le ministère rappelle qu’aucune importation de sucre, ni aucune Déclaration d’importation de produits alimentaires (DIPA) relative à cette denrée, n’a été autorisée depuis le 15 décembre 2025. Cette mesure avait été mise en place afin de permettre à la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) d’écouler sa production sur le marché national.

Les autorités estiment toutefois que le contexte actuel justifie une réouverture du marché. Selon le ministère, cette décision vise à assurer des approvisionnements complémentaires afin de prévenir toute rupture de stock et de répondre à la demande des consommateurs.

« Le ministère ouvrira le marché à compter du 15 juillet 2026, pour faciliter les approvisionnements complémentaires nécessaires. Cette ouverture vise uniquement à sécuriser l’approvisionnement et à garantir la continuité de la distribution pour l’ensemble des consommateurs », précise le communiqué.

Le département de l’Industrie et du Commerce explique que cette mesure intervient notamment en prévision du Magal et du Gamou, deux importantes célébrations religieuses qui entraînent traditionnellement une forte hausse de la consommation de sucre. Le ministère assure également que toutes les dispositions seront prises pour maintenir un approvisionnement régulier du marché tout en préservant la stabilité des prix.

Selon les chiffres communiqués, la Compagnie sucrière sénégalaise, l’un des principaux employeurs privés du pays, produit environ 140 000 tonnes de sucre par an, tandis que la consommation nationale moyenne atteint près de 25 000 tonnes chaque mois.

Les autorités indiquent par ailleurs qu’au 13 juillet 2026, les stocks de sucre de la CSS avaient fortement diminué. Elles rappellent également que les besoins des mois d’août, septembre, octobre et novembre sont habituellement couverts par des importations venant compléter la production locale. Le ministère invite ainsi la Compagnie sucrière sénégalaise et l’ensemble des acteurs de la filière à poursuivre une collaboration étroite avec les pouvoirs publics afin de renforcer durablement la production nationale.

En revanche, il prévient qu’il restera ferme face à toute tentative susceptible de compromettre l’intérêt général, de perturber le fonctionnement du marché ou de remettre en cause les mesures adoptées pour protéger les consommateurs.

Miss Maths et Miss Sciences 2026 : La Première Dame Marie Khone Faye célèbre l’excellence scientifique des jeunes filles sénégalaises

La Première Dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a reçu les deux lauréates nationales des concours Miss Maths et Miss Sciences 2026. Une rencontre placée sous le signe de la reconnaissance, de la promotion des disciplines scientifiques et de l’encouragement des jeunes filles à poursuivre leurs ambitions académiques.

Lors de cette audience, la Première Dame a échangé avec Khadidiatou Ka, lauréate nationale de Miss Maths 2026, et Sokhna Mame Bousso Mbacké, distinguée dans le cadre du concours Miss Sciences 2026. Elle a salué leurs performances, considérant leur parcours comme une illustration du potentiel de la jeunesse sénégalaise et particulièrement de la réussite des jeunes filles dans les filières scientifiques.

Au cours des échanges, plusieurs enjeux liés à l’éducation ont été abordés, notamment le maintien des filles dans le système scolaire, leur orientation vers les sciences et la nécessité de renforcer les conditions permettant leur épanouissement académique et professionnel.

Pour marquer son soutien, Marie Khone Faye a remis aux deux lauréates des présents ainsi que des prix d’encouragement, en reconnaissance de leurs efforts et de leurs résultats remarquables.

La Première Dame a également profité de cette occasion pour adresser un message à l’ensemble des jeunes filles sénégalaises. Elle les a encouragées à croire en leurs capacités, à poursuivre leurs rêves et à considérer les sciences comme un domaine d’opportunités et de réussite.

Elle a enfin félicité les deux championnes nationales, tout en rendant hommage à leurs familles, leurs enseignants et à l’ensemble de la communauté éducative qui joue un rôle essentiel dans l’accompagnement des talents de demain.

Un professeur de droit estime que rien ne s’oppose juridiquement au retour de Macky Sall au Sénégal

Le professeur de droit pénal à l’UCAD, Ousseynou Samba, estime qu’aucun obstacle juridique ne s’oppose actuellement au retour de l’ancien président Macky Sall au Sénégal. Dans un entretien accordé à L’Observateur, l’universitaire affirme que l’ex-chef de l’État ne fait l’objet d’aucune procédure susceptible de l’empêcher de rentrer dans son pays.

« Sur le plan judiciaire, Macky Sall peut revenir sans être inquiété, il n’y a aucune pression qui pèse sur lui », soutient le juriste, qui écarte l’hypothèse de poursuites judiciaires. Selon lui, aucune infraction caractérisée ne peut être retenue contre l’ancien président, qualifiant de « ridicule » toute tentative de l’inculper pour crimes contre l’humanité.

Abordant les dossiers liés à la gestion de l’État, le professeur Ousseynou Samba rappelle que les faits survenus lors des événements de 2021 à 2023 sont, selon lui, couverts par la loi d’amnistie. L’universitaire minimise également la portée politique des manifestations hostiles visant l’ancien chef de l’État, qu’il attribue à des « campagnes organisées par Pastef ».

Réaffirmant sa position, il conclut : « S’ils inventent, les juges leur feront comprendre que c’est ridicule », estimant qu’il n’existe, à ce stade, aucun fondement juridique à d’éventuelles poursuites contre Macky Sall.

Réformes du travail au Sénégal : le FSDT annonce une grève générale de 24 heures le 10 juillet

À Dakar, le climat social s’alourdit autour des projets de réforme du Code du travail et du Code de la sécurité sociale. Réuni en assemblée générale ce week-end, le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) a décidé de durcir le ton en annonçant une grève générale de 24 heures, prévue pour le vendredi 10 juillet 2026, sur l’ensemble du territoire national. Une décision qui intervient en réaction à des réformes que la plateforme syndicale estime élaborées sans véritable concertation avec les partenaires sociaux.

Dans sa déclaration, le FSDT accuse le gouvernement de s’éloigner des principes du dialogue social, pourtant inscrits dans le Pacte national de stabilité sociale et de croissance inclusive. Pour les syndicats, les textes en préparation contiendraient des dispositions susceptibles de remettre en cause certains acquis des travailleurs et d’affaiblir leurs conditions de travail ainsi que leur protection sociale. Malgré plusieurs démarches entreprises auprès des autorités pour obtenir un cadre de concertation inclusif, le Front affirme n’avoir obtenu aucune réponse satisfaisante, dénonçant une conduite jugée unilatérale des réformes, pourtant déterminantes pour les relations professionnelles et l’équilibre du système de sécurité sociale.

Au-delà de son opposition aux projets de textes, le FSDT formule également un ensemble de revendications sociales précises. Le syndicat réclame notamment la réintégration des 911 travailleurs licenciés dans les secteurs public et parapublic, l’extension de l’indemnité de logement aux agents contractuels de la santé, mais aussi aux personnels des universités et des entreprises parapubliques qui en sont exclus. Il appelle également à l’ouverture de négociations tripartites entre l’État, les organisations syndicales et le patronat, dans l’objectif d’aboutir à un consensus sur les réformes en cours.

Prévue de zéro heure à minuit le 10 juillet, la grève devrait concerner l’ensemble des secteurs public, parapublic et privé. Le FSDT appelle les travailleurs à une forte mobilisation, présentant ce mot d’ordre comme une réponse à ce qu’il qualifie d’absence de dialogue social sincère et de non-respect des engagements des autorités. Cette montée de tension intervient alors que le gouvernement affiche sa volonté de moderniser le cadre juridique du travail et de la protection sociale afin de l’adapter aux mutations économiques et aux nouveaux défis du marché de l’emploi. Une démarche que les syndicats jugent néanmoins impossible sans un accord préalable avec les partenaires sociaux, estimant qu’un passage en force risquerait d’aggraver les tensions.

Dans ce contexte déjà tendu, le FSDT prévient que cette journée de grève pourrait ne constituer qu’une première étape, si le processus de révision n’est pas suspendu et si des discussions jugées crédibles ne sont pas rapidement engagées avec les représentants des travailleurs.

Sénégal : à l’Assemblée nationale, Abdou Mbow charge violemment la réforme constitutionnelle et appelle à interrompre l’échéance

La séance plénière consacrée à la révision de la Constitution a pris ce matin une tournure particulièrement électrique à l’Assemblée nationale du Sénégal. À la tribune, le député de l’Alliance pour la République (APR), Abdou Mbow, a livré une intervention d’une rare intensité contre la proposition de loi portée par la majorité parlementaire Pastef, allant jusqu’à invoquer une question préalable fondée sur l’article 83 du règlement intérieur afin de demander qu’il n’y ait pas lieu de délibérer.

Face au ministre de la Justice et à ses collègues députés, l’élu de l’opposition a d’abord insisté sur la gravité du moment, décrivant la séance comme un épisode « d’une portée exceptionnelle dans l’histoire politique et institutionnelle » du Sénégal. Très vite, son intervention a pris la forme d’une remise en cause frontale du processus engagé.

Abdou Mbow a ouvertement contesté la démarche parlementaire, estimant qu’il s’agirait d’une première dans l’histoire du pays depuis l’indépendance : celle d’une majorité à l’Assemblée nationale initiant seule une réforme constitutionnelle d’une telle ampleur, susceptible selon lui de bouleverser profondément l’équilibre institutionnel. Il a également dénoncé le fait que certains amendements proposés par le gouvernement, au nom du président de la République, auraient été écartés du processus.

S’inscrivant dans une perspective historique, le député de l’opposition a rappelé que les grandes révisions constitutionnelles du Sénégal, notamment celles de 1963, 2001 et 2016, avaient toujours été soumises à l’approbation populaire par référendum. À ses yeux, la procédure actuelle marquerait ainsi une rupture inédite avec cette tradition républicaine.

Sur le fond, Abdou Mbow a durci encore le ton en estimant que les réformes envisagées entraîneraient un déplacement profond du centre de gravité des institutions, en transférant une part importante du pouvoir politique issu de l’élection présidentielle vers une majorité parlementaire, qu’il a qualifiée de « majorité mécanique », avec à sa tête, selon lui, une figure dépourvue de légitimité.

Dans la foulée, il a interpellé le gouvernement, l’appelant à transmettre au président de la République les inquiétudes d’une partie importante de la représentation nationale ainsi que de segments de la société civile, évoquant au passage les tensions observées à l’extérieur de l’hémicycle, où des manifestants faisaient face aux forces de l’ordre sous gaz lacrymogènes. Il a rappelé à ce titre que le chef de l’État demeure, en vertu de la Constitution, le garant du fonctionnement régulier des institutions.

Son intervention s’est achevée dans un climat de forte tension politique. Abdou Mbow a exhorté le pouvoir à mettre fin à ce qu’il considère comme un entêtement, appelant le président Bassirou Diomaye Faye à ouvrir sans délai des concertations larges associant toutes les composantes de la nation. Il a opposé deux visions du processus en cours, plaidant pour la concertation plutôt que la confrontation, le consensus plutôt que ce qu’il qualifie de passage en force, et la défense de la République contre les intérêts partisans.

Dans une dernière sortie particulièrement offensive, le député a finalement demandé que les débats ne se poursuivent pas, concluant son intervention par une charge directe contre la majorité, au cœur d’une séance désormais marquée par une vive confrontation politique.

Mondial 2026 : les statistiques donnent plus de 70 % de chances de qualification au Sénégal

Malgré un début de compétition compliqué, le Sénégal conserve de réelles chances d’accéder aux seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Selon les projections de plusieurs plateformes spécialisées en statistiques sportives, les Lions figurent parmi les équipes les mieux placées pour décrocher l’une des places attribuées aux meilleurs troisièmes.

À la veille de leur dernier match de groupe contre l’Irak, prévu ce vendredi à Toronto (Canada) à 19 heures GMT, les partenaires de Sadio Mané peuvent encore espérer poursuivre leur aventure mondiale malgré leurs deux défaites initiales face à la France (3-1) et à la Norvège (3-2).

D’après les estimations de Football Meets Data, société spécialisée dans l’analyse statistique du football, le futur troisième du groupe I – qui devrait être le vainqueur du duel entre le Sénégal et l’Irak – disposerait de 72 % de chances de qualification pour les seizièmes de finale.

Ces projections ont été relayées par le site sportif de la radio française RMC, qui souligne que les différents modèles statistiques semblent privilégier un scénario avec un vainqueur dans cette confrontation décisive, plutôt qu’un match nul. Dans cette hypothèse, l’équipe victorieuse totaliserait trois points et pourrait prétendre à une place parmi les huit meilleurs troisièmes de la compétition.

Les prévisions d’Opta, autre référence mondiale en matière de données sportives, vont dans le même sens. Son supercalculateur attribue au Sénégal 69,54 % de chances de qualification, un pourcentage qui reflète la confiance des algorithmes dans la capacité des Lions à s’imposer face à l’Irak.

Selon ces analyses, une victoire sénégalaise constituerait un pas décisif vers les seizièmes de finale, même si la qualification dépendra également des résultats enregistrés dans les autres groupes.

La troisième journée de la phase de groupes a débuté cette semaine et s’annonce particulièrement disputée, avec plusieurs sélections encore engagées dans la lutte pour les dernières places qualificatives.

À ce stade du tournoi, cinq nations ont déjà quitté la compétition : Haïti, la Jordanie, le Panama, la Tunisie et la Turquie. De nombreuses équipes restent toutefois en course pour rejoindre les seizièmes de finale, rendant cette dernière journée particulièrement déterminante.

Pour le Sénégal, l’équation demeure relativement simple : battre l’Irak et espérer que ce succès soit suffisant pour figurer parmi les meilleurs troisièmes. Une mission difficile, mais que les statistiques considèrent encore largement à la portée des Lions de la Téranga.

Sénégal : coup dur avant le match décisif contre l’Irak, un forfait fragilise les chances

Le Sénégal aborde son dernier match de phase de groupes de la Coupe du Monde 2026 dans un contexte de tension maximale, avec l’obligation de s’imposer face à l’Irak pour espérer rejoindre les 16es de finale. Mais à la veille de cette rencontre décisive, une mauvaise nouvelle vient fragiliser un peu plus les ambitions des Lions de la Téranga : Édouard Mendy est forfait.

Rien ne sourit véritablement aux Sénégalais dans ce début de Mondial, loin des attentes suscitées par leur récente dynamique continentale, dont l’issue reste d’ailleurs encore suspendue à une décision du TAS dans le contentieux les opposant au Maroc. Battus d’entrée par la France (3-1), puis dominés par la Norvège (3-2), les hommes de Pape Thiaw se retrouvent désormais dos au mur.

Dans ces deux rencontres, plusieurs cadres n’ont pas répondu aux attentes, à l’exception notable d’Édouard Mendy. Le gardien sénégalais, malgré trois buts encaissés face à la Norvège, a multiplié les interventions décisives, retardant l’échéance à plusieurs reprises. Trois arrêts importants, dont une parade de grande classe face à Martin Ødegaard, ont permis d’éviter un score encore plus lourd. Mais au-delà de ses performances, une inquiétude grandissait après sa sortie en boitant en seconde période.

Ce qui était redouté est désormais confirmé. Dans un communiqué rendu public dans la nuit, la Fédération sénégalaise de football a officialisé le forfait de son portier pour la rencontre face à l’Irak. Une blessure au genou gauche, contractée lors du match contre la Norvège, prive ainsi les Lions de leur dernier rempart titulaire pour ce rendez-vous crucial.

« Suite à une blessure au genou gauche contractée lors de la rencontre face à la Norvège, Édouard Mendy sera indisponible pour le prochain match du Sénégal », précise la Fédération, ajoutant que des examens complémentaires sont en cours afin d’évaluer la gravité de la blessure et la suite de sa compétition.

En son absence, c’est Mory Diaw qui est pressenti pour défendre les cages sénégalaises. Le gardien du Havre, passé par le Paris Saint-Germain, pourrait ainsi honorer sa sixième sélection dans un match à très forte pression.

Sur le plan sportif, le calcul est simple pour les Lions : une victoire face à l’Irak est impérative pour conserver une chance de qualification parmi les meilleurs troisièmes. Tout autre résultat viendrait sceller prématurément le sort du Sénégal dans cette Coupe du Monde 2026, et aggraverait une dynamique déjà fragile.

Révision constitutionnelle au Sénégal : le Forum Civil alerte sur un risque de tension institutionnelle

Dans un contexte politique déjà marqué par des débats intenses autour de la révision constitutionnelle, le Forum Civil, section sénégalaise de Transparency International, est monté au créneau le 22 juin. Dans une déclaration rendue publique, l’organisation de la société civile met en garde contre ce qu’elle qualifie de risque de « transposition d’une divergence politique en crise institutionnelle majeure », appelant à la retenue et au dialogue entre les différentes institutions de la République.

Le Forum Civil replace d’abord le processus dans sa chronologie. Tout commence le 27 avril, lorsque la Présidence de la République annonce quatre avant-projets de lois, parmi lesquels figure un texte portant révision de la Constitution. Ce chantier aurait été conduit avec la participation du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, selon les éléments rappelés par l’organisation.

Quelques jours plus tard, le 5 mai, le Conseil constitutionnel est saisi pour avis. Il rend sa décision, référencée n°4/C26, le 13 mai, apportant un cadre juridique à la suite du processus engagé.

Le 12 juin marque une nouvelle étape avec la déclaration de recevabilité par le Bureau de l’Assemblée nationale d’une proposition de loi intégrant les observations formulées par le Conseil constitutionnel. Dans la foulée, la Conférence des Présidents fixe un ultimatum au 22 juin, accentuant le rythme institutionnel du dossier. Le président de l’Assemblée nationale annonce ensuite avoir reçu la réponse du chef de l’État, ouvrant la voie à un examen en commission prévu le 24 juin, puis à une adoption en séance plénière le 29 juin.

Mais derrière cette mécanique institutionnelle, le Forum Civil relève ce qu’il considère comme une faille majeure : un manque de transparence dans la communication autour du processus. L’organisation déplore notamment que « ni l’Assemblée nationale ni la Présidence de la République n’ont donné une quelconque information aux Sénégalais sur l’avis du Président de la République ».

S’appuyant sur les dispositions de l’article 103 de la Constitution, le Forum Civil appelle les pouvoirs exécutif et législatif à privilégier le dialogue afin d’éviter tout dysfonctionnement institutionnel. Il invite également les autorités à se conformer strictement aux décisions du Conseil constitutionnel, présenté comme un pilier essentiel de l’équilibre démocratique.

Enfin, l’organisation exhorte l’ensemble des acteurs de l’espace public à renforcer l’esprit républicain dans l’exercice des libertés civiles et politiques, estimant que la stabilité institutionnelle demeure une condition essentielle à la préservation de la démocratie et de la République.

Sénégal : Ousmane Sonko encadre la révision constitutionnelle dans un moment clé au Parlement

Dans l’hémicycle, l’atmosphère était à la fois politique et institutionnelle, alors que l’Assemblée nationale poursuivait l’examen de plusieurs textes majeurs. Profitant de cette séance plénière consacrée notamment au vote des projets de loi sur le Code du travail et la Sécurité sociale, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a pris la parole pour clarifier la portée de la révision constitutionnelle en cours, tout en réaffirmant la place centrale du Parlement dans l’exercice du pouvoir constituant.

Dès l’ouverture de son intervention, le président de l’institution a insisté sur le cadre de légitimité dans lequel s’inscrit l’action des députés. Selon lui, l’Assemblée nationale agit dans le strict respect du mandat confié par le peuple, en assumant pleinement les responsabilités prévues par la Constitution. Il a rappelé que les élus sont appelés, en vertu de l’article 103, à exercer cette compétence dans le cadre des procédures définies par la loi fondamentale, notamment l’article 79 relatif aux modalités de révision.

Dans un discours dense, Ousmane Sonko a tenu à replacer cette dynamique réformatrice dans une logique de continuité institutionnelle. Il a affirmé que le Parlement n’est pas un acteur isolé, mais l’expression directe de la souveraineté populaire. À ses yeux, les réformes engagées trouvent leur sens dans le contrat politique conclu avec les citoyens, un contrat qu’il décrit comme fondé sur des changements structurels attendus depuis longtemps.

Le président de l’Assemblée nationale a également tenu à lever toute ambiguïté sur le rôle de l’exécutif dans ce processus, rappelant qu’aucun ultimatum n’a été adressé au président de la République. Pour lui, chaque institution doit rester dans le périmètre de ses prérogatives, dans le respect de l’équilibre des pouvoirs. Il a ainsi insisté sur le fait que l’initiative de révision constitutionnelle relève d’un exercice strictement encadré, dont la finalité est déjà, selon lui, en grande partie atteinte par l’engagement du processus lui-même.

Poussant plus loin son argumentaire, Ousmane Sonko a rappelé que, dans l’architecture démocratique sénégalaise, le pouvoir constituant est partagé entre le peuple et la représentation nationale. Dans ce cadre, il a défendu la capacité de l’Assemblée nationale à initier et adopter des révisions constitutionnelles, en soulignant le rôle des majorités qualifiées prévues par les textes, notamment la règle des trois cinquièmes.

Cette prise de position s’est inscrite dans une séance déjà marquée par plusieurs évolutions au sein de l’institution parlementaire. L’Assemblée nationale a en effet enregistré l’arrivée de quatre nouveaux députés, venus compléter sa composition, dans un contexte de recomposition politique lié aux nominations gouvernementales.

Parallèlement, le bureau de l’institution a connu un renouvellement partiel avec l’élection d’El Malick Ndiaye au poste de premier vice-président, une fonction stratégique dans l’organisation interne du Parlement. Ismaïla Diallo a, de son côté, été élu troisième vice-président. Les deux candidats ont recueilli chacun 130 voix, traduisant un large consensus au sein de l’hémicycle.

Dans le même mouvement, certains ajustements institutionnels ont été actés avec la réintégration de figures politiques comme Amadou Ba et Momar Tall Ndao, anciennement membres de l’exécutif. D’autres députés, issus de la majorité, ont également été installés pour remplacer des membres appelés à des fonctions ministérielles.

Au fil de cette séance plénière dense, le Parlement sénégalais a ainsi combiné débats de fond sur les réformes constitutionnelles et réorganisation interne, dans une séquence où les équilibres politiques et institutionnels se sont redessinés sous le regard attentif de l’opinion publique.

Sénégal : la réforme du Code du travail franchit une étape clé à l’Assemblée nationale

La Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains de l’Assemblée nationale a examiné le projet de loi portant nouveau Code du travail. À l’issue de ses travaux, elle a formulé plusieurs observations destinées à renforcer la protection des travailleurs tout en préservant l’équilibre avec les impératifs économiques des entreprises.

Dans le rapport présenté en plénière, les députés ont particulièrement insisté sur la nécessité de consolider les droits des femmes travailleuses. Ils estiment que certaines dispositions doivent être clarifiées afin de garantir une égalité professionnelle effective et de prévenir toute forme de discrimination.

Les commissaires soulignent que la modernisation du droit du travail doit permettre de renforcer la protection de la maternité, de lutter contre les discriminations à l’embauche et d’éviter que certaines mesures sociales ne produisent des effets contraires à leur objectif initial.

Ils rappellent également que le futur Code du travail doit rester un instrument central de protection des salariés, tout en maintenant un équilibre avec les intérêts légitimes des entreprises. Selon eux, cet équilibre est essentiel pour soutenir l’investissement et favoriser la création d’emplois.

Les parlementaires mettent toutefois en garde contre des dispositions jugées trop contraignantes, susceptibles de freiner le dynamisme du secteur privé. Ils estiment qu’une rigidité excessive pourrait avoir un impact négatif sur l’emploi, notamment celui des jeunes.

Dans le même temps, ils rejettent toute réforme qui conduirait à fragiliser les travailleurs. Ils estiment que l’équilibre recherché ne doit pas justifier la précarisation de l’emploi, le contournement des contrats de travail ou l’affaiblissement des mécanismes de contrôle.

Au-delà des aspects techniques, la commission inscrit cette réforme dans une perspective de justice sociale. Elle considère que le nouveau Code du travail doit contribuer à améliorer durablement les conditions de travail et à renforcer les droits sociaux. Les députés concluent que l’enjeu central de cette réforme réside dans sa capacité à instaurer un nouveau cycle fondé sur la dignité au travail, l’effectivité des droits et la justice sociale.

À l’issue des travaux, la commission a adopté le projet de loi à l’unanimité. Ces observations serviront de base aux échanges avec le ministre du Travail avant l’examen du texte en séance plénière.

Sénégal : Diomaye Faye relance l’ambition d’une filière textile intégrée avec l’usine Avci Global

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a inauguré samedi 20 juin 2026 l’usine textile turque Avci Global, implantée dans la Zone économique spéciale (ZES) de Diamniadio. Cette nouvelle unité de confection marque une étape clé dans la stratégie gouvernementale de relance industrielle et de souveraineté économique.

D’un coût d’investissement estimé à 6 milliards de FCFA, l’usine est installée au sein de la Plateforme industrielle intégrée de Diamniadio. Elle a été réalisée par un groupe turc dans le cadre d’un partenariat amorcé lors d’une visite officielle du chef de l’État en Turquie.

Pour le président Faye, ce projet symbolise la volonté des autorités de transformer rapidement les intentions d’investissement en projets productifs. Il a salué le rôle de l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (APIX), chargée du suivi du dossier, ainsi que celui de l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (APROSI).

Au-delà de l’infrastructure, le chef de l’État a inscrit cette inauguration dans une vision plus large de reconstruction de la filière textile nationale. Il ambitionne de rétablir une chaîne de valeur complète, allant de la production de coton à la confection de vêtements finis, en passant par la transformation industrielle.

Le président a notamment évoqué la relance de la culture cotonnière dans les zones de production, en particulier à travers la SODEFITEX à Vélingara, qui connaît une progression de sa production. L’objectif est de bâtir une filière intégrée capable de répondre aux besoins locaux et de s’ouvrir aux marchés régionaux dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Bassirou Diomaye Faye a également rappelé l’héritage industriel du Sénégal, citant notamment la Société textile du Sénégal (SOTIBA), symbole des années de forte industrialisation du pays. Selon lui, cette mémoire industrielle doit servir de base à une nouvelle dynamique de développement.

Le chef de l’État a par ailleurs défendu la vision des Zones économiques spéciales, qu’il présente comme des espaces de transformation structurelle et non de simples zones d’exonération fiscale. Il a insisté sur leur rôle dans la montée en compétences de la jeunesse et le transfert de technologies.

Dans cette perspective, le partenariat avec Avci Global repose sur un objectif de formation et de transfert de savoir-faire vers la main-d’œuvre locale. Les compétences acquises devront être progressivement intégrées dans les dispositifs nationaux de formation professionnelle.

Sur le plan social, l’usine prévoit la création d’environ 200 emplois directs lors de la première phase, avec un accent mis sur l’emploi des jeunes et des femmes. Le président a insisté sur la nécessité de garantir des emplois durables et conformes aux normes sociales et sécuritaires.

Enfin, l’État entend soutenir cette industrie naissante par la commande publique, notamment en réduisant les importations d’uniformes au profit de la production locale. Les tenues des forces de défense et de sécurité pourraient ainsi être progressivement fabriquées au Sénégal. Cette stratégie vise à renforcer l’intégration entre agriculture, industrie et marché intérieur, tout en positionnant le Sénégal comme un acteur industriel majeur dans la sous-région ouest-africaine.

Sénégal : Sonko passe le relais à Al Aminou Lô, dans l’attente du nouveau gouvernement

La transition à la Primature sénégalaise est désormais officielle. La cérémonie de passation de service entre l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko et son successeur Ahmadou Al Aminou Lô s’est déroulée vendredi 29 mai 2026 à Dakar, marquant une nouvelle phase dans la recomposition de l’exécutif voulue par le président de la République.

 

Nommé à la tête du gouvernement le 25 mai dernier, quelques jours après le départ d’Ousmane Sonko, Ahmadou Al Aminou Lô prend ses fonctions dans un contexte marqué par d’importants défis économiques, sociaux et institutionnels. À 60 ans, l’économiste est désormais chargé de conduire l’action gouvernementale alors que les attentes restent fortes au sein de l’opinion publique.

Malgré son installation officielle, la composition de la future équipe gouvernementale demeure inconnue. Le chef de l’État n’a pas encore dévoilé les ministres appelés à accompagner le nouveau Premier ministre, alimentant de nombreuses spéculations sur les choix à venir et les éventuels réaménagements au sein de l’exécutif.

Les observateurs scrutent désormais les arbitrages présidentiels qui détermineront l’architecture du prochain gouvernement ainsi que les personnalités qui y feront leur entrée ou leur retour. Dans l’intervalle, Ahmadou Al Aminou Lô s’attelle à la prise en main des principaux dossiers de l’État. Lors de la cérémonie de passation, il a confié son émotion en retrouvant une institution qu’il connaît bien.

« Je reviens dans un lieu qui ne m’est pas étranger. C’est un retour au pays natal », a-t-il déclaré devant les autorités et les collaborateurs de la Primature.

De son côté, Ousmane Sonko, récemment élu à la présidence de l’Assemblée nationale après avoir retrouvé son siège de député, a assuré le nouveau chef du gouvernement du soutien de l’institution parlementaire. Selon lui, l’Assemblée nationale accompagnera l’action du gouvernement chaque fois que celle-ci servira les intérêts du pays. Il a rappelé que les relations entre les deux institutions reposent sur la complémentarité plutôt que sur l’opposition.

« Le Premier ministre est un interlocuteur quotidien de l’Assemblée nationale. Nous serons à ses côtés chaque fois que cela sera nécessaire pour l’intérêt du Sénégal », a-t-il affirmé.

Le nouveau président de l’Assemblée nationale a également insisté sur l’importance de cette transmission de responsabilités, qu’il considère comme une illustration du fonctionnement normal des institutions républicaines.

Revenant sur les deux années passées à la tête du gouvernement, Ousmane Sonko a reconnu la difficulté de la fonction. Il a décrit une mission particulièrement exigeante, marquée par de lourdes responsabilités, tout en saluant le travail accompli par ses collaborateurs durant son passage à la Primature.

Cette passation de service intervient alors que l’opinion attend désormais l’annonce du nouveau gouvernement, étape décisive pour la mise en œuvre des orientations politiques du président Bassirou Diomaye Faye et de son nouveau Premier ministre.

Mondial 2026 : Diomaye Faye remet officiellement le drapeau national aux Lions du Sénégal

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement remis mardi à Dakar le drapeau national aux Lions du Sénégal avant leur départ pour la Coupe du monde 2026 prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

La cérémonie s’est tenue au Palais de la République en présence des joueurs, du staff technique et des autorités sportives. À cette occasion, le chef de l’État a adressé un message de motivation à la sélection dirigée par Pape Thiaw, appelant les Lions à nourrir de grandes ambitions pour cette compétition mondiale.

« Vous n’allez pas à cette Coupe du monde pour faire de la figuration », a notamment déclaré le président sénégalais devant l’équipe nationale.

Le Sénégal évoluera dans le groupe I aux côtés de la France, de la Norvège et de l’Irak. Les Lions entameront leur parcours le 16 juin 2026 face à la France au stade de New York, avant d’affronter la Norvège le 23 juin puis l’Irak le 26 juin. La FIFA a par ailleurs indiqué que le camp de base du Sénégal sera installé à l’Université Rutgers, dans la région de New York–New Jersey, durant la phase de groupes.

Cette édition 2026 marquera la quatrième participation du Sénégal à une Coupe du monde après celles de 2002, 2018 et 2022. Les Lions tenteront de rééditer l’exploit historique de 2002, lorsque la sélection sénégalaise avait atteint les quarts de finale du tournoi.

L’Afrique sera représentée par dix nations lors de ce Mondial élargi à 48 équipes. Outre le Sénégal, les pays qualifiés sont le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte, la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Afrique du Sud, la République démocratique du Congo et le Cap-Vert, qui disputera sa première Coupe du monde.

La compétition se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026 en Amérique du Nord et constituera la première édition de l’histoire organisée avec 48 sélections nationales.

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye limoge Ousmane Sonko sur fond de tensions au sommet de l’État

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a mis fin, vendredi soir, aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko, marquant une rupture politique majeure entre les deux hommes arrivés ensemble au pouvoir en avril 2024 à la faveur d’une forte mobilisation populaire.

 

L’annonce a été faite à la télévision nationale par Oumar Samba Ba, secrétaire général de la présidence, qui a lu une déclaration officielle indiquant que le chef de l’État avait également mis fin aux fonctions de l’ensemble des ministres et secrétaires d’État du gouvernement. Les membres du gouvernement sortant ont été chargés d’assurer la gestion des affaires courantes en attendant la formation d’une nouvelle équipe.

Aucune information n’a toutefois été donnée sur l’identité d’un futur Premier ministre :

Cette décision intervient après plusieurs mois de tensions croissantes entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, ancien opposant emblématique au régime de Macky Sall et figure centrale du parti PASTEF.

Empêché de se présenter à l’élection présidentielle de 2024 après une condamnation judiciaire ayant entraîné la perte de ses droits civiques, Ousmane Sonko avait désigné Bassirou Diomaye Faye comme candidat de substitution. Les deux hommes avaient alors mené campagne autour du slogan « Diomaye Moy Sonko », devenu un symbole du mouvement porté par une partie importante de la jeunesse sénégalaise.

Peu après l’annonce de son éviction, Ousmane Sonko a réagi sur les réseaux sociaux en déclarant qu’il dormirait « le cœur léger » à son domicile situé dans le quartier dakarois de Keur Gorgui. Dans la soirée, plusieurs centaines de ses partisans se sont rassemblés devant sa résidence pour lui témoigner leur soutien.

Quelques heures auparavant, l’ancien chef du gouvernement avait prononcé à l’Assemblée nationale un discours critique envers ce qu’il qualifiait de pression occidentale sur certaines questions sociétales, notamment l’homosexualité, quelques semaines après le durcissement de la législation sénégalaise sur ce sujet.

Les désaccords entre les deux dirigeants étaient devenus de plus en plus visibles ces derniers mois. Début mai, Bassirou Diomaye Faye avait publiquement dénoncé une « personnalisation excessive » autour de son Premier ministre, affirmant que celui-ci ne resterait en poste qu’aussi longtemps qu’il bénéficierait de sa confiance.

Cette rupture survient alors que le PASTEF conserve une large majorité à l’Assemblée nationale depuis les élections législatives de novembre 2024 :

Sur le plan politique, le Parlement avait récemment adopté une réforme du code électoral ouvrant la voie à une éventuelle candidature de Ousmane Sonko à l’élection présidentielle de 2029. Cette réforme, promulguée par Bassirou Diomaye Faye, avait été vivement critiquée par l’opposition.

Depuis leur arrivée au pouvoir, les autorités sénégalaises doivent également faire face à une situation économique difficile. Le pays hérite d’un niveau d’endettement particulièrement élevé, estimé par le Fonds monétaire international à plus de 130 % du PIB. Le gouvernement actuel accuse l’ancienne administration de Macky Sall d’avoir dissimulé l’ampleur réelle des déséquilibres budgétaires, une situation qui a conduit à la suspension d’un programme d’aide du FMI.

Cédéao : le Sénégal en bonne position pour assurer la présidence tournante

Le Sénégal pourrait bientôt accéder à la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), alors que le mandat du président sierra-léonais Julius Maada Bio arrive prochainement à son terme.

L’information a été annoncée vendredi par Cheikh Niang, ministre sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, lors de la séance des questions d’actualité à l’Assemblée nationale. Selon lui, Dakar dispose de « fortes chances » d’assurer la présidence tournante de l’organisation régionale pour l’année à venir.

Le chef de la diplomatie sénégalaise a indiqué que cette éventuelle responsabilité permettrait au Sénégal de renforcer son implication dans plusieurs dossiers régionaux majeurs, notamment la crise malienne et les efforts de mobilisation du soutien international en faveur du Mali.

Cette perspective intervient alors que le Sénégal a déjà renforcé son influence au sein de l’organisation ouest-africaine. En décembre 2025, lors de la 68e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement tenue à Abuja, le pays avait obtenu la présidence de la Commission de la Cédéao pour le mandat 2026-2030, une première dans son histoire.

Le Sénégal doit ainsi succéder au diplomate gambien Omar Alieu Touray à la tête de l’organe exécutif de l’institution régionale. À l’époque, les autorités sénégalaises avaient attribué ce succès aux orientations diplomatiques impulsées par le président Bassirou Diomaye Faye.

Si Dakar obtenait également la présidence tournante de la Conférence des chefs d’État, le Sénégal cumulerait alors la direction politique et exécutive de la Cédéao. Bassirou Diomaye Faye succéderait dans ce cas à Julius Maada Bio, désigné président en exercice lors du 67e sommet de l’organisation tenu le 22 juin 2025.

Une telle configuration placerait le Sénégal au cœur des principaux enjeux sous-régionaux, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires au Sahel, les tensions persistantes avec les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — ainsi que les interrogations croissantes autour de l’avenir et de l’autorité de l’organisation régionale.

Mondial 2026 : Pape Thiaw dévoile une liste de 28 Lions avec peu de surprises

Le sélectionneur de l’équipe Sénégalaise de football mise sur la continuité avant le départ pour les États-Unis.

Le sélectionneur du Équipe du Sénégal de football, Pape Thiaw, a dévoilé ce jeudi 21 mai la liste des 28 joueurs retenus pour la préparation du Coupe du monde de la FIFA 2026. Deux éléments devront toutefois quitter le groupe après les rencontres amicales, conformément au règlement de la FIFA qui limite les effectifs définitifs à 26 joueurs.

Pour cette échéance mondiale, le technicien sénégalais a privilégié la continuité en s’appuyant sur l’ossature habituelle des Lions. La principale surprise de cette sélection reste l’absence du défenseur Malang Sarr. Auteur d’une saison convaincante avec le RC Lens et candidat déclaré à une place en sélection, il ne figure finalement pas dans le groupe retenu.

Ce choix illustre la volonté du staff technique de maintenir l’équilibre défensif d’un collectif où la concurrence reste particulièrement forte en charnière centrale.

Voici la liste des joueurs convoqués :

Gardiens

  • Édouard Mendy
  • Mory Diaw
  • Yehvann Diouf

Défenseurs

  • Krépin Diatta
  • Antoine Mendy
  • Kalidou Koulibaly
  • El Hadji Malick Diouf
  • Mamadou Sarr
  • Moussa Niakhaté
  • Moustapha Mbow
  • Abdoulaye Seck
  • Ismaïl Jakobs
  • Ilay Camara

Milieux

  • Idrissa Gana Gueye
  • Pape Gueye
  • Lamine Camara
  • Habib Diarra
  • Pathé Ciss
  • Pape Matar Sarr
  • Bara Sapoko Ndiaye

Attaquants

  • Sadio Mané
  • Ismaïla Sarr
  • Iliman Ndiaye
  • Assane Diao
  • Ibrahim Mbaye
  • Nicolas Jackson
  • Bamba Dieng
  • Chérif Ndiaye

Sénégal : les douanes saisissent 3,5 kg de haschich à Karang

Les douanes sénégalaises ont annoncé la saisie de 3,5 kilos de haschich lors d’un contrôle effectué sur un véhicule de transport en commun à Karang, dans le centre du pays. Un homme d’une trentaine d’années a été interpellé.

 

Les services des douanes sénégalaises ont procédé à une importante saisie de drogue à Karang, dans le centre du Sénégal. L’opération a permis la découverte de 3,5 kilos de haschich ainsi que l’arrestation du présumé détenteur de la marchandise illicite. Dans un communiqué, l’administration douanière précise que cette intervention a été menée mardi par les agents de la brigade commerciale des Douanes de Karang, relevant de la subdivision des douanes de Fatick.

Selon les services douaniers, la drogue était dissimulée dans un véhicule de transport en commun contrôlé lors d’une opération de vérification ciblée. Au total, les agents ont saisi 10 plaquettes et 26 sachets de haschich pour un poids global estimé à 3,5 kilogrammes. Les douanes expliquent que le véhicule avait été identifié sur la base de renseignements jugés fiables et d’indices considérés comme probants.

Les soupçons se sont confirmés après un contrôle approfondi du véhicule effectué par les agents sur le terrain. Le présumé propriétaire de la drogue a ensuite été identifié puis interpellé. Selon la Division de la communication et des relations de la Direction générale des douanes, il s’agit d’un ressortissant sénégalais âgé d’une trentaine d’années.

Les autorités évaluent la valeur marchande de la drogue saisie à environ 17,5 millions de FCFA. Le suspect a été placé en garde à vue en attendant son déferrement devant le parquet du Tribunal de grande instance de Fatick.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des actions de lutte contre le trafic de stupéfiants menées par les services douaniers sénégalais sur les différents axes du pays.

Indice de perception de la démocratie 2026 : le Sénégal et le Ghana confirment leur statut de références démocratiques en Afrique

Le rapport intitulé « Democracy Perception Index 2026 » met en lumière des disparités importantes dans la perception de la démocratie en Afrique subsaharienne. L’étude révèle une fragilité globale de la confiance accordée aux institutions démocratiques, malgré des niveaux d’attente variables selon les pays.

 

L’un des principaux enseignements du rapport concerne la question de la transparence gouvernementale, régulièrement identifiée comme l’un des maillons faibles des systèmes politiques de la région. De nombreux citoyens interrogés estiment que les institutions publiques peinent encore à garantir une gestion suffisamment ouverte et responsable.

Le document souligne également une évolution des priorités sécuritaires sur le continent. Dans plusieurs pays, notamment en Éthiopie et en Namibie, un soutien croissant est observé en faveur de l’augmentation des budgets de défense. Cette tendance traduit un climat sécuritaire perçu comme de plus en plus instable.

En Afrique de l’Ouest, le Ghana se distingue comme la référence régionale en matière de perception démocratique. Le pays figure parmi les dix premiers au niveau mondial pour la confiance des citoyens dans la capacité des institutions à assurer une transition pacifique du pouvoir.

Le Sénégal conserve également de bons indicateurs, se classant au troisième rang en Afrique subsaharienne en termes de perception de la performance démocratique. Le pays bénéficie aussi d’un niveau relativement élevé de confiance concernant le respect des normes et accords internationaux.

À l’opposé, le Nigeria apparaît parmi les États les moins optimistes au monde quant à l’évolution de sa trajectoire nationale. Cette perception négative reflète des inquiétudes persistantes sur la stabilité politique et la gouvernance.

Selon les données du rapport, l’Afrique de l’Ouest présente des trajectoires très contrastées. Le Bénin se maintient dans une position intermédiaire dite « neutre », tandis que plusieurs pays comme la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali et le Burkina Faso affichent des perceptions majoritairement négatives.

Le rapport nuance toutefois ce constat par des dynamiques plus spécifiques, notamment dans la région sahélienne. On y observe un soutien marqué de la population à l’augmentation des dépenses de défense ainsi qu’une opposition croissante à la présence de bases militaires étrangères.

Dans ce contexte, le Mali se distingue par une amélioration relative de son niveau d’optimisme national, malgré une compréhension du fonctionnement du système politique encore jugée faible à l’échelle internationale.

Sénégal : quatre projets de réformes institutionnelles finalisés

La Présidence sénégalaise annonce la finalisation de quatre textes majeurs pour réformer le système politique et renforcer la démocratie.

La Présidence de la République du Sénégal a annoncé l’achèvement de quatre avant-projets de lois issus des dialogues nationaux inclusifs de 2024 et 2025. Une étape importante dans la dynamique de réformes institutionnelles engagée par les autorités.

D’après le communiqué officiel, ces textes concernent plusieurs chantiers majeurs. Il s’agit notamment de la révision de la Constitution, de la réforme de la Cour constitutionnelle, de l’adoption d’un nouveau Code électoral avec la création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que de la réglementation des partis politiques. L’objectif affiché est de moderniser le système politique et de renforcer les fondements démocratiques.

Dans une logique de transparence, les avant-projets sont désormais mis à la disposition du public à travers une plateforme numérique dédiée. Les autorités invitent les citoyens, les acteurs politiques et la société civile à s’approprier ces réformes et à prendre part au débat public.

Dans son message, le président de la République Bassirou Diomaye Faye a salué l’implication des différentes parties prenantes, notamment les forces vives de la Nation, les facilitateurs des dialogues et les experts ayant assuré la mise en forme juridique des recommandations.

Il a également félicité le comité de relecture, mis en place sous l’impulsion du Premier ministre Ousmane Sonko, pour son travail dans la finalisation des textes. Selon la Présidence, ces réformes devraient contribuer à consolider l’État de droit, à favoriser une meilleure inclusion politique et à garantir davantage de transparence dans les processus électoraux.

Le Chef de l’État a, par ailleurs, réaffirmé son attachement au dialogue et à une approche inclusive des transformations en cours, estimant qu’elles sont essentielles pour une stabilité démocratique durable au Sénégal.

Sénégal : les avant-projets de réformes institutionnelles rendus publics

La Présidence sénégalaise publie plusieurs avant-projets de lois issus des dialogues nationaux, ouvrant une nouvelle phase de réformes politiques.

La Présidence de la République du Sénégal a annoncé la mise en ligne de plusieurs avant-projets de lois issus des dialogues nationaux organisés en 2024 et 2025. Ces textes portent sur des transformations majeures du système politique, notamment la révision de la Constitution et la refonte du dispositif électoral. Ils sont désormais accessibles au public à travers une plateforme numérique dédiée.

Selon les autorités, ces avant-projets sont le fruit d’un processus de concertation élargi. Ils traduisent les recommandations formulées lors des dialogues nationaux, ensuite structurées juridiquement par des comités d’experts et de représentants institutionnels.

Parmi les principales mesures envisagées figurent la création d’une Cour constitutionnelle indépendante et la mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante. La révision du Code électoral ainsi que la redéfinition du statut des partis politiques sont également prévues. Ces réformes s’inscrivent ainsi dans une volonté affichée de renforcer la transparence et l’équilibre des institutions.

Le Dialogue national sur le système politique, tenu en 2025 à Diamniadio, constitue le socle de ces propositions. Cette rencontre, qui s’est déroulée du 28 mai au 4 juin, a réuni plusieurs acteurs politiques et sociaux autour de discussions approfondies.

Selon le facilitateur général, Cheikh Gueye, les échanges ont permis d’aboutir à des consensus importants, notamment sur les réformes institutionnelles. Un accord de 94 % a également été enregistré sur les questions électorales. Plus de 15 000 contributions citoyennes ont été recueillies via la plateforme Jubbanti, traduisant une forte implication des populations dans ce processus.

À l’époque, le ministre de l’Intérieur, Jean-Baptiste Tine, avait salué la qualité des débats et évoqué plusieurs avancées, dont la création de la CENI et la dématérialisation du processus électoral. Il a depuis été remplacé par Bamba Cissé. La Présidence appelle désormais les citoyens, les acteurs politiques et la société civile à s’approprier ces textes. Elle invite à un débat ouvert et constructif en vue de leur mise en œuvre.

Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, réaffirme pour sa part son engagement en faveur d’un processus inclusif, estimant que ces réformes doivent consolider l’État de droit et renforcer la gouvernance démocratique.

Sénégal : démantèlement d’un réseau de trafic de migrants vers les Canaries

La police sénégalaise a interpellé neuf personnes impliquées dans un réseau de trafic de migrants par voie maritime, selon une opération menée par la DNLT.

 

La police nationale du Sénégal a annoncé, ce jeudi 23 avril 2026, le démantèlement d’un réseau de trafic de migrants opérant par voie maritime, avec neuf personnes déférées devant le parquet. L’opération a été menée par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées, une unité spécialisée de la police nationale chargée de lutter contre les réseaux de migration irrégulière. Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants, mise en danger de la vie d’autrui, escroquerie et usurpation d’identité.

Selon les autorités policières, l’enquête a été ouverte après l’interception, le 16 avril 2026, d’une pirogue transportant 132 migrants en direction des îles Canaries. Les passagers, originaires du Sénégal, de Gambie et de Guinée, ont été pris en charge après leur interception par la Marine nationale.

Les investigations ont permis d’identifier neuf individus comme membres de l’équipage. Huit d’entre eux ont reconnu leur participation à la manœuvre de l’embarcation, tout en affirmant avoir agi comme simples suppléants du capitaine.

Ils ont toutefois désigné un neuvième suspect comme principal organisateur du réseau, présenté comme recruteur et capitaine de la pirogue. Les sommes versées pour la traversée sont estimées entre 200 000 et 300 000 francs CFA par personne.

Le principal suspect, pour sa part, a rejeté les accusations, niant toute implication financière ou opérationnelle. Mais les enquêteurs affirment que des éléments techniques et numériques ont contredit sa version. Les traces de transactions financières, notamment via des services de mobile money, auraient permis de relier certains flux à des comptes ouverts sous de fausses identités, selon la police. L’analyse des déplacements du suspect a également révélé des entrées régulières sur le territoire sénégalais sans enregistrements de sorties officielles, laissant penser à un réseau organisé de convoyage maritime.

Les autorités indiquent que les investigations se poursuivent afin de démanteler l’ensemble de la filière et d’identifier d’éventuels complices.

Sénégal : plus de 6 milliards FCFA de faux billets saisis à Dakar

Les Douanes sénégalaises ont frappé un grand coup contre le faux monnayage. Une opération menée à Thiaroye Azur a permis la saisie d’une importante quantité de devises falsifiées.

Les services des Douanes sénégalaises ont mis la main sur une importante cargaison de faux billets étrangers, estimée à plus de 6 milliards de francs CFA, lors d’une opération conduite dans la banlieue de Dakar.

Selon un communiqué officiel, la Brigade mobile des Douanes de Pikine a mené l’intervention le 15 avril aux environs de 17 heures dans une auberge située à Thiaroye Azur. Sur place, un individu a été interpellé alors qu’il s’apprêtait à procéder au « lavage » de billets.

Au total, les agents ont saisi 35 000 coupures de devises étrangères, composées de 15 000 billets de 500 euros et de 20 000 billets de 100 dollars. L’ensemble représente une contrevaleur estimée à 6 milliards 24 millions de francs CFA.

D’après l’administration douanière, cette opération est le résultat de près de deux semaines de travail de renseignement, de surveillance et de filature, ayant permis d’identifier et de localiser le suspect.

L’homme arrêté, de nationalité sénégalaise, se présenterait comme guérisseur traditionnel. Les premières investigations indiquent qu’il serait impliqué dans un réseau criminel transfrontalier opérant entre le Sénégal et un pays voisin.

La Direction générale des Douanes souligne qu’il s’agit de la plus importante saisie de faux billets jamais réalisée par ses services dans le cadre de la lutte contre le faux monnayage.

Les autorités ont salué le professionnalisme des agents engagés dans cette opération et réaffirmé leur engagement à intensifier la lutte contre la criminalité économique et financière, notamment les réseaux de faussaires actifs dans la sous-région.

Sénégal : des discussions engagées pour suspendre la grève des transporteurs

Le gouvernement sénégalais annonce l’ouverture de discussions avec les transporteurs en grève, sous la supervision du Premier ministre Ousmane Sonko, pour trouver une issue à la crise.

 

Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a annoncé l’ouverture de discussions ce jeudi matin afin de parvenir à des mesures fortes susceptibles de mettre fin à la grève des transporteurs. Ces échanges se tiendront sous la supervision du Premier ministre Ousmane Sonko.

Dans une déclaration, le ministre a souligné que la situation actuelle appelle à un sens élevé de responsabilité de la part de tous les acteurs. Il a insisté sur la nécessité de concilier les libertés individuelles avec l’intérêt général, dans un contexte marqué par de fortes perturbations.

Yankhoba Diémé a également indiqué avoir tenu des échanges avec les ministres en charge de la Défense et de la Sécurité. Ces concertations visent à mieux encadrer le mouvement de grève et à prévenir tout risque de débordement.

Le membre du gouvernement assure que des mesures appropriées seront prises en collaboration avec les autorités compétentes, afin de garantir l’ordre public tout en maintenant le dialogue avec les transporteurs.

Dans cette dynamique, il prévoit de reprendre contact avec les grévistes dès ce jeudi, après la réunion avec le chef du gouvernement. L’objectif est de poursuivre les discussions déjà entamées, qui ont permis à une partie des syndicats de reprendre leurs activités.

La grève, lancée pour une durée initiale de 72 heures par la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal, a fortement impacté la mobilité dans plusieurs régions du pays. Toutefois, son effet est resté limité dans la capitale, grâce au maintien du service assuré par certains opérateurs.

Malgré ces discussions en cours, les syndicats ont décidé de prolonger leur mouvement pour 72 heures supplémentaires, de jeudi à samedi. Ils expliquent cette décision par l’absence de réponses jugées satisfaisantes à leurs revendications.

Classement FIFA : le Sénégal recule malgré ses performances mais reste 2e en Afrique

Le Sénégal perd deux places au classement FIFA après une décision de la Confédération africaine de football liée à la finale de la CAN, tout en conservant son rang sur le continent.

Le Sénégal enregistre un léger recul au dernier classement FIFA. Les Lions occupent désormais la 14ᵉ place mondiale, soit une perte de deux rangs, après la prise en compte d’une décision du comité d’appel de la Confédération africaine de football. Cette évolution intervient en attendant le verdict du Tribunal arbitral du sport.

Malgré ce repli, la sélection sénégalaise conserve sa deuxième position sur le continent africain. Une situation paradoxale pour une équipe qui s’était imposée sur le terrain lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations. Toutefois, une décision administrative liée à la finale a entraîné une révision de ses points, impactant directement son classement mondial.

Les hommes de Pape Thiaw avaient pourtant affiché un niveau solide lors de la dernière trêve internationale. Ils se sont illustrés avec deux succès convaincants face au Pérou (2-0) et à la Gambie (3-1), confirmant leur dynamique positive.

Sur le plan africain, le Sénégal reste derrière le Maroc, qui conserve sa place de leader du continent et occupe le 8ᵉ rang mondial. Les Lions gardent néanmoins une avance sur leurs poursuivants. Le Nigeria suit à la 26ᵉ place mondiale, tandis que l’Algérie se positionne au 28ᵉ rang. L’Égypte arrive juste derrière à la 29ᵉ place.

La Côte d’Ivoire progresse pour sa part à la 34ᵉ position mondiale, confirmant une dynamique ascendante. La Tunisie occupe le 44ᵉ rang, devant le Cameroun qui recule dans la hiérarchie.

Plus loin, la République démocratique du Congo gagne du terrain et se hisse à la 46ᵉ place. Le Mali suit à la 52ᵉ position. Certains pays qualifiés pour la prochaine Coupe du monde enregistrent également un recul, notamment le Cap-Vert et le Ghana.

Au niveau mondial, la hiérarchie reste dominée par la France. Elle devance l’Espagne, l’Argentine et l’Angleterre, qui complètent le quatuor de tête.

Sénégal : Diomaye Faye veut renforcer la protection des forêts

Le président sénégalais appelle à une réorganisation de l’exploitation forestière. Il insiste sur la lutte contre le trafic de bois et le renforcement du reboisement.

 

La préservation des ressources naturelles s’impose comme une priorité pour le Sénégal. Lors du Conseil des ministres, le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de réorganiser le secteur forestier. Il a appelé à une meilleure structuration de l’exploitation du bois, dans une logique de renforcement de la protection des forêts.

Dans le communiqué officiel, le chef de l’État demande d’accentuer la lutte contre les trafics de bois. Il appelle également à renforcer les actions de reboisement et de reforestation sur l’ensemble du territoire. L’objectif est de consolider la stratégie nationale de protection des forêts et de préserver la biodiversité. Le président souhaite aussi que de nouvelles forêts soient classées dans différentes zones éco-géographiques.

Le gouvernement est invité à élargir son champ d’intervention. Il doit aussi revoir à la hausse les objectifs assignés à l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande Muraille verte. Cette orientation vise à renforcer durablement la protection des forêts face aux pressions environnementales.

Le président a également demandé la mise en place d’une nouvelle politique de gestion des parcs nationaux. Cette réforme doit permettre un meilleur entretien des espaces naturels. Elle vise aussi à protéger la faune et la flore tout en améliorant l’attractivité touristique. Dans cette dynamique, le ministre de l’Environnement est appelé à accélérer la mise en œuvre du plan spécial dédié à la forêt classée de forêt classée de Mbao.

Pour le chef de l’État, la biodiversité représente un patrimoine national majeur. Sa préservation nécessite une politique rigoureuse d’encadrement et de valorisation. À travers ces orientations, les autorités entendent faire de la protection des forêts un pilier de leur action environnementale.

Sénégal : Sonko lance une offensive majeure pour l’emploi des jeunes

Face aux défis du chômage, le Premier ministre Ousmane Sonko place l’emploi au centre de l’action gouvernementale. Réformes structurelles, industrialisation et formation sont au cœur d’une stratégie ambitieuse.

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a fait de la question de l’emploi une priorité absolue lors du dernier Conseil des ministres, affichant une volonté claire : impulser des transformations profondes pour garantir aux populations un accès durable à des emplois décents.

Dans sa communication, le chef du gouvernement a indiqué que cette dynamique passera par la structuration de filières stratégiques, la relance des grands chantiers d’infrastructures, le déploiement d’agropoles et le renforcement du tissu industriel national. Ces leviers sont présentés comme essentiels pour stimuler la création d’emplois à grande échelle.

Pour soutenir cette ambition, plusieurs réformes d’envergure sont en préparation. Il s’agit notamment de l’adoption prochaine de la loi d’orientation sur l’emploi, de la refonte du Code du travail et du système de sécurité sociale, ainsi que du renforcement de la Convention nationale État-employeurs. Par ailleurs, les autorités envisagent une réorganisation des structures en charge de l’emploi afin d’en améliorer l’efficacité.

Le Premier ministre a également dressé un état des lieux sans concession du marché du travail. Parmi les défis majeurs figurent le décalage persistant entre formation et besoins du marché, la faible employabilité des jeunes, ainsi que les limites des dispositifs de financement et d’accompagnement.

À ces contraintes s’ajoutent certaines rigidités du cadre réglementaire, qui freinent encore le développement du marché de l’emploi.

Face à ces enjeux, Ousmane Sonko préconise une approche globale. Celle-ci repose sur un meilleur alignement entre formation et emploi, une mutualisation des moyens institutionnels et la mise en place d’une large coalition nationale dédiée à l’emploi.

Le gouvernement entend également encourager l’emploi local à travers le développement de pôles territoriaux et la promotion de projets à forte intensité de main-d’œuvre.

Dans cette dynamique, un processus participatif a été lancé pour élaborer une nouvelle politique nationale de l’emploi. Celle-ci prévoit notamment le renforcement des pôles emploi, la création de centres d’initiatives dans chaque département et l’installation de missions locales dédiées à l’emploi et à l’entrepreneuriat dans toutes les communes.

Pour le chef du gouvernement, l’emploi reste un levier central de stabilité économique et sociale. Il a ainsi rappelé que garantir un accès équitable à un travail décent constitue une condition essentielle pour le développement du pays.

CAN 2025 : le Sénégal réclame une enquête pour corruption après la décision de la CAF

Le gouvernement sénégalais dénonce une décision “injuste” de la CAF attribuant la CAN 2025 au Maroc. Il exige une enquête internationale pour soupçons de corruption.

 

Le Sénégal hausse le ton après la décision controversée de la Confédération africaine de football (CAF) concernant la Coupe d’Afrique des nations 2025. Dans un communiqué officiel, le gouvernement sénégalais a exprimé sa “vive consternation” après que le jury d’appel de la CAF a déclaré le Maroc vainqueur de la compétition au détriment des Lions de la Teranga.

Selon les autorités sénégalaises, cette décision repose sur une interprétation erronée du règlement. La CAF s’est appuyée sur les articles 82 et 84 pour déclarer le Sénégal forfait et attribuer une victoire 3-0 au Maroc. Pour Dakar, cette décision constitue une atteinte aux principes fondamentaux du sport.

Le gouvernement estime qu’elle viole l’équité, la loyauté et la vérité du terrain. Ainsi, la crise autour de la CAN 2025 CAF prend une tournure institutionnelle majeure. Face à cette situation, le Sénégal demande l’ouverture d’une enquête internationale indépendante.

L’objectif est de faire la lumière sur de possibles soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF. Les autorités dénoncent une décision “grossièrement illégale” et parlent d’une tentative de dépossession injustifiée. Elles affirment que la CAF met en danger sa crédibilité et la confiance des peuples africains.

Dans un premier temps, le jury disciplinaire de la CAF avait confirmé la victoire du Sénégal. Cependant, cette instance avait infligé des sanctions aux deux équipes après des incidents survenus en finale. Lors de ce match, les joueurs sénégalais avaient quitté temporairement le terrain. Ils protestaient contre un penalty jugé litigieux accordé au Maroc dans les dernières secondes. Après une interruption, ils étaient revenus jouer et avaient finalement remporté la rencontre en prolongation. La décision du jury d’appel annule donc ce premier verdict.

Le gouvernement sénégalais affirme qu’il utilisera tous les recours possibles. Cela inclut des actions devant des juridictions internationales pour rétablir le résultat sportif. Par ailleurs, Dakar a exprimé sa solidarité envers ses ressortissants détenus au Maroc après les incidents de la finale. Les autorités assurent suivre ce dossier de près. Malgré la crise, le Sénégal se dit déterminé à défendre les droits de son équipe nationale.

Le pays affirme vouloir préserver l’intégrité et l’honneur du football africain face à cette affaire liée à la CAN 2025 CAF 

Sénégal : les enseignants dans la rue, le gouvernement tente d’apaiser la crise

Le climat social reste tendu dans le secteur de l’éducation au Sénégal. Des syndicats d’enseignants ont organisé un sit-in à Dakar pour exiger le respect de leurs revendications, pendant que le gouvernement multiplie les initiatives pour désamorcer la crise.

 

Les quotidiens sénégalais reçus ce mardi reviennent largement sur les tensions persistantes dans le secteur de l’éducation, marquées par un sit-in d’enseignants à Dakar. Selon la presse, des centaines d’enseignants regroupés au sein du G7, principal collectif syndical du secteur, ont manifesté lundi devant l’inspection d’académie de Dakar pour interpeller les autorités sur leurs revendications.

Le quotidien L’As rapporte que les manifestants, reconnaissables à leurs brassards rouges, dénoncent des prélèvements jugés illégaux sur leurs salaires. Ils exigent également le respect des engagements pris par l’État dans le cadre des accords signés avec les organisations syndicales. De son côté, Sud Quotidien souligne que le gouvernement sénégalais tente d’activer plusieurs leviers pour contenir la crise sociale qui affecte le système éducatif depuis le début de l’année.

Dans cette dynamique, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana, a engagé des discussions avec les syndicats d’enseignants. Au cours de ces échanges, il a présenté des pistes de collaboration entre l’État et les organisations syndicales, notamment en matière d’accès au foncier et au logement, selon les informations rapportées par L’As.

Pour sa part, Le Quotidien indique que les autorités misent également sur le Pacte de stabilité sociale pour tenter de calmer le front social, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre gouvernement et syndicats. Le journal évoque un climat syndical agité, oscillant entre blocages dans le dialogue et avancées ponctuelles.

En dehors du secteur éducatif, la presse s’intéresse aussi à d’autres sujets d’actualité. WalfQuotidien aborde notamment les difficultés de l’opposition politique à s’unir, malgré un contexte jugé favorable. Le journal estime que les divergences internes freinent toute dynamique de rassemblement, alors même que le pays traverse une période marquée par des tensions sociales et des défis économiques. Dans le camp du pouvoir, un rendez-vous politique majeur est annoncé pour le 6 juin prochain avec la tenue du premier congrès du PASTEF-Les Patriotes.

Selon Yoor-Yoor, ce congrès, initié par le Premier ministre Ousmane Sonko, devrait marquer une étape importante dans la structuration du parti au pouvoir et dans la consolidation de son ancrage politique. Par ailleurs, Le Soleil met en lumière la nouvelle stratégie économique du pays à travers la politique industrielle et commerciale à l’horizon 2050.

Baptisée PICS 2050, cette feuille de route vise à impulser des réformes majeures, à développer des plateformes industrielles et à faire émerger des champions nationaux, avec pour objectif de bâtir une économie plus compétitive.

Sénégal : plus de 36 000 infractions enregistrées par la police en 2025

La Police nationale du Sénégal a rendu public son rapport annuel d’activités 2025. Le document fait état de plus de 36 000 infractions constatées et de plus de 20 000 personnes déférées devant la justice.

 

La Police nationale du Sénégal a présenté, jeudi 12 mars 2026, son rapport annuel d’activités portant sur l’année 2025. La cérémonie s’est tenue dans la salle de conférence de la Direction de la formation, sous la présidence du directeur général de la police, Mame Seydou Ndour. Le document a été exposé par le conseiller technique chargé de l’administration à la Direction générale de la police nationale, El Hadji Baïty Sene.

Le rapport met en avant une activité soutenue des services de sécurité sur l’ensemble du territoire. Au total, 36 515 infractions ont été enregistrées en 2025. Dans la même période, 20 308 personnes ont été déférées devant les parquets. Ces chiffres illustrent l’intensité des opérations menées par les forces de sécurité dans le cadre de la lutte contre la criminalité. Ces résultats confirment l’engagement des autorités dans la lutte contre la délinquance et le crime organisé, en particulier dans les grandes villes. Ils traduisent aussi l’importance des actions menées pour renforcer la sécurité.

Des recettes importantes issues des amendes routières

Le rapport évoque également l’action menée dans le domaine de la circulation routière. Les opérations de contrôle et de répression des infractions au code de la route ont généré des recettes importantes pour l’État. Selon la police, 1 415 111 000 francs CFA provenant des amendes forfaitaires ont été reversés au Trésor public au cours de l’année 2025. Ces résultats illustrent l’impact des dispositifs de contrôle routier dans le renforcement de la sécurité et la régulation de la circulation.

Des efforts sur la police de proximité

L’année 2025 a aussi été marquée par des avancées dans la stratégie de communication de l’institution. La Police nationale a notamment poursuivi le renforcement du concept de police de proximité, une approche visant à rapprocher les forces de sécurité des populations. Selon les responsables, cette stratégie doit contribuer à renforcer la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre, un élément jugé essentiel pour améliorer durablement la sécurité.

Une cérémonie marquée par une forte participation

La présentation du rapport a réuni plusieurs responsables sécuritaires et institutionnels. Parmi les personnalités présentes figuraient le directeur général adjoint de la police, des directeurs et chefs de services, ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité. Des représentants des Armées, de la Gendarmerie nationale, des Sapeurs-pompiers, des Douanes et de l’Administration pénitentiaire ont également pris part à la rencontre.

La cérémonie a aussi enregistré la présence de parlementaires, de membres du corps diplomatique et de partenaires internationaux, notamment de l’Union européenne, des États-Unis, de la Chine, de la France, de l’Espagne, de l’Italie et de la Turquie. Des représentants des médias ont également assisté à la présentation du rapport.

Cette rencontre a permis de dresser le bilan des actions menées par la police au cours de l’année écoulée et de définir les grandes orientations pour faire face aux défis sécuritaires attendus en 2026