OGC Nice : Yehvann Diouf bousculé dans la cage après l’arrivée de Claude Puel

À l’OGC Nice, l’arrivée de Claude Puel a redistribué les rôles dans les cages. Yehvann Diouf, pourtant solide en première partie de saison, a perdu sa place au profit de Maxime Dupé, relançant le débat sur son avenir immédiat.

 

Un vent nouveau souffle sur la Côte d’Azur. Depuis la prise de fonctions de Claude Puel sur le banc de l’OGC Nice, fin décembre, la hiérarchie des gardiens a été profondément réaménagée. Maxime Dupé, longtemps cantonné au rôle de remplaçant, s’est installé comme titulaire, reléguant le portier sénégalais Yehvann Diouf sur le banc.

Un contexte profondément remanié

Avant la trêve hivernale, Yehvann Diouf (26 ans) faisait partie des rares motifs de satisfaction d’un début de saison compliqué pour le Gym. Aligné à seize reprises en Ligue 1, le gardien sénégalais avait affiché une constance appréciable et multiplié les arrêts décisifs. Sa cote avait également grimpé sur la scène continentale lors de la CAN 2025 au Maroc, où, remplaçant d’Édouard Mendy, il s’était distingué par son attitude solidaire, protégeant le matériel du gardien titulaire sous la pression marocaine, une séquence largement relayée.

Mais son départ pour la CAN a coïncidé avec un changement majeur au club. Franck Haise, l’entraîneur qui l’avait recruté et installé comme numéro un, a quitté Nice. Dans la foulée, Claude Puel a été nommé à la tête de l’équipe. Un tournant décisif.

L’effet Claude Puel

À son arrivée, Claude Puel a dû faire sans Diouf, engagé avec la sélection sénégalaise. Il a alors accordé sa confiance à Maxime Dupé (32 ans), gardien expérimenté, titularisé lors de cinq rencontres de Ligue 1. Solide et rassurant, Dupé a répondu présent. À un poste aussi exposé, la stabilité reste primordiale. Pragmatique, le nouvel entraîneur a choisi de maintenir le joueur qui donnait satisfaction.

Interrogé sur la gestion de ses portiers, Claude Puel s’est voulu sobre : « Le gardien est un élément du onze. J’ai observé les deux joueurs et nous avons fait le point. » Une sortie qui confirme une concurrence ouverte, sans garantie de retour automatique pour Diouf.

Une équation complexe pour Diouf

Pour Yehvann Diouf, la situation s’annonce délicate. Troisième dans la hiérarchie des gardiens en équipe nationale du Sénégal, une position déjà surprenante, il nourrit l’ambition de s’imposer durablement chez les Lions. Peut-il se contenter d’un rôle de doublure en club, à quelques mois de la Coupe du monde aux Amériques ? La question est posée.

À 26 ans, le temps reste un allié, mais le poste de gardien réclame rythme et exposition. Sans temps de jeu, difficile de franchir un palier et de convaincre les sélectionneurs. Le Sénégalais devra désormais saisir la moindre opportunité pour rappeler à Claude Puel qu’il a le profil d’un numéro un.

La rivalité entre Dupé et Diouf pourrait s’inscrire dans la durée. Si l’expérience et la dynamique actuelle favorisent Dupé, le potentiel et les qualités du portier sénégalais demeurent incontestables. Le changement d’entraîneur a rebattu les cartes. Reste à savoir si Yehvann Diouf saura reprendre l’ascendant… et conserver les gants.

« C’était irréel » : Yehvann Diouf raconte l’affaire des serviettes en finale de la CAN 2025

Au cœur d’une scène devenue virale lors de la finale Sénégal-Maroc, Yehvann Diouf est revenu sur la tentative de vol des serviettes d’Édouard Mendy, un moment qu’il qualifie d’irréel.

Le portier sénégalais a passé de longues minutes à tenter de préserver la serviette d’Édouard Mendy, ciblée par des ramasseurs de balle et des joueurs marocains. Yehvann Diouf est revenu sur cet épisode improbable impliquant des tentatives répétées de subtilisation de la serviette de son coéquipier.

Annoncé comme un simple remplaçant au coup d’envoi de la finale de la Coupe d’Afrique des nations entre le Sénégal et le Maroc, le gardien s’est finalement retrouvé au cœur d’une séquence devenue virale. Relégué au second plan avant le match, il s’est imposé comme l’un des acteurs marquants de la rencontre en raison du désormais célèbre « incident de la serviette ».

Le portier de l’OGC Nice affirme avoir été pris pour cible par des ramasseurs de balle et un joueur adverse, désireux de récupérer la serviette d’Édouard Mendy, qu’il tentait de protéger. Ce jeudi, après la victoire de son club face au Go Ahead Eagles en Ligue Europa (3-1), le Sénégalais est revenu sur cet épisode, le sourire aux lèvres après son sacre continental.

« Lors du match précédent, on avait déjà remarqué qu’ils prenaient les serviettes du gardien nigérian. On ne comprend toujours pas pourquoi. Pendant le temps réglementaire, Hakimi a participé à cette manœuvre, et ils ont réussi à récupérer la serviette. Ensuite, durant la prolongation, alors qu’il pleuvait fortement, Mory Diaw a apporté de nouvelles serviettes à Édouard. À peine était-il reparti qu’elles avaient déjà disparu », a-t-il relaté.

« Un ramasseur m’a demandé d’être fair-play »

L’ancien gardien de Reims explique avoir voulu venir en aide à son coéquipier en lui apportant une autre serviette. « Quand je me suis approché, ils ont reproduit exactement la même scène. Un joueur marocain m’a poursuivi pour me l’arracher, ce qui m’a surpris. Puis, lors d’un autre passage, les ramasseurs de balle et un responsable sont intervenus à leur tour. Mon seul objectif était d’aider Édouard à rester dans les meilleures conditions, car on avait besoin d’un grand gardien pour remporter cette finale », a-t-il confié.

La séquence a largement circulé sur les réseaux sociaux. Bousculé par des ramasseurs de balle, Yehvann Diouf s’est retrouvé allongé sur la pelouse pour tenter de protéger la serviette. « Sur le moment, je n’en revenais pas. Je pensais que l’arbitre allait arrêter le jeu ou constater la situation. Mais non, je me retrouve à terre dans la surface. J’ai compris que je devenais une gêne pour Édouard, alors j’ai préféré me relever et m’écarter. Franchement, c’était irréel », a-t-il raconté.

Vainqueur après prolongation, le gardien préfère aujourd’hui en rire. « Un ramasseur de balle m’a même lancé : sois fair-play. Je lui ai répondu : fair-play de quoi ? Ce sont vous qui prenez les serviettes, et c’est moi qui serais en tort ? J’ai été surpris, je ne comprenais pas », a-t-il conclu.