Sénégal : plus de 6 milliards FCFA de faux billets saisis à Dakar

Les Douanes sénégalaises ont frappé un grand coup contre le faux monnayage. Une opération menée à Thiaroye Azur a permis la saisie d’une importante quantité de devises falsifiées.

Les services des Douanes sénégalaises ont mis la main sur une importante cargaison de faux billets étrangers, estimée à plus de 6 milliards de francs CFA, lors d’une opération conduite dans la banlieue de Dakar.

Selon un communiqué officiel, la Brigade mobile des Douanes de Pikine a mené l’intervention le 15 avril aux environs de 17 heures dans une auberge située à Thiaroye Azur. Sur place, un individu a été interpellé alors qu’il s’apprêtait à procéder au « lavage » de billets.

Au total, les agents ont saisi 35 000 coupures de devises étrangères, composées de 15 000 billets de 500 euros et de 20 000 billets de 100 dollars. L’ensemble représente une contrevaleur estimée à 6 milliards 24 millions de francs CFA.

D’après l’administration douanière, cette opération est le résultat de près de deux semaines de travail de renseignement, de surveillance et de filature, ayant permis d’identifier et de localiser le suspect.

L’homme arrêté, de nationalité sénégalaise, se présenterait comme guérisseur traditionnel. Les premières investigations indiquent qu’il serait impliqué dans un réseau criminel transfrontalier opérant entre le Sénégal et un pays voisin.

La Direction générale des Douanes souligne qu’il s’agit de la plus importante saisie de faux billets jamais réalisée par ses services dans le cadre de la lutte contre le faux monnayage.

Les autorités ont salué le professionnalisme des agents engagés dans cette opération et réaffirmé leur engagement à intensifier la lutte contre la criminalité économique et financière, notamment les réseaux de faussaires actifs dans la sous-région.

Sénégal : des discussions engagées pour suspendre la grève des transporteurs

Le gouvernement sénégalais annonce l’ouverture de discussions avec les transporteurs en grève, sous la supervision du Premier ministre Ousmane Sonko, pour trouver une issue à la crise.

 

Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a annoncé l’ouverture de discussions ce jeudi matin afin de parvenir à des mesures fortes susceptibles de mettre fin à la grève des transporteurs. Ces échanges se tiendront sous la supervision du Premier ministre Ousmane Sonko.

Dans une déclaration, le ministre a souligné que la situation actuelle appelle à un sens élevé de responsabilité de la part de tous les acteurs. Il a insisté sur la nécessité de concilier les libertés individuelles avec l’intérêt général, dans un contexte marqué par de fortes perturbations.

Yankhoba Diémé a également indiqué avoir tenu des échanges avec les ministres en charge de la Défense et de la Sécurité. Ces concertations visent à mieux encadrer le mouvement de grève et à prévenir tout risque de débordement.

Le membre du gouvernement assure que des mesures appropriées seront prises en collaboration avec les autorités compétentes, afin de garantir l’ordre public tout en maintenant le dialogue avec les transporteurs.

Dans cette dynamique, il prévoit de reprendre contact avec les grévistes dès ce jeudi, après la réunion avec le chef du gouvernement. L’objectif est de poursuivre les discussions déjà entamées, qui ont permis à une partie des syndicats de reprendre leurs activités.

La grève, lancée pour une durée initiale de 72 heures par la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal, a fortement impacté la mobilité dans plusieurs régions du pays. Toutefois, son effet est resté limité dans la capitale, grâce au maintien du service assuré par certains opérateurs.

Malgré ces discussions en cours, les syndicats ont décidé de prolonger leur mouvement pour 72 heures supplémentaires, de jeudi à samedi. Ils expliquent cette décision par l’absence de réponses jugées satisfaisantes à leurs revendications.

Classement FIFA : le Sénégal recule malgré ses performances mais reste 2e en Afrique

Le Sénégal perd deux places au classement FIFA après une décision de la Confédération africaine de football liée à la finale de la CAN, tout en conservant son rang sur le continent.

Le Sénégal enregistre un léger recul au dernier classement FIFA. Les Lions occupent désormais la 14ᵉ place mondiale, soit une perte de deux rangs, après la prise en compte d’une décision du comité d’appel de la Confédération africaine de football. Cette évolution intervient en attendant le verdict du Tribunal arbitral du sport.

Malgré ce repli, la sélection sénégalaise conserve sa deuxième position sur le continent africain. Une situation paradoxale pour une équipe qui s’était imposée sur le terrain lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations. Toutefois, une décision administrative liée à la finale a entraîné une révision de ses points, impactant directement son classement mondial.

Les hommes de Pape Thiaw avaient pourtant affiché un niveau solide lors de la dernière trêve internationale. Ils se sont illustrés avec deux succès convaincants face au Pérou (2-0) et à la Gambie (3-1), confirmant leur dynamique positive.

Sur le plan africain, le Sénégal reste derrière le Maroc, qui conserve sa place de leader du continent et occupe le 8ᵉ rang mondial. Les Lions gardent néanmoins une avance sur leurs poursuivants. Le Nigeria suit à la 26ᵉ place mondiale, tandis que l’Algérie se positionne au 28ᵉ rang. L’Égypte arrive juste derrière à la 29ᵉ place.

La Côte d’Ivoire progresse pour sa part à la 34ᵉ position mondiale, confirmant une dynamique ascendante. La Tunisie occupe le 44ᵉ rang, devant le Cameroun qui recule dans la hiérarchie.

Plus loin, la République démocratique du Congo gagne du terrain et se hisse à la 46ᵉ place. Le Mali suit à la 52ᵉ position. Certains pays qualifiés pour la prochaine Coupe du monde enregistrent également un recul, notamment le Cap-Vert et le Ghana.

Au niveau mondial, la hiérarchie reste dominée par la France. Elle devance l’Espagne, l’Argentine et l’Angleterre, qui complètent le quatuor de tête.

Sénégal : Diomaye Faye veut renforcer la protection des forêts

Le président sénégalais appelle à une réorganisation de l’exploitation forestière. Il insiste sur la lutte contre le trafic de bois et le renforcement du reboisement.

 

La préservation des ressources naturelles s’impose comme une priorité pour le Sénégal. Lors du Conseil des ministres, le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de réorganiser le secteur forestier. Il a appelé à une meilleure structuration de l’exploitation du bois, dans une logique de renforcement de la protection des forêts.

Dans le communiqué officiel, le chef de l’État demande d’accentuer la lutte contre les trafics de bois. Il appelle également à renforcer les actions de reboisement et de reforestation sur l’ensemble du territoire. L’objectif est de consolider la stratégie nationale de protection des forêts et de préserver la biodiversité. Le président souhaite aussi que de nouvelles forêts soient classées dans différentes zones éco-géographiques.

Le gouvernement est invité à élargir son champ d’intervention. Il doit aussi revoir à la hausse les objectifs assignés à l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande Muraille verte. Cette orientation vise à renforcer durablement la protection des forêts face aux pressions environnementales.

Le président a également demandé la mise en place d’une nouvelle politique de gestion des parcs nationaux. Cette réforme doit permettre un meilleur entretien des espaces naturels. Elle vise aussi à protéger la faune et la flore tout en améliorant l’attractivité touristique. Dans cette dynamique, le ministre de l’Environnement est appelé à accélérer la mise en œuvre du plan spécial dédié à la forêt classée de forêt classée de Mbao.

Pour le chef de l’État, la biodiversité représente un patrimoine national majeur. Sa préservation nécessite une politique rigoureuse d’encadrement et de valorisation. À travers ces orientations, les autorités entendent faire de la protection des forêts un pilier de leur action environnementale.

Sénégal : Sonko lance une offensive majeure pour l’emploi des jeunes

Face aux défis du chômage, le Premier ministre Ousmane Sonko place l’emploi au centre de l’action gouvernementale. Réformes structurelles, industrialisation et formation sont au cœur d’une stratégie ambitieuse.

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a fait de la question de l’emploi une priorité absolue lors du dernier Conseil des ministres, affichant une volonté claire : impulser des transformations profondes pour garantir aux populations un accès durable à des emplois décents.

Dans sa communication, le chef du gouvernement a indiqué que cette dynamique passera par la structuration de filières stratégiques, la relance des grands chantiers d’infrastructures, le déploiement d’agropoles et le renforcement du tissu industriel national. Ces leviers sont présentés comme essentiels pour stimuler la création d’emplois à grande échelle.

Pour soutenir cette ambition, plusieurs réformes d’envergure sont en préparation. Il s’agit notamment de l’adoption prochaine de la loi d’orientation sur l’emploi, de la refonte du Code du travail et du système de sécurité sociale, ainsi que du renforcement de la Convention nationale État-employeurs. Par ailleurs, les autorités envisagent une réorganisation des structures en charge de l’emploi afin d’en améliorer l’efficacité.

Le Premier ministre a également dressé un état des lieux sans concession du marché du travail. Parmi les défis majeurs figurent le décalage persistant entre formation et besoins du marché, la faible employabilité des jeunes, ainsi que les limites des dispositifs de financement et d’accompagnement.

À ces contraintes s’ajoutent certaines rigidités du cadre réglementaire, qui freinent encore le développement du marché de l’emploi.

Face à ces enjeux, Ousmane Sonko préconise une approche globale. Celle-ci repose sur un meilleur alignement entre formation et emploi, une mutualisation des moyens institutionnels et la mise en place d’une large coalition nationale dédiée à l’emploi.

Le gouvernement entend également encourager l’emploi local à travers le développement de pôles territoriaux et la promotion de projets à forte intensité de main-d’œuvre.

Dans cette dynamique, un processus participatif a été lancé pour élaborer une nouvelle politique nationale de l’emploi. Celle-ci prévoit notamment le renforcement des pôles emploi, la création de centres d’initiatives dans chaque département et l’installation de missions locales dédiées à l’emploi et à l’entrepreneuriat dans toutes les communes.

Pour le chef du gouvernement, l’emploi reste un levier central de stabilité économique et sociale. Il a ainsi rappelé que garantir un accès équitable à un travail décent constitue une condition essentielle pour le développement du pays.

CAN 2025 : le Sénégal réclame une enquête pour corruption après la décision de la CAF

Le gouvernement sénégalais dénonce une décision “injuste” de la CAF attribuant la CAN 2025 au Maroc. Il exige une enquête internationale pour soupçons de corruption.

 

Le Sénégal hausse le ton après la décision controversée de la Confédération africaine de football (CAF) concernant la Coupe d’Afrique des nations 2025. Dans un communiqué officiel, le gouvernement sénégalais a exprimé sa “vive consternation” après que le jury d’appel de la CAF a déclaré le Maroc vainqueur de la compétition au détriment des Lions de la Teranga.

Selon les autorités sénégalaises, cette décision repose sur une interprétation erronée du règlement. La CAF s’est appuyée sur les articles 82 et 84 pour déclarer le Sénégal forfait et attribuer une victoire 3-0 au Maroc. Pour Dakar, cette décision constitue une atteinte aux principes fondamentaux du sport.

Le gouvernement estime qu’elle viole l’équité, la loyauté et la vérité du terrain. Ainsi, la crise autour de la CAN 2025 CAF prend une tournure institutionnelle majeure. Face à cette situation, le Sénégal demande l’ouverture d’une enquête internationale indépendante.

L’objectif est de faire la lumière sur de possibles soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF. Les autorités dénoncent une décision “grossièrement illégale” et parlent d’une tentative de dépossession injustifiée. Elles affirment que la CAF met en danger sa crédibilité et la confiance des peuples africains.

Dans un premier temps, le jury disciplinaire de la CAF avait confirmé la victoire du Sénégal. Cependant, cette instance avait infligé des sanctions aux deux équipes après des incidents survenus en finale. Lors de ce match, les joueurs sénégalais avaient quitté temporairement le terrain. Ils protestaient contre un penalty jugé litigieux accordé au Maroc dans les dernières secondes. Après une interruption, ils étaient revenus jouer et avaient finalement remporté la rencontre en prolongation. La décision du jury d’appel annule donc ce premier verdict.

Le gouvernement sénégalais affirme qu’il utilisera tous les recours possibles. Cela inclut des actions devant des juridictions internationales pour rétablir le résultat sportif. Par ailleurs, Dakar a exprimé sa solidarité envers ses ressortissants détenus au Maroc après les incidents de la finale. Les autorités assurent suivre ce dossier de près. Malgré la crise, le Sénégal se dit déterminé à défendre les droits de son équipe nationale.

Le pays affirme vouloir préserver l’intégrité et l’honneur du football africain face à cette affaire liée à la CAN 2025 CAF 

Sénégal : les enseignants dans la rue, le gouvernement tente d’apaiser la crise

Le climat social reste tendu dans le secteur de l’éducation au Sénégal. Des syndicats d’enseignants ont organisé un sit-in à Dakar pour exiger le respect de leurs revendications, pendant que le gouvernement multiplie les initiatives pour désamorcer la crise.

 

Les quotidiens sénégalais reçus ce mardi reviennent largement sur les tensions persistantes dans le secteur de l’éducation, marquées par un sit-in d’enseignants à Dakar. Selon la presse, des centaines d’enseignants regroupés au sein du G7, principal collectif syndical du secteur, ont manifesté lundi devant l’inspection d’académie de Dakar pour interpeller les autorités sur leurs revendications.

Le quotidien L’As rapporte que les manifestants, reconnaissables à leurs brassards rouges, dénoncent des prélèvements jugés illégaux sur leurs salaires. Ils exigent également le respect des engagements pris par l’État dans le cadre des accords signés avec les organisations syndicales. De son côté, Sud Quotidien souligne que le gouvernement sénégalais tente d’activer plusieurs leviers pour contenir la crise sociale qui affecte le système éducatif depuis le début de l’année.

Dans cette dynamique, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana, a engagé des discussions avec les syndicats d’enseignants. Au cours de ces échanges, il a présenté des pistes de collaboration entre l’État et les organisations syndicales, notamment en matière d’accès au foncier et au logement, selon les informations rapportées par L’As.

Pour sa part, Le Quotidien indique que les autorités misent également sur le Pacte de stabilité sociale pour tenter de calmer le front social, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre gouvernement et syndicats. Le journal évoque un climat syndical agité, oscillant entre blocages dans le dialogue et avancées ponctuelles.

En dehors du secteur éducatif, la presse s’intéresse aussi à d’autres sujets d’actualité. WalfQuotidien aborde notamment les difficultés de l’opposition politique à s’unir, malgré un contexte jugé favorable. Le journal estime que les divergences internes freinent toute dynamique de rassemblement, alors même que le pays traverse une période marquée par des tensions sociales et des défis économiques. Dans le camp du pouvoir, un rendez-vous politique majeur est annoncé pour le 6 juin prochain avec la tenue du premier congrès du PASTEF-Les Patriotes.

Selon Yoor-Yoor, ce congrès, initié par le Premier ministre Ousmane Sonko, devrait marquer une étape importante dans la structuration du parti au pouvoir et dans la consolidation de son ancrage politique. Par ailleurs, Le Soleil met en lumière la nouvelle stratégie économique du pays à travers la politique industrielle et commerciale à l’horizon 2050.

Baptisée PICS 2050, cette feuille de route vise à impulser des réformes majeures, à développer des plateformes industrielles et à faire émerger des champions nationaux, avec pour objectif de bâtir une économie plus compétitive.

Sénégal : plus de 36 000 infractions enregistrées par la police en 2025

La Police nationale du Sénégal a rendu public son rapport annuel d’activités 2025. Le document fait état de plus de 36 000 infractions constatées et de plus de 20 000 personnes déférées devant la justice.

 

La Police nationale du Sénégal a présenté, jeudi 12 mars 2026, son rapport annuel d’activités portant sur l’année 2025. La cérémonie s’est tenue dans la salle de conférence de la Direction de la formation, sous la présidence du directeur général de la police, Mame Seydou Ndour. Le document a été exposé par le conseiller technique chargé de l’administration à la Direction générale de la police nationale, El Hadji Baïty Sene.

Le rapport met en avant une activité soutenue des services de sécurité sur l’ensemble du territoire. Au total, 36 515 infractions ont été enregistrées en 2025. Dans la même période, 20 308 personnes ont été déférées devant les parquets. Ces chiffres illustrent l’intensité des opérations menées par les forces de sécurité dans le cadre de la lutte contre la criminalité. Ces résultats confirment l’engagement des autorités dans la lutte contre la délinquance et le crime organisé, en particulier dans les grandes villes. Ils traduisent aussi l’importance des actions menées pour renforcer la sécurité.

Des recettes importantes issues des amendes routières

Le rapport évoque également l’action menée dans le domaine de la circulation routière. Les opérations de contrôle et de répression des infractions au code de la route ont généré des recettes importantes pour l’État. Selon la police, 1 415 111 000 francs CFA provenant des amendes forfaitaires ont été reversés au Trésor public au cours de l’année 2025. Ces résultats illustrent l’impact des dispositifs de contrôle routier dans le renforcement de la sécurité et la régulation de la circulation.

Des efforts sur la police de proximité

L’année 2025 a aussi été marquée par des avancées dans la stratégie de communication de l’institution. La Police nationale a notamment poursuivi le renforcement du concept de police de proximité, une approche visant à rapprocher les forces de sécurité des populations. Selon les responsables, cette stratégie doit contribuer à renforcer la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre, un élément jugé essentiel pour améliorer durablement la sécurité.

Une cérémonie marquée par une forte participation

La présentation du rapport a réuni plusieurs responsables sécuritaires et institutionnels. Parmi les personnalités présentes figuraient le directeur général adjoint de la police, des directeurs et chefs de services, ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité. Des représentants des Armées, de la Gendarmerie nationale, des Sapeurs-pompiers, des Douanes et de l’Administration pénitentiaire ont également pris part à la rencontre.

La cérémonie a aussi enregistré la présence de parlementaires, de membres du corps diplomatique et de partenaires internationaux, notamment de l’Union européenne, des États-Unis, de la Chine, de la France, de l’Espagne, de l’Italie et de la Turquie. Des représentants des médias ont également assisté à la présentation du rapport.

Cette rencontre a permis de dresser le bilan des actions menées par la police au cours de l’année écoulée et de définir les grandes orientations pour faire face aux défis sécuritaires attendus en 2026

Sénégal : un militaire tué lors d’une opération de l’armée près de la frontière gambienne

Un militaire sénégalais a perdu la vie et six autres ont été blessés jeudi lors d’un accrochage avec un groupe armé dans la région de Ziguinchor, au sud du Sénégal, selon l’armée.

 

Un militaire de l’armée du Sénégal a été tué et six autres blessés jeudi matin lors d’un affrontement entre un détachement militaire et un groupe d’individus armés dans le sud du pays. L’incident s’est produit dans la zone de Kadialock, au nord de Sindian, dans la région de Ziguinchor, non loin de la frontière avec la Gambie.

Selon un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des armées, l’accrochage est survenu dans le cadre d’une opération menée par la Zone militaire n°5 pour détruire des champs de chanvre indien. Le premier bilan fait état d’un soldat décédé et de six militaires blessés. Le communiqué précise également que plusieurs membres du groupe armé ont été neutralisés lors de cet accrochage.

Des opérations contre les cultures illicites

Cette intervention s’inscrit dans les opérations menées par l’armée pour lutter contre les activités illicites dans cette zone frontalière. Les forces armées sénégalaises poursuivent actuellement les opérations dans la région. L’objectif est de détruire les cultures illégales de chanvre indien, de traquer les bandes armées présentes dans la zone et de renforcer la sécurité Ziguinchor armée. Les autorités militaires indiquent également que ces actions visent à protéger les populations locales et à sécuriser leurs biens.

La zone concernée reste sous surveillance des forces engagées afin de prévenir toute nouvelle activité criminelle.

Sénégal : l’État rembourse 471 millions de dollars de dette et évite le défaut de paiement

Le Sénégal a remboursé une partie importante de sa dette extérieure avant l’échéance du 13 mars. Cette opération financière permet au pays d’éviter un défaut de paiement dans un contexte de fortes tensions autour de son niveau d’endettement.

 

L’État du Sénégal a procédé au remboursement de 471 millions de dollars, soit environ 270 milliards de francs CFA, au titre d’une partie du remboursement de sa dette, selon plusieurs médias internationaux.

D’après l’agence financière Bloomberg, ce paiement a été effectué avant l’échéance fixée au vendredi 13 mars 2026. Cette opération permet ainsi au pays d’éviter un défaut de paiement sur ses obligations internationales.

Selon la même source, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest a transféré environ 380 millions d’euros, soit près de 250 milliards de francs CFA, aux détenteurs d’obligations libellées en euros arrivant à échéance en 2028. En complément, un autre paiement de 33 millions de dollars, soit environ 19 milliards de francs CFA, a été effectué sur des obligations libellées en dollars qui arrivent à échéance en 2048.

Ces opérations s’inscrivent dans les engagements financiers pris par le Sénégal sur les marchés internationaux.

Un contexte de forte pression sur la dette

Ce remboursement de dette intervient dans un contexte marqué par des interrogations sur la situation financière du pays. Selon le Fonds monétaire international, le niveau d’endettement du Sénégal atteindrait 132 % du produit intérieur brut. Cette situation a suscité des inquiétudes parmi les partenaires financiers du pays.

Un audit mené en 2025 par les autorités sénégalaises a révélé ce que le gouvernement considère comme des irrégularités dans les données relatives à la dette publique. Les dirigeants actuels estiment que certaines informations publiées auparavant ne reflétaient pas la réalité de la situation financière.

Une polémique politique autour de la dette

Les autorités en place pointent la responsabilité des anciens dirigeants dans ces déclarations jugées inexactes. De son côté, l’ancien président Macky Sall rejette ces accusations. Dans ce contexte de tensions autour du remboursement de la dette du Sénégal , le Fonds monétaire international a décidé de suspendre un programme de prêt destiné au Sénégal.

Cette décision illustre les préoccupations des partenaires financiers concernant la transparence et la gestion de la dette publique. Malgré ces difficultés, le remboursement effectué avant l’échéance du 13 mars permet au pays d’éviter un défaut de paiement et de préserver sa crédibilité sur les marchés financiers.

 

Sénégal : une conférence des ambassadeurs annoncée en avril à Dakar

Le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé la tenue d’une conférence des ambassadeurs et consuls du Sénégal en avril 2026 afin de renforcer la cohérence et l’efficacité de la diplomatie nationale.

 

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé mercredi l’organisation d’une conférence ambassadeurs Sénégal les 18 et 19 avril 2026. L’annonce a été faite lors du Conseil des ministres du Sénégal, selon le communiqué officiel publié à l’issue de la réunion gouvernementale. Cette rencontre réunira l’ensemble des ambassadeurs, consuls généraux et consuls du Sénégal afin d’évaluer l’action diplomatique du pays et d’examiner les moyens d’adapter le dispositif diplomatique et consulaire aux nouvelles réalités internationales.

Selon les autorités, cette conférence ambassadeurs Sénégal vise à améliorer l’efficacité et la cohérence de la politique étrangère nationale. Le chef de l’État a rappelé à cette occasion que le Sénégal reste attaché aux principes de paix, de multilatéralisme et d’intégration africaine. Il a également insisté sur la nécessité de moderniser le réseau diplomatique et consulaire afin de renforcer la performance de la diplomatie sénégalaise.

La conférence ambassadeurs Sénégal devrait notamment permettre d’harmoniser les orientations de la politique étrangère du pays. Elle vise aussi à améliorer la coordination entre les représentations diplomatiques à l’étranger et l’administration centrale à Dakar. Les discussions devraient également permettre d’identifier de nouvelles priorités stratégiques en matière de coopération internationale, d’attractivité économique et de rayonnement du pays.

Par ailleurs, le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé l’organisation, les 20 et 21 avril 2026 à Dakar, de la 10ᵉ édition du Forum de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique. Organisé depuis dix ans dans la capitale sénégalaise, ce rendez-vous réunit régulièrement chefs d’État, responsables politiques, experts, chercheurs et représentants d’organisations internationales. Les échanges portent généralement sur les enjeux de sécurité et de stabilité sur le continent africain.

Selon le ministère des Affaires étrangères du Sénégal, cette édition marquera dix années de discussions consacrées à la recherche de solutions africaines face aux défis sécuritaires. Le thème retenu pour cette édition est : « L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ? ». Les débats porteront notamment sur la consolidation de la paix, la coopération régionale, la gouvernance sécuritaire ainsi que la lutte contre les menaces transnationales.

Les participants devraient également aborder la question du renforcement de la souveraineté stratégique du continent africain.

Guerre Iran Israël : Tel-Aviv évoque une question de survie

L’ambassadeur d’Israël au Sénégal a défendu à Dakar l’offensive menée fin février contre l’Iran. Selon lui, cette opération militaire vise à protéger Israël et pourrait contribuer à stabiliser le Moyen-Orient.

 

L’ambassadeur Israëlien au Sénégal, Yuval Wak, a défendu mardi à Dakar l’offensive lancée le 28 février dernier par Israël et les États-Unis contre Iran. Pour le diplomate, la guerre Iran Israël s’inscrit dans une logique de survie pour l’État hébreu.

Selon lui, cette guerre Iran Israël ne vise pas la population iranienne. Il estime que le futur de l’Iran doit rester entre les mains de son peuple, même si plusieurs voix à travers le monde souhaitent un changement de régime à Téhéran.

Le diplomate s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée en ligne avec le colonel Olivier Rafowicz, porte-parole francophone de l’armée israélienne. Des journalistes du Sénégal, du Cameroun, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire ont participé à cet échange.

Pour Yuval Wak, l’offensive conjointe menée par Washington et Tel-Aviv vise avant tout à empêcher ce qu’il qualifie d’agressions du régime iranien contre les pays voisins.

Le 28 février 2026, les armées américaine et israélienne ont lancé une série de frappes aériennes contre des cibles iraniennes. Plusieurs responsables militaires et politiques auraient été tués, dont le guide suprême Ali Khamenei.

L’ambassadeur israélien affirme que cette guerre Iran Israël pourrait ouvrir la voie à une stabilité durable dans la région. Selon lui, neutraliser les programmes nucléaire et balistique de l’Iran constitue un enjeu majeur pour la sécurité régionale.

Il accuse le régime iranien de poursuivre depuis plusieurs décennies une stratégie hostile envers Israël. D’après lui, Téhéran a développé son programme nucléaire et renforcé ses capacités de missiles tout en soutenant des groupes armés dans plusieurs pays du Moyen-Orient.

De son côté, le colonel Olivier Rafowicz a également évoqué une « question de survie » pour expliquer l’opération militaire baptisée « Rugissement du Lion ».

L’officier israélien a rappelé que depuis la Révolution iranienne de 1979, l’Iran affirme vouloir la disparition de l’État d’Israël.

Selon lui, Israël agit avant tout pour assurer sa sécurité. Il affirme que son pays utilisera tous les moyens nécessaires pour empêcher que l’Iran représente à nouveau une menace stratégique.

« Nous avons attaqué parce que nous voulons vivre », a-t-il déclaré, estimant que chaque État a le droit de se défendre et de garantir sa sécurité.

Les autorités israéliennes préviennent également que les opérations militaires pourraient durer aussi longtemps que nécessaire. Israël, assure le colonel Rafowicz, n’impose aucune limite de temps à ses actions sécuritaires.

Tel-Aviv espère enfin que cette situation permettra au peuple iranien de se libérer du régime en place depuis plusieurs décennies.

Sénégal : Ousmane Sonko engage une réforme majeure du secteur parapublic

Le gouvernement sénégalais accélère la réforme de l’administration publique. Dix-neuf structures parapubliques vont être supprimées afin de réduire les dépenses de l’État et renforcer l’efficacité de l’action publique.

Le gouvernement sénégalais a engagé une nouvelle étape dans la réforme de l’État. À l’issue du Conseil des ministres du 4 mars 2026, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté un vaste programme de rationalisation du secteur parapublic Sénégal.

L’objectif est clairement affiché : réduire le train de vie de l’État, supprimer les doublons administratifs et améliorer la performance des structures publiques.

Une radiographie critique du secteur parapublic

Ce programme repose sur les travaux d’un groupe chargé d’évaluer l’organisation et le fonctionnement des organismes parapublics. L’analyse menée par cette équipe a révélé plusieurs dysfonctionnements, notamment des chevauchements de missions, des redondances institutionnelles et un coût jugé élevé par rapport aux résultats obtenus.

Au terme de cette évaluation, les autorités ont décidé de supprimer 19 structures publiques et de repositionner 10 autres afin de mieux définir leurs responsabilités.

Au total, ces entités regroupent 982 agents. Elles mobilisent également des ressources importantes, avec un budget cumulé estimé à 28 milliards de francs CFA, une masse salariale de 9,2 milliards de francs CFA et une dette globale évaluée à 2,6 milliards de francs CFA.

Cette restructuration marque une étape importante dans la réorganisation du secteur parapublic Sénégal, considéré par l’exécutif comme un levier clé pour moderniser l’administration.

55 milliards de FCFA d’économies attendues

Le gouvernement espère réaliser une économie nette de 55 milliards de francs CFA sur les trois prochaines années grâce à cette réforme.

Au-delà de l’aspect financier, les autorités souhaitent envoyer un signal fort aux partenaires économiques et aux institutions financières. Le Sénégal entend renforcer la crédibilité de sa gestion budgétaire et améliorer la transparence dans l’utilisation des ressources publiques.

Dans un contexte marqué par des pressions sur les finances publiques et des exigences croissantes en matière de discipline budgétaire, cette rationalisation du secteur parapublic Sénégal vise également à dégager de nouvelles marges de manœuvre pour financer les priorités nationales.

Les économies réalisées pourraient notamment soutenir les investissements dans les infrastructures, les services sociaux et les projets structurants pour l’économie.

Une administration plus efficace et plus lisible

La disparition de plusieurs structures devrait aussi permettre de simplifier l’organisation administrative. En réduisant le nombre d’organismes publics, l’État espère limiter les dépenses de fonctionnement et clarifier la chaîne de décision.

Moins d’entités signifie également moins de conseils d’administration, moins de charges opérationnelles et une gouvernance jugée plus cohérente.

Toutefois, le gouvernement insiste sur la dimension sociale de cette réforme. Des mécanismes d’accompagnement sont prévus pour les agents concernés. L’exécutif envisage notamment un redéploiement du personnel vers des structures jugées stratégiques afin de préserver les compétences et d’éviter des ruptures professionnelles brutales.

Vers un État plus stratège

Au-delà des économies budgétaires, cette réforme traduit une volonté plus large de transformation de l’administration.

L’ambition des autorités est de passer d’un État dispersé à un État stratège, capable de piloter efficacement les politiques publiques.

Dans cette perspective, le repositionnement de dix structures publiques doit permettre de renforcer leur impact et de clarifier leurs missions.

Le gouvernement affirme vouloir rompre avec certaines pratiques du passé marquées par la multiplication d’agences et d’organismes publics, parfois créés sans réelle cohérence stratégique.

Cette orientation s’inscrit dans les engagements pris devant les députés le 22 février 2025, visant à instaurer une gouvernance publique fondée sur la performance, la transparence et la responsabilité.

La réforme devrait ainsi conduire à la fusion de certaines agences et à la suppression d’autres, jugées redondantes ou insuffisamment efficaces.

Si sa mise en œuvre sera observée avec attention, ce plan de rationalisation pourrait marquer un tournant dans la maîtrise du train de vie de l’État et dans la modernisation de l’administration sénégalaise.

L’enjeu sera désormais de transformer cette ambition politique en résultats tangibles pour l’économie et pour les citoyens.

Basket féminin : les Lionnes lancent leur préparation pour la Coupe du monde 2026

L’équipe nationale féminine de basketball du Sénégal entame, ce mardi en soirée, sa préparation en direction des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, prévues du 11 au 17 mars à San Juan.

 

À la tête de la sélection, le nouveau coach Cheikh Sarr a convoqué un groupe de 18 joueuses. Il a toutefois choisi de se passer de trois éléments expérimentés ayant pris part à l’Afrobasket 2025 : Cierra Dillard, Madjiguène Sène et Bigué Sarr.

En revanche, deux joueuses évoluant sur le plan local, Ramatoutlaye Sy et Codou Diop, ont été intégrées au groupe. Elles participent au stage de préparation prévu au Stadium Marius Ndiaye, à Dakar.

Logées dans le groupe B du tournoi qualificatif, les Lionnes auront fort à faire face à des adversaires de haut niveau. Elles affronteront notamment la Nouvelle-Zélande, Porto Rico, les États-Unis, l’Espagne et l’Italie.

L’objectif reste clair : décrocher une qualification pour la phase finale de la Coupe du monde féminine FIBA 2026, qui se déroulera à Berlin.

Pour y parvenir, les équipes engagées devront terminer parmi les trois premières de chacun des quatre tournois qualificatifs. La compétition se jouera sous le format “round-robin”, où chaque sélection disputera cinq rencontres.

Dans le tournoi impliquant l’Allemagne, seules les deux meilleures équipes obtiendront leur ticket, aux côtés du pays hôte et d’un vainqueur continental.

Au total, onze places restent à pourvoir pour ce rendez-vous mondial qui réunira 16 nations. L’Allemagne, en tant que pays organisateur, ainsi que les vainqueurs des Coupes continentales FIBA 2025 – l’Australie, la Belgique, le Nigeria et les États-Unis – sont déjà qualifiés, mais prendront part aux tournois de qualification.

Basket mondial 2027 : le Sénégal domine la RDC et rassure à moitié

Solides en première période, les Lions du Sénégal ont maîtrisé la RD Congo (75-56) avant de baisser en régime. Une victoire importante, mais des fragilités persistent à l’approche de la suite des éliminatoires.

 

L’équipe nationale masculine de basketball du Sénégal s’est largement imposée face à la RD Congo (75-56), lors de la troisième et dernière journée de la deuxième fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde 2027 au Qatar.

Grâce à ce succès, les Lions terminent à la deuxième place du groupe B avec cinq points, derrière la Côte d’Ivoire, auteur d’un sans-faute en trois sorties.

Le Sénégal a toutefois montré deux visages dans cette rencontre. Dès l’entame, les hommes de Ngagne DeSagana Diop imposent leur rythme. Plus agressifs en défense, ils corrigent l’un de leurs principaux points faibles depuis le début des qualifications.

Sous le panier, Ibou Dianko Badji s’impose comme un véritable rempart. Avec ses 2,13 mètres, il intercepte, contre et dissuade. Les Congolais peinent à exister dans la raquette.

Offensivement, les Lions déroulent. Brancou Badio prend le jeu à son compte. Le meneur enchaîne les passes décisives et réussit des tirs primés spectaculaires. À ses côtés, Jean-Jacques Boissy et Gora Camara apportent intensité et justesse.

Malgré l’engagement physique des Congolais, le Sénégal remporte logiquement le premier quart-temps (23-16), avant de creuser l’écart dans le deuxième acte. Solides en défense, les Lions limitent leurs adversaires à seulement 10 points, tout en déroulant en attaque.

À la pause, l’écart est conséquent : 49-26.

Le retour des vestiaires est moins convaincant. Le Sénégal met du temps à retrouver son efficacité offensive. Il faut attendre un tir à trois points de Boissy pour débloquer le compteur.

Dans la foulée, Brancou Badio enflamme la salle avec un dunk à une main, symbole d’un sursaut spectaculaire. Mais cette embellie reste de courte durée. Les Lions retombent dans leurs travers, avec une baisse d’intensité et quelques imprécisions.

Malgré cela, ils conservent une avance confortable à la fin du troisième quart-temps (60-38), même si la période est légèrement à l’avantage des Congolais.

Le dernier quart-temps confirme les limites sénégalaises. Plus agressive, la RD Congo gêne la circulation de balle et impose un défi physique. Le Sénégal devient maladroit et moins rigoureux en défense.

Les Lions n’inscrivent que 15 points contre 18 encaissés. Une fin de match peu rassurante, malgré l’écart.

Heureusement, un tir au buzzer à trois points de Brancou Badio, meilleur marqueur avec 20 points, permet de conclure sur une note positive.

Au classement, le Sénégal termine deuxième avec cinq points, derrière la Côte d’Ivoire (6 points). La RD Congo occupe la troisième place avec quatre points, tandis que Madagascar ferme la marche avec trois unités.

Dans le groupe D, disputé à Alexandrie en Égypte, le Mali domine avec six points, devant l’Angola (5 points). L’Égypte et l’Ouganda suivent.

Ces rencontres s’inscrivent dans le premier tour des qualifications africaines pour la Coupe du monde FIBA 2027, qui regroupe seize nations.

Les groupes A et C avaient lancé la compétition en novembre 2025 à Radès, en Tunisie.

À l’issue de ce premier tour, douze équipes seront réparties en deux groupes de six. Les résultats entre équipes qualifiées seront conservés. Chaque sélection disputera ensuite six nouveaux matchs.

Les deux premiers de chaque groupe, ainsi que le meilleur troisième, se qualifieront pour la phase finale.

Au total, cinq nations africaines représenteront le continent lors du Mondial prévu au Qatar, qui réunira 32 équipes.

Le Sénégal vise une sixième participation à une phase finale, après 1978, 1998, 2006, 2014 et 2019.

La prochaine fenêtre internationale est programmée du 2 au 5 juillet 2026.

Sénégal : fausses informations persistantes autour de l’arabe et de l’enseignement islamique

Au Sénégal, de fausses informations liées à la langue arabe et à l’enseignement religieux musulman continuent de circuler sur les réseaux sociaux. Ces rumeurs, régulièrement relancées, entretiennent la confusion autour de décisions pourtant inexistantes des autorités.

 

Des publications trompeuses relatives à la langue arabe et à l’enseignement religieux musulman au Sénégal circulent de manière récurrente sur les réseaux sociaux, tant à l’intérieur du pays que dans plusieurs États ouest-africains.

Diffusées de façon périodique, ces contenus remettent en avant des affirmations infondées. Depuis avril 2024, ils entretiennent un climat de confusion autour des politiques éducatives et religieuses.

La dernière rumeur en date, sans aucun fondement, prête aux autorités sénégalaises la volonté d’introduire le Coran comme matière « centrale » dans les écoles publiques. Apparues à partir du 24 février, ces publications s’accompagnent de visuels associant un exemplaire du Coran à l’image du président Bassirou Diomaye Faye, dans le but de crédibiliser ces allégations.

Une page Facebook dénommée “Islam Religion de droiture” affirme, à tort, que le gouvernement aurait décidé d’intégrer l’enseignement du Coran comme discipline fondamentale dans le système éducatif, dans une logique de renforcement des valeurs culturelles. Dans la même veine, une autre rumeur largement relayée en avril 2024 attribuait au chef de l’État une volonté de faire de l’arabe la langue officielle du Sénégal, en remplacement du français.

Ces fausses informations ont connu une large diffusion, au Sénégal comme dans la sous-région, notamment via certaines plateformes se revendiquant du panafricanisme. La rumeur liée au changement de langue officielle a d’ailleurs refait surface à partir de décembre 2025.

Un cadre constitutionnel clair

Dans un éditorial publié le 1er février 2026, le journaliste Fadel Guèye, directeur de publication du média arabophone Réveil Dakar, est revenu sur ces infox récurrentes. Il indique que plusieurs journalistes étrangers ont sollicité des vérifications face à ces informations affirmant un changement de langue officielle.

Après un démenti formel, il rappelle que le choix des langues officielles relève de la Constitution. Un tel changement ne peut intervenir sans référendum, une procédure lourde et encadrée. Il souligne également que la création d’un département chargé des affaires religieuses vise plutôt à mieux intégrer les diplômés arabophones, longtemps marginalisés.

Si l’arabe occupe une place importante sur le plan socioculturel et religieux au Sénégal, aucun projet de modification du régime linguistique n’a été engagé. Le français demeure la langue officielle, conformément à la Constitution. Ces fausses informations s’apparentent ainsi à des tentatives de manipulation de l’opinion, dans un contexte régional marqué par des recompositions politiques et des discours souverainistes.

Ce qu’il faut savoir sur l’enseignement religieux

Le 17 avril 2024, le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé la création d’une Direction des affaires religieuses et de l’insertion des diplômés en langue arabe. Cette structure, officialisée en septembre 2024, est aujourd’hui devenue une Délégation générale.

Contrairement aux idées reçues, cette entité ne se limite pas à l’islam. Elle prend en compte l’ensemble des confessions, notamment le christianisme et les religions traditionnelles. Depuis sa création, aucune mesure n’a été adoptée visant à faire du Coran une matière obligatoire dans les écoles publiques.

Une évolution progressive du système éducatif

L’enseignement arabo-islamique au Sénégal s’inscrit dans une dynamique ancienne. Dès 1977, un département d’arabe a été introduit à l’École normale supérieure, aujourd’hui intégrée à la FASTEF. Cette évolution s’est poursuivie avec l’introduction de l’enseignement religieux à l’école élémentaire en 2002, puis avec l’instauration d’un baccalauréat unifié en 2013. D’autres initiatives ont renforcé cette dynamique, notamment la réouverture d’une section diplomatique à l’ENA en 2016 pour les diplômés arabophones.

Plus récemment, la création d’une Journée nationale des daaras en 2022 et la mise en place d’une structure dédiée aux diplômés arabophones en 2024 témoignent d’une volonté d’intégration progressive. En parallèle, certaines innovations ont été introduites, comme la traduction de communications officielles en arabe et en wolof. La FASTEF a également ouvert, en 2023, une filière dédiée à l’enseignement de l’arabe et de l’éducation religieuse pour les nouveaux bacheliers.

Enfin, la réforme la plus récente du système éducatif reste l’introduction de l’anglais dès le primaire, marquant une diversification linguistique.

Face à la multiplication des fausses informations sur l’arabe Sénégal, la vigilance reste essentielle. La vérification des sources demeure un réflexe indispensable pour éviter la propagation de contenus trompeurs

Sénégal : un emprunt obligataire de 200 milliards FCFA pour lancer 2026

Dakar ouvre sa première levée de fonds de l’année sur le marché financier régional, avec une émission obligataire destinée à soutenir ses priorités économiques et sociales.

Le Sénégal s’apprête à lancer, dès ce jeudi, son premier appel public à l’épargne de l’année 2026. Il s’agit d’une émission obligataire d’un montant de 200 milliards de francs CFA, selon une annonce du ministère des Finances et du Budget.

Dans un communiqué transmis à l’APS, l’administration précise que cette opération, structurée par la société de gestion et d’intermédiation Invictus Capital & Finance, s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie de gestion de la dette à moyen terme ainsi que dans le plan de financement de l’État pour l’exercice 2026.

La période de souscription, ouverte dans le cadre de cet appel public à l’épargne, s’étendra du 26 février au 19 mars 2026. Cette opération vise également à renforcer la profondeur du marché financier régional.

Les fonds qui seront mobilisés dans le cadre de cet appel public à l’épargne serviront à couvrir les besoins budgétaires de l’État pour l’année 2026. Ils permettront aussi de soutenir les priorités économiques et sociales définies dans l’Agenda national de transformation, conformément aux autorisations prévues par la loi de finances.

À travers cet appel public à l’épargne, les autorités sénégalaises comptent sur la mobilisation des citoyens, des investisseurs institutionnels et de leurs partenaires pour assurer le succès de cette levée de fonds, présentée comme un enjeu collectif.

Sécurité frontalière : la Guinée et le Sénégal renforcent leur coordination militaire à Labé

Face aux défis sécuritaires croissants, les armées de la Guinée et du Sénégal consolident leur coopération. Réunis à Labé, leurs responsables militaires ont harmonisé leurs stratégies pour mieux sécuriser la frontière commune.

Les commandants de région et de zone militaires de la Guinée et du Sénégal ont conclu, mardi à Labé, une rencontre de coordination centrée sur les enjeux sécuritaires transfrontaliers et le renforcement de la coopération entre les deux armées.

Réunis du 24 au 25 février au Bataillon de la portion centrale de Labé, dans le nord guinéen, les responsables militaires ont tenu une session de travail dédiée à la sécurité le long de la frontière commune, selon une information du ministère guinéen de la Défense.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de consolidation de la coopération militaire et sécuritaire entre les deux pays voisins, unis par des liens historiques et culturels forts.

Pendant deux jours, les discussions ont porté sur les principaux défis sécuritaires transfrontaliers, notamment la lutte contre la criminalité organisée, la gestion concertée des frontières, le partage de renseignements opérationnels ainsi que la préparation d’opérations conjointes. La coopération militaire Guinée Sénégal a ainsi été au cœur des échanges.

Les travaux ont permis d’aligner les approches stratégiques et de renforcer les mécanismes de collaboration entre les unités déployées dans les zones frontalières, consolidant davantage la coopération militaire Guinée Sénégal.

Au terme de la rencontre, les responsables militaires ont réaffirmé leur volonté commune d’agir ensemble pour garantir la stabilité, la paix et la sécurité le long de la frontière guinéo-sénégalaise. Cette dynamique confirme la solidité de la coopération militaire Guinée Sénégal.

La session s’est achevée dans une atmosphère de fraternité, marquée par des échanges de présents symboliques illustrant l’estime mutuelle et la qualité des relations entre les Forces armées des deux pays.

Commerce extérieur sénégalais : entre hausse des prix et signaux d’alerte

À la fin de 2025, le commerce extérieur du Sénégal oscille entre hausse conjoncturelle des prix et recul annuel, révélant des équilibres encore fragiles.

À la clôture de l’année 2025, le commerce extérieur du Sénégal présente une dynamique contrastée. D’un côté, les prix enregistrent une progression mensuelle aussi bien à l’importation qu’à l’exportation. De l’autre, les tendances annuelles affichent des évolutions opposées, illustrant la fragilité persistante des équilibres commerciaux.

Dans une note consacrée aux indices mensuels des valeurs unitaires (base 100 en 2014), l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) souligne une hausse de 1,2 % des prix à l’importation en décembre. Dans le même temps, les prix à l’exportation progressent de 1,5 % sur la période.

Cette augmentation mensuelle des prix à l’importation s’explique principalement par le renchérissement des produits minéraux, qui contribuent à hauteur de 1,7 point, ainsi que par la hausse des métaux communs (+0,3 point). Par ailleurs, les produits dits sous-jacents, moins sensibles aux fluctuations, affichent une progression de 1,7 %, traduisant une tendance structurelle plutôt qu’un simple effet conjoncturel.

À l’inverse, certains produits volatils enregistrent un recul. C’est notamment le cas des insecticides, en baisse de 0,8 %, ce qui atténue partiellement la tendance globale à la hausse.

Cependant, une analyse sur l’ensemble de l’année apporte un éclairage différent sur le commerce extérieur Sénégal. En comparaison avec décembre 2024, les prix à l’importation reculent de 3,3 %. Sur l’ensemble de l’année 2025, la baisse cumulée atteint 3,6 %, confirmant une tendance baissière malgré les hausses observées en fin d’année.

Ces évolutions contrastées mettent en évidence les déséquilibres persistants du commerce extérieur Sénégal, partagé entre tensions sur les prix à court terme et ajustements structurels sur une base annuelle.

Indemnité de logement : un rappel historique accordé à 16 000 agents de l’État

Longtemps réclamée par les syndicats, l’indemnité de logement devient une réalité pour près de 16 000 agents de l’État sénégalais. Le président Bassirou Diomaye Faye a décidé d’y adjoindre un rappel remontant à juin 2025, une mesure saluée par les partenaires sociaux.

 

Longtemps attendue par les agents concernés, l’indemnité de logement devient enfin effective pour près de 16 000 agents de l’État, fonctionnaires et non-fonctionnaires, jusque-là exclus de cet avantage. Rendue possible par la signature d’un décret en décembre dernier, cette mesure est largement interprétée comme un signal fort envoyé par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Dans un communiqué rendu public, le Collectif interministériel des agents de l’Administration sénégalaise (CIAAS) a exprimé sa satisfaction et sa reconnaissance à l’endroit des autorités étatiques. Le collectif estime que cette décision vient réparer une inégalité longtemps décriée au sein de l’Administration publique.

Mais au-delà de l’octroi de l’indemnité, c’est surtout la question du rappel qui a été saluée. Alors que le ministère de la Fonction publique envisageait initialement un paiement prenant effet à la date de signature du décret, le chef de l’État a finalement opté pour un rappel remontant à juin 2025. Une période correspondant à l’inscription de l’indemnité de logement dans la loi de finances rectificative, permettant ainsi aux bénéficiaires de percevoir plusieurs mois d’arriérés.

La décision a été officiellement portée à la connaissance de l’opinion par le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (CSA), Elimane Diouf, à l’issue de son audience avec le président de la République, le 29 janvier 2026. Une annonce accueillie avec une « immense satisfaction » par le CIAAS, qui y voit un acte fort en faveur de la justice sociale et du dialogue social.

Le collectif n’a pas manqué de saluer l’engagement de la CSA et de son secrétaire général, dont le plaidoyer constant a permis de maintenir cette revendication au cœur des priorités gouvernementales. Pour le CIAAS, cette avancée démontre l’efficacité du dialogue social lorsqu’il s’appuie sur une volonté politique affirmée.

Selon le collectif, cette décision présidentielle est susceptible de contribuer à l’apaisement durable du climat social au sein de l’Administration sénégalaise, pilier central de l’action publique et du développement socioéconomique. Il exhorte toutefois les autorités à assurer une mise en œuvre rapide et effective du paiement des rappels, afin que les 16 000 agents bénéficiaires en perçoivent concrètement les effets.

CAN 2025 : la FSF prête à répondre au Maroc

La Fédération sénégalaise de football (FSF) se dit prête à répondre à toute éventuelle plainte du Maroc concernant la sortie des Lions de la pelouse, lors de la finale de la 35e Coupe d’Afrique des Nations, a annoncé lundi soir Abdoulaye Sow à l’APS.

« Nous sommes prêts à répondre à toute action que pourrait engager le Maroc », a affirmé le secrétaire général de la FSF, à l’accueil des champions d’Afrique à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD).

Les Lions de la Teranga, vainqueurs du Maroc, pays hôte du tournoi, ont été chaleureusement accueillis par le président de la République, le Premier ministre, les membres du gouvernement, ainsi que par des députés de la majorité et de l’opposition.

De son côté, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a indiqué dans un communiqué publié lundi qu’elle envisageait de saisir la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération internationale de football (FIFA) afin de statuer sur le retrait des Sénégalais du terrain lors de la finale.

Selon l’instance marocaine, ce départ momentané des Lions a eu « un impact significatif sur le déroulement normal de la rencontre et sur la performance des joueurs », laissant entendre que cela aurait influé sur le penalty raté par son attaquant Brahim Diaz.

CAN 2025 : Dakar salue l’organisation « parfaite » du Maroc et appelle à la fraternité africaine

Au lendemain de sa victoire face au Maroc en finale de la CAN 2025, le Sénégal a rendu hommage à l’organisation marocaine, soulignant la fraternité, le fair-play et la fierté africaine partagée entre les deux nations.

 

Le gouvernement sénégalais a réaffirmé dimanche que la finale remportée face au Maroc demeurera « un symbole de fraternité, de respect mutuel et de fierté africaine partagée », tout en saluant l’organisation « exemplaire » de la compétition par Rabat.

Les autorités sénégalaises ont adressé, lundi, leurs félicitations au Maroc pour l’organisation « d’un très haut niveau » de la Coupe d’Afrique des Nations, au lendemain de la victoire des Lions de la Téranga en finale, à l’issue d’une rencontre intense disputée à Rabat.

Dans un communiqué rendu public après la finale du 18 janvier, le ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a présenté « ses vives félicitations au Gouvernement et au peuple marocains pour la réussite parfaite de cette compétition continentale de très haut standing ».

Le Sénégal a tenu à mettre en avant « la qualité remarquable des infrastructures, le professionnalisme de l’organisation, ainsi que l’accueil, la disponibilité et l’accompagnement constants » accordés à la délégation sénégalaise, aux équipes participantes et aux supporters durant toute la CAN.

Cette réussite confirme, selon le communiqué, « une fois de plus le savoir-faire reconnu du Royaume du Maroc dans plusieurs domaines et son engagement constant en faveur du rayonnement du sport africain ».

Le département dirigé par Cheikh Niang a également souligné que la finale ayant opposé les Lions de la Téranga aux Lions de l’Atlas a offert « un spectacle de football intense et de grande qualité, à la hauteur du talent et des ambitions des deux nations », rappelant qu’il s’agissait avant tout de « deux pays frères liés par des relations solides et historiques ».

Dans un esprit de fair-play, le communiqué précise que « le succès sportif du Sénégal ne saurait occulter le mérite, la combativité et la valeur de la sélection marocaine, qui a défendu avec dignité et panache les couleurs du Royaume du Maroc ».

Pour les autorités sénégalaises, cette rencontre restera « avant tout un symbole de fraternité, de respect mutuel et de fierté africaine partagée ».

Le gouvernement du Sénégal a renouvelé « ses sincères remerciements au Royaume du Maroc » et exprimé le souhait que cette CAN « demeure un repère fort d’une Afrique capable d’organiser, de produire et de célébrer le sport au plus haut niveau international ».

Le ministère a formulé « le vœu que cette dynamique positive renforce davantage les relations d’amitié et de coopération privilégiées entre le Sénégal et le Maroc », au service d’« une ambition africaine commune, confiante en ses capacités et tournée vers un avenir de progrès, de solidarité et de rayonnement mondial ».

Cette réaction intervient quelques heures après un communiqué publié par l’ambassade du Maroc à Dakar, appelant à la fraternité entre les deux peuples et soulignant que cette finale s’inscrit dans « une relation fraternelle, ancienne et exceptionnelle », qualifiée de « modèle en Afrique ».

CAN 2025 : le Sénégal remporte la finale face au Maroc et décroche son deuxième titre

Le Sénégal s’impose 1-0 face au Maroc en finale de la CAN 2025, grâce à un but de Pape Gueye en prolongations, et remporte son deuxième titre continental.

 

Le Sénégal a été sacré champion d’Afrique pour la deuxième fois de son histoire, dimanche 18 janvier 2026, après sa victoire face au Maroc (1-0) en finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025), disputée au Stade Prince Moulay Abdellah à Rabat.

Le seul but de la rencontre a été inscrit par Pape Gueye à la 94e minute, en prolongations, offrant aux Lions de la Teranga un succès historique. Il s’agit du deuxième titre continental pour le Sénégal, après celui remporté en 2022 face à l’Égypte. Les Sénégalais avaient accédé à cette finale après avoir battu les Pharaons d’Égypte 1-0 en demi-finale, confirmant leur statut de favoris dans cette édition.

La finale a été serrée et intense jusqu’aux ultimes minutes. La controverse est survenue à la 90e+8, lorsque l’arbitre Jean-Jacques Ndala Ngambo, après consultation de l’assistance vidéo (VAR), a accordé un penalty au Maroc pour une faute jugée de Malick Diouf sur Brahim Díaz. Le joueur marocain a malheureusement manqué sa tentative, privant les Lions de l’Atlas du titre.

En prolongations, Pape Gueye a inscrit le but décisif qui a scellé la victoire sénégalaise, au terme d’un match marqué par le suspense, l’intensité et quelques décisions arbitrales contestées.

CAN 2025 : le Sénégal respecte l’Égypte mais vise la finale

À la veille de la demi-finale face à l’Égypte, le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw a affiché un discours mêlant respect, confiance et ambition, assurant que les Lions sont prêts à se battre pour décrocher leur place en finale de la CAN 2025.

 

L’équipe nationale du Sénégal abordera avec beaucoup d’humilité la rencontre qui l’opposera mercredi aux Pharaons d’Égypte, tout en restant fermement décidée à décrocher son ticket pour la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), a déclaré mardi à Tanger le sélectionneur Pape Thiaw.

« Nous jouons contre une sélection auréolée de sept titres continentaux, la plus titrée d’Afrique. C’est une équipe très bien organisée, rompue à ce genre de rendez-vous. Nous l’affronterons avec respect, mais avec l’objectif clair de gagner », a indiqué le technicien sénégalais.

En conférence de presse, à la veille de la demi-finale de la CAN, Pape Thiaw a réaffirmé que ses joueurs resteront fidèles à leur style de jeu, qui leur a permis de franchir les différentes étapes du tournoi. Le sélectionneur, accompagné du capitaine Kalidou Koulibaly, a également souligné la progression de la sélection égyptienne, qu’il décrit comme disciplinée et mentalement solide. « C’est une équipe qui défend bien et qui est très dangereuse en transition. Nous avons travaillé pour préserver notre équilibre et éviter de leur offrir des espaces », a-t-il expliqué.

Selon lui, les Lions de la Teranga sont prêts à tout donner pour atteindre la finale de la CAN 2025. « Les joueurs ne pensent pas aux cartons. Leur seule priorité est de jouer et de gagner. Nous nous préparons à toutes les éventualités afin de faire la différence », a-t-il affirmé.

Pape Thiaw a également mis en avant la solidité mentale de son groupe. « Revenir au score après avoir été mené démontre le caractère de cette équipe. C’est une qualité indispensable pour aller loin dans une compétition comme la CAN 2025 », a-t-il souligné.

Évoquant Mohamed Salah et Omar Marmoush, fers de lance de l’attaque égyptienne, il a rappelé que « ce sont de grands joueurs, mais l’essentiel reste le collectif. Nous nous sommes préparés pour les contenir et chercher la victoire dans cette CAN 2025 ». Le technicien sénégalais a enfin mis en lumière le rôle de Sadio Mané, qu’il considère comme « le leader technique, sur le terrain comme en dehors », tout en saluant l’évolution des grandes figures du football africain, notamment Mohamed Salah.

Pape Thiaw s’est également réjoui de la reconnaissance accordée aux entraîneurs africains, soulignant que toutes les équipes encore en lice en demi-finale de cette CAN sont dirigées par des techniciens du continent.-match à Tanger, à la veille de la demi-finale Sénégal-Égypte.

Cédéao : le Sénégal prend les commandes de la Commission en pleine zone de turbulences

Dans un contexte de crises politiques et de fractures régionales, le Sénégal accède à la présidence de la Commission de la Cédéao pour 2026-2030.

Le Sénégal succède à la Gambie à la tête de la Commission de la Cédéao, avec pour mandat de renforcer l’intégration régionale et de faire face aux multiples secousses politiques et sécuritaires. Dans un environnement sous-régional marqué par des transitions anticonstitutionnelles et le retrait de trois États sahéliens, le Sénégal prend la direction de la Commission de la Cédéao pour la période 2026-2030. Une responsabilité majeure pour Dakar, appelée à conduire le processus d’intégration ouest-africain dans un contexte d’instabilité persistante.

La décision a été actée lors de la 68ᵉ session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement, tenue à Abuja. Elle constitue une première pour le Sénégal, désormais chargé de diriger l’organe exécutif de l’organisation communautaire dans une phase particulièrement délicate de son histoire.

Une succession de crises politico-sécuritaires

Cette désignation intervient alors que la Cédéao traverse l’une des périodes les plus critiques de son existence, notamment après le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Ces pays sahéliens accusent l’organisation d’alignement sur les positions françaises, notamment après la menace d’une intervention militaire au Niger pour restaurer l’ordre constitutionnel.

L’espace communautaire a été ébranlé par plusieurs changements anticonstitutionnels ces dernières années. En septembre 2021, la Guinée a vu le président Alpha Condé renversé par le colonel Mamadi Doumbouya, depuis promu général. Plus récemment, la Guinée-Bissau a replongé dans l’instabilité le 26 novembre 2025, lorsqu’un général a interrompu le processus électoral à moins de 24 heures de la proclamation des résultats.

Le 7 décembre, le Bénin, longtemps considéré comme un pôle de stabilité depuis 1972, a frôlé une tentative de coup d’État contre le président Patrice Talon. L’initiative a été rapidement contenue, avec l’appui de la Cédéao, sous l’impulsion du Nigéria, même si la présidence de l’Autorité des Chefs d’État est actuellement assurée par le président sierra-léonais Julius Maada Bio.

La Commission, pilier opérationnel de l’intégration

Dans ce climat de tensions, la Commission de la Cédéao, créée en 2007 pour remplacer le Secrétariat exécutif, s’impose comme l’organe moteur de l’organisation. Basée à Abuja, elle est dirigée par un président, assisté d’une vice-présidente et de cinq commissaires, chargés de mettre en œuvre les décisions des Chefs d’État, de coordonner les politiques communautaires et de conduire les programmes de développement régional.

La Commission prépare les budgets et les plans d’action, supervise leur mise en œuvre et rend compte régulièrement aux instances décisionnelles. Son champ d’action couvre également la prévention et la gestion des crises, avec pour objectif de renforcer la cohésion régionale et d’ancrer l’intégration au bénéfice des quelque 400 millions de citoyens de la Cédéao, dans la perspective de la vision « Cédéao des Peuples : Paix et prospérité pour tous » à l’horizon 2050.

Sous l’autorité de la Conférence des Chefs d’État

La Commission agit sous le contrôle de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement, instance suprême de l’organisation, chargée de définir les orientations stratégiques et de superviser le fonctionnement des institutions communautaires. C’est elle qui nomme le président de la Commission et entérine la répartition des portefeuilles.

À l’issue de cette réorganisation, le Nigéria occupera la vice-présidence, la Sierra Leone prendra en charge les Affaires politiques, la Paix et la Sécurité, tandis que le Libéria pilotera les Affaires économiques et l’Agriculture. La Côte d’Ivoire se verra confier les Services internes, le Ghana les Infrastructures, l’Énergie et la Digitalisation, et le Bénin le Développement humain et les Affaires sociales. L’Organisation ouest-africaine de la Santé sera dirigée par le Togo, le GIABA par la Gambie, et le poste d’Auditeur général reviendra au Cabo Verde.

Une consécration diplomatique pour Dakar

Le ministère sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a qualifié cette désignation « d’aboutissement d’un processus complexe de concertations » et d’« une reconnaissance forte du rôle central joué par le Sénégal au sein de l’espace communautaire et sur le continent africain ».

Les autorités sénégalaises ont, par ailleurs, réaffirmé leur engagement en faveur du renforcement de la Cédéao et de la promotion durable de la paix, de la stabilité et du développement régional.

Un ressortissant sénégalais succédera ainsi au Gambien Omar Alieu Touray pour un mandat qui s’étendra de 2026 à 2030. Cette présidence sera observée de près, tant pour sa capacité à relancer l’intégration régionale que pour sa gestion des crises et le renforcement des institutions communautaires.

Diamniadio : le Sénégal inaugure sa première usine de véhicules militaires

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, procédera ce mardi 16 Décembre 2025 à l’inauguration de l’usine d’assemblage de véhicules militaires de la société ISEVEM (Industrie sénégalaise de véhicules militaires), implantée à la Plateforme industrielle internationale de Diamniadio, à une trentaine de kilomètres de Dakar, selon une source officielle.

« La cérémonie d’inauguration de l’usine d’assemblage de la société ISEVEM se tiendra sur le site industriel de l’APROSI, à la Plateforme industrielle internationale de Diamniadio, le mardi 16 décembre 2025 à partir de 15 heures, sous la présidence effective de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République », précise un communiqué conjoint du ministère des Forces armées et du ministère de l’Industrie et du Commerce, transmis lundi à l’APS.

Selon le document, cette inauguration constitue un moment symbolique fort, traduisant la vision stratégique et la volonté affichée des autorités sénégalaises de renforcer l’autonomie nationale et les capacités de projection du pays.

La même source souligne qu’il s’agit d’un « jalon majeur vers la souveraineté industrielle et technologique de défense » du Sénégal. L’événement marque ainsi l’entrée du pays dans une nouvelle phase, où souveraineté et innovation se conjuguent pour poser les bases d’un développement industriel durable.

Vers l’autonomie industrielle, technologique et militaire

« Cette infrastructure stratégique représente la première étape vers une autonomie industrielle et technologique accrue. Il s’agit de la toute première unité industrielle publique-privée dédiée à l’assemblage de véhicules destinés aux Forces de défense et de sécurité », indique le communiqué.

Dans le cadre de ce projet, l’État du Sénégal a confié au Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) la mission d’accompagner le développement d’ISEVEM et d’assurer la participation publique au capital de l’entreprise.

Le texte précise que le FONSIS met à contribution son expertise afin de co-construire un modèle économique viable, aligné sur les priorités nationales, et capable de soutenir l’émergence d’une industrie sénégalaise de défense souveraine et durable.

« Au-delà de sa capacité de production, l’usine ISEVEM se positionne comme une véritable plateforme nationale de montée en compétences. Elle intègre des programmes structurés de formation, de transfert de technologies et de renforcement des capacités », poursuit le communiqué. Ces dispositifs permettront à des ingénieurs et techniciens sénégalais d’acquérir des compétences clés dans les domaines de l’assemblage, du contrôle qualité, des essais techniques et de la maintenance des véhicules produits.

La cérémonie d’inauguration sera ponctuée par la coupure du ruban, suivie d’une visite guidée du site par le chef de l’État, conclut la note officielle.

MelBet : Bats-les-tous ! Sur qui parier du 4 au 11 septembre ?

 

MelBet te présente un guide des événements sportifs les plus importants de la semaine.

Mise et gagne ! Et voici ta première astuce : en pariant via l’application mobile MelBet, tu bénéficies d’un bonus chaque semaine : un remboursement de 10 % sur le montant total de tes paris. Ça a l’air génial, non ? Passons maintenant aux paris. C’est parti !

Football : qualifications pour la Coupe du monde 2026

Du 3 au 9 septembre se dérouleront les matchs des 8ᵉ et 9ᵉ jours des éliminatoires de la Coupe du monde. Nous te recommandons de prêter attention aux matchs suivants :

09/05 : Sénégal – Soudan

Les Sénégalais sont les grands favoris du match avec une cote pour leur victoire qui est de 1,12. Mais est-ce si évident ? La rencontre entre ces deux rivaux au premier tour s’est soldée par un match nul 0-0. Es-tu prêt à parier sur la double chance de la sélection soudanaise à une cote de 4,25 ?

 

Tennis : L’US Open 2025 entre dans sa dernière ligne droite

Chaque jour qui passe, les prétendants à la victoire au dernier tournoi majeur de l’année se font de moins en moins nombreux. Le vainqueur en simple dames sera annoncé le 6 septembre, et le champion en simple messieurs le lendemain.

Aryna Sabalenka et Jannik Sinner parviendront-ils à défendre leurs titres ? Ou Iga Swiatek et Carlos Alcaraz délogeront-ils les champions en titre du podium ? Ou peut-être que le vétéran Novak Djokovic relèvera la barre de son propre record ?

UFC Fight Night à Paris

Le 6 septembre, l’Accor Arena de Paris accueillera la prochaine UFC Fight Night. Au programme : 14 combats, dont deux méritent d’être soulignés.

Benoît Saint-Denis (France) – Mauricio Ruffy (Brésil) en poids légers

Le Brésilien est considéré comme le favori de ce combat ; tu peux parier sur sa victoire à une cote de 1,48. Mais il est peu probable que le Français soit prêt à accepter le rôle d’outsider. Crois-tu au succès du God of War ? Parie à une cote de 2,70.

Nassourdine Imavov (France) – Caio Borralho (Brésil) en poids moyens

La soirée UFC se terminera par une nouvelle confrontation franco-brésilienne. Les experts s’attendent à un combat serré et offrent des cotes à peu près égales sur la victoire d’Imavov (2,03) et celle de Borralho (1,79). Une soirée de septembre torride garantie !

N’hésite pas à parier sur MelBet. Joue ! Gagne ! Bats-les tous !

Sénégal-Mauritanie : le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim accélère la coopération énergétique

Le partenariat énergétique entre le Sénégal et la Mauritanie se renforce avec le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), symbole de la coopération bilatérale et de l’intégration régionale.

 

Le ministre sénégalais de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, a reçu, pendant deux jours, son homologue mauritanien Mohamed Ould Khaled et une délégation de haut niveau pour discuter des stratégies d’exploitation et d’optimisation des ressources en hydrocarbures du GTA. Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a clôturé ces échanges par une séance de travail. Il confirme ainsi, l’esprit de fraternité et les relations solides entre Dakar et Nouakchott

Ces concertations s’inscrivent dans un contexte plus large de coopération. Lors de la TICAD 9 à Tokyo, les présidents sénégalais Bassirou Diomaye Faye et mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani ont réaffirmé leur volonté de renforcer le dialogue et la concertation entre leurs pays. Ceux-ci étant historiquement partenaires et liés par la géographie et un destin commun.

A LIRE AUSSI :https://www.journaldusenegal.com/tokyo-faye-et-ghazouani-renforcent-le-partenariat-senegal-mauritanie/

Le projet GTA, exploité par BP, Kosmos Energy, Petrosen et la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH), a démarré sa production en janvier 2025.  Et a exporté sa première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) en avril. La phase 1 prévoit une production annuelle de 2,4 millions de tonnes de GNL. Cette production aura des retombées économiques importantes pour les deux pays.

Au-delà de l’énergie, le projet est un moteur de développement local. Il créera plus de 3 000 emplois. Avec les 300 entreprises locales impliquées depuis 2017, un programme de formation permettra de qualifier 47 apprentis techniciens. Ceux-ci seront les futurs opérateurs offshore. Les opérations de mise en service se poursuivent sur le FPSO, avec pour objectif d’augmenter progressivement la capacité de production.

En juillet 2025, deux nouvelles cargaisons, GTA_2025_005 et GTA_2025_006, ont été finalisées, représentant un volume cumulé de 336 961 m³ de GNL. Le projet confirme ainsi son rôle stratégique dans la sécurisation énergétique et le développement économique des deux pays.

Sénégal-présidentielle 2024 : Amadou Ba candidat du camp présidentiel

Le président de la république Macky Sall a procédé samedi dernier à la désignation de l’actuel Premier ministre du Sénégal pour porter l’ambition de son parti.

 

Dans un peu plus de cinq mois, les Sénégalais iront aux urnes pour désigner le prochain président de la République. A mesure que l’échéance approche, les partis politiques et des coalitions se préparent. Dans le camp présidentiel réuni autour de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY), aucune personnalité n’était encore présentée pour succéder au président Macky Sall. Ce dernier, dans un climat politique et social explosif, a déclaré le 03 juillet dernier à ses compatriotes, que sa « décision, longuement et mûrement réfléchie, est de ne pas être candidat à la prochaine élection du 25 février 2024 ».

 

Elu en 2012 et réélu en 2019 il a révisé la constitution du pays en 2016. Cette révision limite la durée au pouvoir du président de la République à deux mandats. Ayant déclaré sa non-candidature, le camp présidentiel ne connaissant aucun dauphin a priori, a fini par présenter Amadou Ba comme son candidat. L’annonce est rendue publique depuis samedi dernier. Elle est du président Macky Sall qui se sachant non partant, appelle ses collaborateurs, militants et sympathisants à soutenir le candidat choisi. C’est lui qui va porter l’ambition de la coalition BBY au scrutin présidentiel du 25 février 2024.

En présentant cette personnalité à l’électorat, le chef de l’Etat a mis l’accent sur ses compétences professionnelles, sa carrière diversifiée et sa capacité à rassembler. Amadou Ba est le Premier ministre du Sénégal depuis le 17 février 2022. Entre avril 2019 et novembre 2020, il a occupé le poste de ministre des affaires étrangères. Avant cela, il a été entre septembre 2013 et avril 2019, ministre de l’Economie et des Finances. A 62 ans, le natif de Dakar la capitale est membre de l’Alliance pour la République (APR-Yaakaar) parti présidentiel, depuis sa création en 2008 par le Premier ministre Macky Sall. C’était alors après son départ du Parti démocratique sénégalais (PDS) créé par Abdoulaye ancien chef de l’Etat de 2000 à 2012.

Le Sénégal dans la crainte d’une nouvelle montée de violences après l’inculpation de Sonko

L’opposant politique de Macky Sall, candidat à la présidentielle de février 2024 a été placé sous mandat de dépôt le lundi 31 juillet.  Déjà deux morts à Ziguinchor.

 

Des heurts sporadiques ont déclenché hier lundi dans les villes de Dakar et de Ziguinchor. La justice a inculpé l’opposant Ousmane Sonko de sept chefs d’accusation dont « appel à l’insurrection et complot contre l’autorité de l’Etat ». L’homme politique récemment condamné dans une affaire à deux ans de prison ferme, a été écroué. Le ministère public soutient que des actes, images, écrits, déclarations et manœuvres de l’opposant étaient constitutifs de faits pénalement repréhensibles. Une inculpation qui, selon son avocat Me Ciré Clédor Ly, est « une farce ».

Peu avant cette décision, le ministre de l’Intérieur a prononcé la dissolution de son parti le Pastef. Comme motifs invoqués, Antoine Diome souligne que le parti a brillé ces derniers temps par des appels fréquents à des mouvements insurrectionnels qui ont entraîné de nombreux morts en mars et en juin 2023, ainsi que des actes de saccages et de pillages. Toutes choses qui ont suscité des réactions dans le camp de Sonko. Lui qui, à 49 ans fait face à une série de décisions judiciaires compromettant son éligibilité à la présidence de la République.

A la suite de cette inculpation et de cette dissolution, les soutiens de l’opposant se sont massés à son domicile à Dakar, pour protester. A Ziguinchor, des jeunes ont entamé des manifestations en scandant comme ils ont l’habitude « libérez Sonko ». Des confrontations avec la police ont suivi. Et de sources officielles, deux personnes ont trouvé la mort. Dans un communiqué, les membres du parti dissous soutiennent que leur président a été arrêté brutalement.

Ils demandent sa libération et appellent les Sénégalais à une résistance constitutionnelle contre la tyrannie. Ils disent attendent la notification de la dissolution du parti pour attaquer la décision par des voies légales. Laquelle vise à mettre de côté leur candidat qu’ils qualifient de favori à la prochaine élection.

Alioune Sall, député du Pastef soutient qu’il y a derrière l’inculpation de Sonko la détermination du système de confisquer la volonté du peuple. D’autres opposants pensent que Macky Sall veut écarter de potentiels candidats sérieux à quelques mois de la présidentielle de 2024. Pour cette élection, l’actuel président a déclaré qu’il ne sera pas candidat.