Thérèse Faye Diouf octroie 50 millions de francs CFA en soutien aux commerçants sinistrés du marché de Boucotte

La ministre du Développement communautaire, de la Solidarité nationale et de l’Équité sociale et territoriale, Thérèse Faye Diouf, a remis une enveloppe de 50 millions de francs CFA au gouverneur de Ziguinchor pour soutenir les commerçants du marché Saint Maur, récemment touchés par un incendie. Elle a également annoncé une aide de dix tonnes de riz pour soulager les victimes.

Thérèse Faye Diouf a souligné l’importance du marché de Tilène, en cours de construction, pour dynamiser l’économie locale et assurer de meilleures conditions aux commerçants de Boucotte. Elle a affirmé que l’État prendra des mesures pour rénover le marché de Boucotte et finaliser celui de Tilène.

100 000 emplois générer grâce au Projet de formation professionnelle et d’insertion

La directrice adjointe chargée des programmes du projet APTE  Diénéba Baradji à annoncé ,  Vendredi 8 décembre à Dakar Le Projet de formation professionnelle et d’insertion (PFPI) . 

Le PFPI vise à “donner accès à un travail digne et épanouissant pour 100 000 jeunes, dont 70% des femmes d’ici 2028 », a-t-elle déclaré lors du lancement officiel du projet, en présence des représentants du ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion, du
ministre de l’Education nationale et de la Fondation Mastercard.

 

Mme sy a expliquée  que enrôlement de 181 350 jeunes (62 725 dans l’enseignement technique et professionnel, 2400 à l’université, 51 225 en apprentissage auprès d’artisans et 65 000 dans les collèges d’enseignement moyen) est prévu sans oublier l’accompagnement vers la transition et  vers l’emploi de 100 000 jeunes »,

Le PFPI est mis en œuvre depuis février 2023 grâce à la collaboration entre les ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion, du ministère de l’Education nationale, du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, l’EDC (Education Development
Centre et la Fondation Mastercard.

Cette dernière a financé le projet à hauteur de 15 milliards de francs CFA, a indiqué Mme Sy.

Les activités principales du PFPI consistent à “réhabiliter, équiper et rendre opérationnels 14 établissements de l’enseignement technique et de la formation professionnelle spécialisés dans la chaine de valeur agricole (…), développer des mécanismes pour une formation inclusive », lit-on dans un document de presse.

La même source note également que le PFPI intervient dans “l’orientation, l’employabilité et la transition vers le travail, la fourniture d’un appui institutionnel aux ministères »

un cri silencieux : 4133 âmes cherchent refuge dans les boutiques de droit dont 826 survivants de violences .

Quatre mille cent trente-trois individus ont sollicité le réconfort des boutiques de droits de l’Association des juristes sénégalaises (AJS) établies dans la région de Sédhiou (sud) tout au long de l’année 2023. Parmi eux, 826 âmes brisées par des violences, une triste réalité révélée par la présidente de la commission droits des femmes de l’AJS, Seynabou Dieng.

« Au courant de l’année 2023, les neuf boutiques de droits de l’AJS ont eu à recevoir 4132 personnes sollicitant des services d’assistance et d’orientation juridique, parmi lesquelles 826 sont victimes de violences. La plupart d’entre elles sont passées par la ligne d’appel 116 mise en place par le Projet d’appui à la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre (PASNEEG) pour faciliter l’orientation des victimes de violences », selon Mme Dieng, la voix empreinte d’une préoccupation profonde.

Elle partageait ainsi ces chiffres alarmants à l’occasion d’une journée de consultations juridiques gratuites, un événement conjointement orchestré avec le groupe thématique genre de l’Agence italienne de développement, dans le cadre de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG).

L’objectif, a-t-elle rappelé avec un souffle d’espoir dans sa voix, est de rapprocher les justiciables de la justice. « C’est pour nous une occasion de sortir le droit de la technicité prétoire et des amphithéâtres, pour le mettre à la portée des populations », a-t-elle expliqué, révélant une volonté ardente de rendre la justice accessible à tous.

Elle a souligné également que les victimes de violences à Sédhiou sont dirigées vers la boutique de droits régionale, offrant une prise en charge intégrée et holistique. « Les boutiques de droits ont pour objectif de contribuer à l’éradication de tous les blocages juridiques et les pesanteurs socioculturelles, qui empêchent les femmes de jouir d’une pleine citoyenneté et de libérer leurs potentialités », a-t-elle ajouté, exprimant un engagement ferme envers la justice et l’égalité.

Selon elle, les sollicitations des justiciables à l’occasion de cette journée de consultations juridiques tournent autour de la violence, notamment les violences économiques et sexuelles. « Pour cette dernière catégorie de violence, les filles de moins de quinze ans sont les plus touchées », a-t-elle révélé, un frisson d’indignation perceptible dans ses mots.

Elle pense que ce phénomène social mérite une réponse sociale, soulignant que tout le monde est interpellé pour « y mettre du sien », afin de faire face aux violences faites aux femmes et aux filles. C’est un appel à l’action, un appel vibrant à la solidarité dans la lutte contre ces atrocités qui touchent le tissu même de la société.